Des réflexions sur Noël

(E. J. Waggoner, The Present Truth [UK], 20 déc. 1894*, pdf)

 christmasthoughts3

La grande fête ecclésiale de l’année approche, et il est naturel que cette période suscite certaines pensées vis-à-vis d’une coutume qui est observée de manière si générale dans toute la chrétienté. Il y a peu de choses où l’influence de « l’église » est aussi remarquablement manifeste que dans l’observation générale de ce jour de fête par tant de personnes qui ne prétendent pas être chrétiennes. Puisque des êtres doués de raison souhaitent connaître la raison des choses qu’on leur demande de faire, il semble des plus naturels que nous commencions tout d’abord par considérer

L’origine de Noël

C’est là une chose dont on ne parle que très peu de nos jours. L’idée généralement acceptée est que c’est une célébration de la naissance de Christ. Si ce n’était pour le fait que les gens sont tels des écoliers, heureux d’une quelconque excuse pour obtenir des vacances, et que la célébration de Noël, soi-disant en commémoration de la naissance de Christ, est l’un des moyens les plus aisés par lequel une personne peut se persuader d’être religieuse, il y a bien longtemps que ce jour aurait sombré dans l’oubli pour manque de fondement. Car l’une des choses les plus certaines concernant le 25 décembre, plus communément appelé Noël, c’est que

Ce n’est pas la naissance de Christ

Luc est celui qui nous donne le récit le plus complet de la naissance de Christ, or, ni lui ni aucun autre écrivain de la Bible ne nous donne la moindre indication sur la date où elle a eu lieu. Et la Bible ne nous donne pas plus d’indications que la naissance de Christ devait être observée plus qu’aucun autre jour de l’année. Ce que nous savons c’est que, quand Jésus est né à Bethléhem, « il y avait dans la même contrée des bergers qui couchaient aux champs, et qui gardaient leurs troupeaux pendant les veilles de la nuit », et que l’ange du Seigneur leur étant apparu leur a annoncé la naissance du Sauveur. Mais nous pouvons être surs que ce n’était pas le 25 décembre, ni aucun autre jour de ce mois, par le fait que le mois de décembre est en Judée la période la plus forte de la saison des pluies, une époque où ni les troupeaux ni les bergers n’auraient pu être dans les champs de nuit. Il ne viendrait jamais à l’idée d’un homme ayant une quelconque connaissance des brebis de les laisser dehors sous la pluie, dans le froid d’hiver.

Cependant, il n’a jamais été permis à des faits comme ceux-ci de faire obstacle à la célébration des jours de fête. C’est qui importe c’est d’avoir un jour ; les faits peuvent être inventés pour satisfaire à l’évènement.

La fête n’a pas existé depuis le début

Neander, dans son histoire des trois premiers siècles de l’église, parle de l’institution de la Pâques et de la Pentecôte et dit que celles-ci était les seules fêtes observées durant cette période. « De manière générale, l’idée d’une fête anniversaire était étrangère aux chrétiens de cette époque. » « De plus, la date exacte à laquelle la célébration en mémoire de la naissance de Christ devait être fixée était véritablement inconnue, puisque rien de certain n’avait été établi au sujet du jour où Christ était né. » Il aurait aussi pu ajouter à cela que rien de certain n’est connu aujourd’hui, mais cette coutume a été acceptée à la place de la connaissance des faits.

Sa première apparition

La plupart des gens s’accordent sur le fait que les premières célébrations de la fête de Noël ont commencé au quatrième siècle après Jésus-Christ. Neander dit : « Cette fête fait sa première apparition après le milieu du quatrième siècle, sous l’évêque romain Libère, comme une fête alors célébrée de manière générale dans l’Église romaine. . . . Toutefois, ce n’est que plus tard qu’elle s’est répandue de l’Église romaine à l’Asie de l’Est. . . . Chrysostome dit lui-même expressément, lors d’un discours prononcé à Antioche en célébration de cette fête, le 25 décembre de l’an 386, qu’elle n’y avait été connue pour la première fois que dix ans plus tôt. » –History of the Christian Church, vol. 2, ch. 3.

