La paix dans les derniers jours

Par John Thiel (étude en anglais, pdf)

Philippiens 4:4 Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur

Toujours. Cela veut dire toujours, quelles que soient les circonstances. Réjouissez-vous dans le Seigneur. Pourquoi ?

Philippiens 4:5 Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur [est] proche.

Qui est le Seigneur ? Le grand Dieu de l’univers. Celui qui dépasse tout entendement humain est proche

Philippiens 4:6 Ne vous inquiétez de rien,

Ne vous inquiétez pas. Est-ce que vous vous inquiétez ? Êtes-vous anxieux par rapport à ceci, cela, ou cette autre chose ? Ne soyez pas anxieux. Ne vous inquiétez pas. Que devriez-vous faire pour ne pas vous inquiétez ?

Philippiens 4:6 … en toutes choses, faites connaître vos demandes à Dieu, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces.

Une fois que vous avez fait connaître votre demande à Dieu, le grand Dieu qui contrôle l’univers, pourquoi devriez-vous vous inquiéter ? Pourquoi devrai-je m’inquiéter ? Remettez toutes choses à Dieu avec supplications et actions de grâces. Et que peut être votre privilège ?

Philippiens 4:7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées par Christ Jésus.

Une paix qui surpasse toute intelligence. Bien sûr, le Dieu qui dépasse toute intelligence est proche. Et notre grand besoin c’est de laisser cette réalité s’enraciner dans nos cœurs. Notre époque actuelle et les jours à venir sont d’une telle difficulté que si cela n’est pas bien enraciné dans notre compréhension, nous serons perdus. Les circonstances qui encerclent déjà le peuple de Dieu l’ont déjà détruit telles qu’elles sont. Ceux qui ont vécu avant nous pendant les derniers jours, depuis 1844, n’étant plus parmi nous, la majorité aujourd’hui a perdu ses repères, et ils ne savent pas exactement où ils devraient être. Et comment s’annonce le futur pour nous ? Nous avons des descriptions du terrible futur qui est encore à venir, sans parler de ce qui est déjà arrivé dans le passé. Le témoignage suivant a été écrit dans les années 1880, nous sommes au 21e siècle. Qu’est-ce qui nous attend aujourd’hui ?

Nous avons la théorie de la vérité, et nous devons maintenant chercher le plus sérieusement possible à obtenir son pouvoir sanctifiant. {Testimonies for the Church Vol. 5 388.1}

Nous connaissons la vérité, elle nous a été prêchée maintes et maintes fois ; elle est dans tous ces livres, nous n’avons aucune question par rapport à la pure doctrine. Ce dont nous avons besoin c’est son pouvoir sanctifiant. Nous n’avons plus besoin de prouver ce qui est juste ou faux, nous savons que c’est là.

Un temps de péril

Je n’ose pas garder le silence en ce temps de péril. C’est un temps de tentation, de découragement. {Ibid.}

Dites-moi, avez-vous découvert ça ? Des tentations, oui, sévères. Et le découragement ? Le peuple de Dieu découragé ? Nous vivons dans un temps de découragement. « Je n’ose pas garder le silence », disait-elle.

Chacun est assailli par les artifices de Satan, et nous devrions nous rapprocher les uns des autres pour résister à sa puissance. Nous devrions être d’une seule pensée, disant les mêmes choses, et glorifiant Dieu d’une même bouche. Alors nous pourrons élargir nos projets avec succès, et, par des efforts missionnaires vigilants, tirer profit de chaque talent que nous pouvons employer dans les différents départements de l’œuvre. {Ibid.}

Cela a été écrit à la fin des années 1880. « Je n’ose pas garder le silence en ce temps de péril. » « C’est un temps de tentation, de découragement » ; « chacun est assailli par les artifices de Satan. »

Les tentations de Satan sont maintenant plus grandes que jamais auparavant, car il sait que son temps est court, et que très bientôt chaque cas sera décidé, soit pour la vie, soit pour la mort. {Early Writings 46.1 / Premiers écrits 46.1}

Est-ce que nous réalisons ? Ma vie est en train d’être décidée pour la vie ou pour la mort, et les tentations de Satan sont maintenant plus grandes que jamais auparavant, quand ceci était écrit.

