Le chrétien devrait-il voter ?

« Mais ces choses qui m’étaient un gain, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. » Philippiens 3:7. (pdf)

Notre attitude à l’égard des autorités civiles et de la loi

L’apôtre a clairement indiqué l’attitude que les croyants devraient observer envers les autorités civiles : « Soyez donc soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur ; soit au roi, comme à celui qui est au-dessus des autres ; soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont envoyés de sa part, pour punir ceux qui font le mal et pour approuver ceux qui font bien. Car ceci est la volonté de Dieu, qu’en faisant bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens ; comme étant libres, non pour vous servir de la liberté comme d’un voile pour la malice ; mais comme des serviteurs de Dieu. Honorez tous les hommes. Aimez les frères. Craignez Dieu. Honorez le roi. » 1 Pierre 2:13-17.

Il y a des hommes établis au-dessus de nous comme dirigeants et des lois pour régir le peuple. Sans ces lois, la condition du monde serait pire encore qu’elle ne l’est aujourd’hui. Certaines de ces lois sont bonnes, d’autres sont mauvaises. Les mauvaises lois n’ont cessé d’augmenter, ce qui nous causera à l’avenir de grandes difficultés. Mais Dieu soutiendra Son peuple dans ses efforts pour rester fermes et vivre à la hauteur des principes de Sa Parole.

J’ai vu qu’il est de notre devoir dans toutes les cas d’obéir aux lois du pays, à moins que celles-ci n’entrent en conflit avec la loi bien supérieure que Dieu proclama distinctement du haut du mont Sinaï, et qu’Il grava plus tard de Son propre doigt sur la pierre. « Je mettrai Mes lois dans leur esprit, et Je les écrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple. » Celui qui a la loi de Dieu écrite en son cœur obéira à Dieu plutôt qu’aux hommes, et préfèrera désobéir à tous les hommes que de s’écarter un seul instant du commandement de Dieu. Le peuple de Dieu, instruit par la vérité inspirée et porté par une bonne conscience à vivre de chaque parole de Dieu, prendra Sa loi, écrite en son cœur, comme la seule autorité qu’il peut reconnaitre ou à laquelle il peut accepter d’obéir. La sagesse et l’autorité de la loi divine sont suprêmes.

Jésus vivait sous un gouvernement corrompu et tyrannique ; on voyait partout des abus criants – des extorsions, de l’intolérance et d’horribles cruautés. Cependant le Sauveur ne tenta aucune réforme politique. Il n’attaqua pas les abus nationaux, il ne condamna pas les ennemis de sa nation. Il ne s’ingéra pas dans les affaires de l’autorité et de l’administration des hommes au pouvoir. Celui qui était notre exemple se tint à l’écart des gouvernements terrestres. Non qu’il fût indifférent aux maux des hommes, mais parce que le remède ne résidait pas uniquement dans des mesures humaines et externes. Pour être efficace, le remède devait atteindre chaque homme individuellement et régénérer le cœur.

À plusieurs reprises, on demanda à Christ de trancher des différends juridiques et politiques. Mais Il refusa d’intervenir dans les affaires temporelles. Christ vécut dans notre monde comme le Chef du grand royaume spirituel qu’Il était venu y établir – le royaume de justice. Son enseignement mettait en lumière les principes ennoblissants et sanctifiants qui régissent ce royaume. Il montrait que la justice, la miséricorde et l’amour sont les forces dominantes dans le royaume de Jéhovah.

Les espions vinrent à Lui et avec une apparente sincérité, comme s’ils eussent désiré être instruits sur leur devoir, ils dirent : « Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture, et que, sans faire acception de personne, tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Nous est-il permis de payer le tribut à César, ou non? »

La réponse de Christ n’était pas une échappatoire, mais une réponse sincère. Tenant dans Sa main la monnaie romaine, sur laquelle étaient le nom et l’effigie de César, Il déclara que puisqu’ils vivaient sous la protection du pouvoir romain ils avaient le devoir de lui rendre le subside qu’il réclamait aussi longtemps que cela n’entrait pas en conflit avec un devoir supérieur.