Dr Schaff dit :

« Nous la trouvons pour la première fois à Rome, au temps de l’évêque Libère, qui, le 25 décembre 360, consacra Marcella, la sœur de St Ambroise, comme nonne, ou épouse de Christ, et lui adressa ces paroles : ‘Tu vois ainsi quelles multitudes sont venues à la fête anniversaire de ton époux.' » –History of the Christian Church, vol. 2, ch. 77.

Assurément, le contexte dans lequel on la voit pour la première fois ne recommande pas cette fête aux protestants. Le nom Christmas [mot anglais pour Noël]-messe de Christ-montre bien son origine catholique et aurait dû suffire à la condamner aux yeux de ceux qui rejettent le « sacrifice idolâtre de la messe ». N’oublions pas que même si l’on pouvait trouver dans l’histoire des preuves claires que cette fête de Noël a été observée dès le premier siècle, cela n’ajouterait pas un gramme à son autorité. Il nous manquerait encore les deux choses essentielles, à savoir, une indication du jour où Christ est né et un commandement d’observer le jour de Sa naissance, même si celui-ci était connu.

Un vestige du paganisme

C’est un fait bien connu, suffisamment pour ne pas nécessiter ici un long argument, que, peu de temps après les jours des apôtres, l’église commença à rechercher la faveur du monde. En effet, le « mystère de l’iniquité », qui allait devenir « l’homme du péché », opérait déjà du temps de l’apôtre Paul. Voir 2 Thess. 2:3-8. Mosheim nous dit qu’au deuxième siècle déjà, soit moins de cent ans après la mort de Paul, une grande partie des observances et des institutions chrétiennes « ressemblaient aux mystères païens. » Ceci étant le cas, nul ne doit être surpris de lire des témoignages comme celui qui suit, par Dr Schaff (même chapitre que le précédent), que l’on pourrait reproduire à l’infini :

« La fête de Noël était probablement la transformation ou la résurrection d’une succession de fêtes du même genre – les Saturnales, les sigillaires, les Juvenales et les Brumalia – que l’on observait à Rome au mois de décembre en commémoration de l’âge d’or de liberté et d’égalité universelle, et en l’honneur du soleil invaincu. »

Les Saturnales

Nous n’avons la place que pour une mention très brève de cette fête païenne, ce qui suffira pour montrer à quel point elle a été copiée de près. Voilà ce qu’en dit l’Encyclopedia Britannica :

« La grande fête de Saturne était célébrée le 19, mais après la réforme du calendrier par César, le 17 décembre. . . . Selon la coutume populaire, la fête durait sept jours. Cette période était pleine de joie et de gaïeté. . . . Toutes les classes sociales s’échangeaient des cadeaux, les plus courants étant des chandelles de cire et des poupées d’argiles. Ces poupées étaient offertes en particulier aux enfants, et ceux qui les fabriquaient avaient pour habitude d’organiser une foire à cette époque. »

Nous voyons donc que dans la Rome antique païenne les magasins présentaient sans aucun doute la même apparence à l’approche des fêtes de Noël qu’aujourd’hui en Angleterre [ou en France]. Certains avancent, et avec raison, que les poupées qu’on offrait alors à l’occasion de la fête de Saturne représentaient les sacrifices humains qui avaient autrefois été offerts à ce dieu.

Dr Schaff dit à juste titre : « Si la fête de Noël avait vu le jour durant la période des persécutions, l’affirmation qu’elle avait son origine dans ces fêtes païennes se verrait réfutée par l’aversion qui régnait alors pour toutes choses païennes. » Et il ajoute : « Mais à l’époque nicéenne, cette opposition rigide de l’église envers le monde était dans une grande mesure assouplie par la conversion alors générale des païens. » L’adoption de cette fête était donc un signe du développement de l’apostasie et de la corruption de l’église. Les païens, dont le dieu principal était le soleil, considérait l’époque où celui-ci commençait à s’élever dans le ciel comme son anniversaire ; et il était très facile pour des personnes d’église, avec lesquels la philosophie païenne avait pris la place de la parole de Dieu, de profiter de cette idée et de faire croire aux païens qu’ils célébraient en réalité la naissance de Christ, et ainsi de les attirer en masse dans l’église.

