Histoire du Mouvement de Réforme des Adventistes du Septième Jour, ch. 1

(document original, pdf)

[Note : Nous présentons ici le début du livre « Histoire du Mouvement de Réforme des Adventistes du Septième Jour » (History of the S.D.A. Reform Movement), publié en 1925. Et nous souhaitons avant tout faire comprendre au lecteur que ce n’est pas notre but de promouvoir l’organisation qui porte aujourd’hui ce nom, ni aucune autre organisation. Mais c’est notre prière qu’à travers la lecture de ces lignes vous pourrez découvrir la main de Dieu dans les évènements qui ont conduit à la naissance du Mouvement de Réforme, et voir l’étoile du matin se lever dans vos cœurs à travers la découverte des accomplissements prophétiques frappants qui ont caractérisé ce tournant dans l’histoire de l’église de Dieu en ces derniers jours (voir le 3e ange, notamment les études 7, 8a, 8b ; le 4e ange, et la série Une lumière dans un lieu obscur).]


« Celui qui réponds à quelque propos avant de l’avoir entendu, c’est à lui une folie et une confusion. » Proverbes 18:13

« Notre loi juge-t-elle un homme avant de l’avoir entendu, et d’avoir connu ce qu’il a fait ? » Jean 7:5

Publié par

International Missionary Society S.D.A. Reform Movement


PRÉFACE

Ce petit livre n’est écrit dans aucun autre but que celui d’amener les hommes et les femmes à détourner leurs regards du bras de la chair, qui ne peut délivrer, et de les faire regarder à notre cher Seigneur, qui ne nous délaisse jamais. Si cela est accompli, nos prières et nos nombreuses larmes seront déjà récompensées ici en cette vie.

          Appelons-vous de nouveau, cher lecteur, dans nos dernières remarques, à revenir au Dieu d’Israël. Nous avons tous mal agi, alors revenons à Lui.

International Missionary Society
S. D. A. Reform Movement
Box 4238 Takoma Park
Washington, D.C.
[Une adresse de 1925 qui n’est plus valable aujourd’hui]


SOMMAIRE

Introduction
Chapitre      I : Un appel au réveil pour le peuple de Dieu
Chapitre     II : Le peuple de Dieu et le service militaire
Chapitre    III : Une assertion importante
Chapitre   IV : Des expériences dans le triple message
Chapitre    V : Le commencement du temps de détresse
Chapitre   VI : Une terrible erreur
Chapitre  VII : Ce conseil de Friedensau, Allemagne
Chapitre VIII : Comment le mouvement a commencé en Amérique
Chapitre   IX : Notre bras et notre épée
Chapitre    X : Un appel ouvert
Chapitre   XI : Une comparaison amicale
Chapitre  XII : Les accusateurs des frères
Chapitre XIII : Ce conseil de Gland, Suisse
Chapitre XIV : Une répartition équitable
Chapitre  XV : Le rapport de Washington D.C.
Les principes fondamentaux les plus importants


INTRODUCTION

C’est avec regret et le cœur triste que nous dévoilons à nos frères dans la foi la condition apostate de l’église, particulièrement en Europe avant la guerre, laquelle s’est épanoui de manière frappante au début de la guerre. Cela deviendra très clair après que nous ayons relaté les déclarations et les expériences de nos frères en Europe. Nombres d’entre eux sont encore en vie et sont prêts à confirmer ce que nous présentons.

          Passons en revue les faits réels qui à travers le monde ont conduit à l’agitation parmi nous en tant que peuple, et les faits concernant le Mouvement de Réforme et les différents groupes, petits et grands, qui cherchent à revenir à la foi qui a été une fois donnée aux saints.

          Sachant qu’un récit des évènements doit être exact, impartial et, autant que possible, objectif, nous ne voulons pas faire l’éloge immodéré de certains individus, ou attribuer à qui que ce soit une mesure injustifiée de blâme. L’auteur est au service du lecteur et il remplit son devoir en s’exprimant de manière honnête et en respectant avec ténacité les faits réels. Ce n’est la prérogative de personne de juger les motifs d’un autre, mais l’attention doit être strictement portée sur les actes et sur les tendances de ceux-ci.

