3. Comprendre l’expérience du criblage (avec questions et réponses)

Troisième étude de notre conférence à distance du 1 au 3 août 2022, à Tahiti. 

3. Comprendre l’expérience du criblage

Par John Thiel, pdf

Lecture biblique : Hébreux 12:25 Prenez garde de ne pas mépriser celui qui vous parle ; car si ceux qui méprisaient celui qui les avertissait sur la terre, de la part de Dieu, n’échappèrent point, nous échapperons encore moins, nous qui nous détournons de celui qui parle des cieux ; 26 Dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant a fait cette promesse en disant : Encore une fois j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. 27 Or, ces mots : Encore une fois, marquent l’abolition des choses muables, en tant que faites, pour que les immuables subsistent. 28 C’est pourquoi, saisissant le royaume inébranlable, conservons la grâce, afin que par elle nous rendions notre culte à Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec respect et crainte ;

Chers frères et sœurs, je me réjouis vraiment de ce que nous avons encore un dernier moment ensemble. Ceci est un sujet vraiment spécial pour conclure. Il s’agit de « comprendre l’expérience du criblage ». Parce que tout le thème de notre conférence a porté sur les expériences du peuple du reste. Nous avons considéré dans nos deux présentations précédentes l’œuvre des trois anges et de cet autre ange d’Apocalypse 18, leur œuvre [et leur implication] dans le scellement des 144 000, œuvre comprenant l’implication de ce peuple dans la proclamation du grand cri pour appeler ceux qui ne sont pas encore avec eux. Dans notre étude, nous avons couvert la période commençant en 1844, en passant par 1848, jusqu’à la fin du temps de grâce. Nous avons vu que le grand cri a commencé en 1888 et, à partir de ce temps-là, est allé grandissant jusqu’à une intensité finale. Et tout ce que nous avons étudié est tout à fait lié à cette expérience du criblage.

Pour vérifier cela, nous nous tournons encore une fois vers les paroles suivantes :

Aussitôt que chaque membre du peuple de Dieu sera marqué sur son front — il ne s’agit pas d’un sceau ou d’une marque visibles, mais d’un affermissement dans la vérité, tant sur le plan intellectuel que spirituel, de sorte qu’ils ne puissent plus être ébranlés. — aussitôt que le peuple de Dieu sera scellé et préparé pour le crible, alors, il viendra. En effet, cette phase a déjà commencé. Les jugements de Dieu sont maintenant sur la terre, pour nous avertir, afin que nous sachions ce qui va arriver. (MS 173, 1902).  {EDJ 166.4}

Cette déclaration a été écrite en 1902. En ce temps-là, d’après ces paroles, le criblage avait déjà commencé. Vous vous rappellerez que le message du scellement dans les messages des trois anges comprenait le grand cri, qui a commencé en 1888 avec le message de la justice de Christ. Et c’était ce message-là qui provoqua un criblage. La voix de Dieu est venue au peuple à travers le message de Christ notre justice. Et c’est ici que les paroles de notre lecture biblique trouvent tout leur sens :

Hébreux 12:25 Prenez garde de ne pas mépriser celui qui vous parle ;

Il fait ici allusion à Celui qui a parlé sur la terre depuis le Mont Sinaï.

Hébreux 12:26 Dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant a fait cette promesse en disant : Encore une fois j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. 

Et que se passerait-il en conséquence de cela ?

Hébreux 12:27 Or, ces mots : Encore une fois, marquent l’abolition des choses muables, en tant que faites, pour que les immuables subsistent.

Voilà ici un appel très sérieux que Dieu adresse à notre intelligence, où Il nous dit que nous devrions écouter Sa voix, et que si nous ne le faisons pas, nous serons criblés. Et seules ces choses-là subsisteront qui ne peuvent être ébranlées. C’est ici un élément très significatif auquel nous reviendrons vers la fin de notre méditation. Il est écrit que Sa voix ébranla alors la terre, mais maintenant Il n’ébranlera pas seulement la terre, mais aussi le ciel — la voix du ciel. Parce qu’à la toute dernière conclusion de tous ces messages des anges, dans Apocalypse 18:4, nous lisons :

Apocalypse 18:4 Puis j’entendis une autre voix du ciel, qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple ; de peur que, participant à ses péchés, vous n’ayez aussi part à ses plaies ;

Puisse Dieu nous aider à comprendre le sérieux de cette voix du ciel. Examinez donc avec moi cette expérience du criblage qui est directement liée à cette voix du ciel

