3. Satisfaire aux exigences de la loi

Marcher à la lumière de 1888 – Étude n° 3

Par John Thiel (étude en anglais, pdf)

Tandis que nous ouvrons nos cœurs au message de Christ et Sa justice, Christ notre justice, il y a ici des mystères qui nous sont dévoilés. L’apôtre Paul l’exprime, il dit qu’il est ministre selon la charge que Dieu lui a donnée, pour annoncer pleinement la parole de Dieu,

Colossiens 1:26 [Savoir] le mystère qui était caché dans tous les siècles et dans tous les âges, mais qui est maintenant manifesté à ses saints ; 27 À qui Dieu a voulu faire connaître quelles [sont] les richesses de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ; savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire ;

La note de marge donne : Christ parmi vous. Christ en vous, Christ parmi vous,

Colossiens 1:28 Lequel nous annonçons, en exhortant tout homme, et en enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous rendions tout homme parfait en Jésus-Christ ;

Voilà ici l’annonce d’un mystère que les apôtres et tous les autres apôtres après eux ont pour devoir de communiquer — le mystère qui était caché dans tous les siècles. Il n’a été que très mal compris pendant les siècles, mais il est maintenant manifesté. Un mystère n’est pas vu comme manifesté, c’est quelque chose de caché. Mais par la présentation de l’évangile ce n’est plus un mystère, c’est quelque chose qui est manifesté. Parce que remarquez le langage :

Colossiens 1:27 … Dieu a voulu faire connaître quelles [sont] les richesses de la gloire de ce mystère parmi les Gentils ;

Et quelles sont ces richesses glorieuses ? Elles sont Christ en vous, l’espérance de la gloire. Nous avons exploré ce Christ en nous, l’espérance de la gloire, au cours de cette conférence jusqu’à maintenant, et Il nous a été dévoilé.

La mission de Christ, si peu discernée et si mal comprise, qui l’appela du trône de Dieu au mystère de l’autel de la croix du Calvaire, s’ouvrira de plus en plus à l’esprit, et on verra que dans le sacrifice de Christ se trouve la source et le principe de toute autre mission d’amour. {In Heavenly Places 319.2}

C’est ici une déclaration intéressante que j’ai moi-même pratiquée dans ma présentation de la parole de Dieu, en espérant que cette déclaration deviendrait une réalité pour les personnes avec qui je la partage, qu’ils pourraient voir que dans le sacrifice de Christ se trouve la source et le principe de toute autre mission d’amour. Paul dit : « Je ne me suis pas proposé de savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » Pourquoi ? Parce qu’en n’exaltant que Lui comme cela, toute autre mission d’amour nous sera révélée. Et c’est précisément ce qui est écrit dans l’Esprit de prophétie ; elle dit que l’expiation est la grande vérité centrale autour de laquelle toutes les autres vérités gravitent.

Le sacrifice de Christ en expiation pour le péché est la grande vérité autour de laquelle gravitent toutes les autres. Pour être comprise et appréciée, chaque vérité de la Parole de Dieu, depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, doit être étudiée à la lumière qui rayonne de la croix du Calvaire. {Evangelism 190.1 / Évangéliser 176.4}

Chaque vérité de la parole de Dieu doit être étudiée à la lumière qui rayonne de l’incarnation de Jésus-Christ et de la grande expiation qu’Il a accomplie. Pourquoi ? Parce que c’est là que se trouve la source et le principe de toute autre mission d’amour. Donc que nous étudions les prophéties, ou les réformes, ou les Dix Commandements ; quoique nous étudions dans la Bible, chaque vérité depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, nous trouverons la juste appréciation de tout cela en présentant ces messages que nous contemplons ici. Tous ces aspects-là trouveront parfaitement leur place sur le tableau. Donc avec Christ en vous, avec Christ parmi nous, Christ en nous, qu’est-ce qui est en vous ?

Si Christ est en moi, qu’est-ce qui est en moi ?

Romains 3:20 C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi ; car c’est par la loi [que vient] la connaissance du péché. 21 Mais maintenant, la justice de Dieu a été manifestée sans la loi, la loi et les prophètes lui rendant témoignage ; 22 La justice de Dieu, dis-je, par la foi de Jésus-Christ, pour tous ceux et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a point de distinction,

Donc quelle est la réponse à la question ? Si Christ est en vous, qu’est-ce qui est en vous ? La justice de Dieu.

Satisfaire aux exigences de la loi

Avez-vous remarqué le verset 21 ?

Romains 3:21 Mais maintenant, la justice de Dieu a été manifestée sans la loi, la loi et les prophètes lui rendant témoignage ;

La loi n’a pas produit la justice de Dieu en moi. Qu’est-ce qui produit la justice de Dieu en nous ? C’est la foi et la vie de Jésus-Christ. Mais bien que j’ai essayé de garder la loi sans y arriver, la loi a rendu témoignage que c’était acceptable, que la justice de Dieu est réalisée par une autre voie. On ne pouvait pas la trouver en essayant de garder les Dix Commandements. On la trouve par Jésus-Christ. Et tandis qu’on la trouve par Jésus-Christ, la loi se tient là et dit : « Oui, c’est en harmonie avec moi. » La loi a des exigences, et ces exigences doivent être satisfaites, et en Jésus-Christ en nous les exigences de la loi sont satisfaites.

