1. La loi notre conducteur

Marcher à la lumière de 1888 – Étude n° 1

Par John Thiel (étude en anglais, pdf)

Nous devons marcher à la lumière qui est descendue du ciel en 1888. Et alors que vous considérez cela, c’est un sujet qui a plus de 120 ans. Pourquoi marcher à la lumière de quelque chose qui a été abordé il y a 120 ans ? Pourquoi aborder ce sujet après tant d’années ? Nous avons déjà appris que la lumière de l’ange d’Apocalypse 18 est venue à cette époque-là, et que c’était le début de cet ange et le début de cette lumière qui s’amplifierait en un grand cri. Et alors que nous contemplons maintenant cette réalité, nous posons la question : Pourquoi cela a-t-il a pris 120 ans, et pourquoi n’avons-nous vu, à toute contemplation humaine, que si peu d’impact de ce message parmi la majorité des rangs adventistes ? Comme nous le lisons dans Testimonies to Ministers, p. 91-92, le Seigneur dans Sa miséricorde a donné un précieux message ; pour quoi faire ? Pour exalter plus distinctement devant nous le Seigneur Jésus.

Les périls des derniers jours sont sur nous. {Testimonies to Ministers 79.3}

Ceci a été écrit en 1895. Pourquoi ceci a-t-il été écrit ? Parce qu’en 1892 ils étaient déjà en train de mettre en vigueur la marque de la bête, comme nous pouvons le voir dans les déclarations faites par A. T. Jones dans le General Conference Bulletin de 1893.

Les périls des derniers jours sont sur nous. Satan prend le contrôle de tout esprit qui ne se place pas résolument sous le contrôle de l’Esprit de Dieu. Certains ont nourri de la haine contre les hommes à qui Dieu a donné la charge de porter un message spécial au monde. Ils ont commencé ce travail satanique à Minneapolis ; et puis, lorsqu’ils ont vu et ressenti la manifestation du Saint-Esprit témoignant que le message était de Dieu, ils l’ont haï encore davantage, {Ibid.}

Pourquoi ?

… parce qu’il rendait témoignage contre eux. Ils n’étaient pas prêts à humilier leurs cœurs pour se repentir, donner gloire à Dieu et donner raison à la vérité. Ils ont persistés dans leur esprit, étant remplis d’envie, de jalousie et de mauvais soupçons, comme l’avaient été les Juifs. Ils ont ouvert leurs cœurs à l’ennemi de Dieu et de l’homme. Et pourtant, ces hommes-là ont occupé des postes de confiance et ont façonné l’œuvre, autant qu’ils le pouvaient, à leur propre image. {Ibid.}

Nous avons ici la compréhension de pourquoi tant d’années après 1888. L’histoire s’est répétée. Jésus a été rejeté par les pharisiens, et ce même Jésus qui a été présenté distinctement aux gens en 1888 a été repoussé par ceux qui occupaient des postes importants. Et ils faisaient un travail satanique à Minneapolis, et ils l’ont poursuivi par la suite.

En suscitant cette opposition Satan a réussi dans une grande mesure à priver notre peuple de la puissance exceptionnelle du Saint-Esprit que Dieu désirait ardemment lui communiquer. L’ennemi les a empêché d’obtenir cette efficience qui aurait pu être la leur pour proclamer la vérité au monde, {Selected Messages Book 1 234.6 / Messages choisis vol. 1 276.1}

S’ils avaient reçu cela, ils auraient été capables de proclamer la vérité au monde,

… de la même manière que les apôtres l’avaient proclamée après la Pentecôte. On a résisté à la lumière qui doit illuminer la terre entière de sa gloire, et ce sont nos propres frères qui ont contribué pour une grande part à priver le monde de cette lumière. {Ibid.}

Je vous pose donc la question : Pourquoi cela n’a-t-il pas eu un tel impact si, à cette époque-là, cet impact leur était présenté ? Parce que nos propres frères ont contribué pour une grande part à priver le monde de cette lumière. Ce sujet était agité dans tous les sens au sein des rangs adventistes et il a perdu de sa puissance au fur et à mesure qu’on discutait du sujet comme une simple argumentation théologique. Et c’est pour cette raison que nous sommes encore sur cette planète aujourd’hui et qu’il n’y a pas eu de prise de conscience visible, en règle générale, de la part des adventistes, que nous vivons aujourd’hui dans la toute dernière expérience.