Noël au temps de la Réformation

À l’époque de la Réformation, les fêtes de l’Église catholique étaient sujets de nombreux débats. Certains décidèrent de conserver la plus grande partie d’entre elles, tandis que d’autres les rejetèrent presque toutes. Les presbytériens et les congrégationalistes, en particulier, rejetèrent toutes les fêtes annuelles, en étant arrivé à la conclusion que celles-ci n’étaient que des institutions humaines. La raison pour laquelle elles ne furent toutefois pas rejetées de façon permanente, sans doute, est qu’en les rejetant les hommes mettaient plus leur confiance dans le Parlement que dans la Bible. Neal lui-même, dans son livre « History of the Puritans », parle ainsi :

« Parmi les ordonnances qui furent adoptées cette année (1646) pour la réforme de l’église, il n’en est aucune qui causa tant de bruit et de tumulte que celle du 8 juin, qui met fin à l’observation des jours des saints et des trois grandes fêtes, Noël, la Pâques et la Pentecôte. L’ordonnance déclare : ‘Vu que la fête de la nativité de Christ, celle de la Pâques et celle de la Pentecôte, ainsi que d’autre fêtes, communément appelées jours saints, ont été superstitieusement pratiquées et observées jusqu’à ce jour ; il est décrété que lesdites célébrations, ainsi que les autres fêtes communément appelées jours saints, ne seront plus observées en tant que fêtes, en dépit de toute loi, coutume, constitution, et de tout statut ou canon déclarant le contraire.' » –Vol. 3, ch. 8.

Un argument irréfutable

« Le roi », dit Neal, « fût fortement contrarié par cette ordonnance, et alors que la question faisait l’objet de délibérations, il soumit cette requête aux commissaires du Parlement à la maison Holmby, le 23 avril 1647 : » qui montre bien qu’aussi longtemps que le roi avait la tête sur les épaules, celle-ci était plus lucide que celles des politiciens-théologiens :

« Je souhaite que l’on réponde à cette question : Pourquoi les nouveaux réformateurs s’acquittent-ils de l’observation de la Pâques ? Ma raison pour cette question est la suivante : Je reconnais que la célébration de cette fête fût instituée par la même autorité qui opéra le changement du sabbat juif au jour du Seigneur, ou dimanche, car on ne peut trouver dans les Écritures que les chrétiens sont libérés de l’observation du sabbat, où que celui-ci est changé pour le dimanche ; ainsi donc, mon opinion est que ceux qui ne veulent point observer cette fête feraient tout aussi bien de revenir à l’observation du samedi, et de refuser le dimanche hebdomadaire. Si quelqu’un peut me montrer là où je suis dans l’erreur, je n’aurais point honte de le confesser et de m’amender. » –Ibid.

Personne ne se chargea d’accomplir cette tâche. Sir James Harrington se contenta de nier que le Sabbat avait été changé par l’autorité de « l’église », et affirma que ce changement était tiré de l’autorité et de l’exemple de Christ et des apôtres ; mais, tout naturellement, il manqua de fournir des preuves tirées des Écritures, comme le roi l’avait demandé, puisqu’on ne peut en trouver aucune.

Il est vrai que l’argument du roi était présenté au sujet de la Pâques, mais il s’applique tout aussi bien à Noël. Les réformateurs n’étaient pas prêts à porter la réforme si loin qu’ils en reviendraient aux Écritures comme à leur seul guide en matière religieuse. Ils résolurent de garder l’observation du dimanche ; et en gardant ce jour, qui, comme Noël, était un jour de fête païen, ils laissèrent la porte ouverte au retour de toutes les autres fêtes. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous voyons les jours de fêtes de l’église être de plus en plus reconnus par les différents corps protestants. Et c’est ainsi que, dans quelques années, l’Église catholique romaine aura regagné tout ce qu’elle avait perdu au cours des quelques siècles passés. Car lorsque que le peuple adopte ne serait-ce qu’une seule coutume qui n’est pas justifiée par les Écritures, l’Église catholique dispose là d’un long levier par lequel elle pourra les amener dans son enclos, à l’observation de toutes ses coutumes non bibliques.