Ce n’est pas le moment de sombrer maintenant sous le découragement et l’épreuve ; nous devons tenir bon sous toutes nos afflictions, et nous confier entièrement au Dieu puissant de Jacob. Le Seigneur m’a montré que Sa grâce est suffisante pour toutes nos épreuves, et bien qu’elles soient plus grandes que jamais auparavant, toutefois si nous nous confions entièrement en Dieu, nous pouvons vaincre chaque tentation, et par Sa grâce, en sortir victorieux. {Ibid.}

Nous nous trouvons dans cette période qui s’est grandement intensifiée depuis le moment où cela a été écrit. Les gens autour de nous prétendent être fidèles au Seigneur, mais ils se soumettent au monde et à ses influences. Dans quelle tromperie le christianisme se trouve-t-il aujourd’hui. Ils se font débranchés par Satan, et ils ne le savent pas. Vous et moi, sommes-nous moins en danger qu’eux ? Ô combien nous avons besoin de nous saisir de ces réalités.

L’expérience de Jacob

Les réalités qui étaient décrites par Sr. White en vision sont en effet les réalités de notre vie :

Le 20 novembre 1857, on me montra le peuple de Dieu, et je les vis extrêmement ébranlés. Certains, avec une foi forte et des cris d’agonie, imploraient Dieu. Leurs visages étaient pâles, et marqués d’une anxiété profonde, exprimant leur lutte intérieure. Une fermeté et un grand sérieux étaient exprimés sur leurs visages, tandis que de grosses gouttes de sueur tombaient de leurs fronts. {Testimonies for the Church Vol. 1 179.3}

De quel genre d’intensité faisaient-ils l’expérience ?

De temps à autre, leurs visages était illuminés des marques de l’approbation de Dieu, puis, de nouveau le même regard solennel, sérieux et anxieux venait reposer sur eux. {Ibid.}

Des mauvais anges s’amassaient autour d’eux, pressant sur eux leur obscurité, afin d’exclure Jésus de leur vue, pour que leurs yeux soient attirés vers l’obscurité qui les entouraient, qu’ils doutent de Dieu et qu’ensuite ils murmurent contre Lui. Leur seule sécurité était de garder leurs yeux dirigés vers le ciel. {Testimonies for the Church Vol. 1 180.1}

Sommes-nous sensibles à la réalité que ceci a été, et est encore aujourd’hui la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons ? Vous repensez à votre vie, à ces moments de conflit et de combat auxquels vous avez fait face, des conflits et des tentations dans lesquels vous avez même échoués, et Satan vient et dit : « Tu vois ? Tu n’as pas d’espoir, tu es complètement dépravé, tu n’y arriveras pas, la décision de ta vie a été faite, tu es du mauvais de côté. » Ce genre de chose venait à vous, comme elles sont venues à beaucoup de gens qui sont arrivés à ce message, et qui ont pensé que : « Ce message n’est pas de Dieu, parce qu’il ne me donne aucun d’espoir. Je suis perdu » ; et pourtant ces messages sont riches d’espoir, riches de vérités consolatrices, parce que, comme il est écrit dans l’Esprit de Prophétie, ces gens ont appris à faire confiance au Dieu de l’univers contre tous leurs sens. Ils étaient déterminés à ne pas abandonner.

Des anges de Dieu était chargés de veiller sur Son peuple, et alors que l’atmosphère empoisonnée des mauvais anges était pressée sur ces gens anxieux, les anges célestes battaient continuellement de leurs ailes au-dessus d’eux pour disperser l’épaisse obscurité. {Ibid.}

Certains, je le vis, ne participaient pas à ce travail d’agonie et de supplication. Ils semblaient indifférents et négligents. Ils ne résistaient pas à l’obscurité autour d’eux, et elle les enferma comme un nuage épais. Les anges de Dieu quittèrent ceux-ci, et je les vis se hâter pour venir en aide à ceux qui luttaient de toutes leurs forces pour résister aux mauvais anges, et qui essayaient de s’aider eux-mêmes en invoquant Dieu avec persévérance. Mais les anges quittèrent ceux qui ne faisaient aucun effort pour s’aider eux-mêmes, et je les perdis de vue. {Testimonies for the Church Vol. 1 180.2}

Avec de telles réalités que celles qui sont décrites ici, sur nous, le pire est encore à venir ; et Jérémie 30:5-7 décrit la conclusion qui va en s’intensifiant : la consomption. C’est une expérience extrême qui nous attend. Nous l’avons déjà ressenti en partie. Mais cela va s’intensifier davantage.