Mais nous voulons reprendre le flambeau, nous voulons être les personnes qui sont éveillées et conscientes de notre position actuelle. Nous voulons comprendre la raison de cette opposition. Sœur White identifie ici la raison principale de cette opposition :

« La loi a été notre conducteur pour nous mener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. » (Galates 3:24). Dans ce passage le Saint-Esprit, par l’entremise de l’apôtre, parle surtout de la loi morale. La loi nous révèle le péché et nous fait éprouver notre besoin de Christ et de nous réfugier auprès de Lui pour obtenir le pardon et la paix en pratiquant la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. {Ibid. 234.5 / 275.5}

Le refus d’abandonner des idées préconçues et d’accepter cette vérité explique en grande partie l’opposition qu’a rencontrée à Minneapolis le message du Seigneur présenté par les frères [E. J.] Waggoner et [A. T.] Jones. {Ibid. 234.6 / 276.1}

Quelle était l’explication ? Ils avaient des idées préconçues au sujet du conducteur. Et quand Sœur White a écrit cela, que le conducteur parle surtout de la loi morale (les Dix Commandements), l’Esprit de Dieu, à travers Sœur White, donnait vraiment à ces dirigeants une bonne fessée, parce qu’ils défendaient leur croyance que le conducteur c’était la loi mosaïque, la loi de symboles qui nous a mené à Christ. Mais Sœur White, sous l’inspiration, dit : « Non, l’apôtre parlait surtout de la loi morale. » Et c’est sur ce point-là qu’est née l’opposition.

Si donc c’est cela qui était à l’origine de l’opposition, si c’est pour cette raison que ce magnifique message a été ralenti jusqu’à ce jour, cent vingt et quelques années plus tard, nous ferions bien de l’examiner de très près et de le reprendre avec enthousiasme là où ils l’ont laissé, pour arriver à l’aboutissement de 1888 tel qu’il était voulu, quand bien même 120 ans plus tard. Mais 120 ans plus tard ? Ça vous rappelle quelque chose ? Combien de temps Dieu a-t-Il dû attendre les antédiluviens ? Il a aussi dû nous attendre, nous le peuple adventiste, autant d’années : 120 ans.

La loi dans l’épître aux Galates

Examinons où était le problème dans ce sujet :

Galates 3:21 La loi est-elle donc contraire aux promesses de Dieu ? Nullement ; car s’il eût été donné une loi qui pût donner la vie, la justice viendrait véritablement de la loi. 22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût donnée, par la foi de Jésus-Christ, à ceux qui croient. 23 Or, avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, pour la foi qui devait être révélée. 24 Ainsi la loi a été notre conducteur pour nous mener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. 25 Or, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur.

Est-ce que vous voyez le problème ? Comment est-ce que les Dix Commandements peuvent être le conducteur si lorsque vous avez la foi vous n’êtes plus sous les Dix Commandements ? C’était ça leur conflit. Explorez avec moi l’expérience de ce dont l’apôtre Paul parlait dans ce passage. Marchez avec moi à la lumière de ce qui a été rejeté à cette époque-là.

Quand vous lisez les Dix Commandements dans leur amplification spirituelle et que dans votre cœur vous voulez les garder, rencontrez-vous beaucoup de succès ? Soyez honnêtes avec vous-mêmes. Vous lisez leur impact et vous pensez : « Oh oui, je veux les garder. » Et qu’ont dit les enfants d’Israël quand les Dix Commandements leur ont été proclamés depuis la montagne de Sinaï ? Ils ont tremblé de peur et ils ont dit : « Oui, tout ce que l’Éternel nous a demandé, nous le ferons et nous obéirons ; oui ! »

Galates 3:21 La loi est-elle donc contraire aux promesses de Dieu?