Est-ce une bonne chose ?

Certains demanderont surement : « Mais n’est-ce pas une bonne chose d’observer un jour dans l’année en mémoire de la naissance de Christ ? » La réponse est celle-ci : Non, ce n’est pas une bonne chose. Si c’en était une, on nous l’aurait commandée dans la Bible. « Les Saintes Écritures renferment toutes les choses nécessaires au salut, de sorte que tout ce que l’on ne peut y lire, ou qui ne peut être prouvé par elles, ne doit être exigé de personne, comme une chose devant être crue en tant qu’article de foi ou devant être jugée essentielle ou nécessaire au salut. » « Il n’est point permis à l’église de commander quoi que ce soit de contraire la Parole de Dieu écrite. » « Qui peut tirer la pureté de la souillure ? Personne. » Job 14:4. La fête de Noël était à l’origine une fête païenne profane, et rien ne peut la rendre sacrée. Le paganisme ne peut jamais devenir christianisme. La puissance qui se permit de transformer une fête païenne en une institution chrétienne est la même qui revendique le pouvoir de transformer un morceau de pain ordinaire en le corps réel de Christ.

Mettre à part un jour dans l’année en commémoration de la manifestation de Dieu dans la chair ne peut que, et ne fait que décourager la prise de conscience quotidienne de ce fait. La naissance de Christ est un mystère qui doit être commémoré, non pas par une fête annuelle, mais par la formation en nous de Christ comme l’espérance de la gloire. Rien ne peut commémorer l’évènement excepté l’évènement-même. La vie de Christ doit être manifestée « dans notre chair mortelle » et « renouvelée de jour en jour ». 2 Cor. 4:11-16. Dans les fêtes de « l’année ecclésiale », nous avons la substitution de formes et de cérémonies à la réalité chrétienne. Et c’est l’un des signes des temps les plus tragiques que les hommes considèrent l’observation grandissante de ces jours, directement adoptés du paganisme, comme une preuve de la croissance du christianisme. Il n’a jamais existé un temps dans l’église où l’on avait plus impérativement besoin d’une réforme qu’aujourd’hui.

Les cadeaux de Noël

« Qu’en est-il des cadeaux de Noël ? Faut-il aussi les condamner ? » Cela dépend. Le Seigneur nous assure qu' »il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir », mais Il fait une distinction entre les dons. « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? car les gens de mauvaise vie aiment aussi ceux qui les aiment. Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? car les gens de mauvaise vie font aussi la même chose. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? car les gens de mauvaise vie prêtent aussi aux gens de mauvaise vie, afin d’en recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans en rien espérer, et votre récompense sera grande, et vous serez les enfants du Très-Haut, parce qu’il est bon envers les ingrats et les méchants. » Luc 6:32-35.

Il n’y a pas le moindre doute que la coutume des cadeaux de Noël, telle qu’elle est généralement pratiquée, n’engendre que le mal. Elle nourrit l’égoïsme et la jalousie. L’enfant est encouragé à accorder de la valeur à ses parents et à ses amis en fonction de ce qu’il peut obtenir d’eux. Ils sont encouragés à ne penser qu’à eux-mêmes. Et ce mal ne se limite pas aux enfants. Qui plus est, dilapider tant d’argent sur des dons ridicules, inutiles et même dangereux, alors qu’il y a tant de personnes qui souffrent non seulement par manque de nourriture ou de vêtements, mais du pain de vie, est pure méchanceté. Bien sûr, cela s’applique à tous les cadeaux, quelle que soit l’époque ; mais si ce n’était à cause de certaines vacances où, par coutume, on s’attend particulièrement à recevoir des cadeaux, le mal serait beaucoup moins important.