          De nombreux correspondants nous ont fourni des descriptions des fautes de certains individus, et d’autres semblaient supposer que le contenu principal des revues du Mouvement de Réforme devraient se composer de biographies personnelles. Ce serait certes gratifiant de donner des aperçus de certains individus, et de montrer que ces hommes et leurs accomplissements ont été appréciés à leur juste valeur ; mais ce serait nous écarter de l’objectif principal d’un récit concernant un mouvement aussi mal compris que celui-ci. Pour ce qui est de l’énumération des fautes individuelles, en particulier quand celles-ci étaient liées à des affaires ayant si peu de rapport avec le sujet en question, nous imiterons Christ et resterons silencieux. Nous ne devrions avoir aucune amertume à manifester ni aucun préjudice à punir. Nous agirons bien en ne faisant rien de plus que ce qui est suggéré dans la tragédie par ces paroles d’Othello :

« Quand vous conterez ces actes malheureux,
Parlez de moi tel que je suis, sans rien atténuer
Ni rien consigner par méchanceté. »

          Nous marchons tels des hommes sincères et sobres, avec une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. Pour cela, cependant, nous déclarons solennellement notre allégeance aux vérités du message tel qu’il démarra à l’époque de 1844.

          Nous ne demandons pas à être entendus ; nous l’avons déjà fait, et cela a été refusé ; mais étant fermement persuadés que les mesures que nous avons prises ont été ordonnées du ciel, nous faisons donc appel au Juge de toute la terre pour qu’Il sanctionne les mesures qu’avec des cœurs brisés, des larmes et beaucoup de peine, nous avons été forcés de prendre.

          Notre but en plaçant cela si visiblement devant vous est purement philanthropique. Nous ne désirons absolument aucun gain financier, nous ne recherchons pas non plus la popularité ou l’infamie. Notre seul motif est la force contraignante contenue dans les Écritures, qui dit : « Cri à plein gosier, ne t’épargne point, élève ta voix comme une trompette, et déclare à Mon peuple leur iniquité, et à la maison de Jacob leurs péchés. » Ésaïe 58:1

          Nous réalisons que toute réforme est d’abord rejetée comme un caprice et un mouvement de nature révolutionnaire, mais avec le temps elle aura l’approbation de quelques hommes occupant des positions de dirigeants dans un monde religieux. Cependant le conservatisme de la Dénomination établie est si grand qu’il entraine [ses membres] à la résistance, et même à une violence féroce, contre des changements qui mériteraient d’être bienvenus. Quand l’église s’égare et que Dieu le dévoile aux serviteurs qu’Il a choisis, et qu’Il fait bien comprendre à ces serviteurs qu’ils devraient signaler l’erreur, malheur au serviteur qui néglige de donner le message d’avertissement. Connaissant ce qui est réservé aux serviteurs infidèles, comme c’est écrit dans Ézéchiel 33, nous craignons, car nous avons certainement plus à l’esprit la crainte de Dieu que l’approbation des hommes, croyant que l’Esprit de Dieu nous inspire et nous pousse à faire ce que nous faisons ici en vous communiquant un récit fidèle de ce qui s’est passé à l’été 1914, lesquels évènements montrent quel était le caractère de l’église longtemps avant que la guerre n’éclate, même si celui-ci n’était pas tellement apparent jusqu’à ce que les dirigeants virent le loup arriver ; c’est alors que leur véritable caractère fut révélé.

          Une très grande partie des pasteurs, ainsi que des laïques, abandonnèrent les principes fondateurs des Adventistes du Septième Jour – des principes qui sont les véritables caractéristiques qui distinguent cette Dénomination de toutes les autres dénominations, et qui sont les vérités tests pour nous tous, le contournement desquelles entraine la perte de la vie éternelle pour tous ceux qui savent et font cela.

          Si ce récit que nous vous présentons ici suscite la colère et l’indignation de la Dénomination, vous pourrez raisonnablement conclure que c’est la vérité, une vérité qu’ils essaieront de combattre avec des armes charnelles, bien que ce soit l’Épée de l’Esprit, la parole de Dieu, qui soit l’arme du chrétien.

          Nous sommes certains que ce récit sera lus par certains, pour lesquels il sera une odeur de vie pour la vie ; et d’autres le liront, ou refuseront même de lire ; il sera pour eux une odeur de mort pour la mort. Certaines âmes précieuses cherchent la vérité, et d’autres se moquent ; pour ces derniers la vérité est désagréable. Jésus a dit : « Mes brebis entendent Ma voix. » Quelles paroles réconfortantes. Si, après avoir lu ce que nous vous avons présenté, le sérieux de la situation vous saisit comme il nous a nous-mêmes saisis, alors posez-vous la question : Jésus ne me parle-t-Il pas à travers tout cela ?

