Le sacerdoce de Jésus et la purification du sanctuaire

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Nous avons reçu une question de la part d’un lecteur, et le sujet qu’elle aborde est d’une telle importance que nous présentons la réponse ici, dans l’intérêt de tous. Voici la question :

« Pourquoi la purification du sanctuaire ne s’est-elle effectuée que 1844 ans après ? Où est passé Jésus pendant tout ce temps ? »

Étant donné qu’une réponse satisfaisante à cette double question est fondamentale au vrai christianisme, nous espérons que le lecteur réalisera que cela ne peut se faire en quelques mots. Nous allons tâcher d’y répondre d’après le témoignage que donne la Bible de ces réalités.

Tout d’abord : Pourquoi la purification du sanctuaire n’a-t-elle commencée qu’en 1844 ap. J.-C., plus de dix-huit siècles après que Jésus soit monté vers le Père ? Pourquoi pas plus tôt ? Mais la question qui est plus importante encore, et qui est celle qui ouvre notre compréhension par rapport aux autres aspects du sanctuaire, est celle-ci : Qu’est-ce que la purification du sanctuaire, et quelle est son utilité ? Afin de pouvoir comprendre cela, il nous faut commencer par le commencement.

Le sanctuaire

La Bible nous parle de plusieurs sanctuaires différents. Sans parler du sanctuaire du corps, auquel Jésus faisait allusion dans sa déclaration aux Juifs (Jean 2:19), nous allons directement nous intéresser aux deux sanctuaires qui font ici l’objet de notre étude. Un passage très complet qui nous introduit à cette vérité est celui d’Exode 25:8-9 :

« Et qu’ils me fassent un sanctuaire, afin que je demeure au milieu d’eux. Selon tout ce que je te montre, [d’après] le modèle du tabernacle, et le modèle de tous ses ustensiles, ainsi vous le ferez. »

Le Seigneur a dit à Moïse de construire un sanctuaire, et ce sanctuaire devait être d’après le modèle du tabernacle. Nous avons donc deux sanctuaires : celui que Moïse devait construire, et celui qui était le modèle ; le sanctuaire hébreu, et le sanctuaire céleste. Nous retrouvons cette vérité exprimée de nombreuses façons à travers l’Ancien Testament, mais nous nous tournons vers la confirmation de l’apôtre Paul, afin de voir clairement que jusqu’ici notre affirmation est correcte. Dans son épître aux Hébreux, chap. 8, verset 5, en parlant des prêtres du sanctuaire hébreu, il dit :

« Lesquels servent à l’exemple et à l’ombre des choses célestes, selon l’ordre que Moïse a reçu de Dieu, lorsqu’il allait construire le tabernacle : Prends garde, dit-Il, de faire toutes choses selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne. »

Le service des prêtres était l’exemple et l’ombre des choses célestes. Leur activité était typique, elle attendait de rencontrer son antitype dans la réalité du sanctuaire céleste. Car, comme l’apôtre le dit à un autre endroit (chap. 9, verset 8), après avoir donné la description du sanctuaire terrestre :

« L’Esprit Saint montrant par-là que le chemin des lieux saints n’avait pas encore été manifesté, tant que le premier tabernacle était encore debout. »

Cette déclaration du verset 8 vient juste après la description du sanctuaire terrestre (versets 1 à 7). Le Saint-Esprit, à travers toutes les ordonnances du service divin qui étaient propre au sanctuaire hébreu (terrestre), montrait que le chemin des lieux saints n’avait pas encore été manifesté, c’est-à-dire, que le service du sanctuaire céleste n’avait pas encore été établi. La Bible est claire sur ce point. Le sanctuaire céleste avait besoin de son grand prêtre. Et celui-ci, Jésus Christ, devait d’abord mourir, afin de pouvoir présenter le sang de Son propre sacrifice, et commencer son ministère en tant que Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste.

« Car Christ n’est point entré dans les lieux saints faits de mains, [qui sont] les figures des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous en la présence de Dieu ; » Hébreux 9:24

Jésus n’est pas entré dans le sanctuaire hébreu, le sanctuaire terrestre, pour officier en tant que prêtre, parce qu’il y avait déjà des prêtres qui y offrait des sacrifices, et ils le faisaient à l’exemple et à l’ombres des choses célestes. Mais, quant à Lui, d’après le témoignage de Jean-Baptiste, Jésus était « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1:29). Il était l’Agneau qui avait été préfiguré par tous les autres sacrifices qui avaient été offerts tout au long des siècles précédents ; et Il est donc entré dans le ciel même.

Quel ciel ? Un pasteur adventiste a dit un jour que cela voulait dire « tout le ciel », et que cela ne voulait pas dire un endroit en particulier, comme l’avait toujours enseigné les adventistes du septième jour. Malheureusement, c’est la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Les gens ne veulent pas entendre ce que la Bible dit, et ils écoutent ce que leurs enseignants favoris leurs enseignent, et si c’est agréable à leurs oreilles, ils se mettent à répandre des idées qui ne sont pas soutenues par le Saint-Esprit. Que dit le Saint-Esprit au sujet du lieu où Jésus s’est déplacé après Son ascension ?

« Mais Christ étant venu comme grand prêtre des biens à venir, par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’a point été fait de mains, c’est-à-dire, qui n’est point de cette structure ; il est entré une seule fois dans les lieux saints, non par le sang des boucs et des veaux, mais par son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle [pour nous]. » Hébreux 9:11-12

La Bible nous dit que, après Son ascension, Jésus est devenu le grand prêtre d’un tabernacle plus grand et plus parfait que ne l’était le tabernacle hébreu, un édifice qui n’a point été fait de mains. Si l’édifice dans lequel Jésus est entré n’a pas été fait par des mains d’homme, alors qui l’a construit ? Nous sommes heureux de réaliser que la parole de Dieu ne nous a pas abandonnés à nos propres spéculations, mais elle a tracée pour nous en détail ce qui est nécessaire à notre salut. Qui a construit ce lieu où Jésus est parti après Son œuvre de rédemption sur la terre ?

« Or la somme des choses dont nous avons parlé, c’est que nous avons un tel grand prêtre, qui est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, un ministre du sanctuaire, et du véritable tabernacle, que le Seigneur a dressé, et non l’homme. » Hébreux 8:1-2

Jésus Christ a été établi comme ministre du sanctuaire, et du véritable tabernacle, que le Seigneur a dressé, et non l’homme. C’est le Seigneur, le Père, qui a dressé ce tabernacle. Ce n’est pas une création humaine. Dieu avait dit à Moïse, au sujet du sanctuaire que ce dernier devait construire :

« Aie soin de le faire selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne. » Exode 25:40

Quand il était sur la montagne, Moïse a vu le véritable tabernacle, le modèle. Et le sanctuaire qu’il a ensuite construit, et dressé, était une copie miniature de ce qu’est le sanctuaire céleste. Nous ne devons pas pour autant en déduire par ces termes que le sanctuaire hébreu est exactement comme le sanctuaire céleste, car on nous dit que ce dernier est plus grand et plus parfait. Dieu a dressé le sanctuaire céleste, et Il demandait à Moïse de construire un sanctuaire terrestre afin qu’Il puisse demeurer au milieu d’eux, et afin de manifester de manière concrète aux yeux des Hébreux la réalité céleste. Ils offraient des sacrifices jours et nuits, c’était quelque chose de très réel pour eux. Et bien qu’avec le temps tout cela soit devenu pour eux comme une sorte de rituel, néanmoins c’était le dessein de Dieu d’établir ces services afin de typifier et d’annoncer la venue du Messie, qui viendrait, Lui, abolir ces symboles, et établir la réalité de Son œuvre de rédemption en faveur des êtres humains pécheurs. L’apôtre Paul exprime cette transition du service terrestre au service céleste dans les paroles suivantes :

« Ayant donc, frères, la liberté d’entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par un chemin nouveau et vivant, qu’il a consacré pour nous à travers le voile, c’est-à-dire, [à travers] sa chair ; et [ayant] un grand prêtre [établi] sur la maison de Dieu ; approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine assurance de foi, ayant nos cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et nos corps lavés d’une eau pure. » Hébreux 10:19-22

Toutes ces expressions qui sont ici utilisées nous montrent que les services du sanctuaire terrestre trouvent leur accomplissement dans ceux du sanctuaire céleste, dans la réalité du ministère de Jésus en tant que Grand Prêtre établi sur la maison de Dieu. Par sa mort Il a frayé le chemin vers le Père. C’est à cette transition que Jésus faisait allusion dans Ses paroles aux disciples :

« Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi ; afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. » Jean 14:3-4

Ils parlaient à des Juifs. Ils étaient censés connaître le chemin. Ils avaient été bercés dans les services du temple de Jérusalem. Ils étaient allés aux fêtes juives. Ils avaient probablement vus des centaines de sacrifices. « Vous savez où je vais. » Combien de fois est-ce que les disciples avaient confessé que Jésus était le Christ, le Fils de Dieu ? Il leur disait donc : « Vous en savez le chemin. » Dans les services divins du sanctuaire terrestre, l’animal était présenté à l’autel, il était égorgé, une partie de son sang était pris dans un récipient, et le prêtre qui officiait rentrait avec ce sang dans le lieu saint du sanctuaire, et il en faisait aspersion sur les cornes de l’autel des parfums, qui se trouvait juste devant le voile qui cachait le lieu très saint (le service principal concernant l’offrande pour le péché est décrit dans Lévitique 4:1-7). Jésus dirigeait donc leur attention vers le fait qu’Il allait suivre le même ordre que celui qui avait été représenté dans les services du sanctuaire terrestre, mais un de Ses disciples a exprimé son ignorance, et d’ailleurs, celle de tous les autres :

« Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons point où tu vas ; et comment pouvons-nous [en] savoir le chemin ? » Jean 14:5

Voilà aujourd’hui le cri silencieux du christianisme. « Nous ne savons pas où tu vas ! » C’est pour cette raison qu’ils spiritualisent les paroles de Jésus, et le chemin est juste une expression floue qui n’exprime rien de vraiment concret, c’est simplement une manière de dire que Jésus c’est le moyen d’être sauvé. Mais Jésus avait bien plus en tête quand Il a prononcé ces paroles :

« Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14:6

Souvenez-vous des paroles aux Hébreux :

« Ayant donc, frères, la liberté d’entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par un chemin nouveau et vivant, qu’il a consacré pour nous à travers le voile, c’est-à-dire, [à travers] sa chair ; » Hébreux 10:19

Voilà le chemin ! Il est le chemin vers le sanctuaire céleste !

Le sacerdoce de Jésus

« Où est passé Jésus pendant tout ce temps ? » Il est allé dans le sanctuaire céleste ! Et Il a ouvert la voie pour que nous le retrouvions dans le sanctuaire céleste, par la foi. N’est-ce pas clair ?