Jérémie 30:5 Car ainsi dit le SEIGNEUR : Nous avons entendu une voix de tremblement, de peur, et non pas de paix. 6 Demandez maintenant, et voyez si un homme enfante ? Pourquoi donc vois-je tout homme avec ses mains sur ses reins, comme une femme en travail, et [pourquoi] tous les visages sont-ils devenus pâles ? 7 Hélas ! Car ce jour [est] grand, de sorte qu’il n’y en a pas de semblable ; c’est même le temps de détresse de Jacob ;

Et voici la consolation de la parole de Dieu :

Jérémie 30:7 … mais il en sera sauvé.

C’est dans ce dernier point du passage que nous devons trouver notre réconfort, parce que lorsque nous arrivons à ces moments de notre expérience qui sont mentionnés ici : « Hélas ! » nos visages deviennent pales, et de grosses gouttes de sueur viennent sur notre front ; ce sera tellement extrême qu’un homme est en train de vivre le traumatisme de l’enfantement. Vous, les femmes, vous savez ce que c’est. Cela vous frappe comme quelque chose d’inattendu, n’est-ce pas ? Vous pensez : « Oh oui, ça vient, ça vient, » et tout d’un coup : « Oh ! » Désespoir : « Je ne peux pas ! » Quel genre de désespoir vous frappe à ce moment-là ? C’est aussi l’expérience d’un homme. Chaque homme se tient les reins à cause de l’agonie qui le frappe et l’anéantit mentalement et spirituellement.

Comment est-ce que Philippiens 4:4-7 peut s’appliquer à ce moment-là ? « Ne vous inquiétez de rien », quand il y a apparemment tant de choses qui nous frappent et dont nous devrions nous inquiéter ? Dans Jérémie, nous avons lu « non pas de paix », et ici, dans Philippiens, il est écrit : « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence ». La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence nous soutiendra. C’est ça que nous devons comprendre dans ce passage : Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, même à ce moment-là. Se réjouir dans le temps de détresse de Jacob, une telle chose est-elle possible ? Appliquons cela.

Se réjouir dans la tribulation

Jésus nous avertit :

Jean 16:20 En vérité, en vérité, je vous dis, Que vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais le monde se réjouira ; et vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie.

Essayez un peu de comprendre ça. La tristesse changée en joie ? Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. Alors que le peuple de Dieu est encerclé par des circonstances qui les font pleurer et se lamenter, Jésus dit : « En vérité, en vérité, voilà ce qui va vous arriver. Vous serez dans la tristesse et le monde se réjouira. » Quoi ? Je suis censé me réjouir alors que je suis dans la tristesse et que le monde se réjouit ? Est-ce que vous pouvez comprendre le dilemme ?

C’est l’expérience du psaume 73. « Le monde s’amuse, et moi, » dit David, « je me punis. Les yeux leur sortent dehors à force de graisse, et moi, je vis ces moments terribles ; je me demande si je suis bien sur le bon chemin. » L’affaire est à ce point sérieuse. Nous voyons maintenant que Dieu parle honnêtement avec Son peuple, et Il leur dit : « Voilà quel sera votre dilemme. »

Jean 16:33 Je vous ai dit ces choses, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde vous aurez des tribulations ; mais ayez bon courage, j’ai vaincu le monde.

Quand il est écrit que nous devons nous réjouir toujours dans le Seigneur, cela s’applique aux gens qui sont en fait dans la tristesse, qui pleurent, et qui passent par des souffrances et des tribulations extrêmes. Et dans ces tribulations, ils peuvent se réjouir. Pourquoi ? Parce que si je passe par ces tribulations, comme Il a dit que j’en ferai certainement l’expérience, Il a également dit : « Afin qu’en moi vous ayez la paix. » « La paix qui surpasse toute intelligence se trouve en Moi, » dit-Il. « Dans le monde vous aurez des tribulations ; mais ayez bon courage. Réjouissez-vous, alors que vous traversez cela, de ce que J’ai vaincu le monde. En Moi vous aurez la paix pendant les tribulations. »

Qu’est-ce qui est écrit au sujet de ceux qui en viennent à faire partie des 144 000 hors de cette période ?

Apocalypse 7:14 Et je lui dis : Mon seigneur, tu [le] sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui sont sortis d’une grande tribulation, et [qui] ont lavé leurs robes, et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau.