          Les faits et les expériences que nous allons rapporter par la suite ne sont qu’une petite partie de tout ce qui pourrait être ajouté si c’était nécessaire. Nous espérons que cette lecture illuminera votre esprit et votre cœur, vous donnera de quoi réfléchir, et vous aidera à prendre votre position d’un côté ou de l’autre.

          Élie a dit : « Jusqu’à quand hésiterez-vous entre deux opinions ? Si le Seigneur est Dieu, suivez-le ; mais si c’est Baal, alors suivez-le. » 1 Rois 18:21.

 

CHAPITRE 1

UN APPEL AU RÉVEIL POUR LE PEUPLE DE DIEU

Le fait qu’un appel au réveil est attendu est nécessaire parmi le peuple de Dieu est une réalité si évidente qu’aucune personne prévoyante et douée d’un jugement sanctifié ne remettra cela en question. Un grand nombre de nos ouvriers dans la Dénomination savent qu’un tel réveil n’est pas seulement nécessaire, mais qu’il doit venir si nous espérons un jour atteindre le repos céleste. La seule chose sur laquelle de tels ouvriers pourraient être en désaccord c’est le temps, le lieu et la manière dont un tel réveil aurait lieu. Le besoin d’un « réveil de la vrai piété parmi nous » en tant que peuple est ressenti par un bon nombre de nos dirigeants. Même A. G. Daniells, dans son appel demandant à ce que des « efforts suprêmes » soient mis en avant pour entraîner un tel réveil et une telle réforme, dit :

          A. G. Daniells : « Et, mes frères, c’est précisément cette réforme qui doit avoir lieu, ou alors nous sommes condamnés avec le reste de l’humanité. Nous ne pouvons pas survivre sans elle. » –General Conference Bulletin, 1922, p. 16.

          C’est un fait connu qu’il y a partout dans ce monde malade de péché des groupes qui voient le jour, petits et grands, qui cherchent à revenir à la foi qui a été une fois donnée aux saints. Le fait que ces groupes comptent déjà des centaines de personnes, que leur nombre total atteint facilement les milliers, et qu’ils semblent avoir en commun leur désir de rester fidèles aux premiers principes, devrait nous faire réaliser que ce Mouvement de Réforme a déjà atteint une ampleur qui exige qu’on le prenne sérieusement en considération.

          La plupart d’entre nous ne sont pas sans savoir la position qui a été prise par les frères dirigeants des Adventistes du Septième Jour en Europe, et par certains en Amérique, concernant le service militaire. Jusqu’à la crise de 1914 il y avait toujours eu des différences d’opinions parmi notre peuple au sujet de la manière dont on pratiquerait la vérité si la guerre devait éclater ; ceci était particulièrement le cas dans les pays fortement militaristes, comme l’Allemagne et d’autres nations similaires.

          Pendant des années, des lois et des règles contraires à la Loi de Dieu ont été adoptées ; et quand la tempête s’est approchée en 1914, la majorité de notre peuple, avec leurs dirigeants, ont abandonné leur position. Les pasteurs prêchaient, et certains prêchent encore aujourd’hui de la chaire, que c’est notre devoir d’obéir aux autorités civiles, aussi pénible et déraisonnable que cela puisse nous paraître.

          Dieu exige l’obéissance en tout temps ; mais au lieu de prêcher clairement un « Ainsi dit le Seigneur », ils n’ont pas courageusement résisté à l’opposition de l’ennemi. Quand le pouvoir de l’État s’est manifesté dans la question de l’école, et dans celle du service militaire, ils ont contourné les difficultés, entrainant ainsi les enfants de Dieu, au moyen d’explications et de raisonnements, à désobéir à Dieu. Colossiens 2:4.