Quand les pharisiens eurent entendu cette réponse, « ils l’admirèrent ; et le laissant, ils s’en allèrent. » Il leur avait reproché leur hypocrisie et présomption, et en même temps, Il avait établi un grand principe, un principe qui définit clairement les limites des devoirs de l’homme à l’égard du gouvernement civil et ses devoirs envers Dieu.Counsels for the Church, pp. 314, 315 / Conseils à l’Église, p. 255.

Notre attitude à l’égard de la politique

Le Seigneur désire que Son peuple enterre les questions politiques. Sur ces sujets-là le silence est d’or. Christ appelle Ses disciples à s’unir sur les purs principes de l’évangile qui sont clairement révélés dans la parole de Dieu. Nous ne pouvons pas voter en toute sûreté pour tel ou tel parti politique, car nous ne connaissons pas les personnes pour qui nous votons. Nous ne pouvons pas participer en toute sûreté à un quelconque projet politique. Nous ne pouvons essayer de plaire à des hommes qui useront de leur influence pour restreindre la liberté religieuse et pour prendre des mesures d’oppression afin d’amener, ou d’obliger leurs concitoyens à observer le dimanche au lieu du sabbat. Le premier jour de la semaine n’a droit à aucun respect particulier. C’est un faux sabbat, et les membres de la famille du Seigneur ne peuvent s’unir à des hommes qui exaltent ce jour, et violent la loi de Dieu en foulant aux pieds Son Sabbat. Le peuple de Dieu ne devrait pas voter pour placer de tels hommes au pouvoir, car lorsqu’ils font cela ils participent aux péchés que ces hommes commettront dans leur fonction.

Nous ne devons pas compromettre nos principes en nous conformant à des opinions et à des préjudices que nous avons peut-être partagés avant de nous unir au peuple qui garde les commandements de Dieu. Nous nous sommes désormais enrôlés dans l’armée du Seigneur et nous ne devrions pas combattre du côté de l’ennemi, mais du côté de Christ, là où, [entre frères], nous pouvons être totalement unis dans nos sentiments, nos actions, notre esprit et notre communion. Les vrais chrétiens seront des sarments du vrai cep et ils porteront les mêmes fruits que le cep. Ils agiront en harmonie les uns avec les autres dans une communion chrétienne. Ils n’auront pas sur eux un insigne politique quelconque, mais l’insigne de Christ.

Que devons-nous faire, alors ? Laisser de côté les questions politiques. « Ne vous mettez pas sous un même joug avec les infidèles ; car quelle participation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? et quelle communion y a-t-il entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le croyant avec l’infidèle ? » [2 Corinthiens 6:14, 15.] Que peut-il y avoir de commun entre ces deux groupes ? Il ne peut y avoir aucune participation, aucune communion.

Le mot « participation » signifie une association, un partenariat. Dieu emploie les images les plus frappantes pour faire comprendre qu’il ne devrait exister aucune union entre les partis mondains et ceux qui cherchent la justice de Christ. Quelle communion peut-il y avoir entre la lumière et les ténèbres, entre la vérité et l’iniquité ? Absolument aucune. La lumière représente la justice et les ténèbres l’iniquité. Les chrétiens sont venus des ténèbres à la lumière. Ils ont revêtu Christ et ils portent l’insigne de la vérité et de l’obéissance. Ils sont mûs par les principes élevés et saints que Christ a manifestés dans Sa vie.

… Toute personne dans nos rangs, qu’il soit professeur, pasteur ou un homme chargé de la direction de l’œuvre de Dieu, s’il est animé du désir de propager ses opinions politiques, devrait être converti en croyant à la vérité ou abandonner son travail. Son influence doit se faire ressentir comme celle d’un homme qui travaille avec Dieu pour gagner des âmes à Christ, ou alors on devrait lui ôter sa lettre de créance. S’il ne change pas, il fera du mal, rien que du mal.

