Une prophétie pour notre temps, 2e partie

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Dans l’histoire il est des évènements dont on ne peut pas dire qu’ils auront forcément un impact sur le reste de la scène internationale. Souvent, nous restons parfaitement ignorants de l’évolution de certaines nations, car ce qui les concerne ne nous touche pas particulièrement. Mais le Dieu omniscient de la Bible a la particularité de ne mentionner que les choses qu’il est dans notre intérêt de savoir, et dont nous ne pouvons nous passer. C’est à la lumière de cela que nous voulons poursuivre notre étude du chapitre treize d’Apocalypse, car les informations qu’il renferme et la manière dont nous y réagissons détermineront le futur de notre existence.

Notre première étude nous a permis de voir la Rome antique donner à la Rome papale son pouvoir ; nous avons considéré le caractère de cette Église, son antagonisme profond vis-à-vis de Dieu, et ses persécutions des fidèles disciples de Jésus Christ à travers les âges, dont l’histoire est remplie. Et à la fin de la première partie de la prophétie, ces paroles sont prononcées :

Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit lui-même tué par l’épée. C’est ici la patience et la foi des saints. Verset 10

La justice divine, exercée à travers la sage providence de Dieu, avait été donnée en gage aux saints qui devraient souffrir entre les mains de ce pouvoir persécuteur. Ils avaient l’assurance que celle qui les avait ainsi fait souffrir recevrait la conséquence de ses propres actes. C’est ainsi qu’en 1798 le pape alla littéralement en captivité, ayant été fait prisonnier par le général Berthier et déporté en Toscane, puis en France où il finit par mourir. L’épée par laquelle l’Église de Rome avait tué tant d’hommes et femmes revint lui infliger une blessure mortelle, quoique cette blessure, comme nous l’avons vu précédemment, fut guérie peu de temps après. Mais la prophétie continue en nous présentant une toute autre image.

Puis je vis une autre bête monter de la terre ; et elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et elle parlait comme un dragon. Verset 11

Jean voyait donc ici une autre bête monter cette fois-ci de la terre. La première bête était sortie de la mer. L’ange expliquait autre part à Jean, en lui parlant de la première bête, que

Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, sont des peuples, et des multitudes, et des nations, et des langues. Apoc. 17:15

En effet, l’Église catholique est née au milieu de nombreuses nations, l’Italie ayant elle-même été le centre de l’Empire romain pendant plusieurs siècles auparavant. Mais l’autre bête qui fut ici présentée à l’apôtre Jean montait de la terre. Quelle pouvait donc être cette bête ? En 1750, en commentant le verset 11 d’Apocalypse 13, un réformateur célèbre disait :

Elle n’est pas encore venue, quoiqu’elle ne puisse être loin, car elle doit apparaître à la fin des quarante-deux mois de la première bête. –John Wesley, Notes on Rev. 13.

Cette période de quarante-deux mois (ou 1260 jours prophétiques) avait commencé en 538 apr. J.-C., lorsque l’empereur Justinien avait donné à l’évêque de Rome le pouvoir temporel, et a pris fin le jour même où le pape a été déposé. C’est donc à cette même date, en 1798, que l’on devait s’attendre à voir naître une nouvelle puissance, à voir « une autre bête monter de la terre ».

Quelle puissance considérable commençait alors [1798] à prendre de l’ampleur mais était encore dans sa jeunesse ? Ce n’était pas l’Angleterre, ni la France, ni la Russie, ni aucune autre puissance européenne. Pour trouver une nouvelle puissance émergente à cette époque, nous sommes contraints de tourner nos regards vers le Nouveau Monde. Mais dès que nous les tournons vers ce continent, ils reposent inévitablement sur ce pays [les États-Unis d’Amérique] comme étant la puissance en question. Aucune autre puissance de ce côté de l’océan n’est digne d’être mentionnée en comparaison avec celle-ci. –Uriah Smith, Daniel and the Revelation, p. 570.

Nous avons ici la description des États-Unis, qui montent paisiblement de la terre, au lieu de s’organiser au milieu de longues années de luttes et de tumultes, tel que c’était le cas avec toutes les autres puissances. –Percy T. Magan, The Peril of the Republic of the United States of America, p. 161.

constitutionusa

La prophétie avait donc prédit la naissance des États-Unis d’Amérique, mais quel est le rôle que cette nation allait jouer dans l’histoire de la terre et, plus précisément, dans le sort de ses habitants ? Relisons les lignes, car elles renferment bien plus qu’il n’y parait :

…et elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et elle parlait comme un dragon. Verset 11

Nous avons vu dans notre étude précédente que l’agneau est un symbole de Jésus Christ. L’apôtre Paul disait lui-même que « Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous. » Et cette nouvelle nation devait avoir deux cornes semblables à celle d’un agneau. Ce devait donc être un pays qui professerait les principes de l’évangile de Jésus Christ. Mais pourquoi ces deux cornes ? Que symbolisent-elles ?