« C’est pourquoi il est le médiateur du nouveau testament, afin que par la mort, pour la rédemption des transgressions [qui étaient] sous le premier testament, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l’héritage éternel. » Hébreux 9:15

Il est entré dans le sanctuaire céleste comme notre médiateur, afin que par Son intercession et notre collaboration avec Son œuvre de rédemption, nous puissions recevoir la promesse de l’héritage éternel, la vie éternelle. Il intercède en faveur du pécheur repentant, et Il présente les mérites de Sa vie et de Sa mort afin de justifier le pécheur, et afin de le sanctifier, en coopération avec ses efforts personnels. C’est ce que disait l’apôtre Jean dans ses simples paroles :

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. Et il est [lui-même] la propitiation pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour les péchés du monde entier. » 1 Jean 2:1-2

Nous avons un avocat auprès du Père, un médiateur.

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute iniquité. » 1 Jean 1:9

Nous sommes pécheurs, nous ne sommes pas parfaits. Nous sommes sujets à la tentation, et malheureusement nous avons cédés tant de fois que nous sommes affaiblis par nos propres échecs. Nous sommes voués à l’échec, et notre vie ne va pas en s’améliorant. C’est là la nature même de l’homme déchu. Nous sommes des héritiers de la chute d’Adam, et chaque année rend cet héritage de plus en plus lourd à porter sur notre organisme. Le péché produit la mort, à la fois spirituelle, et tôt ou tard, physique. Nous avons besoin d’une aide, de quelqu’un qui va nous aider à remonter la pente. Sans quelqu’un d’en haut, il nous est impossible de changer notre direction descendante. Jésus Christ est descendu au plus bas, le plus bas qu’un homme ai jamais été, Il a souffert les souffrances d’un pécheur coupable et accablé, Il a été crucifié avec les transgresseurs, et Il a enduré la colère de Dieu, la colère même que tout pécheur doit subir s’il décide finalement de rejeter la rédemption qui lui est offerte. Après être descendu dans l’abîme, Il est monté aux cieux, comme nous l’avons vu, dans le ciel-même, dans le véritable tabernacle, afin de paraître maintenant pour nous en la présence de Dieu. Là, dans le sanctuaire, Il reçoit nos confessions, et Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute iniquité. Si Dieu nous pardonne nos péchés, mais que nous continuons à les commettre, quelle est l’utilité de cela ? Serons-nous sauvés ? Non. Ce n’est pas cela le plan de Dieu. Dieu a pour dessein de nous pardonner nos péchés, et de nous purifier de toutes nos iniquités. Et c’est maintenant que le passage suivant prend tout son sens dans notre considération intelligente. En parlant du premier tabernacle, le sanctuaire terrestre, Paul dit :

« Lequel [était] une figure pour le temps présent, dans lequel étaient offerts des dons et des sacrifices, qui ne pouvaient rendre parfait quant à la conscience celui qui faisait le service, [lequel consistait] seulement en viandes et en breuvages, en diverses ablutions, et en des ordonnances charnelles, imposées jusqu’au temps de réformation. … Car si le sang des taureaux et des boucs, et les cendres d’une génisse, que l’on répand sur ceux qui sont souillés, [les] sanctifie quant à la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant ? » Hébreux 9:9, 10, 13, 14

Jésus s’est offert en sacrifice, pour vous et moi. En s’offrant par l’Esprit éternel, Son offrande est devenue accessible à travers le temps, car l’Esprit est éternel, et qu’Il est partout où le pécheur fait appel à Dieu, quelle que soit l’époque. Ainsi, l’Esprit communique désormais le sacrifice de Christ au croyant dans tous les âges, et particulièrement en notre temps. Le sang que Jésus a versé a une vertu purifiante. Tout comme le sang humain a la capacité de transporter les impuretés, et ainsi faisant, de les retirer, de purifier le corps humain, le sang de Jésus, qui est une réalité spirituelle, a toutefois une capacité réelle de purifier notre conscience des œuvres mortes. Dès que je commets le péché, le péché entraine la mort en moi, et cette mort vient pourrir toute ma conscience, elle se décompose et elle se propage tant que je n’ai pas invoqué l’aide purifiante de mon Médiateur. Mais dès lors que je fais appel à Jésus (et nous pouvons tous en faire l’expérience), et que je m’en remets sincèrement à Lui, non seulement pour être pardonné, mais pour être purifié, je fais l’expérience d’une purification des œuvres mortes que j’ai produite en moi, et je reçois la capacité, par le Saint-Esprit, de servir le Dieu vivant.

Nous voyons donc que le sang de Christ était la réalité salvatrice qui avait été préfigurée tout le long des âges par les services du sanctuaire hébreu. Quand Jésus est mort sur la croix, le voile du sanctuaire s’est déchiré par le haut (Matt. 27:51), ce qui exprimait sans équivoque à tous ceux qui étaient prêts à recevoir le message, que le service lévitique était aboli, et qu’un nouveau chemin était ouvert par la croix ; et ce chemin menait désormais les croyants, non plus vers un sacerdoce humain et imparfait, mais, à travers le sacrifice ultime, vers le sanctuaire céleste, et le sacerdoce éternel du Grand Prêtre, Jésus Christ.

L’agencement du sanctuaire

Nous réalisons cependant que cela ne répond qu’en partie à la question de notre lecteur. Nous avons posé le fondement de la compréhension du sanctuaire, afin de pouvoir voir de façon personnelle ce que la Bible dit de ces choses, et afin de former pour nous-mêmes une opinion intelligente sur notre relation à Jésus Christ, Celui sans qui nous ne pouvons être réintégrés au ciel.

Nous avons conclus de manière sûre que Jésus, après Son ascension, est allé dans le sanctuaire céleste, afin d’y officier en tant que médiateur pour les êtres humains déchus, pour ceux qui se tournent vers Dieu pour le pardon de leurs péchés et le rétablissement de leurs consciences en accord avec la volonté de Dieu. Cependant, nous avons besoin de savoir quelque chose d’autre par rapport au lieu où Il s’est rendu. Le sanctuaire hébreu était constitué de plusieurs parties. Plusieurs descriptions très détaillées nous sont données concernant les différents éléments du sanctuaire (Exode, chap. 25 à 30), mais nous privilégierons ici celle de Paul, qui est concise et claire, et suffisante pour nous aider à distinguer les divisions du sanctuaire :

« La première [alliance] avait donc aussi des ordonnances pour le service divin, et un sanctuaire terrestre. Car un tabernacle fut construit ; le premier, qui est appelé le lieu saint, dans lequel était le chandelier, et la table, et les pains de proposition ; et après le second voile [était] le tabernacle qui est appelé le Saint des saints ; ayant l’encensoir d’or, et l’arche de l’alliance, entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or où était la manne ; et la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance ; et au-dessus de l’arche [étaient] les chérubins de gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire ; desquelles choses nous ne pouvons pas maintenant parler en détail. » Hébreux 9:1-5

Il y avait un seul tabernacle, mais dans ce tabernacle, il y avait deux appartements. Le sanctuaire était entouré d’un parvis (comme nous pouvons le voir dans Exode 29 et 40:8). En entrant par le premier voile du parvis, vous vous retrouviez face à l’autel de sacrifice. Après l’autel se trouvait la cuve, où les prêtres se lavaient. Et directement après la cuve il y avait le premier voile du tabernacle, c’était l’entrée du sanctuaire. Dès que vous entriez dans le tabernacle, vous étiez dans le lieu saint. Il y avait là : le chandelier, la table, les pains de proposition, et également l’autel des parfums (Ex. 30:1,6). Juste après l’autel des parfums se trouvaient un autre voile avec des chérubins brodés dessus. Et après le second voile était le tabernacle qui est appelé le Saint des saints, le lieu très saint. Il y avait là l’arche de l’alliance, avec la manne, la verge d’Aaron, et les tables des Dix Commandements, qui avaient été données à Moïse. Au-dessus de cette arche qui contenait la loi de Dieu, il y avait un propitiatoire, qui en anglais, et ce n’est pas sans signification, est appelé : le siège de miséricorde. C’est sur ce propitiatoire qu’il était fait aspersion du sang du sacrifice une fois par an, au Jour des Expiations. À chaque extrémité de l’arche se tenait un chérubin avec une de ses ailes venant s’étendre au-dessus du propitiatoire, l’autre venant couvrir son corps, et son visage étant tourné vers le bas.

Voilà les détails de l’agencement de ce qui a été le centre religieux de l’adoration des Juifs pendant de nombreux siècles. Ces services ont été établis du temps de Moïse, avec ce qui était d’abord un sanctuaire nomade, qui pouvait être déplacé selon les errances du peuple d’Israël dans le désert. Puis ils ont continués avec le temple de Salomon. Ils ont été interrompus par la destruction du temple, aux jours de Nébucadnetsar, et ils ont été rétablis après la reconstruction du nouveau temple, du temps de Zorobabel, Esdras et Néhémie. Cette époque-là, pendant laquelle le service du sanctuaire était actif, a duré jusqu’à la destruction de Jérusalem et du temple, en 70 ap. J.-C. Mais en réalité, la dispensation mosaïque avait pris fin dès que le sacrifice anti-typique avait été offert. Lorsque le voile de séparation entre le lieu saint et le lieu très saint du temple de Jérusalem s’était déchiré, c’était un signe pour les adorateurs que les services des ordonnances confiées à Moïse et à tout le peuple d’Israël avaient rencontré leur accomplissement dans la crucifixion de Jésus Christ.