Expériences du criblage

Nous revenons aux évènements de 1844. En ce temps-là, les voix du premier et du deuxième ange ont secoué et ébranlé les églises protestantes des États-Unis d’Amérique. Et en conséquence de cela, les croyants qui écoutaient et étaient attentifs à cette voix ont quitté les églises protestantes. Pourquoi ont-ils quitté ces églises ? Il y a une déclaration très intéressante qui est le principe sous-jacent dans toute cette étude :

Il y aura un criblage parmi le peuple de Dieu ; […] ce sera le résultat du refus de la vérité présentée.  {CTr 363.5}

Voilà ce qu’est le criblage : La vérité présentée est rejetée. Lorsque cette vérité est rejetée, il se produit alors un criblage et une séparation des fidèles du milieu des infidèles. Suivez donc attentivement la suite de cette étude. À chaque fois qu’un message est rejeté, cela provoque un criblage au sein du peuple de Dieu. En 1844, ils ont rejeté les messages du premier et du deuxième ange, et ceux qui ont reçu ces messages et qui vivaient en harmonie avec eux, sont devenu le mouvement adventiste du septième jour.

Qu’est-il donc arrivé à ce groupe de personne qui avait été criblé et qui est sorti des églises protestantes ? Que décrivait l’Esprit de prophétie en 1857 ?

Le 20 novembre 1857, le peuple de Dieu m’a été montré, et je les ai vus criblés avec puissance. J’ai vu quelques croyants qui, avec une grande foi et des cris angoissés, plaidaient avec Dieu. Leurs visages étaient pâles, révélant leur profonde anxiété et leurs luttes intérieures.  {1T 179.3}

Le témoignage aux Laodicéens

Je demandai ce que signifiait le criblage que j’avais vu. On me répondit qu’il serait causé par le franc témoignage suscité par le conseil du Témoin véritable aux Laodicéens. {1T 181.1}

Donc les personnes qui avaient quitté les églises protestantes se sont ensuite elles-mêmes retrouvés une fois de plus confrontées à une expérience de criblage. Et quelle était la raison de ce criblage ? Il était causé par le conseil du Témoin véritable aux Laodicéens. Donc depuis cette époque-là jusqu’au début des années 1900, pendant ces cinquante années, les premiers adventistes ont commencé à recevoir le message à Laodicée, un message qui les criblerait. Rappelez-vous, s’ils avaient reçu ce message, ils auraient été en sécurité. Mais cette déclaration nous dit ensuite que :

Quelques-uns n’accepteront pas ce franc témoignage ; ils le combattront, et c’est ce qui produira un criblage parmi le peuple de Dieu.  {1T 181.1}

Donc ce message du Témoin véritable à l’Église de Laodicée provoquerait un criblage parmi ce peuple-là. Et Dieu est très patient vis-à-vis d’une situation aussi sérieuse que cela ; Il a donné du temps à ce message pour opérer un changement. Parce qu’Il ne voulait pas qu’ils sortent de ce message à l’issu de ce criblage.

Examinons ce concept de Dieu dans le passage suivant :

Il m’a été montré que le témoignage aux Laodicéens s’applique au peuple de Dieu à l’heure actuelle, et s’il n’a pas accompli une œuvre plus importante, c’est à cause de la dureté de leurs cœurs. {1T 186.1}

Déjà à cette époque-là, il y avait de la dureté des cœurs, c’était sérieux. Mais Dieu n’était pas pressé de terminer cette expérience de criblage et de séparation. C’est pour cela qu’il est écrit ce qui suit :

Mais Dieu a donné du temps au message pour accomplir son œuvre. {1T 186.1}

C’est une déclaration vraiment sérieuse ici, appliquée si tôt au peuple adventiste.

Le cœur doit être purifié de péchés qui ont longtemps exclu Jésus. […] J’ai vu que ce message n’accomplirait pas son œuvre en seulement quelques mois. Il est destiné à réveiller le peuple de Dieu, à lui faire découvrir ses égarements et à l’amener à une repentance fervente, afin qu’il soit honoré par la présence de Jésus et qu’il soit prêt pour le grand cri du troisième ange. Tandis que ce message touchait les cœurs, il conduisait à une profonde humilité devant Dieu. Des anges furent envoyés dans toutes les directions pour préparer les cœurs incrédules à la vérité. La cause de Dieu commença à prendre de l’ampleur, et Son peuple prit conscience de sa position. Si le conseil du Témoin véritable avait été entièrement pris en compte, Dieu aurait agi pour Son peuple avec une plus grande puissance. Néanmoins, les efforts déployés depuis que le message a été proclamé ont été bénis de Dieu, et de nombreuses âmes ont été arrachées à l’erreur et aux ténèbres et ont pu se réjouir dans la vérité.  {1T 186.1} (1856)

