Sans réserve

Par John Thiel (étude en anglais, pdf)

Alors que nous vivons en ce temps de l’histoire de la terre, nous approchons du moment où tous ce que nous possédons sera perdu et, d’après les Écritures, notre richesse ne servira à rien au jour de la colère de Dieu.

Les maisons et les champs seront inutiles aux saints pendant le temps de détresse, car ils devront alors fuir devant une populace en fureur, et à ce moment-là ils ne peuvent vendre leurs possessions pour faire avancer la cause de la vérité présente. Il me fut montré que c’était la volonté de Dieu que les saints se débarrassent, avant le temps de détresse, de tout ce qui pourrait les gêner, et qu’ils fassent alliance avec Dieu par le sacrifice. S’ils placent sur l’autel ce qu’ils possèdent, et demandent sincèrement à Dieu de leur faire connaitre leur devoir, Il leur enseignera quand disposer de ces choses. Ils seront alors libres au temps de détresse, sans aucune entrave pour les retenir. {Early Writings 56.3 / Premiers écrits 56.2}

Comme nous le voyons dans cette citation, nous avons besoin de mettre tout ce que nous possédons sur l’autel de sacrifice. Notre dernière étude nous a amené à en venir aux prises avec notre sens de notre possession de nous-mêmes, de notre autogestion et de notre autosuffisance dont nous sommes si dépendants pour notre sécurité — un sens de sécurité que nous avons vis-à-vis de nos biens. Nous dépendons pour notre sécurité d’une assurance visible. C’est la nature humaine — je veux savoir que j’ai quelque chose sur quoi je peux me replier lorsque mes besoins sont extrêmes. Quand je n’ai plus rien, je me sens vulnérable. Mais nous sommes appelés à comprendre que ce sens de sécurité que nous recherchons diminue à mesure que nous approchons de plus en plus de la fin. Nous avons un compte bancaire qui diminue, ou pas de compte du tout. Et dans ce monde nous nous attendons à la « sécurité sociale », comme le gouvernement l’appelle, et nous réalisons que le jour viendra où ça ce n’est même plus fiable, et nous ne pouvons plus ni acheter ni vendre. Il nous faut préparer nos cœurs à faire face au sentiment de vulnérabilité lorsque tous mes soutiens sont retirés.

… Je vis qu’un sacrifice n’augmentait pas, mais qu’il diminuait et était consumé. {Early Writings 57.1 / Premiers écrits 57.1}

Elle parle ici de nos biens, le compte bancaire qui se consume, et la valeur consumée de ce que nous possédons et qui est dépensé dans la cause de Dieu. Cela créé à l’intérieur de nous un sentiment d’être aux prises avec notre désir de sécurité.

Donc je souhaiterai exalter le sacrifice consumant du ciel. Je voudrais que nous contemplions Jésus.

Le sacrifice consumant du ciel

Christ a donné pour nous Sa vie, sans rien garder. {Review and Herald, 24 juin 1902, par.10}

Voilà notre sujet — sans rien garder — un sacrifice consumant. Christ a tout donné, Il n’a rien gardé. Examinez avec moi ce phénomène. À quoi Jésus a-t-Il renoncé quand Il n’a rien gardé ?

Philippiens 2:6 Lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; 7 Mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme d’un serviteur, devenant semblable aux hommes ; 8 Et étant trouvé en figure comme un homme, il s’est humilié lui-même, et a été obéissant jusqu’à la mort, même [jusqu’à] la mort de la croix.

Quelles sont les pensées à clarifier et à méditer dans ces paroles ?

Il était Dieu, Il était en forme de Dieu, en pleine possession de lui-même, indépendant et contrôlant toutes choses dans l’univers. Dans la plus haute position de pouvoir qui puisse exister, Il était Roi des rois, Seigneur des seigneurs. Mais qu’est-ce qui est ici suggéré dans notre méditation ? Il n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu. En d’autres termes, Il ne voulait pas s’y accrocher, Il voulait y renoncer. Sans rien garder. Il n’allait pas garder sa position, Il allait y renoncer. Il s’est dépouillé Lui-même, ayant pris la forme d’un serviteur. Mais maintenant, se trouvant Lui-même dans la forme d’un serviteur et semblable aux hommes, en figure comme un homme, s’est-Il arrêté là ? A-t-Il refusé quoi que ce soit ? Pas du tout, Il s’est humilié Lui-même, et a été obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. La pensée s’ouvre à nous que Jésus n’a en effet rien gardé, jusqu’à la plus basse position de l’existence humaine ; Jésus n’a rien gardé. Nous pourrions maintenant passer des heures à méditer sur tous les passages bibliques qui démontrent cela. Mais nous nous contenterons de ce qui suit :