Vraiment comprendre la parole de Dieu

Nous nous engageons maintenant dans un sujet délicat. Délicat pour la simple et bonne raison que, à moins que nous ne prenions le temps de sonder les Écritures avec un cœur soumis à la parole décisive de Dieu, nous ne réussirons pas à comprendre ce que le Seigneur essaie de nous communiquer par Sa règle d’interprétation. Il nous a donné la règle d’étude par laquelle nous pouvons comprendre la Bible :

« À qui enseignera-t-il la connaissance ? et à qui fera-t-il comprendre la doctrine ? [À ceux qui sont] sevrés du lait, [et] retirés des mamelles. Car précepte [doit être] sur précepte, précepte sur précepte ; ligne sur ligne, ligne sur ligne ; un peu ici, [et] un peu là. Aussi [c’est] par des lèvres bégayantes et par une autre langue qu’il parlera à ce peuple ; auquel il avait dit : C’est ici le repos [avec lequel] vous pourrez faire reposer celui qui est las ; et c’est ici le rafraîchissement ; mais ils n’ont point voulu écouter. » Ésaïe 28:9-12

La question nous est posée : « À qui Dieu fera-t-il comprendre la doctrine ? » La réponse qui nous est donné, et qui est fait aussi écho aux paroles de Paul, est : « À ceux qui sont sevrés du lait, et retirés des mamelles. » C’est impressionnant de constater que l’apôtre Paul, alors même qu’il parlait du sacerdoce de Jésus Christ, écrivait ces paroles dans son épître aux Hébreux :

« [Ayant été] proclamé par Dieu grand prêtre selon l’ordre de Melchisedec. De qui nous avons beaucoup de choses à dire, et qui sont difficiles à exprimer, parce que vous êtes devenus durs d’oreille. Car au lieu que vous devriez être des docteurs, vu le temps, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne quels [sont] les premiers principes des oracles de Dieu ; et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait, et non de nourriture solide. Or, quiconque use de lait est inexpérimenté dans la parole de justice ; car il est un petit enfant. » Hébreux 5:10-13

Combien y-a-t-il aujourd’hui de petits enfants sous l’apparence d’adultes ? Les paroles d’Ésaïe 28 frappent par leur solennité. Dieu a décidé, dans Sa mystérieuse providence, de parler à Son peuple, non pas de manière strictement linéaire, mais précepte sur précepte, ligne sur ligne, un peu ici, un peu là. En venant au christianisme, le pécheur influencé par l’esprit du monde peut penser qu’il lui faut se remplir de connaissance. Il va peut-être lire la Bible d’un bout à l’autre, à plusieurs reprises. Il est persuadé que ce doit certainement être la manière par laquelle il deviendra un bon chrétien, un homme noble en Christ. Et oui, il apprend beaucoup de choses, mais il est toujours un petit enfant. Nous avons toujours cette impression que si je ne lis pas la Bible de façon linéaire, je vais me perdre, où je vais perdre l’opportunité d’apprendre une bonne histoire. Cette conception est erronée, et plus encore, elle n’est pas soutenue par la Bible. Il y a des histoires profondes dans leur signification dans l’Ancien Testament, et c’est juste de les lire du début à la fin, mais en règle générale, pour devenir expérimenté dans la parole de justice, il faut suivre la méthode indiquée par le Seigneur : « précepte sur précepte ; ligne sur ligne, … un peu ici, et un peu là. »

Un homme intelligent, face à une règle si étrange, est très vite déconcerté par ce qui semble au premier abord une idée absolument farfelue, si ce n’est stupide. Mais nous devons toujours garder à l’esprit que « la folie de Dieu est plus sage que les hommes. » (1 Cor. 1:25). Malheureusement le monde ne veut pas de cette sagesse, cela demande trop d’efforts. Cela demande de faire preuve de rigueur dans la recherche de la vérité. Un des comportements propres aux derniers jours est que les gens se détourneront de la vraie foi, et feront ce qui est décrit dans le passage suivant :

« Car le temps viendra où ils ne souffriront point la saine doctrine ; mais, ayant des oreilles qui les démangent, ils s’amasseront des docteurs selon leurs convoitises ; et ils détourneront [leurs] oreilles de la vérité, et se tourneront vers des fables. » 2 Timothée 4:3-4

Cette prophétie s’est accomplie d’une telle manière que c’est devenu difficile de trouver aujourd’hui une seule église où cela ne s’est pas produit, et où ceci n’est pas désormais la réalité dominante. L’oreille du croyant le démange, et il va donc à l’église qui lui plait, il s’arrange pour écouter le pasteur qui excite ses passions, celui qui le fait se sentir très saint parce qu’il a une certaine règle de conduite et qu’il ne fais pas exactement tout ce que fait l’homme du monde ; il écoute le pasteur qui lui donne des frissons par sa prédication, et qui lui donne l’impression qu’il est vraiment en train de monter dans l’échelle de la sanctification à cause de ces magnifique émotions qu’il ressens dans l’église. Ou alors, il va sur internet, et il écoute et regarde toutes sortes de prédications, tant que le prédicateur prêche les feux de l’enfer, qu’il condamne tous les autres sauf lui, et qu’il lui donne l’impression qu’il n’est pas si mauvais que ça après tout. C’est la réalité du temps présent. Les gens ne souffrent pas la saine doctrine, l’idée même les irrite. « Quoi, étudier la Bible pour m’assurer que c’est la vérité ? Non, ce n’est pas la peine, je sens en moi que c’est la vérité. »

En parlant de Sa méthode d’étude de la Bible, le Seigneur a dit : « C’est ici le repos avec lequel vous pourrez faire reposer celui qui est las ; et c’est ici le rafraîchissement. » (Es. 28:12). Mais quoi ? « Mais ils n’ont point voulu écouter. » Ils ont dit au Seigneur : « Écoute-moi bien, ça je n’en veux pas. Je vais t’adorer comme je veux. » Un jour, dans une église, après que des jeunes aient joué une musique avec guitare électrique et chants « gospel », une femme qui était montée à la chaire s’est mise à remercier Dieu parce que les jeunes gens « l’avait faite vibrer ». C’est aujourd’hui l’esprit qui anime une grande partie des croyants. Nous vivons bel et bien dans les derniers jours. Et cela a à voir avec notre décision de recevoir la voie de Dieu soit : exactement comme Il nous la transmet, soit : avec notre propre déviation qui nous convient.

Le début du sacerdoce de Jésus

Toutefois, il y a du repos pour nous si nous suivons le conseil du Seigneur dans notre recherche de la parole. Ayant posé les bases d’une étude intelligente de la parole de Dieu, une étude qui n’est pas uniquement linéaire, mais qui est précepte sur précepte, un peu ici, un peu là, nous voulons maintenant examiner ce que l’on nous dit par rapport à l’endroit où Jésus s’est rendu après Son ascension. Si nous recevons l’information correcte à ce sujet, nous serons alors prêts à pouvoir enfin donner une réponse concluante à la question de notre lecteur.

Nous avons lu le chapitre 9 d’Hébreux, versets 1 à 5, ce qui était la description en détail du sanctuaire hébreu. Nous continuons au verset 6, où Paul parle maintenant du service qui était accompli au cours de l’année juive :

« Or, lorsque ces choses furent ainsi instituées, les prêtres entraient continuellement dans le premier tabernacle, en accomplissant le service [de Dieu]. Mais seul le grand prêtre [entrait] dans le second, une fois l’année, non sans [porter] du sang, lequel il offrait pour lui-même, et [pour] les fautes du peuple ; » Hébreux 9:6-7

Vous vous rappellerez que toutes ces choses étaient une figure pour le temps présent, l’exemple et l’ombre des choses célestes. Paul disait ailleurs : « Car Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous. » (1 Cor. 5:7). Notre Pâque est la Pâque éternelle. La Pâque des Israélites était une figure, ils étaient sauvés par Jésus, tout comme le croyant de la dispensation chrétienne, mais ils avaient l’évangile en symboles. Nous avons l’évangile avec la révélation brillante du Fils de Dieu, de Bethléhem au Calvaire, et notre grand prêtre n’est pas un homme pécheur, c’est le vrai et l’unique, Celui qui a été établi pour toujours selon l’ordre de Melchisédec. Dans la figure, « les prêtres entraient continuellement dans le premier tabernacle. … Mais seul le grand prêtre entrait dans le second, une fois l’année, non sans porter du sang, lequel il offrait … pour les fautes du peuple. » Pendant toute l’année, le prêtre qui faisait le service dans le sanctuaire offrait des sacrifices pour le péché, les sacrifices du matin et du soir, des holocaustes, des sacrifices de prospérités, des sacrifices pour le délit, etc. C’était le service que Dieu avait confié à Moïse et à tout le peuple d’Israël pour qu’ils l’accomplissent continuellement. Le service de Dieu était centré autour du sacrifice, c’est ce que nous voyons ici :

« Car après que Moïse eut déclaré à tout le peuple tous les préceptes selon la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau et de la laine écarlate, et de l’hysope, et en fit aspersion sur le livre, et sur tout le peuple, disant : Ceci [est] le sang du testament que Dieu a ordonné pour vous. Il fit aussi aspersion du sang sur le tabernacle, et sur tous les vaisseaux du service. Et presque toutes choses, selon la loi, sont purifiées par le sang ; et sans effusion de sang il n’y a point de rémission. » Hébreux 9:19-22

Sans effusion de sang il n’y a point de rémission. Cette déclaration devrait toujours être gravée sur l’autel de notre conscience. Qu’est-ce que la rémission ? Remettre les péchés, c’est un autre terme employé pour dire : pardonner les péchés. Voilà pourquoi le sacrifice était le centre de tout le service du tabernacle hébreu, parce le péché est omniprésent dans ce monde depuis la chute d’Adam.

« Car la vie de la chair [est] dans le sang ; et je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire l’expiation pour vos âmes ; car [c’est] le sang [qui] fait l’expiation pour l’âme. » Lévitique 17:11

C’est le sang qui fait l’expiation pour l’âme. Qu’est-ce que cela veut dire quand le sang fait l’expiation pour mon âme ? Le sang fait réconciliation entre moi et Dieu. Imaginons que vous vivez du temps des Israélites dans le désert, si vous sacrifiez un agneau, est-ce que le sang de cet agneau peut faire l’expiation pour votre âme ? L’apôtre Paul nous dit que c’était une figure ; si l’expiation était faite, elle l’était faite seulement en figure, par la foi de la personne qui amenait son sacrifice pour son péché, une foi qui regardait au sacrifice à venir. Qu’a dit Jésus à propos de ces choses-là ?