« « Nous protestons par les présentes, devant Dieu, notre unique Créateur, Conservateur, Rédempteur et Sauveur, qui un jour sera notre Juge, ainsi que devant tous les hommes et toutes les créatures, que, pour nous et pour les nôtres, nous ne consentons ni n’adhérons en aucune manière au décret proposé dans toutes les choses qui sont contraires à Dieu, à Sa sainte Parole, à notre bonne conscience, au salut de nos âmes.
« Rejetons ce décret, » dirent les princes. « Dans les questions de conscience, la majorité n’aura aucun pouvoir. » » –The Great Controversy, p. 201. [Tragédie des siècles, p. 213, 210]

          Nous répétons aujourd’hui cette déclaration des princes. La protestation des princes rejetait le pouvoir arbitraire des églises et présentait le principe infaillible selon lequel tout enseignement humain devrait se subordonner aux Oracles de Dieu. Le pouvoir de la conscience était placé au-dessus de l’État, et l’autorité des Saintes Écritures au-dessus de l’église visible.

LA PROTESTATION DES RÉFORMATEURS AUJOURD’HUI

          (a) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les pasteurs qui s’élèvent eux-mêmes au statut de dictateurs dans les questions de conscience, alors qu’un tel diktat est totalement opposé aux enseignements clairs de la parole de Dieu.

          (b) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre la diffusion, par les dirigeants, d’imprimés qui détruisent la liberté de conscience et livrent les membres entres les mains des puissances du monde, une trahison semblable à celle de Judas.

          (c) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre la position et les actions qui ont été prises par la division européenne de la Dénomination concernant le service militaire.

          (d) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre la pratique selon laquelle les dirigeants de la Dénomination cherchent l’aide de l’État en remettant entre les mains de l’État ceux qui sont déterminés à servir Dieu en accord avec les principes fondamentaux de notre foi.

          (e) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre l’action des dirigeants de la Dénomination en ce qu’ils ont utilisé les fonds consacrés, qui leurs étaient donnés pour soutenir l’évangile, pour soutenir la guerre, et en ce qu’ils en ont conduit d’autres à agir de la même manière.

          (f) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les dirigeants pour avoir radié les membres de la Dénomination pour la seule et unique raison qu’ils protestaient contre l’apostasie susmentionnée.

          (g) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les dirigeants de la Dénomination pour avoir persécuté, et pour avoir aidé [les autorités] à arrêter, les membres qui protestaient contre cette apostasie.

          (h) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre la Conférence Générale de la Dénomination, parce qu’ils ont justifié les dirigeants qui ont provoqué cette apostasie.

          (i) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les dirigeants de la Dénomination, parce qu’ils permettent qu’on néglige les témoignages, en particulier ceux sur la réforme alimentaire, aussi bien dans l’enseignement que dans la pratique.

          (j) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les dirigeants de la Dénomination, parce que nos écoles ne sont pas exemptes de manuels ou d’enseignants qui minent le développement du caractère.

          (k) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les dirigeants de la Dénomination, parce qu’on a permis à nos instituts médicaux d’apostasier des principes que le ciel nous a envoyés pour le traitement des malades et parce que ces instituts ont adoptés des principes qui, selon la loi et le témoignage, sont une malédiction, ayant même adopté la pratique cruelle et impie de la vivisection.

          (l) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les dirigeants de la Dénomination de manière générale, parce que c’est eux qui sont responsables de cette apostasie en leur sein.

          (m) Nous, adventistes du septième jour, protestons contre les frères de la Conférence Générale, parce qu’ils ont refusé d’examiner les nombreux appels concernant cette apostasie et n’ont pas entendus les délégués venus représenter à la dernière Conférence Générale les membres qui avaient été radiés à cause de la vérité.

          Nous ajoutons à cela les lettres de nos dirigeants au gouvernement, qui sont une honte et une trahison de la cause de Dieu.

« AU MINISTÈRE DE LA GUERRE À BERLIN,
Charlottenburg, 4 août 1914

          Très honorable Seigneur Général et Ministre de la guerre :

          Puisque souvent notre point de vue concernant notre devoir envers le Gouvernement, et également notre position vis-à-vis du devoir militaire en général ; et en particulier étant donné que notre refus de servir le samedi (le Sabbat) en périodes de paix est considéré comme fanatique, je prends donc la liberté, Votre Excellence, de vous présenter dans ce qui suit, les principes des Adventistes du Septième Jour allemands, tout particulièrement aujourd’hui, dans la situation actuelle de guerre. Bien que nous soyons attachés aux principes fondamentaux des Saintes Écritures, et que nous cherchions à répondre aux préceptes de la chrétienté, en gardant le Jour du repos (le samedi) que Dieu a établi au commencement, en nous efforçant de mettre tout travail de côté en ce jour-là, toutefois, en ces périodes de tension, nous nous sommes tous engagés à défendre la « Patrie », et dans ces circonstances nous prendrons également les armes le samedi (le Sabbat). En cela, nous prenons position sur le passage de 1 Pierre 2:13-17 : « Soyez donc soumis à tout institution humaine, à cause du Seigneur ; soit au roi, comme à celui qui est au-dessus des autres ; soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont envoyés de sa part, pour punir ceux qui font le mal. Craignez Dieu. Honorez le roi. »