Telles étaient les tentations que Satan faisait peser sur le Fils de Dieu, tandis que des légions de mauvais anges l’encerclaient et qu’il n’était pas permis aux saints anges de rompre leurs rangs pour entrer en conflit avec l’adversaire calomniateur. Christ ne pouvait voir au-delà de la tombe. {Bible Echo, 15 septembre 1892, par. 2}

Où est-ce que Jésus s’est trouvé dans les tentations qui étaient identifiées ? ’Il a été obéissant même jusqu’à la mort de la croix, Il n’a rien gardé, même pas le sens de pouvoir s’y retrouver à la fin. Il ne pouvait pas voir. Il s’était complètement placé dans une position où Il n’avait aucun sens de sécurité par les choses qu’Il voyait. Christ ne pouvait voir au-delà de la tombe.

Aucune espérance brillante ne Lui présentait Sa sortie victorieuse du tombeau et ne Lui déclarait que le Père acceptait Son sacrifice. {Ibid.}

Que votre esprit s’attarde ici. C’est le but de cette étude, de s’attarder sur ce que cela veut dire de ne rien garder. Même le sens d’être accepté de Son Père n’était plus là.

Tout ce qu’Il pouvait réaliser pendant ces moments de terrible obscurité c’était le caractère odieux du péché qui avait été placé sur Lui et son épouvantable châtiment, la mort. Il craignait que le péché fût si offensant devant son Père que leur séparation serait éternelle. {Ibid.}

Avez-vous déjà ressenti cela ? Moi oui. Et vous savez que vous n’avez aucun espoir. C’est ce que Jésus a vécu.

La tentation de croire que son Père l’avait pour toujours abandonné poussa Jésus à lancer de la croix ce cri déchirant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » {Ibid.}

Mais lorsque dans ses dernières agonies le désespoir écrasait l’âme du Rédempteur, {Ibid., par. 3}

Sur quoi pouvait-Il s’appuyer ? Il n’avait rien, Il n’avait aucun sens d’un appui sur lequel se reposer ; tout était complètement abandonné.

Il s’était fié aux preuves qui Lui avaient jusqu’ici été données que le Père l’acceptait, et en cédant Sa vie précieuse Il s’était reposé, par la foi seule, sur Celui à qui Il avait toujours offert une joyeuse obéissance.  Quoique tout était enveloppé dans les ténèbres, au sein même de cette terrible obscurité, ressentie aussi par la nature sympathisante, le Rédempteur avait vidé, jusqu’à la lie, la mystérieuse coupe. {Ibid.}

Il n’a rien gardé — jusqu’à la lie.

Bien qu’Il ne réalise que faiblement qu’Il triomphera de la mort, {Ibid.}

Comment le réalisait-Il ? Par la foi seule. Il n’avait aucune preuve, c’était entièrement Sa confiance en la connaissance qu’Il avait que Dieu l’avait accepté dans le passé. C’est tout ce qu’Il avait. Et donc, ne réalisant que faiblement qu’Il pourra triompher de la mort,

Il s’écrie d’une voix forte [avec ce faible sentiment d’assurance]: « Père, je remets mon esprit entre tes mains. » Il connait le caractère de Son Père, Il comprend sa justice, sa miséricorde et son grand amour, et dans la soumission Il s’en remet à Dieu. Au sein des convulsions de la nature, les spectateurs stupéfaits entendent les dernières paroles de l’Homme du Calvaire : « Tout est accompli ! » {Ibid.}