L’honorable J. A. Bingham nous donne un indice à toute cette question lorsqu’il dit que le but de ceux qui vinrent les premiers chercher ces rivages était de fonder « ce que le monde n’avait pas vu depuis des siècles, à savoir, une Église sans pape, et un État sans roi. » Pour exprimer cela en d’autres mots, ce serait un gouvernement dans lequel l’ecclésiastique serait séparé du pouvoir civil, et où la liberté civile et religieuse régnerait en maître. –Uriah Smith, Ibid., p. 577.

Et l’auteur continue en ajoutant ces lignes très importantes :

…ceci est précisément la profession du gouvernement américain. L’Article IV., sec. 4 de la Constitution des États-Unis déclare : « Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement. » L’Article VI dit : « Aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d’aptitude aux fonctions ou charges publiques sous l’autorité des États-Unis. » Le premier amendement de la Constitution (Art. I) commence ainsi : « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion. » Ces articles assurent la plus grande garantie de liberté civile et religieuse possible, ainsi que la séparation complète et permanente de l’Église et de l’État ; et quels meilleurs symboles pourraient être donnés de cela que « deux cornes semblables à celles d’un agneau » ? Dans quel autre pays pourrions-nous trouver une condition des choses qui réaliserait plus parfaitement cette caractéristique du symbole ? –Ibid., p. 579.

Les États-Unis d’Amérique ont été dès leur montée en puissance un gouvernement républicain, protestant dans sa religion, « ou qui, du moins, n’est pas une puissance catholique. » Et c’est la prédominance de ces deux principes, le protestantisme et le républicanisme, qui seuls donnent à ce gouvernement une ressemblance à l’agneau. En parlant de la protestation faite par les princes allemands du temps de Luther, le noble historien suisse disait :

Les principes contenus dans cette célèbre protestation du 15 avril 1529 constituent l’essence même du protestantisme. Or la protestation s’élève contre deux abus de l’homme dans les choses de la foi : le premier, c’est l’intrusion du magistrat civil, et le second, c’est l’autorité arbitraire du clergé. A la place de ces abus, le protestantisme établit en face du magistrat le pouvoir de la conscience; et en face du clergé, l’autorité de la Parole de Dieu. –J.H. Merle d’Aubigné, Histoire de la réformation du XVIe siècle, livre 13, ch. 6, par. 18.

Ce sont là les principes-mêmes du protestantisme, des principes qui selon la prophétie devaient caractériser cette deuxième bête. Ces nobles princes réformés, qui avaient appris aux pieds de Martin Luther, s’opposaient à l’intrusion du pouvoir civil dans les choses religieuses, et attestaient leur droit inaliénable de choisir comment ils devaient adorer Dieu. Ils présentaient la parole de Dieu et la plaçaient au-dessus des traditions des pères de l’Église catholique.

Et le républicanisme se définit par un gouvernement qui n’est pas placé entre les mains d’un roi, mais entre les mains du peuple, ou, pour reprendre les paroles de Lincoln, un « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Mais le prophète ne fut pas longtemps laissé dans le suspens, car il vit la bête parler « comme un dragon ». Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Le dragon, la Rome antique, était un cruel persécuteur de l’Église de Dieu. La bête qui lui succéda, semblable à un léopard, était elle aussi une machine effroyable, assoiffée du sang des saints. Celle qui voit le jour après elle, la bête aux deux cornes, quoiqu’elle soit un gouvernement parfaitement opposé dans ses principes à l’Église romaine, nous est aussi annoncée comme un pouvoir persécuteur. Mais comment est-ce possible ? C’est la raison-même de ces études. Il nous faut comprendre les détails réels de ces passages. Écoutons donc les paroles suivantes de Jean :

Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et fait que la terre et tous ceux qui y habitent, adorent la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie. Verset 12

L’Esprit de Dieu a tracé ces lignes pour nous, pour réveiller cette génération de sa stupeur, de son incrédulité et de son indifférence profonde. Le lecteur croit-il à ce qui est écrit ? L’Écriture dit que tous ceux qui habitent sur la terre adoreront la première bête – l’Église catholique romaine. L’idée semble improbable à un monde qui a été baigné dans une telle atmosphère de liberté civile et religieuse pendant, il semblerait, si longtemps. Ne sont-ils pas libres ? N’avons-nous pas aujourd’hui dans le monde occidental la liberté religieuse ? Et pourtant, la déclaration est que ces choses vont changer. Par quels moyens ? L’autre bête, les États-Unis d’Amérique, exercerait « tout le pouvoir de la première bête devant elle. »

Et elle fait de grands prodiges, si bien qu’elle fait descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduit ceux qui habitent sur la terre, par le moyen de ces miracles qu’elle avait le pouvoir d’opérer devant la bête, disant à ceux qui habitent sur la terre, qu’ils devraient faire une image à la bête, qui avait reçu la blessure par l’épée, et qui vivait. Versets 13-14

Jamais depuis les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki le monde a-t-il vu une nation faire « descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes ». Avant le second bombardement, le président Truman menaçait le Japon d’un « déluge de ruine venu des airs comme il n’en a jamais été vu de semblable sur cette terre. » Qu’ajouter en commentaire à une telle barbarie ? Les mots nous manquent. Ceux du copilote d’Enola Gay expriment mieux que quiconque les conséquences de cette attaque : « … qu’avons-nous fait ? »

Le révélateur voyait une nation qui détourne les hommes du droit chemin « par le moyen de ces miracles qu’elle avait le pouvoir d’opérer devant la bête. » Il est important de noter que, quels que soient les fabricants aujourd’hui, les États-Unis ont été, au cours des deux siècles précédents, et sont encore à l’origine de la plus grande partie des nouvelles inventions étant venues révolutionner le monde.