La tribulation, mais J’ai vaincu le monde. Lavez vos robes. Traversez cela avec Moi, afin que votre caractère puisse être blanchi dans le sang de l’Agneau.

Comment pouvons-nous nous réjouir toujours dans le Seigneur afin que la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence puisse être la nôtre ?

Romains 5:3 Et non seulement [cela], mais nous nous glorifions aussi dans les tribulations,

Toujours, aussi.

Romains 5:3 … sachant que la tribulation produit la patience ; 4 Et la patience l’expérience ; et l’expérience l’espérance.

Quelle est la réjouissance ? Je suis en train de vivre une expérience. Je suis en train de vivre l’expérience de mon Seigneur Jésus Christ, qui dit : « J’ai vaincu le monde, fais-Moi confiance. Joins-toi à Moi. Travaillons-y ensemble. » Je suis capable de me glorifier, de me réjouir, dans la tribulation parce que je vais faire partie de ces gens au sujet desquels il est écrit : « C’est ici la patience des saints » ; parce que la tribulation produit la patience, et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance.

Heureux ceux qui pleurent. Pourquoi ? Car ils seront consolés. Cela est-il directement lié au temps de détresse de Jacob ? Est-ce de ça dont il est question dans cette réjouissance que nous devons avoir « toujours » ?

Le Seigneur est proche

Mais quand la tribulation vient à nous, combien d’entre de nous sont comme Jacob ! Nous croyons que c’est la main d’un ennemi, et dans l’obscurité nous luttons aveuglément jusqu’à ce que notre force soit épuisée, et nous ne trouvons ni réconfort ni délivrance. {Thoughts from the Mount of Blessing 11.3 / Heureux ceux qui 19.1}

Nous luttons, nous luttons pour notre vie, afin de pouvoir ressentir la paix magnifique que nous sommes censés ressentir. Et c’est là que vient cette calamité dans notre expérience, et nous pensons : « C’est le diable ! » Et nous nous battons, nous sommes remplis d’anxiété, nous luttons, et nous sommes pleins de sueur (comme c’est écrit dans le témoignage : « de grosses gouttes de sueurs tombaient de leurs fronts »). Nous luttons comme luttait Jacob.

Au point du jour, le toucher divin révéla à Jacob Celui avec qui il avait lutté – l’Ange de l’alliance ; et dans l’impuissance et les pleurs, il se jeta sur le sein de l’Amour infini, pour recevoir la bénédiction après laquelle son âme soupirait. Nous avons aussi besoin d’apprendre que les épreuves sont bénéfiques, et à ne pas mépriser le châtiment du Seigneur, ni perdre courage quand nous sommes repris de Lui. {Ibid.}

« Heureux l’homme que Dieu châtie ; . . . Il fait la plaie, et Il la bande ; Il blesse, et Ses mains guérissent. Dans six détresses, Il te délivrera ; et dans sept, le mal ne te touchera point. » Job 5:17-19. Pour chaque âme abattue, Jésus vient avec le ministère de guérison. La vie de deuil, de douleur, et de souffrance peut être illuminée par de précieuses révélations de Sa présence. {Thoughts from the Mount of Blessing 12.1 / Heureux ceux qui 19.2}

Quelle leçon de choses magnifique nous avons en Jacob. Il pensait qu’un ennemi était là pour lui ôter la vie. Il priait dans l’obscurité, il était en contact avec Dieu, et Dieu est venu le toucher, et il a cru que c’était un ennemi. Comme c’est réaliste pour vous et moi aujourd’hui. Et à moins que nous assimilions ce magnifique passage biblique (Philippiens 4), quand le moment vient, et que nous oublions que les ténèbres et l’épreuve que je traverse sont en réalité le Seigneur qui est proche, nous ne nous en sortirons pas. Mais souvenez-vous, tout ce qui vient à nous nous est venu par Jésus Christ. Et Il ne laissera venir à vous et à moi que ce qui est destiné à nous faire traverser l’épreuve avec succès, afin que nous puissions vaincre comme Jésus a vaincu.