Les conditions de la vie éternelle sont aujourd’hui ce qu’elles ont toujours été, ce qu’elles étaient au Paradis avant la chute de nos premiers parents : une obéissance parfaite à la loi de Dieu, une justice parfaite. Si la vie éternelle était accordée à d’autres conditions, le bonheur de l’univers tout entier serait compromis ; le péché et tout son cortège de maux et de souffrances seraient immortalisés. {Steps to Christ 62.1 / Vers Jésus 95.1}

Donc nous voilà avec notre condition de pécheurs et nous disons : « Eh bien, alors je ne peux pas avoir la vie éternelle. » Quand j’ai lu ces paroles pour la première fois, je me suis dit : « Et après, quoi ? »

Avant la chute, il était possible à Adam d’acquérir un caractère juste par l’obéissance à la loi de Dieu. Mais il échoua, et, à cause de son péché, notre nature est déchue et nous sommes incapables de nous rendre justes par nous-mêmes. Étant nous-mêmes pécheurs et mauvais, nous ne pouvons pas obéir parfaitement à la sainte loi. Nous ne possédons pas de justice personnelle qui nous permette de répondre aux exigences de la loi de Dieu. {Ibid. 62.2 / 95.2}

Donc au fur et à mesure que je lis, mon cœur se serre. Il n’y a rien. Et maintenant il y a ce petit mot : Mais

Mais Christ nous a préparé une issue. {Ibid.}

Suivez bien attentivement. La loi et la vie éternelle exigent la perfection, et nous avons tous échoué. Nul d’entre nous ne fait exception. Mais Christ nous a préparé une issue.

Il a vécu sur la terre au milieu des mêmes épreuves et des mêmes tentations que nous. Il a vécu sans péché. Il est mort pour nous et, maintenant, Il s’offre à prendre sur Lui nos péchés et à nous donner Sa justice. Si vous vous donnez à Lui et si vous l’acceptez comme votre Sauveur, quelque coupable que votre vie ait pu être, vous êtes, à cause de lui, considéré comme étant juste. {Ibid.}

Ceci est légal. Voilà ce que légal veut dire. Du point de vue légal, vous êtes justes. Ça peut être un peu dur à comprendre. « Mais j’ai violé la loi. » Oui, mais qu’est-ce qui est écrit ? Si vous vous donnez à Jésus, Il prendra votre conduite illicite, et vous êtes, à cause de Lui, considérés comme étant justes, légalement.

Le caractère de Christ est substitué à votre caractère, et vous avez accès auprès de Dieu comme si vous n’aviez jamais péché. {Ibid.}

Voilà ce que vous êtes en Jésus-Christ. Comme si vous n’aviez jamais péché.

C’est maintenant que nous vient l’objet de tout ce message. La loi est satisfaite. Légalement, vous êtes comme si vous n’aviez jamais péché. Mais il y a plus.

Il y a plus, Christ change votre cœur ; Il habite dans votre cœur par la foi. Il vous faut maintenir cette relation avec Christ par la foi et l’abandon constant de votre volonté à la Sienne. {Ibid. 62.3 / 96.1}

Que dois-je faire ? Maintenir ma relation avec Christ et m’abandonner constamment à Lui.

Tant que vous le ferez, Il produira en vous le vouloir et le faire selon Son bon plaisir. … Alors, avec Christ agissant [ainsi] en vous, vous manifesterez le même esprit que Lui et vous accomplirez les mêmes bonnes œuvres : des œuvres de justice et d’obéissance. {Ibid.}

Voilà ce que nous voulons chercher à absorber de manière vivante. Ce ne sont que des lettres sur le papier ; mais nous avons besoin de les laisser devenir des épîtres vivantes dans nos vies. Jusqu’ici, dans la succession de nos sujets, nous avons contemplé la lumière merveilleuse de Christ dans Son expiation avec nous. Nous l’avons vu dans la condition d’un pécheur condamné, et nous avons constaté que, tandis qu’Il était dans cette condition-là, Il a souffert exactement comme nous devrions souffrir dans la seconde mort. Et cette vision de Lui que nous avons reçue, c’était pour nous communiquer Sa justice. Voilà le résumé de tout ce que nous avons vu jusque-là dans ce merveilleux tableau.

2 Corinthiens 5:21 Car celui qui n’a point connu le péché [Christ], il [Dieu] l’a fait [être] péché pour nous, afin que nous soyons faits justice de Dieu en lui.

Il s’est revêtu de nos vêtements souillés pour que nous puissions porter la robe immaculée de sa justice, qui fut tissé sur les métiers du ciel. {Signs of the Times, 30 mai 1895 par. 4}

Il a été fait péché pour nous, afin que nous fussions faits justice de Dieu en Lui. Ceci est un résumé. Ce magnifique langage est comme une mélodie à nos oreilles, et nous devons constamment avoir ces paroles-là qui résonnent dans nos oreilles. Il nous faut le répéter de nombreuses fois. Cette merveilleuse musique doit être jouée dans notre esprit du matin au soir, tout comme le monde le fait. Satan le fait vraiment bien. Il les entoure constamment de musique rock, de la musique du monde. Quand vous allez dans les magasins, la musique est là du matin au soir. Ceci est un symbole de nous qui entendons la musique de Christ notre justice du matin au soir jusqu’à ce qu’elle fasse partie de nous, pour que nous en devenions captivés, et que notre psyché soit influencé par ce son incessant de l’amour merveilleux. Et à mesure que ce son de l’amour merveilleux de Dieu m’enveloppe du matin au soir, j’en deviens captivé, et l’âme habite dans les lieux célestes. Je suis fait juste en Lui.