Nullement, les Dix Commandements ont été donnés par Dieu.

Galates 3:21 … car s’il eût été donné une loi qui pût donner la vie, la justice viendrait véritablement de la loi. 22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût donnée, par la foi de Jésus-Christ, à ceux qui croient. 

Voilà la puissante suggestion que, bien que les Dix Commandements aient été donnés, ils n’ont pas été donnés afin que le pécheur ait par eux la vie comme initialement prévue par cette loi. Il est écrit que : alors le pécheur aurait eu la justice qui vient de la loi. Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché. Et la seule façon pour nous d’arriver à la justice, ce n’est pas par ces Dix Commandements, c’est par la foi de Jésus-Christ qui serait donnée à ceux qui croient.

Laissons l’apôtre élargir cela pour nous dans le passage suivant, et nous chercherons à appliquer ce qu’il dit à une compréhension vivante :

Romains 7:7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ?

Remarquez qu’il parle ici des Dix Commandements.

Romains 7:7 Nullement ! Au contraire, je n’ai connu le péché que par la loi ; car je n’eusse point connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.

Donc qu’a fait la loi ?

Romains 7:8 Mais le péché, prenant occasion du commandement, a produit en moi toutes sortes de convoitises.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Vous dites à un enfant : « Ne touche pas à ça » et que fera l’enfant ? Il ira le toucher. C’est exactement ce que nous fait la loi, parce qu’elle éveille en nous toutes sortes de convoitises. Vous saisissez l’idée ?

Romains 7:8 Car sans la loi, le péché [était] mort.

Si la loi ne me l’avait pas dit, je ne l’aurai pas fait, mais j’ai cette condition qui fait que, quand la loi me dit quelque chose, je vais faire exactement le contraire de ce que la loi me dit.

Romains 7:9 Pour moi, étant autrefois sans la loi, je vivais ; mais le commandement étant venu,

Qu’est-ce qui s’est passé ? La découverte de mon état de péché :

Romains 7:9 … le péché a repris vie, et moi, je suis mort.

Oh non.

Romains 7:10 Et il s’est trouvé que le commandement, qui devait me donner la vie, m’a donné la mort. 11 Car le péché, prenant occasion du commandement m’a séduit, et par lui m’a fait mourir.

Le péché prenant occasion du commandement :

– Ne touche pas !
– Je toucherai.

– Fais ceci !
– Non ;

Parce qu’un pécheur a en lui une répulsion pour les commandements de Dieu.

Romains 7:12 Ainsi la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. 13 Ce qui est bon m’a-t-il donc donné la mort? Nullement ! mais c’est le péché, afin qu’il parût péché, en me donnant la mort par une chose bonne, et que le péché devînt excessivement pécheur par le commandement.

Vous êtes coupable, vous êtes un pécheur. La loi de Dieu vous montre quel genre de pécheur vous êtes vraiment, parce qu’elle fait ressortir ce qu’il y a de pire en vous. Si la loi n’était pas là, je ne saurai pas que je suis un pécheur, je ne saurai pas de quoi je suis vraiment fait, que je vais faire exactement le contraire de ce que je sais que je devrais faire. Et cette loi étant la loi de la justice de Dieu, qu’exige-t-elle ? Tandis qu’elle identifie le péché en moi, que demande la loi ?

Ézéchiel 18:4 Voici, toutes les âmes sont à moi, l’âme du père comme l’âme du fils ; toutes deux sont à moi ; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra.

Est-ce que vous aimez les Dix Commandements ? Les Dix Commandements me condamnent à mort. Ils ne donnent pas la vie du tout, ils ne donnent pas la justice. Ils rendent la justice. C’est ce qu’ils font. Et comment cela se révèle-t-il en réalité dans notre expérience vivante ?