« Puis il prit la coupe, et rendu grâces, et il [la] leur donna, disant : Buvez-en tous ; car ceci [est] mon sang, [le sang] du nouveau testament, qui est versé pour plusieurs, pour la rémission des péchés. » Matthieu 26:27-28

C’est le sang de Jésus qui fait la rémission pour mes péchés. La vie de Jésus était dans Son sang, et Il a donné Sa vie pour moi. Le don de Sa vie pour moi, voilà ce qui fait l’expiation pour mon âme de pécheur. Voilà ce que les prêtres faisaient continuellement en accomplissant le service de Dieu : ils présentaient le sang de Jésus. Chaque jour, chaque soir, à chaque pécheur repentant qui venait avec son sacrifice, bien que ce fût un animal qui était égorgé, ils présentaient l’Agneau de Dieu. Ils disaient en substance à l’adorateur : « Ton péché est pardonné, parce que Jésus Christ va mourir, et que Son sacrifice est déjà valable pour toi à travers Sa promesse immuable. » Voilà notre Sauveur dans le début de Son sacerdoce en tant que Grand Prêtre établi sur le sanctuaire céleste ; l’apôtre Jean l’a vu en vision :

« Je fus [ravi] en Esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme [celle] d’une trompette, qui disait : Je suis l’Alpha et l’Omega, le premier et le dernier ; et : Ce que tu vois, écris-le dans un livre et l’envoie aux sept églises qui sont en Asie ; à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. Alors je me retournai pour voir [celui dont] la voix m’avait parlé. Et m’étant retourné, je vis sept chandeliers d’or ; et, au milieu des sept chandeliers [quelqu’un] de semblable au Fils de l’homme, vêtu d’une robe [qui allait] jusqu’aux pieds, et ceint sur la poitrine d’une ceinture d’or. Sa tête et [ses] cheveux [étaient] blancs comme de la laine, aussi blancs que la neige ; et ses yeux [étaient] comme une flamme de feu ; ses pieds [étaient] semblables à un cuivre très fin, comme s’ils eussent été embrasés dans une fournaise ; et sa voix [était] comme le bruit de grosses d’eaux. Et il avait en sa main droite sept étoiles, et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, et son visage [était] comme le soleil [lorsqu’il] brille en sa force. Et, quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Et il posa sa main droite sur moi, en me disant : Ne crains point ; je suis le premier et le dernier ; [je suis] celui qui est vivant, et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles, Amen ; et j’ai les clefs de l’enfer et de la mort. » Apocalypse 1:10-18

Est-ce que vous aimez ce passage ? Très bien. Mais est-ce que vous comprenez ce que vous lisez ? C’est souvent le cas que nous nous contentons du langage magnifique de la parole de Dieu, mais que nous ne ressortons pas de notre lecture avec une révélation durable. L’apôtre voit en vision quelque chose de splendide, et il rapporte ce qu’il a vu. Quand il voit la scène, il y a sept chandeliers d’or, et le Fils de l’homme au milieu de ces chandeliers. Est-ce que cela vous rappelle quelque chose ? Connaissez-vous un autre endroit où il y avait sept chandeliers ? Dans le lieu saint du sanctuaire hébreu, il y avait un chandelier à sept branches. Vous allez me dire : « Ah, mais ce n’est pas la même chose ! » Oui, parce que le sanctuaire céleste est bien plus élaboré, et il constitue une réalité bien supérieure à ce que pouvait représenter le sanctuaire hébreu à des hommes qui venait de quitter l’Égypte, un pays qui avait profondément affecté leur mentalité en relation avec le Dieu qu’ils croyaient adorer correctement. Dieu est grand, et Sa sagesse ô combien plus élevée que la notre. Dans le lieu saint du sanctuaire céleste, il y a sept chandeliers, et comme Jésus le dit à Jean, « les sept chandeliers que tu as vus, sont les sept églises ». Jésus vient de commencer Son œuvre de médiateur pour l’humanité, pour ceux qui le reçoivent comme leur Sauveur et Rédempteur, et Jean le trouve dans le lieu saint, au milieu des chandeliers, de Ses églises, qu’Il a Lui-même lancées à travers Ses apôtres. C’est une chaîne d’autorité dont Il est la source, et en montrant cela à l’apôtre Jean, Il lui montrait, ainsi qu’à tous les croyants des âges à venir, qu’Il est parmi Son église, qu’Il guide Ses pasteurs fidèles, Il les tient même dans Sa main, les sept étoiles. Il est absolument et inséparablement impliqué dans Son œuvre à travers Ses fidèles, dans Ses églises. Et les sept églises, quoi qu’elles existaient réellement à l’époque, étaient en réalité les sept églises qui verraient le jour de manière successive pendant l’ère chrétienne, depuis la première église, Éphèse, au 1er siècle, jusqu’à la dernière, à la fin des temps, Laodicée.

Nous avons donc une autre dimension à la réponse concernant ce que Jésus a fait après Son ascension : Il était dans le lieu saint. Nous avons une confirmation claire à ce sujet, et nous allons également voir un autre élément du premier appartement du sanctuaire dans le passage suivant :

« Et un autre ange vint et se tint devant l’autel, ayant un encensoir d’or ; et il lui fut donné beaucoup d’encens, afin qu’il l’offrît avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui était devant le trône. Et la fumée de l’encens, [qui venait] avec les prières des saints, monta de la main de l’ange, devant Dieu. » Apocalypse 8:3-4

Dans ce passage, du verset 3 à 5, nous avons une description très courte d’une œuvre qui dure pendant une longue période. Un autel, un encensoir, et de l’encens : est-ce que cela vous rappelle quelque chose ? Encore une fois, l’autel des parfums, dans le sanctuaire hébreu, se trouvait dans le lieu saint, juste devant le voile qui cachait le lieu très saint. Cet ange, ici, offre de l’encens avec les prières de tous les saints. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? L’encens a une bonne odeur. Ma vie, mes œuvres, mes propres efforts, sont d’une très mauvaise odeur. En réalité, c’est une puanteur que Dieu ne peut accepter. C’est un fait choquant, et quand nous réalisons vraiment que c’est une vérité, c’est très difficile à accepter. Mais c’est la réalité. Nous ne pouvons être acceptés devant Dieu par notre propre nature, nos propres accomplissements, nos propres pénitences qui sont le fruit de notre seule motivation. Qu’est-ce que nous pouvons bien faire alors ? Si je suis prêt à devenir rien, et à confesser que Dieu est tout, et que seul Lui a le pouvoir de me faire un homme nouveau, alors j’apprécierai les paroles suivantes :

« Et marchez dans l’amour, comme Christ aussi nous a aimés, et s’est donné lui-même pour nous en offrande et en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur. » Éphésiens 5:2

C’est là que nous retrouvons ce concept de Jésus qui est à la fois la Victime et le Prêtre. Il se présente devant l’autel des parfums du sanctuaire céleste, et on lui donne beaucoup d’encens. Il reçoit l’encens des mérites de Son propre sacrifice afin de faire le service en tant que Grand Prêtre devant Dieu. Jésus reçoit nos prières et Il y ajoute Son encens, Ses mérites, ce qui les rend d’agréable odeur à Dieu. C’est une magnifique combinaison d’accomplissements de la part de Jésus, des anges, et de Dieu qui est rempli de compassion, mais qui, dans Sa justice parfaite, a absolument besoin de répondre aux exigences de Sa loi. Et dans la loi de Dieu, sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. Donc par l’effusion du sang de Jésus, et Son intercession par laquelle Il présente ce sang, cette rémission devient désormais possible pour vous et moi.

Les péchés enregistrés dans le ciel

Et après avoir dit que sans effusion de sang il n’y a point de rémission, Paul dit quelque chose de très étrange pour notre pensée et nos idées préconçues :

« [Il était] donc nécessaire que les images des choses [qui sont] dans les cieux, fussent purifiées par de telles choses, mais que les choses célestes [le soient] par de meilleurs sacrifices que ceux-là. » Hébreux 9:23

Les images des choses qui sont dans les cieux, l’ombre des réalités célestes, était purifiées par des sacrifices d’animaux, mais quoi ? Les choses célestes ont-elles besoin d’être purifiées ? C’est un concept très étrange, n’est-ce pas ? Dieu n’est-Il pas pur et saint ? Alors qu’est-ce qui peut bien avoir besoin d’être purifié ? C’est une question fondamentale. Si nous ne comprenons pas cela, nous ne pouvons pas aujourd’hui rencontrer Dieu intelligemment dans toute la vérité qu’Il a jugé bon de nous révéler. Lisez attentivement ce qui nous est communiqué dans les versets suivants :

« Car leur vigne [est] du plant de Sodome, et des champs de Gomorrhe ; leurs raisins [sont] des raisins de fiel, leurs grappes [sont] amères ; leur vin [est] le poison de dragons, et un cruel venin d’aspics. Cela n’est-il pas amassé près de moi, [et] scellé parmi mes trésors ? » Deutéronome 32:32-34

En parlant de la culpabilité d’Israël, Dieu dit : « Cela n’est-il pas amassé près de moi, et scellé parmi mes trésors ? » Les péchés du peuple d’Israël sont scellés parmi Ses trésors. S’adressant encore à Son peuple, Il dit :

« Quand tu te laverais avec du nitre, et que tu prendrais beaucoup de savon, ton iniquité [demeurerait] marquée devant moi, dit le Seigneur DIEU. » Jérémie 2:22

Quoi que je fasse, bien que je confesse tous mes péchés, un fait demeure : mon iniquité est marquée devant Lui, elle est scellée parmi Ses trésors. Qu’est-ce que ces choses veulent dire ? Qu’est-ce que le Seigneur désire nous faire comprendre, à nous qui vivons dans les derniers jours ? Dans le passage suivant, nous voyant un exemple de ce qui était accompli par chaque sacrifice, et qui nous donne une clarification sur les versets précédents :

« Et il amènera le taureau à l’entrée du tabernacle de l’assemblée, devant le SEIGNEUR ; il posera sa main sur la tête du taureau, et il égorgera le taureau devant le SEIGNEUR. Et le prêtre qui est oint prendra du sang du taureau, et l’apportera dans le tabernacle de l’assemblée ; et le prêtre trempera son doigt dans le sang, et fera sept fois aspersion du sang devant le SEIGNEUR, au devant du voile du sanctuaire. Le prêtre mettra aussi devant le SEIGNEUR du sang sur les cornes de l’autel des parfums odoriférants, qui est dans le tabernacle de l’assemblée ; » Lévitique 4:4-7

Si vous lisez cela avec la compréhension du Saint-Esprit, et que vous l’invitez à vous révéler la profondeur de signification qui est ici impliquée, vous réalisez une chose magnifique. Pourquoi est-ce que le sang était apporté dans le tabernacle ? Pourquoi est-ce que le prêtre en faisait aspersion sur les cornes de l’autel des parfums ? Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission, parce que le sang est le véhicule pour transporter le péché. Jésus a-t-Il laissé vos péchés dans la tombe ? Est-Il monté au ciel sans bagage ? S’Il avait fait cela, Il n’aurait pas accompli la figure des choses célestes. Dans la figure, dans l’ombre des choses célestes, le prêtre apportait le sang dans le tabernacle, et il en faisait aspersion devant le Seigneur, sur les cornes de l’autel des parfums, qui est dans le tabernacle. Dieu avait dit à Moïse de construire un sanctuaire « afin que je demeure au milieu d’eux » ; et à travers le sacrifice et l’intercession de Christ, nos péchés sont marqués au milieu de Ses trésors, dans le sanctuaire céleste. Est-ce que vous commencez à comprendre pourquoi les choses célestes ont besoin d’être purifiées ? Le sanctuaire céleste a accumulé tous les péchés qui ont été confessés à travers tous les âges, et Dieu nous dit même que c’est amassé près de Lui. Il y en a tellement.