« Mais, quand tu feras un festin, convie les pauvres, les impotents, les boiteux et les aveugles ; et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent pas te le rendre ; car tu en recevras la récompense à la résurrection des justes. » Luc 14:13, 14. La règle pour les dons, que ce soit pour des membres de famille ou pour d’autres, c’est de donner là où il y a un besoin, et de donner la chose nécessaire. C’est ici la méthode du Seigneur, Celui dont la grâce pourvoit aux besoins de l’indigent « au temps convenable ».

Mais si l’on suivait cette règle, il n’y aurait pas à Noël un étalage de cadeaux plus important qu’à une autre époque de l’année. « Vous aurez toujours les pauvres avec vous ; et toutes les fois que vous voudrez, vous pourrez leur faire du bien. » Marc 14:7. C’est une chose très louable que de nombreuse personnes, peut-être plus que par le passé, consacrent Noël à faire des dons qui profiteront aux nécessiteux ; mais bien qu’il soit préférable de donner à la période de Noël que de ne pas donner du tout, c’est bien mieux de donner là où il y a un besoin, sans tenir compte du jour. Comme nous l’avons dit auparavant, ces fêtes d’église annuelles ont tendance à minimiser la nécessité d’une vie chrétienne quotidienne, et ceci est sans doute la raison pour laquelle l’Évangile ignore tout d’elles.

Publié le 21/12/2016, dans Articles, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Cet article nous informe que ce n’est pas une bonne chose d’observer un jour dans l’année en mémoire de la naissance de Christ. Je crois qu’il serait bien d’appuyer cette affirmation par quelques écrits d’Ellen White. Personnellement, je crois qu’Ellen White n’était pas de cet avis.

    • le traducteur

      Bonjour Frère Claude,

      Sœur White a en effet dit de nombreuses choses au sujet de Noël. À de nombreuses reprises elle a encouragé les membres de l’église à faire des offrandes à Dieu, plutôt que de dépenser des sommes d’argent conséquentes pour leurs amis et leurs familles. Il est vrai que la pratique de la fête de Noël n’a pas été prohibée, mais l’Esprit de prophétie a constamment exhorté les frères et sœurs à ne pas la célébrer comme le fait le monde. Si vous faites une liste de toutes les conditions requises pour que le chrétien soit, par le témoignage de Jésus, autorisé à observer cette fête, vous verrez très vite que cette observation n’aurait rien à voir avec ce que l’on peut voir aujourd’hui dans le monde. Tout ce qui fait de la fête de Noël ce qu’elle est aujourd’hui, dans ses attraits, ses plaisirs, sa période d’excitation et ses excès, est condamné par la plume de l’inspiration.
      Je vous invite à lire attentivement les citations suivantes :

      Le vingt-cinq décembre est le jour présumé de la naissance de Jésus Christ, et sa célébration est devenue très populaire et générale. Cependant, il n’est pas sûr du tout que nous célébrions le vrai jour anniversaire de la naissance de notre Sauveur. L’histoire ne nous fournit aucune certitude à ce sujet. La Bible ne nous donne pas non plus sa date exacte. Si le Seigneur avait estimé que cette précision était essentielle à notre salut, Il nous l’aurait donné par l’intermédiaire de Ses prophètes et de Ses apôtres, pour que nous en soyons parfaitement informés. Or, le silence des Écritures sur ce point prouve que cette date ne nous a pas été révélée, et cela, pour de très bonnes raisons.
      Dans Sa sagesse, le Seigneur a tenu secret l’endroit où Moïse fût enterré. C’est Dieu qui l’ensevelit, et c’est Dieu qui le ressuscita et le fit monter au ciel. En gardant ce secret, Dieu avait pour dessein de couper court à l’idolâtrie. Celui contre qui les Israélites s’étaient révoltés – alors qu’il se dévouait en leur faveur –, celui qu’ils n’avaient cessé de pousser à la limite de la résistance humaine, fût presque adoré comme un dieu quand la mort l’avait séparé d’eux. C’est pour la même raison que Dieu n’a pas révélé le jour précis de la naissance de Christ, pour que le jour ne reçoive pas les honneurs qui devraient être offerts à Christ comme le Rédempteur du monde – le seul que nous devrions recevoir, en qui nous devrions nous confier, sur qui nous devrions compter comme capable de sauver pleinement tous ceux qui viennent à Lui. Nos âmes devraient adorer Jésus comme le Fils du Dieu infini.
      Adventist Home, p. 477 / Foyer chrétien, p. 463.