Nous ne devons pas nous imaginer Dieu comme impatient de punir le pécheur de ses péchés. Le pécheur attire le châtiment sur lui-même. Ses actions déclenchent une série de circonstances dont le résultat est inévitable. Chaque acte de transgression réagit sur le pécheur, modifiant son caractère, et facilitant des transgressions ultérieures. En choisissant de pécher les hommes se séparent de Dieu, se coupent du canal des bénédictions, et il en résulte nécessairement ruine et mort. {Bible Commentary Vol. 6 1110.5}

Voilà comment cette loi condamnatrice nous montre concrètement que le pécheur qui pèche mourra. Ce n’est pas que Dieu se tient là en arbitre et dit : « Tu vas mourir pour ça ! » C’est parce que, à mesure que nous violons la loi, quelque chose à l’intérieur de moi se met à réagir et produit de plus en plus en moi un caractère rebelle et facilite des transgressions ultérieures. Et en choisissant de faire cela en réaction, nous nous séparons de Dieu et nous nous coupons du canal des bénédictions, et il en résulte nécessairement ruine et mort. Voilà comment cela arrive. Et quelle horrible découverte. Donc quand la loi est venue, qu’est-ce qui s’est passé ?

L’horreur de la loi

Romains 7:9 Pour moi, étant autrefois sans la loi, je vivais ;

Tout allait très bien, merci ;

Romains 7:9 … mais le commandement étant venu, le péché a repris vie, et moi, je suis mort.

Horreur des horreurs — je pensais que les Dix Commandements seraient pour mon bien. Ça va me tuer. Mes réactions me mèneront jusqu’à la mort. Et remarquez comment l’apôtre Paul vivifie ceci aux versets suivants. Il explique cela dans sa propre expérience quand il s’est retrouvé face à face avec cette réalité :

Romains 7:14 En effet, nous savons que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

C’est ce qu’il a dû découvrir. C’est ce que vous et moi nous devons découvrir.

Romains 7:15 Car je n’approuve point ce que je fais ; je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais. 16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.

Je sais que les Dix Commandements sont justes, mais il y a cette terrible chose à l’intérieur de moi. Je veux faire ce que les Dix Commandements me disent ; je ferais tout ce que l’Éternel a dit, et j’obéirai. C’est ce que les enfants d’Israël ont exprimé.

Romains 7:16 Maintenant donc, ce n’est plus moi qui fais cela, mais c’est le péché qui habite en moi. 18 Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire, dans ma chair ; parce que j’ai la volonté de faire le bien ; mais je ne parviens pas à l’accomplir.

Je suis impuissant ! Mais rappelez-vous, c’est pour les âmes impuissantes que Dieu veut venir.

Romains 7:19 Car je ne fais pas le bien que je veux ; mais je fais le mal que je ne veux point. 20 Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. 21 Je trouve donc cette loi en moi ; c’est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; 23 Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. 24 Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce corps de mort ?

Comment est-ce que l’apôtre Paul a découvert qu’il était un homme misérable ? En essayant de garder les commandements. N’aurait-il dû jamais essayer de les garder ? Au contraire, l’Église de Dieu est appelée à défendre la loi ; et nous sommes tous appelés à essayer de les garder, mais dans un but bien précis : pour découvrir combien nous sommes pécheurs. C’est un conducteur qui nous amène à poser la question : « Je suis si misérable ! Qui peut m’aider ?! » Connaissez-vous ce genre d’expérience ? Si vous ne la connaissez pas, il vous faut encore traverser un peu plus d’enfer.

Galates 3:21 … s’il eût été donné une loi qui pût donner la vie, la justice viendrait véritablement de la loi.

Elle ne peut pas me donner la vie. Je ne peux pas tirer de justice de la loi. Et quand les enfants de Dieu et aussi beaucoup d’autres personnes arrivent aux principes moraux de la vie, les gens désespèrent complètement.