Tout le monde reconnait que nous vivons à une époque de prodiges. Nul n’osera le nier. Les travaux qu’il aurait fallu des années pour exécuter dans les siècles passés, sont maintenant accomplis en un même nombre de mois. Qui peut énumérer les inventions que l’esprit toujours en mouvement de l’homme présente au public. –J. N. Loughborough, The Two-Horned Beast of Revelation XIII, p. 42.

Et ce sont là les observations d’un homme qui vivait au milieu du 19e siècle. Combien plus de prodiges ont été présentés au public depuis ? Jetons un regard sur l’histoire des inventions américaines :

 

  • 1831 : moissonneuse mécanique, McCormick
  • 1835 : revolver à barillet, Samuel Colt
  • 1844 : télégraphe, Samuel Morse
  • 1850 : machine à coudre, Isaac Singer
  • 1853 : ascenseur, Elisha Otis
  • 1857 : papier hygiénique, Joseph Cayetty
  • 1867 : première machine à écrire « typewriter », C. L. Sholes
  • 1874 : téléphone, Graham Bell
  • 1877 : microphone, Emile Berliner
  • 1879 : lampe à filament incandescent, Thomas Edison
  • 1882 : fer à repasser électrique, Henry W. Seely
  • 1885 : premier Gratte-ciel, William Le Baron Jenney
  • 1886 : lave-vaisselle, Josephine Cochrane
  • 1888 : pellicule photographique, John Carbutt
  • 1892 : escalier mécanique, Jesse W. Reno
  • 1892 : tracteur à essence, John Froelich
  • 1901 : aspirateur, David E. Kenney
  • 1903 : premier vol motorisé et contrôlé d’un aéronef, Orville et Wilbur Wright
  • 1908 : première automobile de grande série, la Fort T
  • 1913 : premier réfrigérateur domestique, Fred W. Wolf
  • 1914 : imprimante, société Powers
  • 1926 : télévision, Philo T. Farnsworth et Vladimir Zworykin
  • 1932 : fusée à propulsion liquide, Robert Goddard
  • 1933 : premier avion de ligne, le Boeing 247 transporte 10 passagers à bord d’un monoplan pour United Airlines
  • 1935 : sèche-linge, J. Ross Moore
  • 1938 : photocopieur, Chester Carlson
  • 1946 : ordinateur, ou première machine électronique Turing-complet
  • 1946 : panneau solaire, Russel Ohl
  • 1947 : transistor, ingénieurs du laboratoire Bell
  • 1949 : horloge atomique, inventé par l’Institut national des standards et de la technologie des États-Unis
  • 1951 : magnétoscope, société Mincom
  • 1959 : circuit intégré, Jack St Clair
  • 1960 : laser, Charles Hard Townes
  • 1962 : satellite de communication, Telstar 1, NASA
  • 1969 : microprocesseur, Marcian Hoff et Federico Faggin
  • 1971 : imprimante laser, société Xerox
  • 1972 : console de jeux, produite par la société Magnavox, l’Odyssey
  • 1972 : robot de cuisine, Carl Sontheimer
  • 1973 : téléphone mobile, Martin Cooper de Motorola
  • 1975 : appareil photographique numérique, Steven Sasson
  • 1981 : ordinateur portable, Adam Osborne
  • 1985 : écran tactile, Zénith
  • 1991 : Wi-Fi, société NCR Corporation et AT&T
  • 1992 : premier smartphone, société IBM
 








Daniel avait lui-même été informé dans sa vision qu’au temps de la fin la connaissance augmenterait. C’est précisément ce qui fut révélé à Jean ; il vit naître une nation qui, quoique fondée par des exilés religieux, allait redonner vie au pouvoir-même que ces hommes avaient fui. Car les pèlerins de Plymouth étaient venu trouver ces rivages pour échapper à la persécution de l’Église d’Angleterre ; hors, celle-ci avait elle-même hérité son esprit intolérant de la mère qu’elle avait quitté – La mère des prostituées et des abominations de la terre – l’Église de Rome.

Nous avons donc sous nos yeux l’accomplissement singulier des paroles de l’Apocalypse. Le nombre prodigieux de nouvelles technologies qui s’est accumulé au fil des années depuis le début du 19e siècle place aujourd’hui les hommes et les femmes de cette terre dans une situation qui n’a pas sa pareille dans l’histoire du monde. Les miracles qui ont été opérés par cette bête créent un état de dépendance, et ils préparent la voie pour le reste de la déclaration prophétique. Jean voyait l’autre bête dire « à ceux qui habitent sur la terre, qu’ils devraient faire une image à la bête, qui avait reçu la blessure par l’épée, et qui vivait. » Le langage indique clairement le fonctionnement démocratique du gouvernement concerné, car une monarchie n’aurait nullement besoin de « dire » à ses sujets de faire quoi que ce soit ; celui sur qui est la couronne prendrait lui-même la liberté d’accomplir ses propres desseins. Mais ce n’est pas ce que nous voyons cette bête faire.