La joie et la gratitude qui découlent de cela est envoutante. Mais il y a quelque chose d’autre autour de nous : nous vivons toujours sur le terrain enchanté de Satan. Et tandis que nous nous réjouissons dans cette joie merveilleuse que nous pouvons à peine comprendre, mais dont nous en avons été illuminés — nous savons que c’est une réalité ; Dieu l’a dit, et c’est ainsi — c’est un son de musique céleste. Et tandis que nous écoutons cette musique céleste, il y a quelques fois de brefs intervalles, peut-être pour certaines personnes très souvent ; et qu’entendons-nous sur le terrain enchanté de Satan ? Nous l’entendrons très distinctement au temps de détresse de Jacob, et je pense qu’on en est maintenant assez proche. Vous l’entendez sans doute beaucoup plus aujourd’hui que dans le passé. La musique de Satan c’est cela :

La musique de Satan

Tandis que Satan accuse le peuple de Dieu à cause de leurs péchés, le Seigneur lui permet de les tenter à l’extrême. {Great Controversy 618.3 / Tragédie des siècles 671.1}

Avez-vous entendu dire que : Si quelque chose vient à vous, c’est d’abord passé par Christ ? Si Christ ne voulait pas que cela vous arrive, ça ne vous arriverai pas. Mais ici, Christ et Dieu permettent à Satan de nous tenter à l’extrême, et il accuse le peuple de Dieu à cause de leurs péchés.

Leur confiance en Dieu, leur foi et leur fermeté, seront soumises à rude épreuve. {Ibid.}

Est-ce que je crois vraiment que lorsque Dieu dit que mes péchés sont dans les profondeurs de la mer ils y sont ? Ceci sera soumis à rude épreuve. Il permettra à Satan de mettre ses lunettes sur nos yeux.

Le souvenir de leur passé fait sombrer leurs espérances ; car ils ne peuvent voir que peu de bien dans leur vie entière. Ils ont pleinement conscience de leur faiblesse et de leur indignité. Satan cherche à les terrifier par la pensée que leur cas est désespéré, que les taches de leur souillure ne seront jamais lavées. Il espère détruire ainsi leur foi, pour les faire céder à ses tentations, et les détourner de leur fidélité à Dieu. {Ibid.}

Donc il nous faut entendre le son constant que Jésus a été fait péché pour nous afin que nous soyons faits justice de Dieu en Lui, et ensuite il y a cette autre musique, et Dieu permet cela. Arrêtez-vous pour y réfléchir un instant. La prochaine fois que vous vous sentez accablés par vos péchés, rappelez-vous, c’est une épreuve pour voir si vous allez croire que Dieu les a déjà effacés par votre confession et votre repentance par Jésus-Christ. Et que devez-vous répondre à ces suggestions ? Comment devez-vous y répondre ?

À de nombreuses reprises, sans doute, Satan vous dira que vous êtes pécheur, mais vous pouvez lui répondre : « C’est vrai, je suis un pécheur ; mais Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs. » {Testimonies for the Church Vol. 5 629.1}

Voilà comment vous lui répondez. C’est un conseil directement sous l’inspiration. Et tandis que vous continuez de recevoir les vagues accablantes des attaques de Satan qu’on lui permet de vous envoyer, et que vous appliquez continuellement cette réponse dans la beauté de ce que nous contemplons ici, il y a un soulagement et une joie et un réconfort toujours plus grands qui ressortent de cette expérience. C’est censé être exactement l’opposé de ce vers quoi Satan veut vous faire aller.

Satan vous rappellera vos péchés passés

À chaque fois que Satan vous dit : « Regarde-toi, regarde cette expérience. Tu te souviens de ça ? » Et pas seulement « Tu te souviens que tu l’as fait », mais : « Regarde un peu le noir de cette expérience qui est écrit sur ta boite mémoire. » Vous savez ce que c’est quand vos péchés du passé vous réapparaissent. Ce n’est pas juste le souvenir, c’est une chose réelle et vivante. Avez-vous déjà rêvé de vos péchés passés parfois ? C’est comme si vous les reviviez une deuxième fois. Et comment pouvez-vous dire qu’ils ne sont pas là ? Dieu a dit qu’ils ne sont plus là. Vous voyez, ces souvenirs peuvent être effacés de votre mémoire et Satan vous les fait réécouter ; mais si vous choisissez de vous concentrer sur Jésus, ils n’existent pas. Satan est un très bon technicien. Il est très fort avec un ordinateur. Ce qui a été effacé, il peut vous le remettre. Vous avez été lavés dans le sang de l’Agneau, ça a été effacé de votre esprit, vous louez le Seigneur de ce que vous avez été baptisés et que vos péchés passés sont tous dans la tombe ; et ensuite il vient et il veut vous les repasser en installant le virus. Mais tandis qu’il fait cela, votre joie toujours plus grande c’est : « Oh, loué soit le Seigneur. Oui, je suis un pécheur, mais regardez ça, il me rappelle ma profonde dépendance à mon Seigneur. »

Romains 8:31 Que dirons-nous donc sur cela ? Si Dieu [est] pour nous, qui [sera] contre nous ?

Si quelqu’un vient et m’attaque, j’ai un petit rire dans mon cœur : Mon Dieu m’a protégé de cela. Dieu est pour moi, Il l’a dit. Quoique quiconque dise, désolé. Mais Satan vient et dit : « Mais tu as fait ça. » « Bien sûr, oui, mais ça a été lavé, ça n’est plus là. » Et la mémoire vous le rejoue, mais non : la joie, la gratitude. Pourquoi ? Parce que

Romains 8:32 Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous,

Si c’est ce qu’Il a fait à Son Fils pour moi,

Romains 8:32 … comment ne nous donnera-t-il point aussi toutes choses avec lui ?

Qu’est-ce que cela inclut ? La justice de Dieu.

Romains 8:33 Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu est celui qui les justifie. 34 Qui les condamnera ?

Qui est Satan ?