Et ensuite Il a dit : Je remets Mon esprit entre Tes mains ; et puis Il est mort. Sans rien garder. Quel genre d’expérience est-ce que c’est ? Nous le voyons en Jésus. C’était une expérience de perte totale de tout, même du sens d’être accepté par le Père. Il ne restait plus rien, si ce n’est le souvenir de la miséricorde et de l’amour passé de Dieu envers Lui. Contemplez Son sentiment de vulnérabilité totale auquel Il s’est risqué pour notre rédemption. « Père, Je remets Mon esprit entre Tes mains. » C’est si facile de répéter ces paroles-là. Mais quelle était Son expérience ? Nous essayons de le comprendre. Pourquoi a-t-Il fait ça ? Parce que c’est là que nous nous retrouverons tôt ou tard. Je préfèrerai le vivre tôt que tard, parce que ce n’est que ceux qui le vivent avec Jésus maintenant qui pourront arriver au bout. Quelle profondeur de résignation et de confiance totale est révélée ici à notre esprit. Quel genre de confiance ? Une confiance totale d’abandon, la confiance qui dit : « Mon papa va s’occuper de moi. »

La réponse du Père

Lorsque Jésus était dans cette situation où nous nous trouvons vous et moi lorsque nous commençons à comprendre, avec notre péché qui nous sépare de Dieu, le Père l’a-t-Il abandonné ? Souvenez-vous, Il s’était Lui-même placé dans cette condition, abandonnant tout et se jetant dans les bras de Son Père ; et avec ce sentiment-là, est-ce que le Père l’a laissé tomber ? Parce qu’Il avait fait cela et qu’Il s’était jeté si entièrement dans les bras de Son Père, comment est-ce que le Père a répondu à cette confiance totale d’abandon ?

Philippiens 2:9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom ; 10 Afin qu’au nom de Jésus, tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou,

Nous contemplons Jésus qui n’a rien gardé, qui a traversé les rigueurs d’une mort sans espoir, et qui s’est jeté sur une seule chose, qu’Il ne ressentait à ce moment-là que très faiblement ; c’était la foi en Son Père. Et quand Il s’en est remis à la miséricorde de Dieu, à partir de ce moment-là, le Père lui a montré Sa consolation, parce que le Père a répondu à Sa foi. Et il en est de même pour chacun d’entre nous. Quand nous sommes confrontés à l’abandon total de toutes choses et que nous nous humilions comme Jésus l’a fait, que fera le Père ?

Jacques 4:7 Soumettez-vous donc à Dieu. Résistez au diable, et il s’enfuira de vous. 8 Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez [vos] mains, pécheurs ; et purifiez [vos] cœurs, [vous qui êtes] doubles de cœur. 9 Sentez vos misères, et soyez dans le deuil, et pleurez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse.

Est-ce là que Jésus s’est trouvé ? Il a permis à cela de se produire, Il a changé toute Sa joie en tristesse, Il a tout abandonné, et nous sommes ici appelés à être dans la même condition.

Jacques 4:10 Humiliez-vous devant le Seigneur, [comme Jésus l’a fait, sans rien garder]

Quand Jésus a fait cela, qu’a fait le Père à Jésus ? Il l’a élevé.

Jacques 4:10 … et il vous élèvera.

Peu importe ce que nous ressentons, peu importe combien nous nous sentons sans espoir et au fin fond de notre fosse d’expérience, quoi que ce soit, nous ne pouvons plus nous fier à aucun sens de soutien, il n’y a plus rien. Le Ciel a tout sacrifié parce que c’est là où je me trouve. Et lorsque nous faisons ce que Jésus a fait, le Père fera pour nous ce qu’Il a fait pour Jésus. Il vous élèvera. Où ? De quoi pouvons-nous jouir dans cette parfaite confiance ? Après la combinaison des deux passages de Philippiens 2:9 et Jacques 4:10, appartenant l’un à Jésus et l’autre à  nous, il est écrit :

Éphésiens 2:4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5 Lorsque nous étions morts dans nos péchés, nous a rendus à la vie ensemble avec Christ, (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ;

Et où nous a-t-Il ressuscités et élevés ?

Éphésiens 2:6 Et il [nous] a ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les [lieux] célestes, en Jésus-Christ ;

Pour qui cela est-il une réalité ? Les seules personnes qui connaissent cela en réalité sont celles qui n’ont rien gardé. Parce que ce n’est que lorsque nous abandonnons et soumettons tout que nous pouvons faire l’expérience de la résurrection de Jésus Christ et de l’élévation de Jésus de cette expérience déplorable.