Les trois réactions à la loi de Dieu

  1. La première réaction à cette loi, très courante aujourd’hui; ils disent : « Oh, vous essayez de mériter le ciel par votre observation de la loi. La loi a été clouée à la croix ! vous n’avez pas besoin de vous inquiéter de la loi. » Donc nous n’avons pas besoin de nous inquiéter du Sabbat du septième jour ; et nous n’avons pas besoin de nous inquiéter de « Tu ne tueras point », nous pouvons partir en guerre ; nous n’avons pas besoin de nous inquiéter des liens du mariage, parce que si ça ne marche pas vous pouvez toujours vous remarier, alors qu’il est écrit que c’est adultère. Et donc toutes ces différentes lois sont jetées aux oubliettes parce que c’est un message désespérant. Ça c’est la première réaction.
  2. Il y a aussi une autre réaction : « Bon bah j’abandonne. J’abandonne ma foi, je n’y arriverai jamais. J’abandonne et je vais juste me noyer dans les plaisirs autour de moi. »
  3. Et l’autre : « J’observerai la loi comme Saul de Tarse. » C’est encore une autre alternative.

Certaines personnes clouent la loi à la croix, d’autres personnes abandonnent tout bonnement la foi parce que la loi les condamne vraiment, « et donc je n’y arriverai jamais de toute façon » ; ils s’en débarrassent pour de bon. Mais voilà maintenant celui qui croit vraiment qu’il peut le faire, Saul de Tarse.

Saul de Tarse

Philippiens 3:4 Quoique je pusse, moi aussi, me confier en la chair. Si quelqu’un croit pouvoir se confier en la chair, je le puis encore davantage, 5 Moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, né d’Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; 6 Quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice qui est de la loi, irréprochable. 

Je vais paraphraser cela : « Je suis né réformateur adventiste du septième jour ; je suis issu de la race adventiste ; je suis un adventiste, né d’adventistes ; quant à la loi, je suis un vrai battant ; et quand à la justice qui est de la loi, je suis irréprochable. » Voilà comment vous vous sortez de la condamnation de la loi. Vous y tissez l’idée que vous vous faîtes de vous-même. Ces trois attitudes-là existent dans le monde autour de nous aujourd’hui.

La loi ne vous laisse pas tranquille !

L’Esprit de prophétie nous donne l’élargissement suivant sur le troisième point :

Le pharisien ne ressentait aucune conviction de péché. Le Saint-Esprit ne pouvait pas opérer en lui. Son âme était enfermée dans une armure de propre justice que mêmes les flèches barbelées de Dieu, tirées avec la précision de mains angéliques, ne pouvaient pénétrer. {Christ’s Object Lessons 158.1 / Paraboles de Jésus 131.3}

Vous voyez ce que la loi de Dieu essaie de faire avec les anges ? Ils tirent ces flèches barbelées pour briser ce mur impénétrable de propre justice. Ces trois cas-là — celui qui dit que la loi a été clouée à la croix et je croix simplement en Jésus et tout va bien, celui qui dit : « Non, c’est trop, je n’y arrive pas, je ferai mieux d’abandonner », et puis l’approche pharisienne — ces trois cas-là sont traités dans la déclaration suivante. Parce que pendant qu’ils font tous cela, la loi ne les laisse pas tranquille :

La loi de Dieu prononce sans exception la condamnation du méchant. Celui-là peut ignorer cette voix, essayer d’étouffer ses avertissements ; c’est en vain. Cette voix le poursuit, elle se fait entendre ; elle détruit sa paix. S’il n’y prête pas attention, elle le poursuit jusqu’à sa mort. Elle porte témoignage contre lui au jour du jugement. C’est un feu inextinguible qui finit par le consumer, corps et âme. {Education 144.5 / 164.3}