Une nouvelle vie | Deux partis se forment

Vous voyez que le grand cri aurait été proclamé très tôt dans leur expérience. Le message aurait été proclamé avec un grand cri si le peuple avait reçu le message à Laodicée. Nous lisions que « la cause de Dieu commença à prendre de l’ampleur, et Son peuple prit conscience de sa position. Si le conseil du Témoin véritable avait été entièrement pris en compte, Dieu aurait agi pour Son peuple avec une plus grande puissance. » Nous voyons ici que Dieu essayait d’utiliser Son peuple afin qu’il puisse proclamer le grand cri ; mais leur condition laodicéenne l’empêcha de les utiliser entièrement.

Nous continuons maintenant dans l’histoire jusqu’en 1888, et nous voyons que Dieu leur a donné une merveilleuse occasion de recevoir la pluie de l’arrière-saison et par la suite de proclamer le grand cri. Comme nous l’avions lu dans notre étude précédente, en raison du message de 1888 par Waggoner et Jones, voilà quelle serait la réalité :

Une nouvelle vie descend du ciel et s’empare de tout le peuple de Dieu. Cependant des divisions se produiront dans l’Église. Deux partis se formeront. Le bon grain et l’ivraie croissent ensemble en attendant la moisson.  {MC2 130.2}

Nous apprenons que « deux partis se formeront ». Pourquoi ? Parce que « des divisions se produiront dans l’Église ». Et cette réalité des divisions dans l’Église s’intensifierait avec le temps.

L’œuvre se fera en profondeur et avec toujours plus d’ardeur jusqu’à la fin du temps. Et tous ceux qui sont ouvriers avec Dieu lutteront énergiquement pour la foi qui a été donnée une fois aux saints.  {MC2 130.3}

Pouvez-vous donc voir que le criblage s’est poursuivi pendant toute la durée du message à Laodicée, jusqu’au message de Wagonner et Jones en 1888 ? et ceux qui accepteraient ce message resteraient, mais ceux qui le rejetteraient finiraient par ne pas rester, mais par être criblés et sortis. Ceci nous amène une fois de plus à cette citation de l’Esprit de prophétie que nous avions déjà considérée :

C’est une déclaration solennelle que je fais à l’Eglise : il n’y a pas une personne sur vingt de celles dont les noms sont inscrits sur les registres de l’Eglise qui soit prête à terminer sa course terrestre et qui ne se trouverait pas, si cette éventualité se produisait, dans la condition du pécheur ordinaire, c’est-à-dire sans Dieu et sans espérance dans le monde.  {ISCE 51.2}

Elle continue ensuite sa description de la condition spirituelle de la majorité des adventistes de son temps :

Ces personnes font profession de servir Dieu, mais en réalité elles servent Mammon. Ce demi-service pour l’un et pour l’autre est, en fait, un reniement constant de Christ plutôt qu’une confession de Lui. […] Ils vivent comme des pécheurs tout en se prétendant chrétiens ! Ceux qui font profession d’être chrétiens et qui veulent confesser Christ devraient sortir du milieu d’eux, ne pas toucher à ce qui est impur, et se séparer.  {IS 51.2}

Je pose ma plume et j’élève mon âme en prière, implorant le Seigneur de souffler sur Son peuple apostat, qui est comparable à des os desséchés, pour qu’ils vivent. — General Conference Daily Bulletin, 4 février 1893.  {ISCE 51.3}

Nous sommes ici dans une situation où la condition de l’Église était telle que la majorité des membres rejetaient les messages, et, comme nous l’avions lu, ceci provoquerait un criblage. Ces messages provoqueraient un criblage. Si vous examiné l’histoire de l’Église adventiste à partir de 1888 jusqu’en 1904, [vous savez que] l’organisation traversait alors une période de profond criblage. Et quand nous arrivons en 1914, les choses s’étaient intensifiées jusqu’à atteindre leur point culminant.

Pourquoi Sœur White n’a-t-elle pas quitté l’Église ?

Maintenant, la question qui m’a été posée et que beaucoup de personnes se posent, c’est : Pourquoi Sœur White n’a-t-elle pas quitté l’Église adventiste ? Pourquoi y est-elle restée ? Et si elle y est restée, ne devrions-nous pas nous aussi y rester ?