Qu’attend-on de nous ?

Combien est-ce difficile pour un pécheur orgueilleux qui est accablé par son indignité de croire qu’il est pardonné ? Est-ce que vous trouvez ça facile ? « Je ne suis pas digne. Je ne peux pas le croire. » C’est ce que des personnes m’ont dit. « Comment est-ce que Dieu peut m’accepter ? Je suis trop mauvais. Je ne peux pas. » Qui est-ce qui parle ? Le fier moi parle.

Je n’oublierai jamais ces paroles qu’une personne m’a dites après que je lui ai partagé la beauté de l’expiation de Christ avec nous, il y a de nombreuses années. Alors que je venais d’en arriver à l’expiation, au fait que Jésus était vraiment là avec moi dans tous les sens du terme, dans chaque tentation, cette personne a éclaté en sanglots et s’est écrié : « Pourquoi est-ce qu’Il voudrait faire quelque chose comme ça pour moi ?! » Et elle ne l’a jamais accepté. C’est étrange, mais c’est normal. Le fier moi ne veut pas se rendre, parce que cela exige un abandon total et sans équivoque, de vraiment croire que mon sentiment de désespoir absolu peut être éradiqué. Je ne peux pas le croire, je ne peux pas céder — voilà le dilemme d’un pécheur orgueilleux qui sait combien il est pécheur. Il croit savoir, mais quand on lui montre, il y a une lutte. Qu’est-ce que cela nécessite pour pouvoir sortir de ce dilemme ? Cela nécessite ce qui est écrit dans Apocalypse au sujet du message du troisième ange. C’est ici quoi ?

Apocalypse 14:12 C’est ici la patience des saints; [ce sont] ici ceux qui gardent les commandements de Dieu, et la foi de Jésus.

La foi de Jésus. « Bien qu’Il ne réalise que faiblement qu’Il triomphera de la mort, Il s’écrie d’une voix forte : « Père, Je remets Mon esprit entre Tes mains. » » — c’est ça la foi de Jésus. Accablé de la dépravation et du désespoir complets de ma vie de pécheur, Jésus a pris cela en Sa propre expérience et Il exerce la foi que nous ne pouvons pas générer de nous-mêmes. C’est la foi de Jésus que je contemple, et un appel est fait à mon cœur : « Feras-tu ce que Jésus a fait ? Le feras-tu ? » C’est ça le dilemme auquel chaque individu, particulièrement en ces derniers jours, est confronté : Marcherai-je sur les traces de Jésus en ne gardant rien ? Pourquoi l’a-t-Il fait ? Pour que je puisse avoir confiance et croire en suivant Son exemple. C’est ça l’alliance que Dieu veut faire avec vous et moi. C’est l’alliance qui s’appelle l’alliance éternelle, c’est l’alliance qui commence à opérer lorsque nous avons fait une alliance avec Dieu, Lui promettant de garder ces commandements, et que nous avons dit avec orgueil, comme les pharisiens, et comme les Juifs dans le désert au pied de la montagne de Sinaï : « Oui, nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons. » Et nous mettons tous nos efforts dans cela, et puis nous échouons lamentablement. N’est-ce pas ? Et maintenant, Dieu dit : « Quels que soient vos péchés, Je fais une alliance avec vous qui est représentée par Christ avec vous. » Les gens trouvent cela si difficile d’avoir cette profonde appréciation de la grâce salvatrice de Dieu dans leur expérience pratique ; et c’est pour cela qu’Il insiste ici :

Ésaïe 55:3 Prêtez l’oreille, et venez à moi ; écoutez… 

Pourquoi dit-Il ça ? Nous voilà, nous sommes au culte divin, nous écoutons ; qu’essaie-t-Il de me communiquer ?

Ésaïe 55:3 … écoutez, et votre âme vivra ; et je traiterai avec vous une alliance éternelle, [savoir] les grâces immuables [données] à David.