C’est une réalité sérieuse, le ciel est pollué par les réalités de pécheurs rebelles, parce que Dieu est si bon qu’Il est prêt à s’investir de tout Son être dans l’œuvre du salut. Nous tous, il se peut que nous faisions un jour bien, et qu’un autre jour nous nous relâchions, Dieu n’est pas comme cela. Tout cela est scellé parmi Ses trésors. Il est sans cesse actif dans cette œuvre. Et ces choses polluent Son environnement. Il exprime Lui-même cette réalité dans ces paroles :

« Un peuple qui me provoque continuellement en face, qui sacrifie dans les jardins, et brûle de l’encens sur des autels de briques ; qui se tient parmi les tombes, et passe la nuit dans les sépultures, qui mange la chair de pourceau, et qui [a dans] ses vaisseaux le bouillon de choses abominables ; qui dit : Tiens-toi loin, ne m’approche pas, car je suis plus saint que toi. Ceux-là [sont] une fumée à mes narines, un feu qui brûle tout le jour. » Ésaïe 65:3-5

C’est une fumée aux narines de Dieu. C’est extrêmement proche de Lui. L’hypocrisie, l’idolâtrie, la convoitise, toutes ces choses brûlent en Sa présence. Il ne peut s’en séparer, car Il est engagé dans cette œuvre du salut, et Son sanctuaire en est rempli.

La purification du sanctuaire

Sachant tout cela, nous pouvons désormais venir au passage de Lévitique 16 avec un esprit éduqué, pour pouvoir maintenant discerner clairement la situation dans laquelle nous vivons actuellement :

« Et [ceci] sera pour vous une ordonnance perpétuelle : Au septième mois, le dixième [jour] du mois, vous affligerez vos âmes, et vous ne ferez aucune œuvre, [que ce soit] quelqu’un de votre pays, ou un étranger qui séjourne au milieu de vous ; car en ce jour [le prêtre] fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier, [pour] que vous soyez purs de tous vos péchés devant le SEIGNEUR. Ce [sera] pour vous un sabbat de repos, et vous affligerez vos âmes ; [c’est] une ordonnance perpétuelle. Et le prêtre qu’il aura oint, et qu’il aura consacré pour servir dans la fonction de prêtre à la place de son père, fera l’expiation ; et il se revêtira des vêtements de lin, [qui sont] les saints vêtements. Et il fera l’expiation pour le saint sanctuaire, et il fera l’expiation pour le tabernacle de l’assemblée, et pour l’autel ; il fera l’expiation pour les prêtres, et pour tout le peuple de l’assemblée. Et ceci sera pour vous une ordonnance perpétuelle, afin de faire l’expiation pour les enfants d’Israël de tous leurs péchés une fois l’an. Et il fit comme le SEIGNEUR l’avait commandé à Moïse. » Lévitique 16:29-34

Tout le chapitre 16 de Lévitique est la description d’une cérémonie qui devait avoir lieu une fois par an. Nous rappelons au lecteur que ceci était une figure pour le temps présent, l’exemple des choses célestes. « Et il fera l’expiation pour le saint sanctuaire, et … pour le tabernacle de l’assemblée, et pour l’autel. » Tous les sacrifices étaient destinés à faire l’expiation pour l’âme du pécheur, mais on nous parle ici de quelque chose d’autre. Si tous les péchés étaient constamment transférés dans le sanctuaire, alors nous pouvons comprendre pourquoi celui-ci avait besoin d’une purification. C’est d’ailleurs ce que l’on nous dit au verset 15 :

« Puis il égorgera le bouc de l’offrande pour le péché, qui [est] pour le peuple, et il apportera son sang au dedans du voile, et fera avec son sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire ; et il fera l’expiation pour le [lieu] saint, à cause des souillures des enfants d’Israël, et à cause de leurs transgressions en tous leurs péchés ; et il fera de même pour le tabernacle de l’assemblée, qui demeure avec eux au milieu de leurs souillures. » Lévitique 16:15-16

Le prêtre devait faire l’expiation pour le lieu saint « à cause des souillures des enfants d’Israël ». L’ombre des choses célestes, les services du sanctuaire hébreu terrestre, communiquait ce message : « En confessant vos péchés à Dieu, et en les transférant sur Jésus comme votre sacrifice, vous êtes en train de souiller le sanctuaire céleste, et il va venir un moment où ce sanctuaire doit lui aussi être purifié, tout comme le sanctuaire hébreu était purifié une fois par an. » C’est exactement ce que l’ange Gabriel a révélé à Daniel :

« Et j’entendis un saint qui parlait, et un autre saint dit à celui qui parlait : Jusqu’à quand [durera] la vision [concernant] le [sacrifice] continuel et la transgression [qui cause] la désolation, pour livrer le sanctuaire et l’armée à être foulés aux pieds ? Et il me dit : Jusqu’à deux mille trois cents jours ; puis le sanctuaire sera purifié. » Daniel 8:13-14

Après avoir vu les confrontations entre le royaume Médo-Perse et le royaume de Grèce, et ensuite la montée en puissance de la Rome païenne, puis de la Rome papale, le prophète Daniel demande jusqu’à quand toutes ces désolations de Rome dureront. La réponse qu’on lui donne est celle-ci : « Jusqu’à deux mille trois cents jours, puis le sanctuaire sera purifié. » Sans rentrer trop dans les détails, dans la prophétie biblique, un jour prophétique représente une année littérale (Nombres 14:34 ; Ézéchiel 4:6). Au verset 23 du chapitre 9, Gabriel dit à Daniel de considérer la vision, et lui donne des précisions : « Soixante-dix semaines sont déterminées sur ton peuple. » Le mot hébreu pour déterminées dans ce verset 24, veut aussi dire retranchées. La seule période d’où elles peuvent être retranchées est celle de Daniel 8:14, les 2300 jours. Dans le chapitre 9, Gabriel est donc en train de revenir sur l’information prophétique qu’il avait donnée à Daniel quelques années plus tôt (dans la vision de Daniel 8), et il lui dit la déclaration suivante :

« Sache donc et comprends, [que] depuis la sortie de la parole ordonnant de rétablir et de rebâtir Jérusalem, jusqu’au Messie, le Prince, [il y aura] sept semaines, et soixante-deux semaines ; les rues et les murailles seront rebâties, et cela en des temps fâcheux. » Daniel 9:25

L’ordre de rebâtir Jérusalem a été donné en trois fois : par Cyrus, en 536 av. J.-C., puis par le roi Darius, et finalement par Artaxerxès, à l’automne de l’an 457 av. J.-C. C’est à partir de cette dernière date que l’ordre a été complété. Un simple calcul confirmera au lecteur que c’est bien le point de départ que l’Esprit de Dieu a choisi pour la période prophétique que nous avons sous les yeux. En partant de 457 av. J.-C. et en ajoutant 69 semaines, soit 483 ans, nous arrivons à l’an 27 ap. J.-C. (l’an 0 n’existe pas). C’est exactement à cette date que Messie est entré sur scène. Jésus a été baptisé et Il est devenu l’Oint, le Messie, en l’an 27, la quinzième année du règne de Tibère César. La 70e semaine est celle durant laquelle Jésus a confirmé Son alliance avec le peuple. Au milieu de la semaine, en l’an 31, Jésus a été retranché, crucifié. Pendant la deuxième moitié de cette semaine, l’alliance a été confirmée aux Juifs par les disciples de Jésus, jusqu’au martyre d’Étienne, en l’an 34.

Nous venons de voir, brièvement, que les soixante-dix premières semaines de la période des 2300 jours ont pris fin en l’an 34. 2300-490=1810. Ajoutons donc 1810 à 34 ap. J.-C., et nous arrivons à l’automne de l’an 1844. Daniel a entendu les paroles : « Jusqu’à deux mille trois cents jours, puis le sanctuaire sera purifié. » Nous savons désormais de quel sanctuaire il est question. Il ne peut s’agir du sanctuaire hébreu, parce que celui-ci a été détruit en l’an 70. Nous n’avons aucun doute sur le fait que la déclaration faite à Daniel était destinée aux disciples de Jésus vivant dans les derniers jours.

« Or la vision du soir et du matin, qui a été dite, [est] véritable ; et toi, scelle la vision, car elle [se rapporte] à des temps éloignés. » Daniel 8:26

Cela ne concernait pas l’époque de Daniel.

« Et il vint près du lieu où je me tenais ; et quand il fut venu, je fus effrayé, et je tombai sur ma face ; mais il me dit : Comprends, ô fils de l’homme, car la vision [est] pour le temps de la fin. » Daniel 8:17

Gabriel, l’ange qui se tient en la présence de Dieu, et à qui Dieu révèle Ses prophéties, nous dit que cette vision de la purification du sanctuaire est pour le temps de la fin. Le temps de la fin a commencé en 1798, à la fin de la période de persécution papale de 1260 ans, qui avait commencée en 538 ap. J.-C. (voir Apoc. 11:3 ; 12:6,14 ; 13:5-8). Dans la vision du chapitre 7, en expliquant à Daniel la nature de la quatrième bête, l’ange nous dit les paroles suivantes :

Le jugement

« Et il prononcera de [grandes] paroles contre le Très-Haut, et détruira les saints du Très-Haut, et pensera à changer les temps et les lois ; et ils seront livrés en sa main jusqu’à un temps, des temps et la moitié d’un temps. Mais le jugement se tiendra, et ils lui ôteront sa domination, pour la détruire et l’anéantir jusqu’à la fin. » Daniel 7:25-26

En 1798, le général Berthier est entré dans Rome avec une armée française et a pris le pape prisonnier. C’était la fin de la période pendant laquelle les saints étaient livrés entre les mains de la papauté. « Mais le jugement se tiendra. » Dans la séquence prophétique, il est question d’un jugement qui viendrait juste après cet arrêt de la persécution papale.