Et il lui fut permis de donner vie à l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient point l’image de la bête fussent tués. Et elle faisait que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, recevaient une marque en leur main droite, ou en leurs fronts ; et que personne ne pouvait acheter ni vendre, s’il n’avait la marque ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom. Versets 15-17

Quels évènements sont ici représentés ? La prophétie annonce que les États-Unis formeront une image de la bête. Mais quelle est la bête ? Comme nous l’avons vu – l’Église de Rome. Qu’est-ce que cela signifierait pour les États-Unis d’Amérique de faire une image à la papauté ? Ne serait-ce pas une ressemblance de cette papauté ? Et quelle est cette papauté ?

Lorsque l’Église primitive se corrompue, en s’écartant de la simplicité de l’évangile et en acceptant les rites et les coutumes des païens, elle perdit l’Esprit et la puissance de Dieu ; et afin de contrôler les consciences du peuple, elle chercha l’appui du pouvoir séculier. Le résultat fut la papauté, une Église qui contrôlait le pouvoir de l’État et l’employait pour parvenir à ses propres fins, et tout spécialement pour punir « l’hérésie ». –Ellen G. White, Great Controversy, p. 443 (Tragédie des siècles, p. 480)

L’essence de l’Église de Rome, c’est l’union entre l’Église et l’État. C’est le fondement-même de son existence. Le pape s’est longtemps proclamé le vice-roi de Christ, capable d’établir et de déposer les rois. Aussi récemment que 1887, Léo XIII déclarait tenir la place de Dieu sur la terre. Pendant des siècles, le chef de la papauté tînt aux yeux des nations la place de « seigneur du monde ». Nous sommes bien conscients, toutefois, que l’idée populaire veut que ces réalités soient révolues. Seulement la Bible nous fait savoir très clairement que ce système-là sera en existence jusqu’au second avènement de Jésus Christ. Telle est donc la nature de cette bête, et

Pour que les États-Unis forment une image de la bête, il faudra que l’élément religieux contrôle le gouvernement civil à un tel point que l’autorité de l’État sera aussi employée par l’Église pour accomplir ses propres fins.Ibid.

Une image de la bête aux États-Unis d’Amérique serait donc une union entre l’Église et l’État. Mais qu’est-ce qui caractériserait cette union ? À quoi reconnaître cette union, cette image ? Nous invitons le lecteur à noter une fois de plus les paroles de l’inspiration :

Et elle faisait que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, recevaient une marque en leur main droite, ou en leurs fronts ; et que personne ne pouvait acheter ni vendre, s’il n’avait la marque ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom. Versets 16-17

Cette union qui aura lieu aux États-Unis d’Amérique, et qui aura un impact éternel sur tous les habitants de cette terre, comprend donc une marque.

La marque de la bête

L’idée reçue par de nombreux chrétiens aujourd’hui est que cette marque est un code barre ou une puce sans laquelle le chrétien ne pourra ni acheter ni vendre, etc. Mais nous demandons : Comment cela pourrait-il être une image de l’Église papale ? Nous répondons : Cela ne pourrait pas. La bête est un corps religieux qui a pendant de nombreux siècles persécuté tous ceux qui ne se conformaient pas à ses croyances et à ses pratiques. L’histoire en est témoin. Nous n’imaginons pas ces choses. Ainsi, la marque doit avoir quelque chose à voir avec une pratique religieuse. Cela ne peut être qu’une demande forcée d’allégeance à la papauté mise en vigueur par le gouvernement des États-Unis. Le langage de la prophétie n’admet aucune autre interprétation. Toutefois, nous poursuivons dans la recherche de ce sujet, car le lecteur désirera un fondement sûr pour ses pieds.

Plus tard dans sa vision, Jean voyait trois anges voler au milieu du ciel, et le troisième avait cet avertissement :

… Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit sa marque en son front, ou en sa main, celui-là aussi boira du vin de la colère de Dieu, qui est versé sans mélange dans la coupe de son indignation, et il sera tourmenté de feu et de soufre, en présence des saints anges et en présence de l’Agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont aucun repos, ni jour, ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. C’est ici la patience des saints ; ce sont ici ceux qui gardent les commandements de Dieu, et la foi de Jésus. Apoc. 14:9-12

Quand confrontés aux persécutions de la Rome papale, Dieu avait offert à Ses saints l’assurance que celui qui tuerait par l’épée serait lui-même tué par l’épée. C’était ici « la patience et la foi des saints ». Alors qu’ils font face la bête et à son image en ces derniers jours, Dieu ajoute spécialement pour eux les mots : « Ce sont ici ceux qui gardent les commandements de Dieu, et la foi de Jésus. » Et c’est ainsi que la parole ne garde aucunement le silence mais nous révèle exactement la signification de la marque de la bête, car ceux qui ne reçoivent pas sa marque en leur front, ou en leur main, gardent les commandements de Dieu. Dieu les mets à part, Il appose sur eux un signe distinctif :