« Séparez-vous »

… Vous commettez une erreur en vous intéressant à un parti politique quel qu’il soit, et en votant pour l’un ou pour l’autre. Les éducateurs, les pasteurs et tous ceux qui travaillent avec Dieu dans Son œuvre n’ont pas à s’engager dans les luttes du monde politique. Ils sont citoyens des cieux. Le Seigneur les appelle à former un peuple séparé et particulier. Il désire qu’il n’y ait pas de division dans le corps des croyants. Son peuple doit posséder les éléments de la réconciliation.

Est-ce leur travail que de se faire des ennemis dans le monde politique ? Non, certainement pas. Ils doivent vivre comme sujets du royaume de Christ et porter la bannière sur laquelle on lit : « Les commandements de Dieu et la foi de Jésus ». Ils doivent se charger d’une œuvre particulière, d’un message particulier. Nous avons une responsabilité personnelle et cela doit éclater à la face de l’univers du ciel, devant les anges et devant les hommes. Dieu ne nous appelle pas à étendre notre influence en nous mêlant à la société et en nous associant à d’autres hommes sur des questions politiques, mais en nous affirmant comme des membres distincts de Son grand corps, avec Christ pour notre chef. Christ est notre Roi et, étant Ses sujets, nous devons accomplir l’œuvre que Dieu nous a confiée.

Certains poseront peut-être la question : Ne devons-nous avoir aucune union avec le monde ? La parole du Seigneur doit être notre guide. Toute relation avec les infidèles et les incroyants qui serait de nature à nous identifier à eux, est interdite par la Parole. Nous devons sortir du milieu d’eux et nous séparer. En aucun cas, nous ne pouvons nous unir à eux dans leurs plans. Mais nous ne devons pas vivre en reclus. Il nous faut faire aux gens du monde tout le bien possible.

Christ nous en a donné un exemple. Lorsqu’Il fut invité à manger avec des publicains et des pécheurs, Il ne refusa pas ; car il n’y avait qu’en se mêlant à eux qu’Il pouvait atteindre cette classe de la société. Mais, en toute occasion . . . Il portait la conversation sur des thèmes qui permettaient d’attirer leur attention sur les réalités éternelles. Voilà donc ce qu’il nous conseille : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes ouvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » [Matthieu 5:16.]

Il y a une grande vigne à cultiver ; mais si les chrétiens doivent travailler parmi les incroyants, ils ne devraient pas pour autant avoir l’apparence des mondains. Ils ne doivent pas passer leur temps à parler de politique ou à faire de la politique ; car ainsi ils donnent à l’ennemi l’occasion de s’immiscer et de provoquer les désaccords et la dissension. S’il en est dans le ministère qui désirent devenir des politiciens, l’Eglise ne devrait pas leur permettre de garder leur lettre de créance. Car ils font un travail dont Dieu n’a chargé personne, quelle que soit sa place parmi Son peuple.

… Tous ceux qui ont reçu Christ, pasteurs et laïques, doivent se lever et briller, car un grand danger nous menace. Satan excite les puissances de la terre. Tout dans ce monde est dans la confusion. Dieu appelle Son peuple à faire flotter bien haut la bannière sur laquelle est inscrit le message du troisième ange. . . .

Les enfants de Dieu doivent se tenir à l’écart de la politique et de toute alliance avec les infidèles. Leurs intérêts ne doivent pas être liés avec ceux du monde. « Donnez la preuve de votre allégeance à Moi », dit-Il, « en montrant que vous êtes l’héritage que Je me suis choisi, un peuple zélé pour les bonnes œuvres. » Ne prenez pas part aux luttes politiques. Séparez-vous du monde et abstenez-vous d’introduire dans l’Église ou dans les écoles des idées qui y amèneront le désordre et les querelles. La discorde est le poison moral que des êtres humains égoïstes introduisent dans une communauté. Dieu désire que Ses serviteurs aient une vision claire, une dignité noble et vraie, afin que leur influence prouve la puissance de la vérité.

