En mon coeur tel un murmure

« Et quand il fait sortir ses brebis, il va devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Mais elles ne suivront point un étranger, au contraire, elles le fuiront, parce qu’elles ne connaissent point la voix des étrangers. » Jean 10:4, 5

La brebis est, de toutes les créatures, l’une des plus timides et des plus sans défense ; et en Orient, la sollicitude du berger pour son troupeau est incessante et inlassable. Autrefois, comme aujourd’hui, il y avait peu de sécurité en dehors des villes fortifiées. Des maraudeurs, appartenant aux tribus errantes voisines, ou des bêtes de proie sorties de leurs antres dans les rochers se tenaient aux aguets pour piller les troupeaux. Le berger veillait sur ce qui lui avait été confié, tout en sachant que c’était au péril de sa vie. Jacob, en parlant des durs travaux accomplis lorsqu’il gardait les troupeaux de Laban dans les pâturages de Charan, disait : « De jour le hâle me consumait, et de nuit la gelée ; et mon sommeil fuyait de devant mes yeux. » Genèse 31:40. C’était aussi en gardant les brebis de son père que le jeune David, s’étant retrouvé seul face au lion et à l’ours, avait secouru de leurs dents l’agneau dérobé.

Alors que le berger conduit son troupeau sur les collines rocailleuses, à travers les forêts et les ravins sauvages, vers les recoins herbeux, près d’une rivière ; alors qu’il veille sur lui, dans la montagne, pendant les nuits solitaires, le protégeant contre les voleurs, et prenant un tendre soin des malades et des faibles, sa vie s’identifie avec celle de ses brebis. Un lien, à la foi fort et tendre, le rattache aux objets de sa sollicitude. Quelque grand que soit le troupeau, le berger connaît chacune des brebis. Chacune d’elles à son nom particulier et elle répond à ce nom quand le berger l’appelle.

Tout comme un berger terrestre connait ses brebis, ainsi le divin Berger connait Son troupeau qui est dispersé à travers le monde. « Vous, mes brebis, les brebis de mon pâturage, vous êtes des hommes ; et je suis votre Dieu, dit le Seigneur Dieu. » Jésus dit : « Je t’ai appelé par ton nom ; tu es à moi. » « Voici, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains. » Ézéchiel 34:31 ; Ésaïe 43:1 ; 49:16. …

« Il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. . . . Et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. » Le berger oriental ne chasse pas ses brebis en avant. Il ne compte pas sur la force ou sur la crainte ; mais il va au-devant d’elles et les appelle. Elles connaissent sa voix et obéissent à l’appel. C’est aussi de cette façon que le Sauveur-Berger agit à l’égard de Ses brebis. L’Écriture dit : « Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d’Aaron. » Par l’intermédiaire du prophète, Jésus déclare : « Je t’ai aimée d’un amour éternel, c’est pourquoi je t’ai attirée avec bonté. » Il ne contraint personne à le suivre. « Je les ai tirés avec des cordeaux d’humanité, avec des liens d’amour. » Psaume 77:20 ; Jérémie 31:3 ; Osée 11:4.

Ce n’est pas la peur du châtiment, ou l’espoir d’une récompense éternelle, qui pousse les disciples de Christ à le suivre. Ils contemplent l’amour incomparable du Sauveur, tel qu’il a été révélé tout le long de Son pèlerinage sur la terre, depuis la crèche de Bethléhem jusqu’à la croix du Calvaire, et cette vision de Lui attire, attendrit et subjugue l’âme. L’amour naît dans le cœur de ceux qui observent. Ils entendent Sa voix et le suivent.

Le berger précède ses brebis, s’exposant le premier aux périls du chemin, et c’est ainsi que Jésus agit à l’égard de Son peuple. « Quand il fait sortir ses brebis, il va devant elles. » Le chemin qui conduit au ciel est consacré par l’empreinte des pieds du Sauveur. Il se peut que le sentier paraisse raide et accidenté, mais Jésus l’a parcouru ; Ses pieds ont pressé les épines cruelles, afin de nous faciliter le passage. Tous les fardeaux que nous sommes appelés à porter, Il a Lui-même porté.

