L’apitoiement sur soi-même et la sympathie de Jésus

Nous devons nous méfier de l’apitoiement sur soi-même. Ne nourrissez jamais le sentiment que vous n’êtes pas estimé comme vous le devriez, que vos efforts ne sont pas appréciés, que votre travail est trop difficile. Que le souvenir de ce que Christ a enduré pour nous fasse taire toute pensée de murmure. Nous sommes mieux traités que ne l’a été notre Seigneur. {2MCP 631.1}

Nous nous apitoyons souvent sur notre propre sort. Mais qu’a enduré Christ ? « L’Éternel a fait venir sur Lui l’iniquité de nous tous » (Ésaïe 53:6). Le péché du monde entier a été placé sur Lui. Pourquoi ? Parce que « nous étions tous errants comme des brebis, nous suivions chacun son propre chemin » ; nous étions perdus dans le péché et avions besoin d’un Sauveur. Jésus est venu pour nous, s’est donné pour nous, est mort pour nous, a enduré tout ce que nous ne pouvions endurer et intercède désormais pour nous. Nous devrions chérir ce souvenir afin de faire « taire toute pensée de murmure » . Seul le sentiment de l’amour de Dieu peut réprimer l’impulsion du murmure.

S’apitoyer sur soi-même est tout à fait nuisible pour le caractère de ceux qui s’y laissent aller, et cela exerce une influence qui gâche le bonheur des autres. {EMS2 655.2}

S’apitoyer sur son sort est le réflexe naturel du cœur humain dans la souffrance. Il est difficile pour un pécheur d’être altruiste. L’apitoiement sur soi-même est l’expression naturelle de notre égoïsme ; nous nous apitoyons sur notre sort parce que nous sommes égoïstes. Et cette attitude est non seulement nuisible à notre propre caractère, mais « gâche [aussi] le bonheur des autres ». Nos intentions ont beau être bonnes, le résultat est le même : nous gâchons notre propre bonheur et celui des autres. Même si nous aimerions parfois concilier les deux, un homme ou une femme qui s’apitoie sur son sort ne peut être un chrétien heureux.

On nous dit de « se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit Lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (Actes 20:35). Jésus était plus un donneur qu’un receveur. Il prenait plaisir à donner. Il est le grand Donateur de la vie. Lorsque Ses disciples vinrent vers Lui pour le nourrir après un long voyage, Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé, et d’accomplir Son œuvre. » (Jean 4:34). Jésus prenait plaisir à faire la volonté de Dieu. Dans le jardin de Gethsémané, Il priait afin de continuer à faire, non pas Sa propre volonté naturelle, mais la volonté du Père (Luc 22:42). On nous dit que ce souvenir, si nous le méditons correctement, étanchera NOTRE SOIF HUMAINE DE NOUS APITOYER SUR NOUS-MÊMES.

Nous devons […] témoigner [aux enfants] notre sympathie, mais non les inciter à s’apitoyer sur eux-mêmes; ils ont besoin d’être encouragés, fortifiés, et non affaiblis. {EMS1 291.4}

Quel effet l’apitoiement sur soi-même a-t-il sur un être humain ? Cela l’affaiblit. Que devons-nous donner aux enfants ? De la sympathie. Que veulent les êtres humains ? De la sympathie. Pourquoi les êtres humains s’apitoient-ils sur eux-mêmes ? Par manque de sympathie. Pourquoi nous apitoyons-nous sur nous-mêmes ? Parce que nous ne recevons pas consciemment la sympathie QUE JÉSUS DÉSIRE NOUS DONNER.

« Venez à Moi », dit Jésus, « vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28). Jésus veut et promet de nous donner du repos ; pourquoi ? Parce qu’IL COMPATIT à notre fatigue, à notre anxiété, à nos esprits et nos corps troublés par le péché. Cela signifie qu’Il s’intéresse à ce qui vous préoccupe, qu’Il est blessé par ce qui vous fait souffrir et qu’Il désire vous libérer du péché et du stress. Vous pouvez croire qu’Il est là pour vous réconforter, car Il l’a dit. Parlant du Saint-Esprit qui serait dans Ses disciples, Jésus a dit : « Je ne vous laisserai pas sans réconfort, Je viendrai à vous » (Jean 14:18, KJV). Par conséquent, si nous nous sentons sans réconfort et seuls, nos sentiments ne reflètent pas la réalité que Jésus a exprimée et promise. La foi vient de la parole de Dieu.

La relation qui existe entre l’esprit et le corps est très étroite. Lorsque l’un est affecté, l’autre compatit. L’état de l’esprit affecte la santé de l’organisme physique. {EMS1 59.3}

Notre propre corps humain pratique l’apitoiement sur soi-même. Si une partie est affectée, « l’autre compatit ». Si notre esprit est malade, notre corps en souffrira, et vice versa. Mais si nous voulons échapper au cycle sans fin de la souffrance et de l’apitoiement sur soi-même, nous devons nous tourner vers le grand Médecin, car il est dit de Lui qu’« Il a porté nos souffrances et enduré nos douleurs ». Nous lisons en effet à Son sujet qu’Il a été « rendu semblable » à nous, afin de pouvoir « compatir à nos infirmités » et nous montrer de la sympathie et de la miséricorde. Il est devenu « un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle » pour nous aider et être là pour nous, afin que nous n’ayons plus besoin d’être là pour nous-mêmes (Hébreux 2:17 ; 4:15).

Je vous le dis: placez votre confiance en Dieu. Ce problème […] vous a accaparé et désorienté. Désormais, au nom de Jésus, laissez de côté ce problème, et remettez-le au Seigneur. Que votre expérience vous rende humble. Christ est aux côtés de celui qui est faible, tenté et abandonné pour lui apporter Sa sympathie divine et le repos. Vous avez besoin de repos mental. […] fixez vos affections sur Dieu. Il vous secourra. Le temps est trop court pour que vous vous arrêtiez à vous apitoyer sur vous-même. Allez travailler pour le Maître. Acquittez-vous du mieux possible de votre devoir; ne vous abandonnez pas au découragement. {CSAD 61.1}

Marchez humblement avec Dieu et recherchez Sa communion. Dans votre déception, ne vous centrez pas sur vous-même pour ne penser qu’à vous et ne parler que de vous… Vivez pour Dieu. Soyez bon, aimable. Que cette déception ne cause pas votre perte. Débarrassez-vous de votre mélancolie. Dieu vous assistera si vous Lui êtes fidèle. Ne l’oubliez pas: Ses yeux sont sur vous, sondant les profondeurs de votre âme… {CSAD 61.2}

Puisse le Seigneur vous fortifier, vous bénir et vous aider à faire de votre mieux. Détournez-vous des choses terrestres et des idoles terrestres, et adorez le Seigneur votre Dieu, pour le servir de tout votre cœur et de toute votre âme. Alors vous Lui serez entièrement consacré. {CSAD 61.3}

Publié le 20/01/2026, dans -Articles. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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