La vie chrétienne ne devrait pas être le produit du hasard ou des émotions. Une véritable influence chrétienne, exercée en vue de l’accomplissement de l’œuvre que Dieu a fixée, est quelque chose de précieux et elle ne devrait pas être mêlée avec des questions de politique ni dépendre d’une association avec des incroyants. Dieu doit être le centre d’attraction. Tout esprit en qui travaille le Saint-Esprit trouva sa satisfaction en Dieu.

« Aucun de nous ne vit pour soi-même. » [Romains 14:7.] Que ceux qui sont tentés de prendre part à la politique se souviennent que chacune de leurs actions a une influence sur les autres. Quand les pasteurs ou d’autres personnes qui occupent une position de responsabilité font des remarques sur ce sujet, il leur est impossible de rappeler les pensées qu’ils ont ainsi semées dans les esprits. Tentés par Satan, ils ont déclenché une série de circonstances qui mènera à des résultats auxquels ils n’auraient pas songé. Les actes, les paroles, les pensées, revêtus du sceau de l’approbation céleste, produiront de précieux fruits, mais s’ils sont inspirés par Satan, ils feront pousser une racine d’amertume par laquelle plusieurs seront infectés. Que les dispensateurs de la grâce de Dieu, quel que soit leur rôle, prennent donc bien garde de ne pas mêler les choses sacrées et les choses profanes. Gospel Workers, pp. 391-396 / Le ministère évangélique, pp. 382-386.

Les controverses politiques

Le Seigneur Jésus est déçu par son peuple. C’est lui le Capitaine, ils devraient se ranger sous sa bannière. Ils n’ont pas de temps à consacrer, ni la sagesse ou la force pour militer en faveur d’un parti politique. Les hommes sont excités par une activité intense venant d’en bas et les fils et les filles de Dieu ne devraient pas employer leur influence en faveur de ces luttes politiques. Mais quel genre d’esprit se saisit de nos gens lorsque ceux qui croient que nous vivons aujourd’hui au temps du message du troisième ange, le dernier message de miséricorde à être adressé au monde, des frères de la même foi, se montrent avec des insignes de partis politiques adverses, proclament des sentiments contraires et déclarent chacun leurs opinions divergentes.

Sentinelles sur les murs de Sion, les gens vous demandent : « Qu’en est-il de la nuit ? » Pouvez-vous leur dire avec assurance et autorité : « Le matin vient, et la nuit aussi » ? Dieu est notre Père, Christ est notre Sauveur. (voir 2 Pierre 1:16-21.)

C’est dangereux, extrêmement dangereux pour qui que ce soit de s’unir aux partis politiques du monde. La fraude existe des deux côtés. Dieu n’a chargé aucun de nos membres de s’associer à un quelconque parti. Nous sommes sous la bannière de Christ, et quiconque invoque le nom de Christ devrait se détourner de l’iniquité. Nous aurons des afflictions et des épreuves. La foi de chacun sera mise à l’épreuve. Mais notre Seigneur est vérité, il est amour, et son sceptre s’étend sur l’univers tout entier. Des surprises nous attendent tous. Nous ne savons pas quelle sera la prochaine crise politique. Mais concernant les agitateurs politiques, le Seigneur nous dit : « N’allez point avec eux. » La vraie sagesse ne nous entrainera pas à suivre l’exemple du riche insensé. Nous manifesterons la vraie sagesse en cherchant premièrement le royaume de Dieu et sa justice.General Conference Daily Bulletin, 17 février 1897 par. 5-7.

Publié le 04/05/2017, dans Articles, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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