Avez-vous étudié la vie de David ? J’ai été réveillé vers 4 heures ce matin et j’ai été transporté par le Seigneur sur ce sujet que j’ai présenté aux gens tout au long de mon ministère. On m’attaquait dans une Église précédente parce que je prêchais ce sujet ; ils ne le toléraient pas. Mais il y a ici une histoire merveilleuse — c’est que Dieu s’occuperait de la profondeur de dépravation que nous pouvons atteindre, et que David a atteinte. Et peut-être que certains d’entre nous n’en sont jamais arrivé là. David était dans une situation d’un tel péché qu’il pouvait dire : « Mon péché est constamment devant moi. » Il ne pouvait pas se débarrasser du péché qu’il avait commis, sur le plan des sens.

Que disait Dieu ici ? Peu importe ce que vous ressentez, peu importe la distance que vous avez déjà parcourue, Je vous montrerai la nouvelle alliance, l’alliance éternelle, qui sont les grâces immuables données à David. Nous voyons Jésus plus pleinement et plus clairement maintenant parce que Jésus a pris David sur Lui-même, et Il a souffert exactement la même dépravation que David a soufferte. Quoi que ce soit, est-ce que je peux me fier à cette déclaration ? Est-ce que je peux m’y fier ? Puis-je vraiment la croire ? Frères et sœurs, le pouvez-vous ? Quand votre péché et votre dépravation et votre condition et ma condition et la condition de tous les autres se présentent à nous, n’avez-vous pas envie de désespérer ? Jésus était là. Et dans Sa condition de désespoir, Il pouvait à peine ressentir qu’il restait une lueur d’espoir ; c’était seulement Sa foi. Il a dit : « Père, Je me jette sur Ta miséricorde. »

Refuser notre confiance

Jésus voie la culpabilité du passé, et Il nous parle de pardon ; nous ne devrions donc pas le déshonorer en doutant de Son amour. {Manuscript Releases Vol. 9 305.3}

C’est facile de douter Son amour, n’est-ce pas ? Mais ce serait le déshonorer. « Regardez ce que J’ai fait, dit le Père, Je vous aime tellement que J’ai pris votre vie et Je l’ai mise en mon propre Fils. Honorerez-vous Mon amour, ou vous accrocherez-vous à votre sentiment de dépravation sans lâcher prise ? Ne rien refuser. Qu’est-ce que nous refusons ? Nous refusons notre confiance. Nous ne devrions pas le déshonorer en doutant de Son amour.

Il faut déposer ce sentiment de culpabilité au pied de la croix du Calvaire. {Ibid.}

Bien sûr que j’ai ce sentiment de culpabilité, parce que j’ai commis des péchés qui sont, pour moi, impardonnables. Êtes-vous une personne stricte, surtout en tant que croyant au bien et au mal ? Êtes-vous perfectionnistes ? Et vous ne pouvez pas surmonter cette culpabilité perfectionniste que vous avez échoué si lamentablement dans vos attentes que vous ne pouvez pas vous supporter, mais vous vous y accrochez comme si c’était quelque chose de précieux à garder, alors que Dieu dit : « Renonces-y » ?

Il faut déposer ce sentiment de culpabilité au pied de la croix du Calvaire. Là vous pouvez le faire parce que Jésus l’a fait, avec vous.

Le sentiment du péché a empoisonné les sources de la vie et du véritable bonheur. {Ibid.}

Vous ne pouvez pas être heureux quand vous traversez ces terribles sentiments à l’intérieur de vous-mêmes. Vous pouvez figer un sourire sur votre visage, vous pouvez faire pleins de blagues pour essayer de rompre la négativité. Ça ne marche pas, hein ?

Maintenant, Jésus déclare : « Décharge tout ton fardeau sur Moi. Je prendrai tes péchés, Je te donnerai la paix. Ne bannis plus ton respect de toi-même, car Je t’ai racheté au prix de Mon sang ; tu m’appartiens. Je fortifierai ta faible volonté, et Je retirerai tes remords du péché. » Tournez donc vers Lui votre cœur reconnaissant, tout tremblant d’incertitude, et saisissez l’espérance qui vous est proposée. {Ibid.}

Quelle est la foi de Jésus ? Quand bien même Il ne ressentait que faiblement qu’il y avait la victoire après la mort, il est écrit : Tournez vers Lui votre cœur reconnaissant, tout tremblant d’incertitude (tout comme Jésus), et saisissez l’espérance qui vous est proposée. C’est ce que Jésus a fait — « Père, tout est accompli ; Je remets Mon esprit entre Tes mains. »

Dieu accepte votre cœur brisé, repentant, et vous accorde un pardon gratuit. {Ibid.}

Réjouissez-vous dans le Seigneur ! Oui, réjouissez-vous, ne vous accrochez pas à cette chose. C’est à vous, c’est à nous, c’est à moi.