Le diable, qui est-il ? C’est un ennemi vaincu. Il s’efforce comme il peut de vous trainer en enfer avec lui, c’est tout. Mais il va en enfer pour y être détruit. Et il veut emporter autant de monde avec lui que possible. Il est dans tous ses états. Et il peut vous voir que vous n’allez pas le suivre, donc c’est lui qui condamne ; mais il ne sert plus à rien. Il est déjà vaincu.

Romains 8:34 Christ est mort ; et de plus, il est ressuscité, il est même assis à la droite de Dieu, et il intercède aussi pour nous. 35 Qui nous séparera de l’amour de Christ ? [Sera-ce] la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ?

Quoi qu’il vous vienne à l’esprit.

Romains 8:37 Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs, par celui qui nous a aimés. 38 Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges [ni Satan], ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir,  39 Ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est en Jésus-Christ notre Seigneur.

Christ est-Il en vous ? Alors c’est cela « en Jésus-Christ notre Seigneur ». Rien ne nous séparera de l’amour de Dieu, qui est en Jésus-Christ notre Seigneur. Un sentiment irrésistible de gratitude ? Cela ne vous fait-il pas tressaillir à l’intérieur ? Et vous osez à peine vous réjouir, n’est-ce pas ? Vous avez ce sentiment bizarre dans votre estomac qui vous dit : « Mais attends un peu, je suis toujours… » Lâchez-le. Ne vous accrochez pas à ce sentiment. La loi est parfaitement satisfaite de cette justice de Christ. La gratitude est si précieuse quand nous nous en saisissons et que nous y croyons vraiment.

Romains 5:1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ,

Ces paroles sont tellement précieuses. Par notre Seigneur Jésus-Christ — nous nous souvenons constamment de tout ce qui est en Jésus-Christ. Donc il y a une paix parfaite.

Romains 5:2 Qui, par la foi, nous a aussi fait avoir accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu ;

L’espérance n’est pas quelque chose que vous voyez. Mais est-ce réel ? Une chose que vous ne pouvez pas voir mais que Dieu a dit existe : Pouvez-vous voir le ciel ? Non, mais vous savez qu’il existe. Par exemple, je sais que l’Allemagne existe. Je ne l’ai pas vue pendant longtemps et je me demandais si ça avait beaucoup changé depuis le temps où j’étais tout jeune là-bas. Quand j’y suis retourné : « Ouh, c’est toujours là. » Mais il y a certaines personnes qui n’ont jamais été en Allemagne, et ils ne savent que ça existe, ils ne la voient pas. Le ciel existe-t-il ? Vous ne l’avez jamais vu. Mais savons-nous qu’il existe ? Comment le savez-vous ? À cause de la déclaration qu’il existe. C’est comme regarder une carte, et vous le voyez sur la carte, c’est là qu’est l’Allemagne. La Bible est une carte et elle nous dit que le ciel est là, que Dieu est là, que le trône est là et que les anges sont là. Donc j’espère en toutes ces choses que Jésus a faites il y a deux mille ans, et je crois qu’à travers le Saint-Esprit Il produit en nous un changement de manière imperceptible. Nous ne pouvons pas le voir, mais cela se produit ; et j’espère et je me réjouis dans cette espérance — une gratitude absolue — et la loi est parfaitement satisfaite de la réalité invisible.

Romains 3:20 C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi ; car c’est par la loi [que vient] la connaissance du péché. 21 Mais maintenant, la justice de Dieu a été manifestée sans la loi, la loi et les prophètes lui rendant témoignage ; 22 La justice de Dieu, dis-je, par la foi de Jésus-Christ, pour tous ceux et sur tous ceux qui croient ; car il n’y a point de distinction, 

Parce que les exigences de la loi sont satisfaites en Jésus-Christ, donc la loi peut dire : « Oui, je suis satisfaite de cela ; je rends témoignage de ce qu’en Jésus-Christ il n’y a point de péché. » Et tandis que, par la foi de Jésus, j’épouse ceci, les exigences de la loi sont satisfaites en moi, parce que Jésus était moi. Si j’y crois, je fais partie de Jésus et la loi en rend témoignage — du point de vue légal, judiciaire et expiatoire.

Dans la réalité vivante

Mais qu’en est-il de la réalité vivante après cela ? La loi rend-elle aussi témoignage que nous pouvons être sans péché ? Qu’est-il écrit au sujet de notre vie continue ? C’est expliqué ici dans le détail, non pas seulement du point de vue légal, mais dans la réalité vivante, comme nous l’avons lu : Il y a plus. Voilà ce que nous voulons maintenant explorer.

Romains 5:20 Or, la loi est intervenue pour faire abonder le péché ; mais où le péché a abondé, la grâce a surabondé, 21 Afin que, comme le péché a régné dans la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour [donner] la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur. 6:1 Que dirons-nous donc ? 

Si j’ai été complètement, légalement et expiatoirement délivré, si là où le péché abonde, la grâce surabonde,

Romains 6:1 Que dirons-nous donc ? Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? 2 Nullement ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ?

Qu’est-ce qui est arrivé à cause de la loi ? Elle m’a tué. Elle a tué Jésus. Et Jésus est en moi, et moi en Jésus ; nous sommes tous les deux morts, nous avons été ressuscités ensemble pour une vie nouvelle, et maintenant la loi dit : « Je suis satisfaite, la condamnation a été payée. » Et maintenant que je suis mort avec Lui, continuerai-je de pécher ? Nullement. Comment pourrais-je, moi qui suis mort au péché ? Devrais-je vivre encore en lui ? Cela va de soi, n’est-ce pas ?