La vie de deuil, de douleur, et de souffrance peut être illuminée par de précieuses révélations de Sa présence. {Ibid.}

Quand Il s’est révélé à Jacob et lui a touché la hanche, qu’a fait Jacob ? « Oh, c’est Toi, ô Seigneur ! » et il a mis sa tête sur Son sein, et il a dit : « Je ne te laisserai pas partir à moins que Tu me bénisses. »

Dieu ne veut pas que nous demeurions oppressés par une tristesse muette, avec des cœurs brisés et meurtris. Il veut que nous regardions vers le haut, et que nous contemplions Son cher visage d’amour. Nombreux sont ceux aux côtés desquels le bien-aimé Sauveur se tient, et dont les yeux sont tellement aveuglés par les larmes qu’ils ne le voient pas. {Thoughts from the Mount of Blessing 12.2 / Heureux ceux qui 19.3}

Souvenez-vous des deux disciples sur la route d’Emmaüs. Jésus marchait avec eux, Il parlait avec eux, et ils étaient tellement abrutis par les larmes dans leurs yeux qu’ils ne l’ont pas reconnu, et pourtant Il était là pour les consoler. C’est notre expérience.

Il désire ardemment saisir notre main, et que nous regardions à Lui dans une simple foi, en le laissant nous guider. Son cœur est ouvert à nos peines, à nos douleurs, et à nos épreuves. Il nous a aimés d’un amour éternel et nous a entourés d’une tendre bonté. {Ibid.}

Avez-vous vu comment Il fait cela ?

Nous pouvons garder le cœur fixé sur Lui et méditer sur Sa tendre bonté tout le jour. Il élèvera l’âme au-dessus de la tristesse et la perplexité de tous les jours, [et la fera demeurer] dans un monde de paix. {Ibid.}

Le laisserez-vous ? Le laisserez-vous élever votre âme jusqu’à un monde de paix quand les expériences horribles auxquelles nous faisons face nous frappent ?

Comme si vous ne pleuriez pas

Nous pleurerons tandis que le monde se réjouit. Nous serons touchés et il nous faut être capable de survivre à cette expérience de tristesse comme Jacob a survécu.

1 Corinthiens 7:29 Mais je dis ceci, [mes] frères : Le temps [est] court ;

À quel point est-ce que c’est vrai pour aujourd’hui ? Donc raison de plus pour ceci :

1 Corinthiens 7:29 … que désormais ceux qui ont des femmes soient comme s’ils n’en avaient point ; 30 Et ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient point ; ceux qui se réjouissent, comme s’ils ne se réjouissaient point ; et ceux qui achètent, comme s’ils ne possédaient point ; 31 Et ceux qui usent de ce monde, comme n’en abusant point ; car la figure de ce monde passe.

Ce passage est vraiment pertinent pour nous, de sorte que, bien que nous soyons dans la tristesse, nous sommes :

2 Corinthiens 6:10 Comme attristés, toutefois toujours joyeux ;

De sorte que, quand je pleure, je pleure comme si je ne pleurai pas. Ô, j’aime cette expérience. Quand ça m’est arrivé et que je ne réalisais pas, je pleurais toutes les larmes de mes yeux. J’étais dans une expérience absolument horrible, et puis cette douce voix est venue à moi : « Pleurant comme si tu ne pleurais point. » Oh, aussitôt l’acuité de mon angoisse est partie, et je pouvais me réjouir dans les pleurs. C’est une expérience bizarre, mais c’est vrai.

C’est savoir que Dieu est proche, donc pleurer comme si vous ne pleuriez point, et par conséquent, se réjouir. C’est là qu’est la source de joie. « Aie bon courage, Moi qui suis avec toi, qui te parle au milieu de ton angoisse et de tes soucis, au milieu du désespoir qui submerge ton esprit, Je t’aide à trouver une stabilité d’esprit dans cela. » Vous ne pouvez pas produire cela vous-mêmes, mes frères, je vous promets. J’ai traversé suffisamment de choses pour savoir que je ne pouvais pas me consoler du tout moi-même. Mais c’était le Seigneur, Lui seul, Lui que j’aime, et à qui j’ai fait lamentablement défaut, qui est venu à moi et m’a consolé encore et encore, et m’a encouragé à ne pas abandonner, mais à me relever. Qu’Il m’aide, qu’Il me rétablisse, et la joie est irrésistible.

La paix en Lui

Jean 16:33 … afin qu’en moi vous ayez la paix

C’est de là que vient votre paix, pas des circonstances agréables, ni d’aucune autre source. Si nous avons compté sur une paix venant d’une autre source, nous ne survivrons pas. J’insiste sur cela : nous ne survivrons pas si notre paix ne vient pas de ce que Jésus a dit : « afin qu’en moi vous ayez la paix. » La source de joie la plus efficace dans la tribulation est ici identifiée, c’est : Jésus, en Lui.