Il vous offre de vous adopter dans Sa famille, vous assurant du secours de Sa grâce dans votre faiblesse. Et le Sauveur bien-aimé vous conduira pas à pas, si vous placez votre main dans la Sienne et si vous le laissez vous diriger. {Ibid.}

Le laisser. Ne t’inquiète plus de te diriger toi-même, espèce de perfectionniste, John Thiel. Dans notre perfectionnisme nous nous efforçons dans notre propre force et nous ne trouverons jamais le bonheur. C’est un fait. Je sais que c’est la réalité. Vous trouverez toujours quelque chose qui vous déplait. Vous ne trouverez jamais la lumière dans les ténèbres. Mais vous pouvez la trouver en Jésus Christ. Surmonter cet obstacle qui me retient, le surmonter par une foi parfaite et absolue.

Il se peut que vous vous accrochiez à votre propre justice et que vous pensiez avoir plus ou moins essayé de faire ce qui est juste, et qu’après tout, vous serez sauvés ainsi. Vous ne voyez pas que Christ fait tout. « Je dois d’abord me repentir », disent certains. « Je dois d’abord faire une certaine distance moi-même sans Christ, et ensuite Christ me rencontrera et m’acceptera. » {Faith and Works 72.3}

« Il faut d’abord que je me repente » ; et vous ne pouvez même pas faire ça, n’est-ce pas ? Vraiment, pouvez-vous vraiment vous repentir ? Je dois d’abord me repentir, disent plusieurs, et donc ils continuent encore et encore dans un état de désespoir parce que leur repentance n’est même pas acceptable à leur propre intelligence, et donc ils disent : « J’ai aucun espoir. » Mais considérez attentivement ce qui suit :

Vous ne pouvez même pas avoir une seule pensée sans Christ. Vous ne pouvez même pas avoir une inclination à venir à Lui s’Il ne suscite pas Lui-même des influences et ne meuve l’esprit humain par Son Esprit. Et s’il est un homme sur la face de la terre qui ait une quelconque inclination envers Dieu, {Ibid. 73.1}

D’où vient-elle ? Ce n’est pas la vôtre, ce n’est pas la mienne. Quand j’étais plus jeune, je pensais : « J’ai une inclination envers Dieu. » Et il m’arrivait même de venir à Dieu et de Lui dire : « Je t’aime vraiment, Dieu », et j’en étais fier. Mais il est écrit que, s’il est un homme sur la face de la terre qui ait une quelconque inclination envers Dieu, c’est en raison des nombreuses influences qui sont mises en marche pour opérer sur son esprit et son cœur.

Toutes ces influences appellent à son allégeance à Dieu et à sa reconnaissance pour la grande œuvre que Dieu a accomplie en sa faveur. {Ibid.}

Alors ne disons plus jamais que nous pouvons nous repentir de nous-mêmes et qu’ensuite Christ pardonnera. Assurément non. C’est la faveur de Dieu qui pardonne. C’est la faveur de Dieu qui nous conduit par Sa puissance à la repentance. Tout vient donc de Jésus Christ, tout relève de Lui, et vous voulez simplement rendre à Dieu la gloire. {Ibid. 73.2}

Qu’est-ce qui est écrit ? « Craignez Dieu, et Lui donnez gloire » là, sur ce point-là, « car l’heure de Son jugement est venue. »

Lâcher les rênes

Pourquoi ne répondez-vous pas plus souvent lorsque vous vous réunissez dans vos assemblées ? {Ibid.}

Est-ce que vous vous sentez parfois si coupables et si imparfaits que vous n’osez même pas ouvrir la bouche à la réunion ? Vous n’avez pas encore trouvé la belle délivrance. Quand la véritable délivrance ressort, vous ne pouvez pas vous retenir, vous l’exprimerez. « Je loue Dieu pour ce que j’ai trouvé en Lui ! » Nous avons besoin de percer cet obstacle, sans rien garder, comme Jésus l’a fait. Rendez-vous, comme Jésus l’a fait. Arrêtez de tenir les rênes !