Et toi, parle aux enfants d’Israël, et dis : Certes, vous garderez mes sabbats ; car c’est un signe entre moi et vous, dans toutes vos générations, afin que vous sachiez que je suis le Seigneur, qui vous sanctifie. … C’est pourquoi les enfants d’Israël garderont le sabbat, pour célébrer le sabbat dans toutes leurs générations, comme une alliance perpétuelle. C’est un signe entre moi et les enfants d’Israël à perpétuité ; car le Seigneur a fait en six jours les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé et s’est reposé. Ex. 31:13

C’est le signe de Dieu, Sa marque. Seulement la Sienne est différente de celle de la bête. Ceux qui adorent la bête et son image ont la possibilité de recevoir sa marque « en leur main droite, ou en leurs fronts. » Ils peuvent croire et agir en fonction de leur croyance, en harmonie avec les choses qui leur sont demandées, ou simplement obéir sans conviction particulière. C’est un despotisme absolu. En revanche, le signe que Dieu révèle et veut que nous recevions est différent :

Puis je regardai, et voici, un Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient le nom de son Père écrit sur leurs fronts. Apoc. 14:1

Ces personnes ont le nom de Dieu inscrit en leurs fronts. Il ne s’agit pas d’un consentement intéressé. Ils aiment Celui qui est à leurs côtés, autrement ils ne seraient pas là. Leur expérience est différente de ceux qui finiront par souffrir des jugements prononcés par le troisième ange. Quel est le nom qui est inscrit sur leurs fronts ?

Moïse, dans ses échanges intimes avec Celui qui menait les enfants d’Israël à travers le désert, Lui avait présenté cette requête : « Je te prie, fais-moi voir ta gloire. »

Et Dieu dit : Je ferai passer toute ma bonté devant ta face ; et je proclamerai devant toi le nom du Seigneur ; Ex. 33:19

Et quand le moment arriva pour Moïse de voir la gloire de Dieu et d’entendre Son nom, nous lisons que « le Seigneur descendit dans la nuée, et se tint là avec lui, et proclama le nom du Seigneur » :

Et le Seigneur passa devant lui, et s’écria : Le Seigneur, le Seigneur Dieu, miséricordieux et compatissant, lent à la colère, et abondant en bonté et en vérité, gardant sa miséricorde jusqu’à mille générations, pardonnant l’iniquité, la rébellion et le péché, et qui ne tiendra nullement le coupable pour innocent, punissant l’iniquité des pères sur les enfants, et sur les enfants des enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération. Ex. 34:6-7

Quel est Son nom ? Miséricordieux, compatissant, lent à la colère, abondant en bonté et en vérité. Ce sont là des traits de caractère. Dieu désire imprimer Sa nature sur les cœurs de ceux qui se soumettent à Lui, une nature qu’ils n’ont pas pour commencer ; et le signe de cette œuvre qu’Il souhaite achever en eux, c’est le Sabbat.

Si donc le signe de Dieu est le Sabbat, quelle est donc la marque de la bête ? Les paroles qui suivent, présentes dans un livre qui a reçu le 25 janvier 1910 la bénédiction apostolique du pape Pie X, répondent sans ambiguïté à notre question :

Q. : Quel est le jour du sabbat ?
R. : Le samedi est le jour du sabbat.
Q. : Pourquoi observons-nous le dimanche au lieu du samedi ?
R. : Nous observons le dimanche au lieu du samedi parce que l’Église catholique a transféré la solennité du samedi au dimanche. –Rev. Peter Geiermann, Convert’s Catechism of Catholic Doctrine (1910), p. 50.

Un autre prêtre ajoute encore :

Ques. : Comment prouvez-vous que l’Église a le droit de prescrire les fêtes et les jours saints ?
Rép. : Par le fait-même qu’elle ait changé le sabbat pour le dimanche, ce que les protestants admettent, et ainsi ils se contredisent naïvement eux-mêmes en observant strictement le dimanche, tout en transgressant la plupart des autres fêtes instituées par la même Église. –Rev. Henry Tuberville, An Abridgment of the Christian Doctrine, p. 58.

Les déclarations qui suivent jettent davantage de lumière sur la prophétie en question :

(1) Les protestants qui acceptent la Bible comme la seule règle de foi et de religion devraient certainement revenir à l’observance du sabbat. Le fait qu’ils ne le fassent pas, mais qu’au contraire ils observent le dimanche, les disqualifie aux yeux de tout homme réfléchi.
(2) Nous, les catholiques, n’acceptons pas la Bible comme la seule règle de foi. Outre la Bible, nous avons l’Église vivante et l’autorité de l’Église comme une règle pour nous guider. Nous disons que cette Église … a le droit de modifier les lois cérémonielles de l’Ancien Testament, et, par conséquent, nous acceptons son changement du samedi au dimanche. Nous le disons franchement : « Oui, l’Église a fait ce changement, elle a fait cette loi, comme elle a fait de nombreuses autres lois », par exemple : l’abstinence du vendredi, le célibat sacerdotal, la loi concernant les mariages mixtes, la réglementation des mariages catholiques, et un millier d’autres lois.
(3) Nous disons également que, de tous les protestants, les adventistes du septième jour sont le seul groupe qui raisonne correctement et qui soit en accord avec ses enseignements. C’est toujours quelque peu risible de voir les Églises protestantes demander, à la chaire et dans l’assemblée législative, l’observance du dimanche, au sujet duquel il n’y a rien dans la Bible. –Peter R. Tramor, éditeur, The Catholic Extension Magazine (1954), sous le pontificat du pape Pie XII.