La terrible lutte de la détresse de Jacob, ce n’est pas seulement la crainte d’Ésaü, ou la crainte de Jézabel, ou la peur de la destruction, et des terribles circonstances. Ce n’est pas ça la souffrance première de Jacob, ou de vous et moi pendant les derniers jours. Qu’est-ce que c’est ? C’est le fait que mes péchés ont causé mon dilemme. Mes péchés ont créés mes circonstances qui sont tellement déplorables. Au milieu de toutes les autres choses autour de moi, je suis conscient de mon état épouvantable, si bien qu’il ne reste plus rien en moi sur quoi je puisse relancer et stimuler mon sentiment d’égocentrisme, plus rien.

Ézéchias disait à Dieu les choses magnifiques qu’il avait faites pour Lui (voir 2 Rois 20). C’était de l’égocentrisme. Dieu a reculé, et l’a laissé se ridiculiser. Et Dieu laissera cela arriver à vous et à moi si mon égo est la source de mon christianisme. Il nous faut poser la question très attentivement : « Comment est-ce que cela arrive, Seigneur ? » Ça arrive parce que Dieu m’a tellement béni que je confonds Ses bénédictions en moi avec moi-même. Voilà comment ça arrive.

Je peux parler si admirablement du Seigneur. Je peux faire tellement de choses magnifiques parce que le Seigneur m’a béni, et je glisse dans un sentiment que : « J’ai quelque chose, j’ai quelque chose de mieux que les autres. » Je peux me vanter, comme s’est vanté Ézéchias. Et je peux parler et parler et parler du Seigneur, et je parle du Seigneur par ma propre motivation. Lorsque que ce coup frappe, je ne peux plus parler ; et tout ce qui m’a soutenu, tout ce sur quoi j’ai compté, n’est plus là. Il ne me reste plus rien, à moins d’avoir réalisé que j’ai besoin du Seigneur pour survivre, et que je l’ai.

Ésaïe 53:3 Il est méprisé et rejeté des hommes ; un homme de douleurs, et connaissant ce qu’est la souffrance ; et nous avons comme caché [nos] visages devant lui ; il était méprisé, et nous ne l’avons point estimé. 4 Certainement, il a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé comme frappé, battu de Dieu, et affligé. 5 Mais il [était] blessé pour nos transgressions, [il était] meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix [était] sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris.

Qu’a dit Jésus ? « Afin qu’en Moi vous ayez la paix. » Que veut-Il dire, et qu’est-ce qui est mentionné ici ? Qu’a-t-Il traversé ? Il a traversé tout ce que les gens du temps de détresse de Jacob traverseront. Tout. Toute la culpabilité et la tribulation accablante que je traverse à ce moment-là, c’est ce que Jésus a éprouvé. C’est pour cela qu’Il a dit : « Ayez bon courage, j’ai vaincu le monde. » Quand vous êtes submergés par des sentiments de désespoir total, regardez ce que nous venons de lire au sujet de Jésus, considérez les paroles d’Hébreux 4:15. Souvenez-vous de ça ! C’est essentiel de se souvenir de cela quand tout ce qui a été notre soutien dans le passé s’écroule.

Hébreux 4:15 Car nous n’avons pas un grand prêtre qui ne puisse avoir compassion du sentiment de nos infirmités, mais [nous en avons un] qui a été tenté comme [nous] en toutes choses, [cependant] sans péché.

Regardez-le. Quand toute la culpabilité de ma vie l’a submergé, et qu’elle veut me submerger, Il dit : « En Moi vous aurez la paix. » Pourquoi ?

Hébreux 5:2 Étant capable d’avoir compassion des ignorants, et de ceux qui sont dans l’égarement, puisqu’il est aussi lui-même environné d’infirmité.

C’est ici que repose notre application de « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ». Quand toutes ces choses m’oppressent jusqu’au désespoir, elles ont aussi oppressé Jésus, et Il dit : « En Moi vous pouvez trouver cette paix. » Nous avons la description de cette souffrance et de la manière dont Il a dû combattre cela :

La souffrance d’un autre

Hébreux 5:7 Qui durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, 8 Quoiqu’il fût un Fils, il a pourtant appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

Voilà ce qui peut vous faire vous réjouir dans la tribulation. Lorsque vous vous trouvez dans une tribulation et que vous voyez quelqu’un d’autre à côté de vous qui lutte de toutes ses forces, comme on dit : « quand vous avez des problèmes, allez aider quelqu’un d’autre », et qu’est-ce que ça vous apportera ? Cela détournera votre attention de vos problèmes et vous serez capables de survivre.