Ceux qui souhaitent obtenir le pardon de leurs péchés passés doivent venir à Christ tels qu’ils sont, en disant : « Seigneur, bien que j’ai été racheté à un grand prix, et que je t’appartienne, j’ai, par le passé, refusé de me donner à Toi. {This Day With God 153.3}

« Tu l’a déjà accompli, je le sais, mais je ne me suis pas vraiment, totalement et entièrement rendu, sans réserve. Seigneur, je n’ai pas fait cela. »

Je reconnais maintenant que je ne suis point à moi-même, et que je ne peux pas faire ce que je veux de moi-même. Prends-moi tel que je suis, une pauvre créature pécheresse, et lave-moi, purifie-moi de tout péché en prenant mon péché Toi-même. {Ibid.}

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que mon péché est devenu le Sien. Il a Lui-même pris mon péché.

Je ne mérite pas cela, mais Tu es le seul qui puisse me sauver. Ôte mon péché et donne-moi Ta justice. Je ne souhaite pas rester dans le péché un jour de plus. Transmets-moi Ta justice, et préserve-moi de toute transgression de Ta sainte loi. » {Ibid.}

Ceux qui souhaitent obtenir le pardon de leurs péchés passés doivent venir à Christ tels qu’ils sont, en disant cela. Lorsque l’on fait véritablement cela, lorsque ceci est vraiment notre engagement délibéré, ne refusant rien, me jetant comme Jésus l’a fait dans les bras du Seigneur, lorsque nous faisons ceci et que je reconnais que je ne suis pas à moi-même, que recevons-nous ?

En tant que Chef de l’Église, Christ appelle avec autorité toute personne prétendant croire en Lui à suivre Son exemple de renoncement et de sacrifice. {That I May Know Him 81.5}

Nous lisons généralement cette déclaration comme voulant simplement dire que nous devons Lui sacrifier et Lui donner tout. Bien sûr, c’est ce que cela veut dire, mais nous n’allons pas plus loin que le fait de devoir Lui donner toutes mes richesses et tous mes biens. Mais que venons-nous d’apprendre ? Mon renoncement et mon sacrifice c’est lâcher prise de tout, comme Jésus l’a fait dans ma condition de pécheur. Je vais donner cela, l’abandonner, au lieu de m’y accrocher.

Ils sont appelés [avec autorité] à se rassembler sans plus tarder sous la bannière ensanglantée de Jésus Christ. Sans réserve, ils doivent s’offrir entièrement pour l’accomplissement de résultats éternels et illimités – le salut des âmes. {Ibid.}

Pouvez-vous voir maintenant cette tournure intéressante ? Parce que je me suis saisi de la miséricorde de Dieu comme Jésus l’a fait, je me sacrifie entièrement, sans réserve, m’offrant entièrement moi-même pour quoi ? L’accomplissement de résultats éternels et illimités – le salut des âmes. C’est ce qu’a dit David dans le psaume 51. « Afin que je dise aux autres ce qui a été fait pour moi. » Lorsque j’ai véritablement cédé, Dieu peut m’utiliser, parce que je ne Lui refuse rien. Voilà le détail important et précis que le Père céleste et Jésus dans le sanctuaire attendent : que nous déposions tout sur l’autel. As-tu tout déposé sur l’autel de sacrifice ? C’était le chant-thème de notre conférence, vous vous souvenez ?

À tous ceux qui s’offrent sans réserve à Son service, le Seigneur donne le pouvoir d’obtenir des résultats illimités. {God’s Amazing Grace 157.4 / Puissance de la grâce 158.4}

N’est-ce pas illimité ? Élevés avec Jésus à la salle du trône — des résultats illimités. Cela dépend de mon offrande de moi-même sans réserve.