      Dans leur célébration de Noël, pères, mères, enfants et amis se détournent du grand but qui est attribué à la coutume. Ils accordent toute leur attention aux cadeaux qu’ils font aux autres, et leurs pensées sont détournées de la contemplation de Celui qui est la source de toutes leurs bénédictions, à la fois spirituelles et temporelles. Dans l’attention qu’ils portent aux cadeaux et aux honneurs qu’ils recevront ou qu’ils octroieront à leur amis, Jésus est sans honneur et oublié.Bible Echo, 15 déc. 1892, par. 11.

      Les habitudes des coutumes sont si fortes que ne pas donner des cadeaux à nos amis en ces occasions nous donnerait presque l’impression de les négliger. Mais souvenons-nous que nous sommes bien plus redevables à notre Bienfaiteur céleste qu’à tout autre ami terrestre.
      Souvenons-nous que Noël est célébré en commémoration de la naissance du Rédempteur du monde. Ce jour est généralement consacré au festoiement et à la gloutonnerie. Des sommes d’argent importantes sont dépensées pour des plaisirs superflus. Les hommes se livrent à la satisfaction de leur appétit et de leur désirs sensuels au dépend de leur facultés physiques, mentales et morales. Et pourtant, ceci est devenu une habitude. L’orgueil, la mode et les plaisirs du palais ont englouti d’immenses sommes d’argent qui n’ont en réalité profité à personne, mais qui ont encouragé des prodigalités qui déplaisent à Dieu. Ils passent ces jours à se glorifier eux-mêmes plutôt que Dieu. Leur santé a été sacrifiée, l’argent a été plus que jeté par les fenêtres, de nombreuses personnes ont perdues leurs vies par leurs excès de table ou leur débauche, et des âmes ont ainsi été perdues.
      Review and Herald, 21 nov. 1878, par. 1, 2.

      Des milliers de dollars seront plus que jetés par les fenêtres pour des plaisirs superflus durant le Noël qui vient et la fête du Nouvel An. Mais c’est notre privilège de ne pas suivre les coutumes et les pratiques de cette époque dégénérée, et, au lieu de dépenser nos moyens seulement pour satisfaire notre appétit, ou pour des ornements ou des vêtements inutiles, nous pouvons faire des prochaines fêtes une occasion d’honorer et de glorifier Dieu.
      Nous conseillons à nos frères et sœurs d’entreprendre une réforme décidée vis-à-vis de ces jours de fêtes. Ceux qui apprécient le don que leur a fait Dieu pour les sauver de la perdition, Son précieux Fils, ont maintenant une bonne opportunité d’offrir des preuves tangibles de leur gratitude en présentant à Dieu leurs offrandes de gratitude. Que les jeunes et les plus âgés mettent de côtés leurs petites pièces pour des offrandes sacrées à Dieu. Si nous donnions à la cause de notre Rédempteur la moitié de ce que nous avons offert à nos amis, nous ferions beaucoup de bien et nous serions bénis par nos dons.
      Review and Herald, 11 déc. 1879, par. 2, 3.

      Dieu n’a accordé aucun caractère sacré au vingt-cinq décembre, et cela Lui déplait que ce qui concerne le salut des hommes à travers le sacrifice infini qui a été fait pour eux, soit si déplorablement détourné de son intention prétendue. Christ devrait être l’objet suprême ; mais tel que la fête de Noël a été célébrée, la gloire, au lieu de Lui être attribuée, est donnée à l’homme mortel, dont le caractère pécheur et imparfait a rendu nécessaire Sa venue à notre monde.Review and Herald, 9 déc. 1884, par. 3.