Nous revenons ici à la question de notre lecteur : « Pourquoi la purification du sanctuaire ne s’est-elle effectuée que 1844 ans après ? » Une réponse simple, en vue de toutes les choses que nous avons observées dans la parole de Dieu, est donc : Parce que cela a été prophétisé ainsi, et parce que la purification du sanctuaire est liée à un évènement qui ne peut avoir lieu qu’au temps de la fin. La prophétie ne parle pas seulement d’une purification, il s’agit d’un jugement. C’est la réalité solennelle que nous retrouvons dans la Bible : la purification du sanctuaire, le Jour des Expiations, est aussi un jour de jugement. Daniel a vu une scène de cet évènement :

« Je regardai jusqu’à ce que les trônes furent placés, et que l’Ancien des jours s’assit, dont le vêtement [était] blanc comme neige, et les cheveux de sa tête comme la laine pure ; son trône [était comme] la flamme de feu, [et] ses roues [comme] un feu ardent. Un fleuve de feu sortait et se répandait de devant lui ; mille milliers le servaient, et dix mille fois dix mille se tenaient devant lui ; le jugement se tint, et les livres furent ouverts. » Daniel 7:9-10

Qui voyons-nous ? Où sommes-nous ? Quel est l’évènement qui est décrit ici ? L’Ancien des jours, le Père, prend place, et des milliers d’anges le servent. Il est dans le lieu très saint, là où, dans le sanctuaire hébreu, les chérubins étaient brodés sur le voile. C’est un endroit gigantesque, cela n’a rien à voir avec le lieu où les prêtres faisaient le service. La scène continue juste après :

« Je regardais dans les visions de la nuit, et voici, [quelqu’un] semblable au Fils de l’homme, qui venait avec les nuées du ciel, et il vint jusqu’à l’Ancien des jours, et ils le firent approcher de lui. » Daniel 7:13

Vous voyez ici Jésus passer du lieu saint au lieu très saint, Lui aussi escorté par des milliers d’anges. Le Père et le Fils se sont tous deux déplacés depuis le premier appartement du sanctuaire céleste jusqu’au deuxième appartement. Les trônes ont été placés, et c’est une nouvelle œuvre qui commence maintenant : « le jugement se tint, et les livres furent ouverts. » C’est un jugement qui va se conclure par la fin de l’intercession de Christ en tant que Grand Prêtre. Une question se pose maintenant. Pourquoi y-a-t-il un jugement ? Qui est ici jugé ? L’ecclésiaste nous éclaire sur cette réalité :

« J’ai dit en mon cœur : Dieu jugera le juste et le méchant ; car [il y a] là un temps pour tout dessein et pour toute œuvre. » Ecclésiaste 3:17

Chaque chose en son temps, comme on dit. Vous souvenez-vous de ce qui est écrit dans Apocalypse 20 ? Les saints reçoivent le jugement (verset 4), et ils règnent avec Christ mille ans. S’ils jugent, cela veut dire qu’ils ont été innocentés. Jamais personne ne mettra quelqu’un dans la fonction de juge si celui-ci a encore un casier judiciaire. Mais ici, les saints, ceux qui ont pris part à la première résurrection, se voient confier, avec Christ, le jugement des méchants. La conclusion est simple : Leur jugement a déjà eu lieu. Quand ? Pendant la seule période durant laquelle ils pouvaient encore être jugés : avant la venue de Christ, et avant la fin du temps de grâce.

« Les péchés de certains hommes sont manifestes auparavant, et précèdent le jugement ; mais [pour] certains [hommes] ils suivent après. » 1 Timothée 5:24

Il y a, à l’évidence, une distinction entre certaines personnes et d’autres, en ce que les péchés de certains précèdent le jugement, et ceux d’autres suivent après. Les premiers confessent leurs péchés, et y renoncent, envoyant ainsi leurs péchés dans le sanctuaire céleste où, par l’intercession de Jésus et Son sang expiatoire, le pardon est inscrit en face de leurs noms. Les autres aiment leurs péchés, et n’ont aucun désir de les abandonner : leurs péchés demeurent et deviennent leur condamnation ; ils les suivent jusqu’au jour où leur châtiment leur est infligé, à la fin des mille ans.

« Car le temps [est venu] où le jugement doit commencer par la maison de Dieu ; et s’il [commence] premièrement par nous, quelle [sera] la fin de ceux qui n’obéissent point à l’évangile de Dieu ? » 1 Pierre 4:17

Lorsque l’apôtre Pierre a écrit ces paroles, le jugement n’était pas venu (les mots « est venu » sont ajoutés), toutefois, aujourd’hui ces paroles sont vraies. « Le jugement doit commencer par la maison de Dieu. » Une enquête doit avoir lieu pour définir quels sont ceux qui sont éligibles à la résurrection des justes, ou pour ceux qui sont encore vivants, à l’enlèvement. C’est ce que nous appelons le jugement investigatif. Lorsqu’un procès a lieu, dans notre société, c’est un moment solennel, les juges sont absolument attentifs, les jurys le sont également, la presse, si elle est autorisée, filme et prend note de chaque étape, et les spectateurs à l’arrière font silence. C’est connu comme un moment de sérieux et d’attention, un moment décisif pour la vie de l’accusé. Nous vivons aujourd’hui dans les dernières heures de ce procès, et il a pour but de nous recevoir comme des enfants de Dieu totalement innocentés de nos crimes par le sang de Christ, notre Sauveur et Avocat. Alors que nous nous tenons à la barre, nous vivons simultanément notre vie de chaque instant, et les anges prennent note de chaque acte, chaque pensée, chaque dessein, chaque parole, et les comparent à la loi universelle, la loi de Dieu, les Dix Commandements.

La lumière de l’Esprit de Prophétie

Sœur White, sous inspiration, nous donne un résumé de cet œuvre de jugement :

« Dans le service typique, seuls ceux qui s’étaient présentés devant Dieu avec confession et repentance, et dont les péchés avaient été transférés dans le sanctuaire par le sang de l’offrande pour le péché, avait part au service du Jour des Expiations. De même, au grand jour de l’expiation finale et du jugement investigatif, les seuls cas pris en considération sont ceux du peuple professant de Dieu. Le jugement des méchants est une œuvre différente et séparée. » The Great Controversy, p.480 / La tragédie des siècles, p. 522.

« L’œuvre de chaque homme passe en revue devant Dieu, et est enregistrée comme fidélité ou infidélité. En face de chaque nom dans les livres du ciel est inscrit avec une terrible exactitude toute mauvaise parole, tout acte égoïste, tout devoir inaccompli, et tout péché secret, avec toute dissimulation ingénieuse. Tous les avertissements et les réprimandes du ciel négligées, les moments gâchés, les opportunités inexploitées, l’influence exercée pour le bien ou pour le mal, avec ses résultats d’une grande portée, tous sont écrit par l’ange enregistreur. » Ibid., p. 482 / p. 524.

Chaque homme est examiné avec une très grande précision.

« La loi de Dieu est la norme par laquelle les caractères et les vies des hommes seront éprouvés dans le jugement. » Ibid., p. 482 / p. 524.

« Alors que les livres de registre sont ouverts dans le jugement, les vies de tous ceux qui ont cru en Jésus passent en revue devant Dieu. Commençant par ceux qui ont premièrement vécu sur la terre, notre Avocat présente les cas de chaque génération successive, et termine avec les vivants. » Ibid., p. 483 / p. 525.

Tous les croyants qui ont jamais vécu passent en revue dans le jugement investigatif, et si tous leurs péchés ont été confessés, ceux-ci les précèdent dans le jugement, ils sont effacés, et le sanctuaire céleste en est ainsi purifié.

« Chaque nom est mentionné, chaque cas est minutieusement examiné. Des noms sont acceptés, des noms sont rejetés. Lorsque certains ont des péchés restant sur les livres de registres, non repentis et non pardonnés, leurs noms seront effacés du livre de vie, et le registre de leurs bonnes actions sera effacé du livre de la mémoire de Dieu. » Ibid.

Dieu n’a aucun respect pour l’hypocrisie et le légalisme, si un homme ne s’est pas repenti de ses péchés, et donc qu’ils n’ont pas pu être pardonnés, quand bien même il fait profession de croire en toute la vérité de la Bible, son nom sera effacé du livre de vie. C’est exactement ce qu’Ézéchiel disait sous inspiration (chap. 18 et 33).

« Tous ceux qui se sont véritablement repenti du péché, et qui, par la foi, ont réclamé le sang de Christ comme leur sacrifice expiatoire, ont eu le pardon inscrit en face de leurs noms dans les livres du ciel ; s’ils sont devenus participants de la justice de Christ, et que leurs caractères sont trouvés être en harmonie avec la loi de Dieu, leurs péchés seront effacés, et ils seront eux-mêmes trouvés dignes de la vie éternelle. » Ibid.

Dans le jugement nous sommes appelés à devenir participants de la justice de Christ, participants de la nature divine. Dieu désire que, par Sa grâce, nous soyons en harmonie avec Sa loi, afin que nous puissions être purifiés de nos péchés, et que ceux-ci puissent être par la suite effacés du sanctuaire. Si nous faisons cela, et que nous laissons au Seigneur l’accès à notre esprit pour qu’Il y écrive Sa loi, et que nous prenons plaisir à obéir à Sa loi, nous serons inévitablement trouvés dignes de la vie éternelle.

« L’œuvre du jugement investigatif et de l’effacement des péchés doit être achevée avant la seconde venue du Seigneur. … Quand le jugement investigatif prend fin, Christ viendra, et Sa récompense sera avec Lui pour donner à chaque homme selon que son œuvre aura été. » Ibid.

« Ceux qui veulent prendre part aux bénéfices de la médiation du Sauveur ne devraient permettre à rien d’interférer avec leur devoir de parfaire la sainteté dans la crainte de Dieu. Les précieuses heures, au lieu d’être livrées au plaisir, à la parade, ou à la recherche du gain, devraient être consacrées à une étude sérieuse, dans la prière, de la parole de vérité. Le sujet du sanctuaire et du jugement investigatif devraient être parfaitement compris par le peuple de Dieu. Tous ont besoin d’une connaissance pour eux-mêmes de la position et de l’œuvre de leur très Grand Prêtre. Autrement il leur sera impossible d’exercer la foi qui est essentielle en ce temps ou d’occuper la position que Dieu a pour dessein qu’ils remplissent. Chaque individu a une âme à sauver ou à perdre. Chacun a un dossier en instance à la barre de Dieu. Chacun doit rencontrer le grand Juge face à face. Combien est-il donc important que chaque esprit contemple souvent la scène solennelle quand le jugement se tiendra et que les livres seront ouverts, quand, avec Daniel, chaque individu doit se tenir debout dans son lot, à la fin des jours. » Ibid., p. 488 / p. 530.

Il y a une foi qu’il nous faut maintenant exercer, et une position que Dieu nous veut voir remplir. Et sans la connaissance personnelle de ce sujet du sanctuaire et du jugement, nous ne pourrons pas exercer cette foi, ni remplir cette position. Chacun d’entre nous a un dossier en instance à la barre de Dieu. C’est une affaire personnelle : suis-je fidèle à chaque aspect de la loi de Dieu, à chaque précision que Dieu m’a révélé sur Sa loi ?