Dans sa vision de la petite corne, Daniel avait entendu l’ange lui dire :

Et il prononcera de grandes paroles contre le Très-haut, et détruira les saints du Très-haut, et pensera à changer les temps et la loi ; Dan. 7:25

La caractéristique particulière de la bête, et par conséquent celle de son image, c’est la transgression des commandements de Dieu. Daniel écrit, au sujet de la petite corne (la papauté) : Elle « pensera à changer les temps et la loi. » Daniel 7:25. Et Paul appelait ce pouvoir qui allait s’élever au-dessus de Dieu « l’homme du péché ». Ces deux prophéties se complètent. Ce n’est qu’en tentant de changer la loi de Dieu que la papauté pourrait s’élever au-dessus de Dieu ; et quiconque se soumettrait à la loi ainsi amendée, rendraient des honneurs suprêmes au pouvoir qui avait accompli ce changement. Un tel acte d’obéissance aux lois papales serait une marque d’allégeance au pape au détriment de Dieu. –Ellen G. White, Ibid., p. 446 (p. 483).

Le révérend Peter Geiermann affirmait, en parlant au nom de toute la communauté catholique, que « nous observons le dimanche au lieu du samedi parce que l’Église catholique a transféré la solennité du samedi au dimanche. » La papauté a pensé « à changer les temps et la loi. » Les faits attestent clairement que très tôt dans l’histoire de l’Église primitive les chrétiens à Rome se mirent à observer le dimanche en plus du Sabbat (samedi), et que très vite ce premier fût substitué au dernier, de telle sorte que l’on peut lire :

… dès la plus haute antiquité, le dimanche avait été une fête païenne en l’honneur du soleil, et … au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne cette ancienne fête était généralement vénérée dans le monde païen. … le patriotisme et l’opportunisme, ainsi qu’un intérêt particulier pour la conversion du monde païen, entrainèrent les dirigeants de l’Église à adopter comme leur fête religieuse ce jour observé par les païens, et à conserver le même nom que les païens lui avaient donné. … l’exemple le plus ancien d’une observance du dimanche dans l’Église chrétienne peut être trouvé dans l’Église de Rome vers l’an 140. –John N. Andrews, History of the Sabbath and First Day of the Week, p. 279.

Nous voyons donc que le dimanche est la marque de l’Église papale, car c’est le jour qu’elle a choisi pour manifester son autorité et son pouvoir de changer la loi de Dieu. Les catholiques eux-mêmes ne cachent pas ces faits. D’un autre côté, le Sabbat est le signe de Dieu, car il renferme l’autorité de Dieu. En effet, Dieu annonce ainsi le commandement :


Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat du Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucune œuvre en ce jour-là, … car en six jours le Seigneur a fait les cieux, la terre, la mer et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat, et l’a sanctifié.
Ex. 20:8-11

Le Sabbat est le signe de la puissance créatrice de Dieu, c’est « le témoignage rendu à son droit à la vénération et aux hommages de l’homme ». C’est Son jour, tandis que le dimanche est le jour de la papauté.

Ainsi nous avons devant nous une crise qui fera naître un élément dangereux dans la nature de l’homme : son instinct de conservation. Car les lois du dimanche qui seront mises en vigueur interdiront à ceux qui refusent de s’y soumettre d’acheter ou de vendre. Il s’agit là d’un boycott universel. Nous avons besoin d’ajouter ici que, malgré l’illusion dans laquelle de nombreux adventistes sont plongés, le simple fait qu’ils se rendent à l’église le septième jour de la semaine ne veut pas dire qu’ils sont en sécurité face à l’image de la bête. C’est une réalité effrayante. Le Seigneur qui a fait les cieux et la terre ne se satisfera pas d’une marque sur la main. Il la demande avant tout sur nos fronts. À ceux aujourd’hui qui ont des oreilles pour entendre, Il dit :

Écoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force. Et ces paroles que je te commande aujourd’hui seront dans ton cœur ; … Et tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux ; tu les écriras aussi sur les poteaux de ta maison, et sur tes portes. Deut. 6:4-9

La parole de Dieu nous déclare que Jésus Christ est l’Agneau offert pour les péchés de l’humanité, pour chaque pécheur individuellement ; et quand Dieu énonçait à Moïse comment les enfants d’Israël, encore esclaves en Égypte, allaient devoir observer la Pâques, une fête symbolique du sacrifice du Fils de Dieu, Il disait :

… et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. Et ils prendront de son sang, et le mettront sur les deux poteaux, et sur le linteau de la porte des maisons où ils le mangeront. … Et voici comment vous le mangerez : vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte ; c’est la Pâque du Seigneur. Car je passerai cette nuit-là par le pays d’Égypte, et je frapperai tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’aux bêtes ; et j’exercerai le jugement sur tous les dieux de l’Égypte. Je suis le Seigneur. Et le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; et lorsque je verrai le sang, je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point parmi vous de plaie de destruction, lorsque je frapperai le pays d’Égypte. Ex. 12:6-13