      Si vous considérez bien ces déclarations, vous voyez que Dieu ne nous a pas commandé d’observer la fête du 25 décembre, mais qu’Il nous le permet. Et si vous êtes conscient de la différence entre la volonté permissive de Dieu et Sa volonté parfaite, cela ouvre tout un champ de compréhension.

      Le Seigneur n’a pas chargé Sa servante d’exposer l’origine païenne de la fête de Noël. Ce n’était pas sa mission. Toutefois, si à l’époque de Sœur White et des pionniers de l’adventisme il était encore possible, dans une certaine mesure, d’observer cette fête toute en préservant l’esprit de consécration qui doit être le nôtre en tant que chrétiens qui attendent le retour de Jésus Christ en gloire et en puissance, n’est-ce pas présomptueux de notre part de prétendre que nous pouvons aujourd’hui nous adonner à la pratique sans risquer d’être fortement influencés par l’atmosphère qui règne partout dans le monde à cette époque de l’année ?

      En 1888, un message a été donné au peuple de Dieu par l’intermédiaire des frères E. J. Waggoner et A. T. Jones. Ces frères n’étaient pas parfaits, mais nous avons été assurés que le message qu’ils portaient venait du ciel. C’est l’ange d’Apocalypse 18. Et comment pouvons-nous prétendre répondre à l’appel de cet ange et participer à son œuvre si, en même temps, nous choisissons délibérément d’observer une fête qui a été instituée par Babylone, l’entité-même qui est dénoncée par celui-ci ?

      Voici le message : « Et après ces choses, je vis un autre ange descendre du ciel, ayant une grande puissance ; et la terre fut illuminée de sa gloire. Et il cria avec force et à haute voix, disant : Babylone la grande est tombée, elle est tombée, et est devenue la demeure des démons, et le repaire de tout esprit immonde, et une cage de tout oiseau impur et détestable. » Apoc. 18 :1, 2.

      L’Église catholique a été déchue depuis de nombreux siècles. La décadence qui est ici annoncée concerne donc d’autres corps religieux : les églises protestantes. Ces églises marchent dans les pas de la mère des prostituées. Elles imitent ses institutions, elles adoptent ses coutumes.

      Et au sujet de Babylone, l’ange continue en disant : « Car toutes les nations ont bu du vin de la colère de sa fornication, et les rois de la terre ont commis fornication avec elle, et les marchands de la terre se sont enrichis par l’abondance de son luxe. » v. 3.

      Les marchands de la terre ont fait énormément d’argent grâce à l’abondance du luxe de Babylone. Et la fête de Noël est sans aucun doute la fête qui leur rapporte le plus d’argent. C’est un fait incontestable.

      À la lumière de ces faits, l’apôtre Jean poursuit : « Et j’entendis une autre voix du ciel, disant : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous ne receviez point de ses plaies ; » v. 4.

      Comment pouvons-nous, en tant qu’adventistes du septième jour, nous opposer si vigoureusement à l’observation du dimanche, et, en même temps, être si disposés à suivre une coutume qui a été instituée par la même autorité – la papauté ? Comme E. J. Waggoner le dit si bien, le fait-même de célébrer un jour sur 365 en mémoire de la naissance de Christ nous entraine instinctivement à y porter moins d’attention pendant les 364 jours restants. C’est inévitable. Et c’est pour cette raison qu’en répondant à l’appel de l’autre voix du ciel d’Apocalypse 18 nous délaisserons avec joie cette fête et nous chercherons avec une plus grande ferveur à avoir Christ en nous chaque jour, l’espérance de la gloire ; et cette vie-là sera une réelle commémoration de la naissance de Christ, parce que nous Lui permettrons de naître en nous chaque jour par la présence de Son Esprit dans nos cœurs.

      Puisse Dieu nous aider à faire cela, à le recevoir chaque jour dans nos cœurs et à ne plus chercher de substitut à Sa présence, qui seule peut satisfaire les besoins de notre âme.

      En vous souhaitant un joyeux Sabbat.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s