Bien qu’Il soit monté en la présence de Dieu, et qu’Il partage aujourd’hui le trône de l’univers, Jésus n’a rien perdu de Sa nature compatissante. Le même cœur tendre et compatissant est aujourd’hui ouvert à tous les malheurs de l’humanité. La main qui a été percée est aujourd’hui étendue pour bénir plus abondamment Ses enfants qui sont dans le monde. « Et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de Ma main. » L’âme qui s’est donnée à Christ est plus précieuse à Ses yeux que le monde entier. Pour qu’une seule âme soit sauvée dans Son royaume, le Sauveur aurait consenti à passer par l’agonie du Calvaire. Jamais il n’abandonnera une âme pour laquelle il est mort. À moins que ceux qui le suivent ne choisissent de le quitter, Il les retiendra fermement.  

Dans toutes nos épreuves, nous avons un Assistant qui ne nous fait jamais défaut. Il ne nous laisse pas seuls à lutter contre la tentation, à combattre le mal, pour être finalement écrasés par les fardeaux et le chagrin. Bien qu’Il soit aujourd’hui caché aux yeux des mortels, l’oreille de la foi peut entendre Sa voix : Ne crains pas, Je suis avec toi. « Je suis Celui qui vit, et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. » Apocalypse 1:18. J’ai enduré vos douleurs, j’ai connu vos luttes, j’ai affronté vos tentations. Je connais vos larmes, j’ai pleuré, moi aussi. Je connais les peines qui reposent trop profondément [dans l’être] pour être murmurées à quelque oreille humaine. Ne pensez pas que vous êtes délaissés et abandonnés. Même si votre douleur ne touche de corde sensible en aucun cœur sur la terre, regardez à Moi, et vivez. « Les montagnes s’éloigneront, et les collines s’ébranleront ; mais ma bonté ne se retirera point de toi, et mon alliance de paix ne sera point ébranlée, dit le Seigneur, qui a pitié de toi. » Ésaïe 54:10.  {Desire of Ages 478.4-483.1 / Jésus-Christ 477.2-479.3}

La voix du Berger

La Parole de Dieu doit être notre nourriture spirituelle.

La vie de Christ, qui donne la vie au monde, se trouve dans Sa parole. C’est par Sa parole que Jésus guérissait la maladie et chassait les démons ; par Sa parole Il calmait la mer et ressuscitait les morts.

Tout comme notre vie physique est entretenue par les aliments, notre vie spirituelle est entretenue par la Parole de Dieu. Et chaque âme doit recevoir pour elle-même la vie qui est dans la Parole de Dieu. Tout comme nous mangeons pour nous-mêmes afin de nous nourrir, nous devons recevoir la Parole pour nous-mêmes. . . .

L’énergie créatrice qui appela les mondes à l’existence se trouve dans la parole de Dieu. La parole communique la force, elle engendre la vie. Tout commandement est une promesse ; [quand celle-ci est] acceptée par la volonté et reçue dans l’âme, elle apporte avec elle la vie de l’Infini. . . .

La vie ainsi communiquée est entretenue de la même manière. L’homme vivra « de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4). L’esprit, l’âme est faite de ce dont elle se nourrit ; et il nous incombe de déterminer ce dont elle sera nourrie. C’est à la portée de chacun de choisir les thèmes qui occuperont les pensées et formeront le caractère.  {The Faith I Live By 20.1-7}

Celui qui recevra les paroles que je vous ai annoncées et qui en fera le fondement de sa vie et de son caractère, dit Jésus, est comme ceux qui ont bâties ces maisons sur le roc. Des siècles auparavant, le prophète Ésaïe avait écrit : « La parole de notre Dieu demeurera éternellement » (Ésaïe 40:8) ; et en citant ces paroles, longtemps après le Sermon sur la montagne, Pierre ajouta : « Cette parole est celle qui vous a été annoncée par l’évangile » (1 Pierre 1:25). La Parole de Dieu est la seule chose immuable que notre monde connaisse. Elle est le fondement sûr. « Le ciel et la terre passeront, » dit Jésus, «  mais mes paroles ne passeront point » (Matthieu 24:35).  {Lift Him Up 195.3}

1. En mon cœur tel un murmure,
Je perçois ta voix d’amour,
Doux échos qui me rassurent
Et me guident nuit et jour.

Refrain :
Jésus, Ta parole sainte
Ennoblit mes sentiments,
Du péché brise l’étreinte,
Et l’arrache à ses tourments.

2. Voix de paix et de tendresse,
Elle sait me réjouir ;
Même au sein de la tristesse
À ma foi j’aime l’ouïr.

3. Jusqu’au bout je veux entendre
Cette voix qui vient des cieux,
Mieux gouter et mieux comprendre
Ses accents mélodieux.

Publié le 18/05/2016, dans Chants et cantiques, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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