Il ne s’agit pas seulement de paroles, il n’est pas seulement question d’un commandement, ce n’est pas juste un jour – c’est le sang. Ceux qui se tiendront à la fin sur la montagne de Sion avec l’Agneau ont eu le sang placé sur leurs fronts, sur les linteaux de leur corps, qui est le temple de Dieu. Comme sur la lame d’or portée jadis par le souverain sacrificateur, Dieu a pu graver sur leurs fronts : Sainteté à l’Éternel. Et quand la loi du dimanche leur est présentée comme un choix décisif, déterminant s’ils adoreront la bête et son image, ou Dieu par Son Sabbat, leur cœur a été gagné par l’Agneau ; leurs affections ont été retirées de ce monde. Ils ont choisi d’obéir à Dieu pendant les épreuves amères de leur existence au milieu d’une société corrompue et rebelle, ils ont refusé de laisser s’exprimer leur chair de péché, de se soumettre à l’empire de leurs impulsions de désobéissance. Leur expérience a été une victoire sur le péché, parce qu’ils ont trouvé un refuge loin de leur nature pécheresse, en Jésus. La croix a grandi en importance dans leurs cœurs, tandis que le monde et ses convoitises ont perdu leur emprise sur eux. C’est le seul moyen pour nous d’être parmi eux.

Nous savons que ces évènements sont sur le point d’éclater sur la face de la terre. Le sommet de la vague est plein d’écume, et elle s’apprête à venir se briser sur le rivage de notre histoire humaine. L’élection du 45e président des États-Unis sera certainement un revirement radical dans l’existence de chacun d’entre nous, pour le bien ou pour le mal. Quel sera votre choix ? Vous soumettrez-vous à la pression, à la peur de perdre vos avantages, d’avoir à abandonner tous les conforts qui ont, à vos yeux, donné du sens à votre existence ? Ce sont les questions qui nous regardent droit en face aujourd’hui. Et elles ne nous quitteront pas jusqu’à la fin. Elles nous fixeront. Dieu Lui-même nous appelle. Quand viendra le jour où ces avertissements seront devenus obsolètes parce que tous auront pris leur décision ? Il est proche, trop proche à notre goût, et pourtant l’ordre nous a été donné : « Cri à plein gosier, ne t’épargne point, élève ta voix comme une trompette ! »

C’est le son du cor qui annonce le conflit imminent. Nous n’épargnons pas les adventistes du septième jour, ils sont les plus concernés, car les plus coupables, pour avoir abandonné les premiers principes de leur foi. Ils connaissent toute la signification de ces prophéties. Dieu jugera tous selon la lumière qu’ils ont reçue. De nombreux et honnêtes catholiques et protestants ont observé le jour du dimanche pendant de nombreux siècles passés, croyant sincèrement qu’ils obéissaient à Dieu en faisant ainsi, et certains aujourd’hui nous interrogeront peut-être sur eux-mêmes. Que leur dire ?

Mais les chrétiens des générations passées observaient le dimanche, supposant qu’ainsi faisant ils gardaient le Sabbat de la Bible ; et il existe aujourd’hui des fidèles chrétiens dans toutes les Églises, y compris dans la confession catholique romaine, qui croient honnêtement que le dimanche est le Sabbat divinement nommé. Dieu accepte la sincérité de leurs intentions et leur intégrité devant Lui. Mais quand l’observance du dimanche sera mise en vigueur par la loi, et que le monde sera éclairé au sujet de l’obligation du véritable Sabbat, alors, quiconque transgressera le commandement de Dieu pour obéir à un précepte qui n’a d’autorité supérieure que celle de Rome, honorera de ce fait la papauté au-dessus de Dieu. Il rend hommage à Rome et au pouvoir qui met en vigueur l’institution ordonnée par Rome. Il adore la bête et son image. Quand les hommes rejettent ainsi l’institution que Dieu a déclaré être le signe de Son autorité, et qu’ils honorent à sa place celle que Rome a choisie comme le gage de sa suprématie, ils accepteront de ce fait le signe d’allégeance à Rome, « la marque de la bête ». Et ce n’est pas avant que la question soit ainsi clairement présentée au peuple, et qu’ils soient amenés à choisir entre les commandements de Dieu et les commandements des hommes, que ceux qui continuent dans la transgression recevront « la marque de la bête. » –Ellen G. White, Ibid., p. 449 (p. 486).

Une injonction solennelle. N’attendez pas que minuit sonne. N’attendez pas que le conflit arrive. Il en est trop qui font exactement cela. Ils se retrouveront du mauvais côté quand le temps vient. Mettre à plus tard est devenu un art de la société dans laquelle nous vivons, un art concocté spécialement par l’ennemi des âmes, et c’est un art qui coûtera cher à ceux qui en sont devenus maîtres. Mais par opposition au message frappant du troisième ange, le premier annonce ce que nous pouvons faire :

Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les fontaines des eaux. Apoc. 14:7

Le craindre ? Oui, l’adorer. Et qui est-Il ?