Romains 6:7 Car celui qui est mort, est affranchi du péché. 8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, 9 Sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus, [et que] la mort n’a plus de pouvoir sur lui. 10 Car en mourant, il est mort une seule fois pour le péché ; mais en en vivant, il vit pour Dieu. 11 Vous aussi, de même, considérez-vous comme morts au péché, mais vivants à Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.

Que devais-je considérer pour commencer ? Que tous mes péchés sont effacés quand je m’abandonne à l’histoire merveilleuse de Son amour. Comment ? Parce que je suis mort, que j’ai été crucifié avec Christ ; j’étais en Lui, et Il était en moi, et nous sommes tous deux morts ensemble. Et maintenant que mon péché a été effacé, si je me saisis de cela et que j’en fais ma musique quotidienne, alors je suis maintenant vivant à Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur, et je le considère comme tel.

Romains 6:12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, pour lui obéir en ses convoitises ; 13 Ne livrez point vos membres au péché, pour être des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous à Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et [consacrez] vos membres à Dieu, [pour être] des instruments de justice. 14 Car le péché ne dominera point sur vous, parce que vous n’êtes point sous la loi, mais sous la grâce.

Si je suis mort avec Christ, comment continuerai-je de vivre ? Tout comme Christ a été ressuscité des morts, nous sommes ressuscités à une vie nouvelle ; et étant si complètement ravi que tous mes péchés sont effacés, si je le crois vraiment et que je le considère vraiment comme tel, alors je considèrerai à partir de ce moment-là que je continuerai à être mort au péché, pour qu’il ne règne plus en moi. Qu’est-ce que le péché ? La transgression de la loi. Donc au lieu que ma chair de péché soit utilisée par le péché, je ne permettrai plus à ma chair d’être un instrument d’iniquité pour le péché. Mais je me donnerai à Dieu, parce que je suis devenu vivant des morts et mes membres sont les instruments de justice pour Dieu, parce que le péché ne dominera point sur vous. Vous n’êtes point sous la loi, mais sous la grâce.

La loi ne vous condamne plus, vous voyez. Vous n’êtes plus sous la loi. Et vous n’êtes pas obligés de flétrir à chaque fois sous la condamnation de la loi ; parce qu’à chaque fois que vous flétrissez sous la condamnation de la loi, vous pécherez. Vous pécherez, parce que vous n’arrêterez pas de vous condamner vous-mêmes et vous perdrez votre sang froid, et vous ferez quelque chose de stupide, et ça c’est pécher. Nous comprenons. Il me faut avoir la mélodie dans mon cœur, dans mon esprit et mon être à chaque instant ; et quand ceci se produit, je manifeste une vie en harmonie avec la mélodie : morts en Christ et ressuscités. Et maintenant que je suis mort et que le péché vient à moi et que Satan vient à moi, je dis : Va-t’en. Et tandis que je suis rempli de gratitude, je permettrai à cette gratitude de me faire persévérer dans l’obéissance.

Romains 3:31 Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Nullement ! Au contraire, nous établissons la loi.

Comment est-ce que nous établissons la loi ? Le passage suivant nous le dit. Rappelez-vous, la loi nous retenait dans la condamnation. Nous sommes morts maintenant à cause de cela,

Romains 7:6 Mais maintenant, nous avons été délivrés de la loi, étant morts à celle sous laquelle nous étions retenus, afin que nous servions Dieu dans un esprit nouveau, et non selon la lettre, qui a vieilli.

La loi change de ton lorsque vous êtes morts, parce que la loi vous a condamnés. Vous êtes ressuscités en nouvelle créature, et maintenant la loi dit doucement : « Tu ne feras point. » C’est cela l’esprit de la loi. « Tu t’en souviendras. » C’est cela l’esprit de la loi et c’est vraiment vaste. Cela va dans chaque aspect de notre vie. Ton commandement est d’une immense étendue, dit le psalmiste. Jésus a magnifié la loi. Cela nous amène aux paroles de Galates.

Galates 2:20 Je suis crucifié avec Christ ; néanmoins je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et la vie que je vis maintenant dans la chair, je la vis par la foi du Fils de Dieu, 

Cela veut dire que je vais faire exactement ce qu’a fait Jésus. Il n’a jamais péché. C’est cela l’esprit nouveau, et non pas la lettre qui a vieilli. Que fait l’Esprit ? Il prend de ce qui est à Jésus et me le montre. Voilà. Et Il continue de me le montrer. Quel est cet esprit nouveau dans l’expérience littérale et vivante ? Nous devons vivre non selon la lettre, qui a vieilli, mais dans un esprit nouveau. Qu’est-ce que c’est ? Voilà la raison pour laquelle il n’y a plus de condamnation dans la vie après cela :

La chair est désormais un instrument de justice, non de corruption

Romains 8:1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’Esprit ;

Vous vous souvenez ce qu’on fait maintenant de la chair ? Cette chair est désormais l’instrument de la justice, et non plus l’instrument de la corruption. C’est un instrument de l’Esprit.

Romains 8:2 Parce que la loi de l’Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

La lettre a été ôtée, l’Esprit entre en action. Quelle est cette action ?

Romains 8:3 Car ce qui était impossible à la loi, parce qu’elle était affaiblie par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et [en sacrifice] pour le péché, a condamné le péché dans la chair ; 4 Afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit.