Nous avons déjà une bonne compréhension de cela, parce que ce genre d’attitude où l’on fait taire sa conscience rend les gens hostiles les uns aux autres, de manière légaliste. Et cela finira par détruire chacun d’entre eux parce que le feu qu’ils allumeront les détruira les uns les autres, et Dieu y rajoutera le Sien. C’est ça la réalité de l’horreur de l’impact des Dix Commandements. Mais parmi ces trois options, il y en a une quatrième :

La quatrième option

Comme nous l’avons lu, s’il n’y prête pas attention, cette voix le poursuit jusqu’à sa mort. C’est là, entre les lignes, que se trouve la réponse. Si la loi n’arrête pas de me traquer comme ça et de me voler ma paix et de détruire mon bonheur à l’intérieur de moi-même, ne vais-je pas y prêter attention, conformément à Galates 3:24 ? Qu’essaie-t-elle de faire ?

Galates 3:24 … la loi a été notre conducteur pour nous mener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

Le sens du conducteur nous saute ici aux yeux. Que fait la loi ? Elle n’arrête pas de m’harceler et d’agacer ma conscience et de me voler ma paix. Voilà ce qu’est le conducteur — quelqu’un qui vous rappelle sans arrêt : « Tu n’es pas en train de faire ce que tu devrais faire. Allez, ici, par là. Voilà ce que tu devrais faire. » Elle me suit ! Elle me vole ma paix, elle détruit mon bonheur ! Loué soit le Seigneur ! parce que c’est le conducteur qui me vole mon bonheur pour me mener au bonheur qui vient de la justice de Christ.

Psaume 38:2 Éternel, ne me reprends pas dans ta colère, et ne me châtie pas dans ton courroux ! 3 Car tes flèches sont entrées en moi, et ta main s’est appesantie sur moi. 4 Il n’y a rien de sain dans ma chair, à cause de ton courroux, ni aucun repos dans mes os, à cause de mon péché. 5 Car mes iniquités vont par-dessus ma tête ; elles sont comme un lourd fardeau, trop pesant pour moi. 6 Mes plaies sont fétides, et elles coulent, à cause de ma folie. 7 Je suis courbé, abattu au dernier point ; je marche en deuil tout le jour. 8 Car mes reins sont pleins d’inflammation ; il n’y a rien de sain dans ma chair. 9 Je suis affaibli et tout brisé ; je rugis dans l’agitation de mon cœur. 10 Seigneur, tout mon désir est devant toi, et mon gémissement ne t’est point caché. 11 Mon cœur palpite, ma force m’abandonne ; et la lumière de mes yeux même, je ne l’ai plus.

Si vous allez voir un psychologue aujourd’hui et que vous lui dites ça, que va-t-il vous répondre ? « Arrêtez de vous rabaisser ; allez, soyez heureux, tout va bien ; devenez un pharisien, devenez quelqu’un qui dit : « Non, la loi a été clouée à la croix », mais n’abandonnez pas, ne vous jetez pas dans la fosse. » Ils essaient de flatter votre égo. Mais ce n’est pas ça la solution. Le but de la loi c’est de me faire penser et de me faire sentir comme ça. Dites-moi, est-ce ce que vous avez fait en dessous ? Vous avez maintenu une bonne façade ? et vous ne savez pas que le vrai serviteur de Dieu sait ce qui se passe en dessous. Vous savez, quand quelqu’un est tout joyeux en face de moi, je sais qu’il y a beaucoup de laideur derrière, parce que le Seigneur me l’a montré. C’est là dans la parole de Dieu. Une bonne façade bien solide ça ne passe pas avec le Seigneur ; vous vous cachez derrière des rideaux en bambous.

Psaume 38:16 Car c’est à toi, Éternel, que je m’attends ; tu répondras, Seigneur, mon Dieu !