« Nous vivons aujourd’hui dans le grand jour des expiations. Dans le service typique, pendant que le grand prêtre faisait l’expiation pour Israël, tous avaient pour ordre d’affliger leurs âmes par la repentance du péché et l’humiliation devant le Seigneur, de peur qu’ils ne soient retranchés du peuple. De la même manière, tous ceux qui veulent que leurs noms soient maintenus dans le livre de vie, devraient maintenant, pendant les quelques jours de grâce qui leur restent, affliger leurs âmes devant Dieu par le regret pour les péchés et la vraie repentance. Il doit y avoir un examen profond et sincère du cœur. L’esprit léger et frivole auxquels se livrent un si grand nombre de soi-disant chrétiens, doit être mis de côté. Il y a une guerre sérieuse devant tous ceux qui veulent maîtriser les mauvaises tendances qui luttent pour prendre le contrôle. Le travail de préparation est un travail individuel. » Ibid., p. 489 / p. 532.

L’église de Jésus est Son corps, et Ses disciples sont tous Ses membres en particulier, toutefois, le travail de préparation est un travail individuel. Nous devons maîtriser les mauvaises tendances qui luttent pour prendre le contrôle. C’est un travail. Nous avons des efforts à faire, notre volonté doit être mise du côté de Dieu. C’est un aspect très important de l’œuvre du jugement dans laquelle chaque croyant est appelé à s’engager aujourd’hui. Nous sommes dans les derniers moments du jugement.

« Le jugement siège maintenant dans le sanctuaire céleste. Pendant de nombreuses années, cette œuvre a été en cours. Bientôt – nul ne sait quand – elle passera aux dossiers des vivants. Nos vies doivent passer en revue en la terrible présence de Dieu. À ce moment-là, plus que jamais, il appartient à chaque âme de tenir compte de l’admonition du Sauveur : « Veillez et priez ; car vous ne savez quand le temps sera. » Marc 13:33. « Si donc tu ne veilles pas, je viendrai sur toi comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi. » Apocalypse 3:3. » Ibid., p. 490 / p. 533

Veiller et prier, c’est l’ordre que le Seigneur nous a donné. C’est le devoir qu’Il nous a confié. Avez-vous quelque fois douté de la volonté du Seigneur de vous délivrer du péché, de vous sauver de vos circonstances, de vous sortir de l’abîme dans laquelle vous êtes tombé, que ce soit une réalité spirituelle ou un problème physique et concret ? « Veillez et priez. » Est-ce qu’il vous est déjà arrivé, et cela même à plusieurs reprises, de prier, de vous lever, et d’avoir l’impression de n’avoir rien gagné, de ne pas être plus fort qu’avant ? « Veillez et priez. » Priez et veillez. Ce pour quoi vous priez, veillez à ce que le Seigneur puisse vous le donner par votre vigilance et votre effort personnel, afin de vous assurer que tout est fait de votre côté, et que la porte est grande ouverte pour qu’Il accomplisse Son œuvre en vous. « Veillez et priez. » « C’est ici la patience des saints ; ce sont ici ceux qui gardent les commandements de Dieu, et la foi de Jésus. » Si vous gardez les commandements de Dieu mais que vous n’avez pas la foi que Jésus avait, vous allez vite devenir un arbre desséché, et votre expérience ne sera chrétienne que de nom. Jésus veut, pendant que notre jugement est en cours, et que nos dossiers passent en revue devant le Juge de toute la terre, que nous veillions et priions. Il désire que nous soyons attentifs à ce dont nous faisons profession. Il souhaite que nous vivions ce que nous disons. « Veillez et priez. »

Si nous ne veillons pas, Il viendra sur nous comme un voleur, parce que nous avons cessé de contempler son œuvre de purification et de jugement dans le sanctuaire. L’évènement de la fin du jugement nous est rapporté par l’Esprit de Prophétie :

« Quand l’œuvre du jugement investigatif se termine, le destin de tous aura été décidé pour la vie ou pour la mort. Le temps de grâce prend fin un peu avant l’apparition du Seigneur sur les nuées du ciel. » Ibid.

« Les justes et les méchants vivront encore sur la terre dans leur état mortel – les hommes planteront et bâtiront, ils mangeront et boiront, tous inconscients que la décision finale et irrévocable a été prononcée dans le sanctuaire céleste. Avant le déluge, après que Noé soit entré dans l’arche, Dieu l’y enferma et exclut toute possibilité pour les impies d’y pénétrer ; mais pendant sept jours, les gens, ne sachant pas que leur condamnation était déterminée, continuèrent leur vie d’indifférence et d’amour du plaisir, et se moquèrent des avertissements d’un jugement imminent. « Ainsi, » dit le Sauveur, « sera aussi la venue du Fils de l’homme. » Matthieu 24:39. C’est silencieusement, inaperçue comme le voleur de minuit, que viendra l’heure décisive qui marque le scellement de la destinée de chaque homme, et le retrait final de l’offre de miséricorde [faite] aux hommes coupables. » Ibid., p. 491 / p. 533.

« « Veillez donc ; … de peur qu’arrivant tout à coup il ne vous trouve endormis. » Marc 13:35, 36. Périlleuse est la condition de ceux qui, se lassant de leur veille, se tournent vers les attractions du monde. Tandis que l’homme d’affaire est absorbé par la poursuite du gain, tandis que l’amateur du plaisir recherche la satisfaction, tandis que la fille de la mode arrange ses ornements – il se peut qu’en cette heure le Juge de toute la terre prononcera la sentence : « Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. » Daniel 5:27. » Ibid.

Nous ne pouvons plus nous permettre de nous laisser intimider par les circonstances. Les apparences sont trompeuses. Le monde est dévoué à la recherche du gain, à la satisfaction du plaisir, à « l’arrangement d’ornements ». Mais Satan est en train de conduire son train vers la perdition, et il s’arrange pour que le plus grand nombre de personnes monte à bord de sa locomotive. C’est la vision qu’a eu Sœur White de la situation actuelle. Les méchants ne comprendront pas à la fin (voir Daniel 12:10), donc nous ne pouvons nous fier aux apparences. Les gens du temps de Noé disaient : « C’est n’importe quoi ce qu’il raconte Noé, la pluie cela n’existe même pas. » C’était des gens intelligents, mais ils étaient aveuglés par leurs péchés, c’est la même chose aujourd’hui.

L’offre de miséricorde est aujourd’hui placée devant nous. Jésus offre Son sang pour nos péchés, Il a acheté mon âme. Il m’a racheté, je ne m’appartiens plus. Il dit : « Tu ne t’appartiens plus à toi-même, à partir de maintenant tu es à Moi. Je vais te sauver. Tu n’as qu’à tout abandonner entre Mes mains, tout. Et si tu fais cela, tu n’as rien à craindre. La seule chose que tu dois craindre, c’est que tu n’abandonnes pas tout, c’est que tu gardes certaines choses pour toi. Lâche tout. Et tu verras le salut de ton Dieu. »

Puisse la considération de ces choses devenir une partie intégrante de notre expérience, afin que nous soyons prêts pour la fin du temps de grâce, que nos péchés nous précèdent dans le jugement, qu’ils soient effacés par le sang de notre Sauveur, et que nous puissions rencontrer notre Dieu en paix.

Amen.

Publié le 25/05/2015, dans Sermons, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Bonsoir,
    J’ai lu ‘en gros’ la réponse, essayant de comprendre … la question ! 🙂
    C’est à dire, je n’ai jamais entendu parler d’une sanctification du sanctuaire, et de ce laps de temps écoulé entre … ? et … ?
    Est-ce que vous pourriez m’éclairer sur la question. Pourquoi, en vient-on à la poser, dans quel contexte ?
    Merci d’avance.
    Soyez tous béni.

    • le traducteur

      Chère Béréenne,

      Merci pour votre message. Il s’agit de la purification du sanctuaire, et cela vient de la prophétie de Daniel 8:14. Le temps écoulé entre 457 av. J.-C. et 1844 ap. J.-C., c’est la période qui est donnée dans le même passage, les 2300 soirs et matins (dans la compréhension juive, un soir et un matin, cela équivaut à un jour). Selon la Bible, un jour dans la prophétie est égal à un an (voir Nombres 14:34 ; Ézéchiel 4:6). Les adventistes du septième jour ont toujours maintenu que cette prophétie indique le début de la purification du sanctuaire en 1844.

      Au début du 19e siècle, un certain William Miller a commencé à sonder les Écritures, en mettant de côté les commentaires, avec la conviction que si la Bible était la volonté de Dieu révélée à l’homme, elle devrait s’interpréter par elle-même, et en comparant chaque verset qu’il ne comprenait pas à un autre dans la Bible, avec l’aide d’une concordance, il s’est mis à découvrir pleins de choses qu’il n’avait jamais entendues auparavant. Parmi toutes ces choses, il y avait cette prophétie de Daniel 8:14. En suivant cette règle d’un jour étant égal à un an, et en commençant à partir de la date du décret d’Artaxerxes de rétablir et de bâtir Jérusalem, en 457 av. J.-C. (Dan. 9:23-25 ; Esdras 7:12-26), il a réalisé, non seulement que les 69 semaines de Daniel 9:25 (483 ans) se terminaient exactement quand Jésus avait été baptisé et qu’Il avait dit que « le temps est accompli », en 27 ap. J.-C. (Marc 1:15), mais surtout que la période des 2300 ans, qui commençait à la même date, se terminerait en 1844. Puisqu’il n’avait pas alors la connaissance du sanctuaire céleste, et partant de l’interprétation de l’époque que la terre était le sanctuaire, il a commencé à annoncer le retour de Christ en 1844, lorsque la terre serait alors purifiée par le feu. Cela a été le message, non seulement de lui, mais de tous les adventistes à partir de 1833, et ce jusqu’à l’automne 1844, lorsque ceux qui avaient attendus le retour de leur Seigneur ont dû faire face à une terrible déception. Une grande partie des adventistes ont alors quitté les rangs, et ont renié leur expérience, parce que la date du 22 octobre 1844 était passée et que Jésus n’était pas revenu. Mais ceux qui reconnaissaient dans leur expérience la main de Dieu, et qui voyaient surtout que leur compréhension de la période des 2300 jours était correcte en tous points, excepté l’évènement qui devait se produire à cette date, ont continué à sonder la parole, et à chercher la vraie signification de cette purification du sanctuaire, qu’ils avaient attendu comme la fin de leur vie sur cette terre, et leur réception dans le royaume éternel.