Voilà la situation : Je suis en train de faire face à tous mes malheurs, je fais face à mes exercices mentaux qui me tordent l’esprit et me désespèrent, et là, à côté de moi, il y a Jésus. Je le vois qui lutte, priant avec de grands cris et des larmes à Celui qui pouvait le sauver de la mort. Il lutte durant les jours de Sa chair, juste à côté de moi, et je me dis : « Oh, mon pauvre Jésus. » Dès le moment que vous faites ça, votre attention est détournée de votre souffrance, parce que, non seulement la souffrance qu’Il éprouve attire votre attention vers la souffrance de quelqu’un d’autre, mais vous êtes en réalité en train de découvrir la souffrance que vous avez éprouvée en Lui.

La paix, la véritable source de paix. Dans la stupéfaction, je vois que ma condition affreuse est entièrement prise en charge par Jésus Christ, et c’est ici qu’est la raison d’une grande joie. Le langage est très clair : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; et je le dis encore : Réjouissez-vous. » Pourquoi a-t-il dit cela deux fois ? Pour que vous vous arrêtiez et que vous vous posiez la question : Qu’est-ce qu’il essaye de nous faire comprendre ? Quand vous et moi nous traversons ces expériences épouvantables, souvenez-vous : « Réjouissez-vous toujours …, et je le dis encore : Réjouissez-vous. » Pourquoi Seigneur ? Mais je ne peux pas ! et après tout ce que nous avons étudié, voilà la raison : parce que Jésus est juste à côté de moi. Pas seulement en train de pleurer et de désirer ardemment que Dieu intervienne dans Sa vie alors qu’Il pleurait, mais en train de pleurer et de prier que le Seigneur interviendrait dans ma vie, parce que ce que nous venons de lire dans Hébreux 5 se trouve en fait entre deux expressions.

Hébreux 5:6 Comme il dit aussi à un autre [endroit] : Tu [es] prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisedec.

Et ensuite le verset 10 :

Hébreux 5:10 Étant appelé de Dieu [à être] grand prêtre selon l’ordre de Melchisédec.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Alors que nous traversons la période de notre plus profonde angoisse, mon Grand Prêtre qui est vivant aux siècles des siècles, selon l’ordre de Melchisédec, dit encore : « Je connais tes larmes. » Ses larmes ? Tes larmes, qui ont été forcées. Je connais ta sueur, la Mienne était pire, parce que J’ai pris la tienne et celle de tous les autres. Pale et tremblant, couché sur le sol humide, Il suppliait le Père céleste. Est-ce qu’Il le supplie encore aujourd’hui ? Absolument.

Et quand nous traversons notre période d’angoisse après la fin du temps de grâce, la connaissance de la présence constante de Dieu, bien qu’Il ait fini Son œuvre dans le sanctuaire, nous soutiendra encore, parce que le passé, le présent et le futur sont tous au temps présent dans la pensée qui nous a été donnée par l’étude de la parole de Dieu, la pensée du JE SUIS.

Ne pas regarder à soi-même

Pour avoir la joie dans la tribulation, regardez à Jésus. Contemplez jusque dans les plus moindres détails les magnifiques révélations de Dieu qui sont révélées dans la grande alliance éternelle, et vous vous réjouirez.

Jésus dit : « Demeurez en Moi. » Ces paroles donnent l’idée de repos, de stabilité, de confiance. Encore une fois Il invite : « Venez à Moi, . . . et je vous donnerai du repos. » Mathieu 11:28. Les paroles du psalmiste expriment la même pensée : « Repose-toi dans le Seigneur, et t’attends patiemment à lui. » Et Ésaïe donne l’assurance : « C’est dans le repos et la confiance que sera votre force. » Psaume 37:7 ; Ésaïe 30:15. Ce repos ne s’obtient pas dans l’inactivité, car dans l’invitation du Sauveur, la promesse de repos est jointe à l’appel au travail : « Chargez-vous de Mon joug, . . . et vous trouverez le repos. » Mathieu 11:29. Le cœur qui se repose le plus complètement sur Christ sera le plus fervent et actif dans son travail pour Lui. {Steps to Christ 71.1 / Vers Jésus 109.2}