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et sans elle rien de ce qui a été fait, n’a été fait. Jean 1:1-3

C’est Lui le Créateur.

Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a point connu. Il est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir les fils de Dieu, savoir, à ceux qui croient en Son nom ; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, (et nous avons contemplé Sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique du Père), pleine de grâce et de vérité. Jean 1:10-14

Il a été fait chair et a habité parmi nous pour connaître notre expérience. Celui qui avait la place du Fils sur Son trône est descendu jusqu’à nous. Il est devenu semblable à nous en toutes choses pour pouvoir porter le poids des péchés du monde sur Son âme pure et nous réconcilier au Père par Sa mort et Sa résurrection. La Parole a habité avec nous, pleine de grâce et de vérité. Et ayant « Lui-même souffert, étant tenté, Il peut secourir ceux qui sont tentés. » N’êtes-vous pas tentés, frappés des coups du diable, livrés à vos propres passions trompeuses, désespérés de vos échecs, espérant une vie meilleure que celle que vous avez vécue jusqu’ici ? La Bible dit : « Adorez-le ! » Non pas le Dieu inaccessible, mais le Fils de l’homme.

Puis donc que les enfants participent à la chair et au sang, lui aussi de même a participé aux mêmes choses, afin que par la mort il détruisît celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire, le diable ; et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient toute leur vie assujettis à la servitude. Hébr. 2:14-15

La Parole a été faite chair, elle a participé à la même chair que nous. Et Il a entraîné cette chair dans la mort, pour que nous puissions recevoir le pouvoir de devenir enfants de Dieu à travers Lui.

Voyez quel amour le Père nous a accordé, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c’est pourquoi le monde ne nous connaît point, parce qu’il ne l’a point connu. Bien-aimés, nous sommes à présent enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. 1 Jean 3:1-3

Ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus le contemplent. Ils ont cette espérance en eux-mêmes qu’ils seront un jour purs comme Lui, et c’est cette espérance, cette persévérance qui les préparera à résister à la bête et à son image. Ils sont transformés de jour en jour. Ce doit être l’expérience de ceux qui obtiendront « la victoire sur la bête, sur son image, sur sa marque, et sur le nombre de son nom ». L’amour qui était dans le cœur de Dieu, et qui l’a poussé à faire ce que nous ne trouvons pas en nous le moindre désir de faire, à savoir, sacrifier les choses qui sont les plus désirables, c’est cet amour, la contemplation de cet amour, qui nous transformera, qui mettra sur nos fronts le nom du Père et le sang de Christ, et quand les calamités finales surviendront sur la terre, Il pourra aussi nous dire :

… le sang vous servira de signe … et lorsque je verrai le sang, je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point parmi vous de plaie de destruction, lorsque je frapperai le pays d’Égypte. Ex. 12:13

Et le caractère qui a été formé à l’image de Dieu servira de refuge à ceux qui refuseront de se prosterner devant l’image de la bête. Christ sera devenu pour eux sagesse, justice, sanctification et rédemption – une réalité concrète qu’ils comprendront, tandis que le reste du monde ne comprendra pas. Jésus s’est offert à nous en sacrifice, c’est maintenant à notre tour d’en faire de même, de Lui livrer tout notre être, tous nos plans, tous nos désirs, tous nos plaisirs coupables, toutes nos ambitions mondaines, tous nos excès – tout. Alors seulement nous pourrons occuper la noble position qui fut celle d’Hanania, Mishaël et Azaria quand, confrontés à l’ordre du roi de Babylone d’adorer l’idole qu’il avait érigée, ils répondirent par la puissance de l’Esprit de Dieu et l’assurance de personnes justifiées par le sang de Christ :

… Nébucadnetsar, il n’est pas besoin que nous te répondions là-dessus. S’il en est ainsi, notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi ! Mais sinon, sache, ô roi ! que nous ne servirons point tes dieux, et que nous n’adorerons point la statue d’or que tu as élevée. Dan. 3:16-18

Comme aux jours de Shadrac, Méshac et Abed-Négo, le Seigneur agira avec puissance, à la fin de l’histoire de la terre, en faveur de ceux qui prennent résolument le parti de la justice. Celui qui marcha avec les courageux Hébreux dans la fournaise ardente, sera aux côtés de Ses disciples où qu’ils se trouvent. Sa présence constante sera pour eux une consolation et un soutien. Au milieu du temps de détresse — une détresse telle qu’il n’y en a point eu depuis qu’il existe des nations — Ses élus demeureront inébranlables. Satan, avec toutes les armées du mal, ne peuvent détruire le plus faible des saints. Des anges puissants en force les protégeront, et le Seigneur se révélera à eux comme le « Dieu des dieux », capable de sauver parfaitement tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui. –Ellen G. White, Patriarchs and Kings, p. 513 (Patriarches et rois, p. 390).

Ce sera l’expérience de ceux qui font ce que Dieu demande. Ils auront un abri à l’ombre du Tout-puissant.

V. B.

Voir aussi :

Le rôle des États-Unis d’Amérique dans la prophétie

Les lois du dimanche

La marque de la bête

Les lois du dimanche (3e ange)

Publié le 16/02/2017, dans Articles, Une prophétie pour notre temps, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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