      Je vais vous demander de bien examiner tous ces passages, comme les Béréens, pour vérifier que ces choses sont exactes. Le passage de Daniel 8:14 se tient seul dans la prophétie de Daniel 8, sans point de référence. Le seul moyen de connaître le point de départ des 2300 jours, est de lire les versets 16, 17 et 26. Gabriel reçoit ordre de faire comprendre à Daniel la vision (v.16), il lui explique donc la signification du bélier, du bouc, et de la petit corne (v.20-25), et ensuite il lui dit que la vision des soirs et des matins (celle de Dan. 8:14) est véritable, mais il ne lui explique pas. Le seul moment où il est de nouveau question de la vision, c’est au chapitre 9 (v.23) : « Comprends la parole, et considère la vision. » Et Gabriel lui parle alors de soixante-dix semaines qui sont déterminées pour les Juifs, ou retranchées de la période des 2300 jours (v.24). Il lui dit ensuite que tout cela, à la fois les 70 semaines (490 ans) et les 2300 jours, commence à partir de l’émission de l’ordre de rétablir et rebâtir Jérusalem (v.25). C’est ici la seule façon par laquelle la Bible nous permet de comprendre la signification de la prophétie des 2300 jours.

      Après l’automne de 1844, les adventistes qui avaient pris part au mouvement et qui n’avaient pas abandonné leur foi après la déception du 22 octobre, ont réalisé, en sondant les Écritures, qu’il n’y avait aucune preuve biblique pour soutenir leur croyance que la terre était le sanctuaire qui devait être purifié, mais au contraire, ils ont trouvé dans la Bible une explication complète du sujet du sanctuaire, sa nature, son emplacement, et ses services. En examinant ainsi les Écritures, ils ont trouvé tout un système élaboré de vérité qui expliquait toute la réalité du sanctuaire, et ils compris, comme nous avons essayé de le présenter dans l’étude ci-dessus, que puisqu’il n’y avait pas eu de sanctuaire sur la terre depuis la destruction du temple de Jérusalem, le seul sanctuaire qui pouvait être purifié était le sanctuaire céleste, et que Jésus ne s’était pas rendu sur la terre à la fin des 2300 jours, mais qu’Il s’était déplacé du lieu saint au lieu très saint du sanctuaire céleste, comme le faisait le grand prêtre dans les services lévitiques, un fois par an (voir Lévitique 16). Nous vivons aujourd’hui au Jour des Expiations.

      Si vous avez d’autres questions, nous serons heureux d’y répondre.
      Puisse le Seigneur vous accompagner dans votre recherche.

      (voir aussi La série du sanctuaire, Christ dans le sanctuaire, et L’influence dirigeante de la doctrine du sanctuaire)

      • Bonjour chez traducteur,
        Merci pour votre très complète réponse.

        J’ai appris plusieurs choses. Pour les différentes interprétations de l’Apocalypse, il y a plusieurs années, en découvrant les nombreuses interprétations de ‘notre avenir’, j’avais recherché et trouvé ‘une réponse immédiate’ : ce n’est pas à vous de connaitre les temps (les saisons) et les moments, soyez mes témoins …

        A cette époque, je ‘débutais’ dans ce que vous écrivez ici, sans penser, sans savoir, sans imaginer que nous étions en fait énormément :

        Au début du 19e siècle, un certain William Miller a commencé à sonder les Écritures, en mettant de côté les commentaires, avec la conviction que si la Bible était la volonté de Dieu révélée à l’homme, elle devrait s’interpréter par elle-même, et en comparant chaque verset qu’il ne comprenait pas à un autre dans la Bible, avec l’aide d’une concordance, il s’est mis à découvrir pleins de choses qu’il n’avait jamais entendues auparavant.

        Depuis, j’ai aussi ‘découvert pleins de choses dont je n’avais jamais entendu parler …

        Par contre, je reste convaincue qu’il est très important d’avoir sans cesse les yeux tournés vers … nos prochains, afin de ne pas se perdre dans des conjectures ‘vaines et inutiles’ … et avoir les yeux tournés vers ‘une culture générale historique globale’, afin de comprendre la moindre les contextes historiques, politiques, ethnologiques, social, d’abondance, de disette, etc, etc dans lesquels évoluaient les écrivains de La Bible.

        Personne ne pouvant affirmer avec certitude la date de la naissance de Jésus, pouvons-nous être certain que depuis Artaxerxes, il y a eu x rotations de la terre autour du soleil ? A l’année près ? En survolant deux ou trois écrits sur la conception des calendriers, et par exemple, au sujet des jours-heures-secondes ‘en plus’ des 360 jours de bases, qui auraient pu s’ajouter en cours de route, l’axe de la terre ayant pu être soudain fortement ‘perturbé’, comme lors du très récent tsunami (au Japon) (Les jours se sont rallongés de quelques micro-sedondes) en sachant que les Égyptiens s’étaient retrouvés en été, en pleine hiver, ou le contraire, que les romains repartaient arbitrairement à zéro lors d’un nouvel empereur, et n’hésitait pas à tout aussi arbitrairement ajouter un mois dans l’année (Aout pour Auguste, je ne sais plus qui représente le mois de Juillet, Julio … ?) … donc partir d’une règle qui implique un calendrier ‘parfait’, me semble à la base … compromis.

        Plus loin, à qui est-ce ‘utile’ de connaitre cela ?

        D’autre part, votre guide est parti à la base de la règle : un jour = un an. Sans cette règle précise, est-ce que l’ensemble se vérifie toujours ?

        En suivant cette règle d’un jour étant égal à un an, et en commençant à partir de la date du décret d’Artaxerxes de rétablir et de bâtir Jérusalem, en 457 av. J.-C. (Dan. 9:23-25 ; Esdras 7:12-26), il a réalisé, non seulement que les 69 semaines de Daniel 9:25 (483 ans) se terminaient exactement quand Jésus avait été baptisé et qu’Il avait dit que « le temps est accompli », en 27 ap. J.-C. (Marc 1:15), mais surtout que la période des 2300 ans, qui commençait à la même date, se terminerait en 1844.

        Par contre, j’ai une très, très grande question d’ordre ‘général’ : est-ce que les adventistes du 7ème jours ont repris ‘la méthode’ de Miller, et est-ce que vous tous, vous recherchez dans la Bible, sans les commentaires ‘d’autres’ et donc, sans même les commentaires de … Miller ?

        Je vais vous demander de bien examiner tous ces passages, comme les Béréens, pour vérifier que ces choses sont exactes. Le passage de Daniel 8:14 se tient seul dans la prophétie de Daniel 8, sans point de référence. Le seul moyen de connaître le point de départ des 2300 jours, est de lire les versets 16, 17 et 26.

        Je le ferai volontiers, si j’étais certaine des résolutions qui nous séparent d’Artaxerxes et si j’étais certaine que partir d’un jour = un an soit l’unique possibilité … et premièrement, si j’y entrevoyais l’importance ‘capitale’ (ou déjà l’importance ‘tout court’ d’une telle recherche).

        Bien que vos explications ‘autres’, sur la sanctification du sanctuaire, etc, m’intéressent vivement, justement à cause de la ‘culture générale historique’ … et en premier à ce que les hébreux, et donc les écrivains de la Bible comprenaient et à quoi, ils donnaient de l’importance. Dans la Nouvelle Alliance, les choses importantes, les choses sur lesquelles passer du temps, sur lesquelles s’attarder me semble toutes inhérente à l’évangile, au royaume, oui au royaume mais si Jésus ne l’a pas expliqué autrement que par des paraboles … pouvons-nous le ‘décrypter’ de façon … mathématique sans le ‘réduire’ à une date, à un ‘temps donné’, sans le réduire à notre compréhension. Pouvons-nous réellement ‘concevoir’ le royaume, ‘les cieux’, etc, les appréhender dans leur totalité, dans leur globalité, dans leur infinité, en avons-nous intellectuellement la capacité ? La capacité de nous représenter … et déjà de décrire … Dieu ? Dieu et son ‘habitat’ ? Le royaume de Dieu, de DIEU n’est-il pas incommensurable pour l’homme ?

        Alors que sourire à son prochain, lui offrir un thé, lui tendre la main, semble être tellement plus … abordable à notre potentiel ….

        Vous écrivez :
        ….les adventistes qui avaient pris part au mouvement et qui n’avaient pas abandonné leur foi après la déception du 22 octobre, ont réalisé, en sondant les Écritures, qu’il n’y avait aucune preuve biblique pour soutenir leur croyance que la terre était le sanctuaire qui devait être purifié, mais au contraire, ils ont trouvé dans la Bible une explication complète du sujet du sanctuaire, sa nature, son emplacement, et ses services.

        Chacun, chaque adventiste a recherché pour lui-même dans une concordance des réponses ? Ou certains ont repris les conclusions d’autres ?

        Si vous avez d’autres questions, nous serons heureux d’y répondre.
        Puisse le Seigneur vous accompagner dans votre recherche.

        Merci pour votre chaleureux accueil et pour le temps pris pour me répondre en particulier.
        Soyez béni

        Béréenne

  2. Bonjour,
    Pour cette phrase-ci, ce sont des révolutions ! 🙂

    Je le ferai volontiers, si j’étais certaine des résolutions qui nous séparent d’Artaxerxes

    Sinon, il m’intéresserait vivement de savoir l’importance donnée aux commentaires de Miller. Si chaque chrétien de votre groupement part de ‘là où il en est’ et simplement lit la Bible, ce qui l’amène certainement à quelques questions. Donc, si chacun part de ses connaissances, de ‘sa foi’, de son vécu, de ses questions (là où il en est) pour rechercher dans la Bible (dico, histoire, concordance) ou bien, si il a une trame de base et ou des commentaires (hors Bible) qui pousse chacun à approuver ‘les dits commentaires’, selon une ‘trame commune de recherche’, selon une direction donnée ou autre. En d’autres termes, les questions posées sont-elles proposées ou est-ce que chacun a un jour ouvert une Bible (et-ou rechercher Dieu ailleurs) et a continué de chercher selon, ses propres découvertes-questions-connaissances, « sa propre appréhension » de Dieu ? C’est une question que je me pose depuis des années, est-ce que beaucoup d’entre nous ne nous tournons pas vers les conclusions d’autres … ou ne sommes-nous pas dirigés vers les conclusions d’autres ? Et donc, plusieurs n’ayant jamais d’eux-mêmes pensés à se questionner sur ‘la fin possible du monde’, sans connaitre que d’autres s’en préoccupent … bien que nous sommes tous des êtres profondément sociables, et que forcement, nous prenons (en partie) connaissance des questionnements d’autres ………

  3. Je compare dos bien tout ce qu,on a dit dans
    E text sudessu, Mai’s am question a moi : Pourquoi Jesus a t,il passé tant de temps dans le lieu Saint avant d,entrer
    dans le lieu tres saint?j

    • le traducteur

      Cher Frère Fritz,
      Pardonne-moi ce long retard. Pour répondre à ta question, la seule réponse biblique que nous pouvons donner, c’est que Jésus ne pouvait entrer dans le lieu très saint, pour entreprendre la purification du sanctuaire céleste, qu’au moment prédit dans Daniel 8:14, à l’automne 1844.
      J’espère que cela t’aide.
      Que le Seigneur te bénisse abondamment.

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