Voilà la réponse : pas d’essayer de m’extraire à ce terrible fardeau ; venez simplement au Seigneur, lui disant : « J’espère que Tu m’aideras. » Vous vous souvenez des paroles de Romains 7:24 ? Voilà l’attitude, comme nous l’avons aussi lu dans les Psaumes : « Je suis tellement misérable ! Qui pourra me sauver de cette terrible condition ? » La loi de Dieu continuera à m’harceler jusqu’à ce que je me jette comme un chiffon mouillé sur un barreau. C’est là qu’Il me veut. Au lieu de clouer la loi à la croix, l’apôtre Paul a fait ce pour quoi il suppliait Dieu. Il disait : « Qui peut m’aider ? J’ai besoin d’aide ; j’ai besoin d’une solution à tout ça. » Et après ces paroles, il continue par la déclaration suivante :

Romains 7:25 Je rends grâces à Dieu…

Quel est le mot qui suit ? C’est un mot très important.

Romains 7:25 Je rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur.

Saul n’entama pas une attaque contre la loi afin de justifier une vie de péché ; au contraire, lorsque la lumière des exigences de la loi de Dieu fût jetée dans son esprit, il se vit pécheur, transgresseur de la loi. Ses péchés lui apparurent ; et quelle fut sa réaction ? Se lança-t-il dans une diatribe contre la loi qui lui révélait qu’il était pécheur ? Avait-il à cœur de crucifier cette loi ? Loin de là ! Il crucifiait l’esprit charnel qui se soulève contre la loi de Dieu. « Le péché a repris vie, » nous dit Paul, « et moi, » non pas la loi, « je suis mort. » Oh, quand les soi-disant chrétiens se rendront-ils compte du bord du gouffre sur lequel ils se trouvent par leur refus de reconnaître les exigences de la loi de Dieu ? {Review and Herald, 8 mars 1870 par. 11}

Vous voyez ce qu’ils ont fait ceux qui ont crucifié la loi ? Ils sont sur le bord du gouffre de la destruction. Lorsque nous ressentons la loi nous faire cela, ne crucifiez pas la loi, n’abandonnez pas, ne devenez pas un pharisien ; jetez-vous dans les bras du Seigneur Jésus-Christ. Le conducteur me condamne, me met en garde et me suit sans arrêt en martelant ma conscience. Pourquoi le conducteur fait-il cela ? Parce qu’il veut me conduire au mécanisme de libération — Jésus-Christ. De quelle mort l’apôtre est-il mort au lieu de crucifier la loi ? La mort de l’esprit charnel. Qu’est-ce qu’il a dit ? Il n’a pas crucifié la loi. Qu’a-t-il crucifié ?

Galates 2:19 Car je suis mort à la loi par la loi même, afin que je vive à Dieu.

Qu’a-t-il fait ?

Galates 2:20 Je suis crucifié avec Christ ; néanmoins je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et la vie que je vis maintenant dans la chair, je la vis par la foi du Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi.

Voilà le « par ». Que dois-je faire ? Je dois être crucifié avec Christ. C’est ça le « par » à travers lequel je serai libéré de cette misérable condition. Donc il a trouvé la foi. La loi est notre conducteur qui nous mène à Christ. Avant que cette expérience en Christ puisse avoir lieu, il fallait que le conducteur m’harcèle, il fallait qu’il m’embête, il fallait qu’il me vole ma paix, pour que je puisse trouver la foi.

Galates 3:23 … avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, pour la foi qui devait être révélée.

Comment trouver la foi

Tant que je suis encore dans cette condition où j’essaie de satisfaire aux attentes morales tel que je suis, je n’ai pas la foi. Je n’ai pas la foi. Je crois peut-être que les Dix Commandements sont justes, mais je n’ai pas la foi, parce que la loi c’est le conducteur qui m’amène à la foi. Et

Galates 3:25 … la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur.