Je ne veux plus jamais entendre personne dire : « Mais c’est ma chair qui me l’a fait faire. » Si vous dites cela, vous êtes en train de dire : « Jésus n’est pas assez fort en moi. » Donc à chaque fois que vous êtes tentés et terriblement éprouvés par un autre petit morceau vicieux des cruels sophismes de Satan, réjouissez-vous de ce que vous avez été rachetés du péché. Ne portez pas sur vous le fardeau que « Oh, c’est trop dur. » Ne portez pas ce fardeau-là. Vous avez été délivrés de ce fardeau. Maintenant, en Jésus-Christ vous vous réjouissez, et une vie de gratitude vous soutiendra, tout comme elle a soutenu Jésus par Sa foi. Celui qui vivait dans une chair semblable à celle du péché a condamné le péché dans la chair. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il l’a crucifiée. Je suis crucifié avec Christ ; je meurs chaque jour. Dès que la chair se soulève, ne la considérez pas comme vôtre ; elle est morte. Réfléchissez-y bien.

Comment pouvez-vous le faire ?

Philippiens 2:5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ,

Qu’est-ce qui est écrit ? Ayez. Pourquoi est-ce qu’il est écrit : ayez ? Parce que Jésus a pris vos péchés et qu’Il les a remplacés par Sa justice. Il les a remplacés par Lui-même. Donc ayez, croyez-y. Permettez-Lui de le faire. Permettez au Saint-Esprit. Ne le gardez pas à distance en essayant de lutter par vous-mêmes. À chaque instant de chaque jour, recevez-le en vous. Et tandis que vous faites cela, quels sont ces sentiments ? Ayez en vous ces sentiments :

2 Pierre 1:2 Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur,

Vous vous souvenez de notre Père merveilleux ? Voilà qu’était Jésus, mourant avec vos péchés et les miens, et le Père ne l’a pas rejeté. Il ne vous rejette pas non plus si vous brisez avec Jésus. Il ne méprisera pas le cœur humble, brisé et contrit. C’est cela la connaissance de Dieu et la connaissance de Jésus notre Seigneur qu’elle comprend ;

2 Pierre 1:3 Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés à la gloire et à la vertu ;

Qu’est-ce qui nous est donné par cette connaissance ?

2 Pierre 1:4 Par lesquelles nous ont été données les très grandes et précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui règne dans le monde par la convoitise. 

N’est-ce pas magnifique ? Quelle est cette pensée nouvelle ? Quels sont ces sentiments de Jésus ? C’est la nature divine. Cette pensée divine fonctionnant en moi comme elle fonctionnait en Jésus me donnera la victoire sur tous mes péchés. Permettez-moi de vous citer l’exercice tout entier sur ce sujet-là tel qu’A. T. Jones l’a présenté dans ses sermons de 1895. Ceci est essentiel pour nous aider à comprendre :

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, » lequel s’est dépouillé de Lui-même. Cette pensée doit être en nous pour que nous puissions être dépouillés, car nous ne pouvons de nous-mêmes nous dépouiller nous-mêmes. Seule la divinité peut faire cela. C’est là une chose infinie. La pensée de Satan peut-elle se dépouiller elle-même du moi ? Non. La pensée qui est en nous, cette préoccupation du moi, peut-elle se dépouiller du moi ?

Vous savez, l’égocentrisme. Cette préoccupation du moi peut-elle se dépouiller du moi ? C’est impossible.

Non ; le moi ne peut pas le faire. Jésus-Christ, le Divin, l’Infini, vint dans Sa personne divine, dans la même chair que la nôtre, et ne permit jamais à Sa puissance divine, à Son moi personnel, de se manifester d’aucune manière pour résister aux tentations, aux attraits et aux séductions de la chair.

Il n’a jamais permis à Son moi divin de le sauver de ces tentations. Il s’est dépouillé Lui-même de cette puissance. Il n’avait que la pensée qu’Il exerçait.

Qu’est-ce alors qui triompha du péché, et garda Jésus de pécher ? Ce fut la puissance de Dieu le Père qui le garda. Or, en quoi cela nous touche-t-il ? En ceci : Nous ne pouvons pas nous dépouiller nous-mêmes, mais Sa pensée divine entre en nous, et par cette puissance divine, nous pouvons nous dépouiller de notre moi mauvais ; et alors, par cette puissance divine, la pensée de Jésus-Christ, de Dieu le Père, vient à nous et nous garde du pouvoir de la tentation. Ainsi, Christ, en se dépouillant de Son moi divin, Son moi juste, nous apporte la puissance par laquelle nous sommes dépouillés de notre moi méchant.

Sa pensée s’est dépouillée de Son moi juste pour que nous puissions, avec cette pensée, nous dépouiller de notre moi méchant.

Voilà comment Il abolit dans Sa chair l’inimitié et rendit possible la destruction de cette inimitié en vous et moi.

Le voyez-vous ? Je sais que cela demande une pensée rigoureuse, et je sais aussi que, quand vous avez réfléchi à cela et que vous l’avez compris clairement, l’esprit ne peut pas aller plus loin. 

Cela vous dépasse : « Je ne peux pas aller plus loin. Qu’est-ce que je fais maintenant ? »

Là, nous arrivons face à face avec le mystère même de Dieu ; et l’intelligence limitée de l’homme doit s’arrêter et dire : « Ceci est un terre sainte ; ceci est au-dessus de ma mesure ; je ne peux aller plus loin ; je m’abandonne à Dieu. » 

Christ dépendit du Père tout le temps. Christ Lui-même, qui créa les mondes, fut tout le temps dans cette chair pécheresse qui est la nôtre et qu’Il revêtit. Celui qui créa les mondes fut constamment ici-bas en Sa présence divine ; mais jamais Il ne se permit Lui-même d’apparaître, ni de faire Lui-même quoi que ce soit dans ce qu’Il fît. Il retint tout cela. Et quand ces tentations l’assaillirent, Il aurait pu les anéantir toutes par l’affirmation, dans la justice, de Son moi divin.