L’Éternel Dieu est tenu par une promesse éternelle d’octroyer puissance et grâce à quiconque est sanctifié par son obéissance à la vérité. {Ibid.}

C’est ce qu’Il a fait pour Jésus, et c’est ce qu’Il fera pour tous ceux qui suivent l’exemple de Jésus, ne refusant absolument rien, abandonnant tous leurs sens dans les bras du Seigneur. Une fois cela accompli et maintenu, les résultats illimités sont les richesses du ciel.

Ceux qui se consacrent entièrement à Dieu ne seront pas épargnés par l’ennemi des âmes. {Atlantic Union Gleaner, 12 juillet 1905, par. 3}

Donc qu’arrivera-t-il quand vous faites cela ? L’ennemi des âmes continuera à vous harceler.

Satan se présentera à eux avec ses tentations spécieuses, cherchant à les détourner de leur loyauté envers Dieu. Comme il l’a fait pour Christ dans le désert de la tentation, il essaiera de les acheter, en disant : « Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu m’adores. » {Ibid.}

Nous parlons ici des richesses et des biens de ce monde. Satan nous dit, comme il a dit à Jésus : « Tu suis simplement tes impressions de moi, et je te donnerai les richesses et tu auras un sentiment de sécurité dans tes richesses. »

Mais quelle devrait être la réponse du chrétien à toutes les tentations du malin ? Il devrait dire : « Je n’encouragerais pas par mon influence une autre cause que celle de Christ. Je ne suis point à moi-même ; j’ai été racheté à un grand prix. Je ne dois pas vivre pour mon propre plaisir, car j’ai été acheté, racheté par le sang de Christ. Je ne peux donner davantage à Christ que ce qui lui appartient, car chaque moment de ma vie lui appartient. {Ibid.}

Combien ? Chaque moment de ma vie Lui appartient. Je ne peux pas Lui donner moins que ça. Sans réserve.

Je suis son bien, un serviteur employé pour faire la volonté de mon Maître. » Voilà la seule attitude dans laquelle nous serons en sécurité. Et si les membres de l’Église pensaient ainsi, quelle puissance l’Eglise n’aurait-elle pas pour attirer et gagner les âmes à Christ. {Ibid.}

Est-ce que vous voyez ? C’est cela l’effusion de la pluie de l’arrière-saison, et c’est cela le grand cri ; parce que lorsque les gens sont complètement allé de l’avant, sans rien garder, le Seigneur peut achever son œuvre. Combien de temps voulons-nous encore attendre ? Je ne fais pas ce que je veux avec mes biens. Pourquoi ? Parce que j’ai fait une expérience avec Jésus. Il n’a rien refusé et Il veut que je ne Lui refuse rien. Notre percée totale n’est générée que par ma concentration sur le grand amour de Dieu en Jésus, comme nous l’avons exploré ici.

C’est là que le passage suivant nous déclare le lien merveilleux entre nos richesses et l’alliance que nous avons contemplée.

Deutéronome 8:18 Mais tu te souviendras de l’Éternel ton Dieu ; car c’est lui qui te donne la force pour acquérir des biens, afin de confirmer son alliance qu’il a jurée à tes pères, comme tu le vois aujourd’hui.

L’alliance, savoir les gratuités immuables données à David, que nous avons explorées dans notre profonde méditation, est établie par notre réception des richesses pour les dépenser dans cette merveilleuse œuvre de Jésus Christ pour le salut des âmes.

Ceux qui travaillent pour Dieu doivent faire preuve d’abnégation. Christ a donné pour nous sa vie, sans rien garder. Que ceux qui travaillent pour lui manifestent un esprit de sacrifice et un désir ardent de faire progresser l’œuvre avec promptitude, réalisant que c’est une œuvre qui doit être menée à bien aussi rapidement que possible. Que des efforts fervents et consacrés soient déployés. Que ceux qui croient à la vérité représentent Christ en travaillant pour Lui avec amour et bonne volonté. {Review and Herald, 24 juin 1902, par. 10}

Il n’a rien gardé, et parce qu’Il a fait cela, Il m’invite à Lui abandonner ma culpabilité de péché et tout le reste qui va avec. Puissions-nous être parmi ce peuple qui a percé ces barrières et qui ne garde rien.

Amen.

Publié le 04/12/2018, dans L'amour de Dieu, Sermons, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s