          Nous avons communiqué ces résolutions à nos membres, et leur avons également demandé d’organiser des réunions de prières, afin de supplier Dieu qu’Il donne la victoire aux forces allemandes. Si certains des conscrits adventistes se refusaient de servir le Sabbat, ou de prendre les armes, nous serions reconnaissants, Votre Excellence, si l’officier supérieur alors responsable avait connaissance de nos principes et de nos résolutions.

          Et par la présente, permettez-moi, Votre Excellence, de vous informer qu’à Friedensau, Magdeburg, notre sanatorium, notre école missionnaire, et 250 tentes, avec un médecin responsable et un certain nombre d’infirmiers confirmés qui seront en mesure de soigner presque 1400 soldats blessés, seront mis à votre disposition.

          Avec la prière que Dieu donnera la victoire à cette juste cause, j’ai l’honneur, Votre Excellence, de demeurer

Signé,
H. F. SCHUBERTH »

          Le document ci-dessus, adressé au Ministère de la Guerre à Berlin, en Allemagne, parle de lui-même, car c’est une honte et une trahison de la cause de Dieu. Le document suivant, adressé au général commandant du 7e corps d’armée à Dresden, en Allemagne, éclairera davantage le sujet.

« AU GÉNÉRAL COMMANDANT
DU 7E CORPS D’ARMÉE À DRESDEN :

Dresden, 5 mars 1915

          Relatif au No. 856, III, du 23 févr. 1915, qui interdisait que des réunions adventistes soient tenues à Dresden, permet aux soussignés de donner l’explication suivante :

          Pendant de nombreuses années, les soussignés ont clairement présenté aux responsables militaires, aussi bien oralement que par écrit, que le service militaire le samedi (le Sabbat) en périodes de paix est toujours demeuré une question propre à la conscience de l’individu.

          Mais quand la guerre a éclaté, les dirigeants de l’organisation adventiste en Allemagne ont, de leur propre chef, conseillé à leurs membres enrôlés, dans tout le pays, face aux circonstances impérieuses et aux besoins de la « Patrie », de remplir les devoirs qui étaient les leurs en tant que citoyens, selon les Écritures, et de faire avec zèle le samedi (le Sabbat) ce que d’autres combattants font le dimanche.

          Comme preuve, permettez que la copie ci-jointe du document serve au très estimé Ministre de la Guerre prussien, écrite le 4e jour d’août 1914.

          Cette position, déjà prise il y a plusieurs années, est confirmée par les signatures ci-jointes.

Pour la Division européenne, siège, à Hamburg, Grindelberg, 15 A,
Signé, L. R. CONRADI, Président.

Pour l’Union de l’Allemagne de l’Est, siège, à Berlin, Charlottenburg, Uhlandstr. 189,
Signé, H. F. SCHUBERTH, Président.

Pour l’Association saxonne, siège, Chemnitz, Esche Str. 9,
Signé, PETER DRINHAUS, Président. »

          En ce qui concerne ces lettres, nous voudrions savoir : Depuis quand les principes fondamentaux des Adventistes du Septième Jour étaient ici différents de ceux des adventistes dans les autres pays ?

          Les adventistes sont un peuple international ; ils ont un message international. La loi de Dieu est internationale et doit donc être interprétée de la même manière pour tous les peuples dans tous les pays.



Les représentants du Mouvement de Réforme à la conférence de 1920, à Friedensau.

Publié le 31/07/2016, dans Histoire du Mouvement de Réforme, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Enide Louiné

    Je vous salue !
    Je m’appelle Enide, je suis adventiste du septième jour et j’ai entendu parlé de cette réforme et j’ai grande envie de vous joindre .
    Comment faire puisque je ne sais pas où vous
    êtes localisé.
    Si ce n’est pas trop demandé, pouvez-vous me faire parvenir une brochure ?
    Je vous remercie déjà !
    Que le Seigneur vous bénisse !

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