Il aurait pu faire cela.

Mais s’Il l’avait fait, cela nous aurait perdus. S’Il s’était affirmé, s’Il s’était permis d’apparaître, même avec justice, cela nous aurait perdus, car nous qui sommes seulement méchants, n’aurions jamais eu alors devant nous que la manifestation du moi.

Si Jésus avait manifesté Sa justice, alors nous aurions été justifiés en tant que pharisiens.

Mettez devant les hommes qui sont uniquement méchants, la manifestation du moi, même dans la justice divine, comme un exemple à suivre, et vous rendez simplement les hommes plus endurcis dans l’égoïsme et la perversité de l’égoïsme.

Parce que Jésus était un exemple.

Donc, pour que nous, avec notre moi mauvais, puissions être délivrés de notre moi mauvais, le Divin et Saint mortifia toute manifestation de Son moi juste ; Il y renonça, et Il s’en dépouilla. Et de cette façon, Il accomplit notre délivrance. Il l’a accomplie en retenant Son moi en permanence, et en se remettant entièrement et en toutes choses au Père pour qu’Il le garde contre ces tentations. Il fut victorieux par la grâce et la puissance du Père qui vint à Lui à cause de Sa confiance, et parce qu’Il se dépouillait de Lui-même.

Et comment put-il faire cela si ce n’est par la pensée divine ?

Voilà où nous en sommes maintenant. Voilà comment cela nous arrive. Nous sommes tentés, nous sommes éprouvés, et il y a toujours la possibilité pour nous de nous affirmer nous-mêmes, et nous entreprenons de faire avancer les choses. On vous suggère que telles et telles choses « dépassent ce que même un chrétien peut supporter, » et que « l’humilité chrétienne n’est pas censée aller aussi loin que cela. » Quelqu’un vous frappe au visage, ou bien abîme votre voiture, ou vos outils, ou alors il lapide votre tente ou votre lieu de réunion. Et Satan suggère : « Envoie ces gens-là en prison, oppose-leur la loi. Les chrétiens ne doivent pas supporter de telles choses ; ce n’est pas juste. » Vous lui répondez : « C’est bien vrai ; inutile de subir cela. On leur donnera une leçon. »

Oui, peut-être le ferez-vous. Mais qu’est-ce donc que cela ? C’est de la défense du moi ; c’est une réplique du moi. Non ; retenez ce moi mauvais. Laissez Dieu s’en occuper. « À moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. » C’est ce que fit Jésus-Christ. On lui cracha dessus, on le railla, on le frappa au visage, on Lui arracha les poils de la barbe, on Lui mit une couronne d’épines sur la tête ; par dérision, on plia le genou devant Lui, en Lui disant : « Salut, Roi des Juifs ! » Ils Lui bandèrent les yeux, et le frappèrent, s’écriant : « Prophétise, qui est celui qui t’a frappé ? » On lui infligea tout cela, et dans Sa nature humaine, Il supporta tout, parce qu’Il retint Son moi divin.

Vous connaissez la chanson ? Il aurait pu appeler à Lui dix milliers d’anges, mais Il n’avait même pas besoin d’eux. Il aurait pu simplement exercer Son moi divin.

Pensez-vous qu’on Lui suggéra de faire reculer cette foule séditieuse, de manifester une seule fois Sa divinité et de balayer tous ces méchants ?

Sœur White écrit qu’un seul rayon de lumière émanant de Lui les aurait tous projetés au sol.

Satan le Lui suggéra, sans doute. Qu’a-t-Il fait ? Il se tint là, tel l’Agneau de Dieu sans défense. Il ne manifesta aucun signe d’affirmation de Son moi divin ; seul l’homme était là, abandonnant tout à Dieu pour le laisser faire tout ce qu’Il voulut faire. Il dit à Pilate : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, s’il ne t’avait été donné d’en haut. » Voilà la foi de Jésus. Et voilà ce que signifie la prophétie : « Ce sont ici ceux qui gardent les commandements de Dieu, et la foi de Jésus. »

Voilà ce que cela veut dire.

Nous devons avoir cette foi divine de Jésus-Christ, celle qui vient à nous par le don de Sa pensée qu’Il nous donne. [Et] cette pensée qu’Il me donne exercera en moi la même foi qu’elle a exercée en Lui. C’est ainsi que nous gardons la foi de Jésus.

Ainsi donc, par ce renoncement au moi, Il repoussa Son moi juste et refusa de le laisser apparaître lors des tentations les plus cruelles — et l’Esprit de prophétie nous dit que ce qu’Il endura pendant cette nuit où on le trahit fut ce qu’il y a de plus dur à supporter et à accepter pour la nature humaine ;

Il suffit que quelqu’un se défoule sur vous et que faites-vous ? Satan s’est défoulé sur Lui et qu’a-t-Il fait ? Ce qu’Il a souffert c’était ce qu’il y a de plus dur à supporter et à accepter pour la nature humaine ;

… mais en retenant Son moi divin, Il contraint la nature humaine à s’y soumettre par la puissance du Père qui l’empêcha de pécher. De cette façon, Il nous amène à [avoir] cette même pensée divine et cette même puissance divine, pour que, lorsqu’on nous se moquera de nous, lorsqu’on nous frappera au visage, qu’on nous crachera dessus et qu’on nous persécutera comme Lui, comme on le fera bientôt, cette pensée divine qui était en Lui et qui nous est donnée mette en échec notre moi naturel et pécheur, et que nous abandonnions tout à Dieu.

Vous savez, je suis Allemand, et j’ai dû beaucoup pratiquer cela. S’il m’arrivait de laisser libre cours à ma nature allemande, malheur à celui qui en ferais les frais. Mais lorsque nous abandonnons tout à Dieu, quelle sera notre expérience ?