Parce que j’ai atteint ce que le conducteur voulait me faire obtenir — découvrir que Jésus est la réponse. Comment est-ce que Paul a trouvé la foi ? Par le conducteur. Le conducteur essayait de l’amener à vivre par la foi de Jésus-Christ. Pas la foi en Jésus-Christ, la foi de Jésus-Christ. Voilà le remède :

Quand l’esprit est attiré à la croix du Calvaire, d’une vue imparfaite nous discernons Christ sur la croix infâme. Pourquoi est-il mort ? En conséquence du péché. Qu’est-ce que le péché ? La transgression de la loi. Alors les yeux s’ouvrent sur la vraie nature du péché. {Bible Commentary Vol. 6 1110.8}

La loi, la loi, la loi

Est-ce que vous suivez ce qu’on nous dit ici ? L’esprit regarde à la croix après avoir été bombardé par la loi, la loi, la loi, et d’une vue imparfaite nous discernons Christ sur la croix infâme. D’une vue imparfaite. Pourquoi est-il mort ? La vue imparfaite dit : Qu’est-ce qui se passe là ? Il est mort à cause du péché ? Qu’est-ce que le péché ? Le péché est la transgression de la loi. Quoi ? Jésus n’était-Il pas sans péché ? Et Il est mort à cause de la transgression de la loi ? Et alors les yeux s’ouvrent sur la vraie nature du péché.

La loi est violée mais ne peut pardonner au transgresseur. Elle est notre conducteur, elle nous voue au châtiment. Où se trouve le remède ? La loi nous envoie à Christ, qui a été suspendu à la croix pour communiquer Sa justice à l’homme déchu, pécheur, et le présenter ainsi à son Père revêtu de Son juste caractère. {Ibid.}

Donc voilà une chose dans laquelle il nous faut nous engager. Ceci n’est pas juste une théorie, c’est une expérience à laquelle je sais que vous pouvez vous identifier. Combien d’entre nous ont lutté avec ces expériences horrifiantes ? Voilà ce magnifique tableau de remède qui s’offre à nous — l’expiation de Jésus-Christ sur la croix. Pourquoi y est-il suspendu ? Parce qu’Il a véritablement fait l’expérience, pas simplement de la conséquence de la transgression de la loi, mais de vous et moi. Et maintenant ça me frappe : « Qu’est-ce que je Lui ai fait ? Et pourquoi a-t-Il fait cela ? » Pour que maintenant, par Lui, je puisse avoir Sa foi, pour que je puisse arriver à la foi. C’est cela la lumière de 1888. C’est ça qui a été rejeté. Et pouvez-vous voir pourquoi ? Parce que les dirigeants orgueilleux de l’adventisme ne diffèrent en rien des pharisiens ; et les pharisiens ont rejeté Christ parce qu’Il leur dévoilait leur vraie condition misérable, et ils disaient : « Il se trompe ! je ne suis pas aussi mauvais que ça. »

Et c’est ce que tous les psychologues d’aujourd’hui vous diront : « Vous n’êtes pas si mauvais que ça ; allez, vous êtes un bon petit garçon, une bonne petite fille. » C’est n’importe quoi. Enfants ou adultes, nous avons tous besoin de comprendre que nous sommes tous des vilains garçons et filles. La seule façon pour nous de trouver le vrai bonheur et la vraie bonté c’est d’accepter ce fait et de venir à Jésus et de le laisser faire peser ceci sur mon intelligence, qu’Il est là avec moi, vilain garçon, mourant à cause de moi, avec moi. C’est ce que l’apôtre Paul a découvert. Il disait : « Je rends grâce à Dieu par Jésus-Christ. » C’est cela le message de 1888 que nous continuerons d’exalter pour que nous puissions l’embrasser et y marcher. Soyons donc très attentifs pour la suite de notre exploration de la découverte continue de la foi de Jésus-Christ. La foi de. Lorsque je suis dans cette lamentable condition de la condamnation de la loi, que Jésus a partagée avec moi, comment en est-Il sorti ? Voilà comment nous poursuivrons par la suite.

Amen.

Publié le 23/01/2019, dans *Marcher à la lumière de 1888, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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