Quand l’esprit s’arrête sur le moi, il est détourné de Christ, la source de force et de vie. C’est pourquoi, c’est l’effort constant de Satan de garder l’attention détournée du Sauveur, et ainsi d’empêcher l’union et la communion de l’âme avec Christ. {Steps to Christ 71.2 / Vers Jésus 110.1}

Que fera Satan ? Au fur et à mesure que nous traversons notre expérience, il cherchera à détourner notre esprit de Christ pour que nous ne survivions pas. Et comment fait-il cela ? Je vous en prie, souvenez-vous en, parce que j’ai lu cette citation de nombreuses fois, et les gens continuent de faire ça ; et puis ensuite ils viennent à moi en se plaignant et en se lamentant : « Pourquoi est-ce que je vis ça ? » Voilà la réponse :

Les plaisirs du monde, {Ibid.}

« Non, je ne les aime pas. »

… les soucis, les perplexités et les peines de la vie, les fautes d’autrui, {Ibid.}

Combien de fois est-ce que vous avez focalisé votre attention sur les fautes d’autrui ? Ça c’est Satan.

Les plaisirs du monde, les soucis, les perplexités et les peines de la vie, les fautes d’autrui, ou vos propres fautes et imperfections – c’est vers l’une de ces choses, ou vers elles toutes, qu’il cherchera à détourner l’esprit. Ne vous laissez pas tromper par ses artifices. Un grand nombre de ceux qui sont vraiment consciencieux et qui désirent vivre pour Dieu, sont trop souvent amenés par lui à s’arrêter sur leurs propres fautes et faiblesses, et en les séparant ainsi de Christ il espère remporter la victoire. {Ibid.}

Satan vous a-t-il fait ça ? Et avez-vous sombré sous un profond découragement ? Alors réalisez ceci, que si vous gardez vos yeux fixés sur Jésus, loin de ces choses-là, vous serez capables de surmonter la tribulation, parce que, oui, la tribulation arrive, oui, les fautes d’autrui me touchent, oui, mes propres fautes essayent de m’étrangler pour que je ne puisse même pas être heureux, mais pendant que toutes ces choses se trouvent autour de moi, je vois Jésus de la manière que nous l’avons vu dans cette méditation. Lui, mon Grand Prêtre, Il éprouve tout, même maintenant. Bien que ce soit du passé pour Lui, en tant que mon Grand Prêtre, pendant que je traverse cela, Il connait chaque détail de l’angoisse et Il supplie le Père : « Père, mon sang ! Mon sang ! » Ce sont les éléments vivants de Jésus qui nous permettrons de nous en sortir si nous les contemplons, de sorte que, à chaque fois que les fautes d’autrui, ou vos propres fautes, ou les soucis et les perplexités de la vie veulent occuper votre esprit, vous savez que vous allez sombrer avec elles. À tous les coups, ça n’y manquera pas, nous coulerons.

Et si nous voulons arrêter de couler, si vous voulez vous réjouir toujours dans le Seigneur, alors regardez fixement, et de manière vivante, à Jésus Christ. Si vous vous êtes laissés distraire, vous savez que c’est la seule chose qui va vous détruire : de le quitter des yeux ; et Satan est à l’œuvre pour vous faire faire cela en focalisant votre pensée, ma pensée, sur les uns les autres, sur nous-mêmes, et sur notre salut, parce qu’il est écrit :

Nous ne devrions pas faire du moi le centre [de nos pensées], et donner libre cours à l’anxiété et à la crainte de savoir si nous serons sauvés. {Ibid.}

Pourquoi ? N’est-il pas écrit : « Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement » ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Bien sûr, craignez que vous regardiez à vous-mêmes ; voilà ce que vous devez craindre. Quand vous regardez au moi, Satan vous a fait regarder à vous-mêmes et pas à Christ. C’est ça que nous devons craindre. Mais je n’ai pas à craindre que je serai jamais perdu, si Christ est maître de ma vie et que je choisis de regarder à Lui. Non. J’ai la paix parfaite, la réjouissance parfaite, toujours.

Puisse Dieu nous l’accorder, c’est ma prière.

Amen.

Publié le 19/03/2015, dans Sermons, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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