Alors le Père nous gardera en Lui, comme Il nous garda alors en Lui.

Il nous gardera aujourd’hui, comme Il a gardé Jésus alors, nous en Lui.

C’est là notre victoire, et c’est comme cela qu’Il a détruit l’inimitié pour nous. Et en Lui, elle est détruite en nous. Béni soit le Seigneur ! A. T. Jones, General Conference Bulletin, Vol. 1 (1895), p. 330-331.

N’est-ce pas merveilleux ? C’est cela le message de 1888. Nous comprenons donc maintenant grâce à cela le passage d’Éphésiens 2:8-10. Lorsque nous avons la pensée de Jésus qui n’exerce pas Son moi, les paroles suivantes deviennent une réalité vivante.

Éphésiens 2:8 Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; 9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Vous voyez, vous ne pouvez pas vous glorifier. Il n’y aucun moi ici.

Éphésiens 2:10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions.

Nous avons été quoi ? Créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres. La pensée de Jésus se fiait au Père pour que Celui-ci fasse tout en Lui ; et si nous, en Lui, sommes dans cette même situation, alors les bonnes œuvres ont été créées en Jésus-Christ en moi. Voilà comment nous satisfaisons aux exigences de la loi. On ne peut jamais satisfaire aux exigences de la loi en exerçant le moi. Cela ne peut être fait que par la pensée divine que nous obtenons par la merveilleuse connaissance de Christ et Sa justice ; et maintenant, avec la gratitude et l’appréciation de la foi de Jésus, je me fie complètement au Père pour qu’Il œuvre en moi. Il n’y a pas de moi du tout. Je satisferai aux exigences de la loi.

Et si nous sommes Son ouvrage, considérez attentivement l’attitude que nous aurons envers les autres. Lisons-le encore une fois dans les sermons d’.A. T. Jones. Comme nous l’avons lu avant, nous sommes Son ouvrage, et c’est Lui, Dieu, qui est le Maître artisan :

Nul maître-artisan, inspectant une pièce sur laquelle Il travaille, à moitié terminée, ne se met à en faire la critique et à y trouver des défauts. Des défauts il y en a sans doute, mais elle n’est pas encore terminée. Et tandis qu’Il y travaille, s’efforçant d’en ôter tous les défauts, Il la voit telle qu’elle est dans Son plan accompli, dans Son dessein initial, dans Sa propre pensée.

Imaginez-vous comme un charpentier : vous façonnez une pièce de bois à vous la coupez à une certaine taille. Pour le moment elle n’est pas belle du tout, il n’y a rien à voir, mais vous avez une image dans votre pensée et vous voyez que ce morceau de bois va devenir une magnifique sculpture. C’est ce que Dieu fait avec vous et moi ; mais il y a encore tout un tas de coins pas beaux, donc Il la voit telle qu’elle est dans Son plan accompli, dans Son dessein initial, dans Sa propre pensée.

Ce serait bien effroyable si le sage Maître-Artisan de toute la création devait nous examiner tel que nous sommes, à moitiés achevés, et dire : « Ça n’est bon à rien ». Non, Il ne fait pas cela. Il nous voit tels nous sommes dans Son plan éternel en Christ [sans péché], et Il poursuit Son œuvre merveilleuse. Il se peut que vous et moi, nous pensions à cela et que nous disions : « Je ne vois pas comment le Seigneur va jamais [pouvoir] faire de moi un chrétien et me préparer pour le ciel, ou pour quoi que ce soit d’autre. » Il en est peut-être ainsi de notre point de vue. Et s’Il nous considérait comme nous nous considérons nous-mêmes, et s’Il était un aussi mauvais artisan que nous, c’est bien ce à quoi on pourrait s’attendre ; nous ne pourrions jamais rien valoir. Mais Il n’est pas un artisan comme nous, et Il ne nous regarde donc pas comme nous nous voyons nous-mêmes. Non, Il nous considère tels que nous sommes dans Son plan accompli. Quoiqu’aujourd’hui nous apparaissions peut-être rudes, défigurés et marqués, comme nous le sommes [en effet] ici-bas et en nous-mêmes, Il nous voit comme nous sommes là-haut en Christ.

Il est l’Artisan, et si nous avons confiance en Lui, nous le laisserons poursuivre Son œuvre ; et tandis qu’Il la poursuit, nous la considérerons comme Il la voit. Ne nous a-t-Il pas donné un exemple de Son talent ?

Qu’est-ce que c’était ?

Dieu a placé devant nous, en Christ, Son ouvrage achevé et parfait dans la chair pécheresse.

L’avez-vous atteint ? Non, mais c’est là que vous aboutirez quand Il en aura fini avec vous. Il vous rendra exactement comme Jésus est.

En Christ, Il l’a achevé et l’a placé là à Sa droite. [Et] Il nous dit maintenant : « Regardez cela. Voilà ce que Je peux faire de la chair pécheresse. Mettez maintenant votre confiance en Moi, laissez-Moi agir, et vous verrez ce que Je vais faire. Faites confiance à Mon talent. Laissez-Moi m’occuper de cette œuvre, faites-Moi confiance et Je la poursuivrai. » C’est le Seigneur qui fait tout. Ce n’est pas notre tâche du tout.  A. T. Jones, General Conference Bulletin, Vol. 1 (1895), p. 367-368.

Et tandis que nous prenons cela pour nous personnellement, assurons-nous que nous faisons aussi preuve de compassion envers les autres.

Amen.

Publié le 18/03/2019, dans Marcher à la lumière de 1888, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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