Mais en prenant en compte ce qu’elle disait à ceux qui, de son temps, étaient fidèles, à savoir, qu’ils devraient sortir du milieu d’eux, ne pas toucher à ce qui est impur, et se séparer, considérez maintenant sa position vis-à-vis des dirigeants et de leur infidélité, dans cette lettre qu’elle adressait à ses deux fils :

Dans la nuit, beaucoup de choses défilent devant moi. Les Écritures, pleines de grâce et de richesse, me sont présentées. La parole du Seigneur m’est adressée : « Regarde ces choses, et médite-les. Tu peux te réclamer de la riche grâce de la vérité, qui nourrit l’âme. Ne prends aucune part à la controverse, aux dissensions et aux querelles, qui jettent les ténèbres et le découragement dans ton âme. La vérité est claire, pure et agréable. Évite toutes les réunions du comité où il y a des dissensions, et où les hommes n’accorderont aucun crédit à Mes paroles, refuseront d’obéir à Mes leçons, et ne tiendront pas compte de tes conseils. Dis la vérité avec foi et amour, en laissant à Dieu le soin des résultats. L’œuvre n’est pas la tienne, mais celle du Seigneur. Dans tous tes messages, parle comme quelqu’un à qui le Seigneur a parlé. Il est ton autorité, et Il te donnera Sa grâce pour te soutenir. »  {17MR 63.2}

Avez-vous relevé ici ce que l’Esprit de Dieu disait à Sœur White ? Il disait : « Évite toutes les réunions du comité où il y a des dissensions. » Parce qu’en ce temps-là, rappelez-vous, depuis 1888, il y avait des dissensions dans l’Église. Donc elle a reçu pour conseil [et ordre] de quitter les dirigeants et leurs réunions. Et ensuite elle faisait elle-même cette déclaration :

J’ai une tâche à accomplir, et je prends désormais des décisions. Il me faut rester à l’écart des réunions de conférence. Je ne peux assister aux réunions de camp. L’esprit de séparation, qui résulte du fait de se juger les uns les autres, est devenu si répandu, et les églises sont tellement remplies de cet esprit, que je n’ai aucun désir d’assister à ces réunions. Après en être revenue, il me faut souvent des semaines avant de pouvoir reprendre mon travail délaissé.  {17MR 64.2}

Donc que disait Sœur White ? L’esprit de séparation était si répandu qu’elle n’avait plus aucun désir d’assister ni à leurs réunions ni à leurs conférences. Donc elle s’était déjà séparée dans son cœur des dirigeants.

… je ne crois vraiment pas que le Seigneur donne à ces hommes occupant des postes de responsabilité une vision spirituelle et un discernement céleste. Leur ligne de conduite me jette dans une grande perplexité et je désire maintenant me consacrer à mon travail particulier, ne prendre part à aucun de leurs conseils et n’assister à aucun camp meeting, ni proche ni lointain. Je ne permettrai pas que mon esprit soit traîné dans la confusion par la tendance qu’ils manifestent [sans cesse] à travailler directement à l’encontre de la lumière que Dieu m’a donnée. J’en ai fini. Je préserverai l’intelligence que Dieu m’a donnée.  {17MR 64.3}

Elle a écrit ces lignes en 1902. Arrêtez-vous un peu pour réaliser ce qu’elle était en train de dire ici. Elle n’allait plus prendre part à leurs réunions de comité, elle n’assisterait plus à aucune de leurs saintes convocations. N’était-ce pas là une sortie ?

Puis nous venons de cette époque terrible et nous arrivons en 1914 ; elle identifiait ici cette chose qui est sur le point de cribler l’Église toute entière.

Le temps est venu où tout ce qui peut être ébranlé sera ébranlé. Nous vivons dans le temps du criblage. Soyez assurés que seuls ceux qui vivent la prière de Christ pour l’unité entre Ses disciples, en la mettant en pratique dans leurs vies, subsisteront à l’épreuve.  {RH, 18 juin 1901 par. 1}

L’ennemi déploiera ses plus ardents efforts pour piéger ceux qui devraient collaborer avec Christ. Tous ceux qui cherchent à se qualifier pour l’œuvre du Seigneur font l’objet des attaques de Satan. Mais l’unité et l’amour pour lesquels Christ a prié constituent une barrière imprenable contre l’ennemi. Quand il y a des dissensions, quand chacun cherche à occuper la place la plus élevée, la prière de Christ n’est pas exaucée. L’ennemi trouve [alors] un accès facile, et on constate la faiblesse au lieu de la force dans l’Église. Ceux qui se glorifient se placent sous le pouvoir de Satan et sont prêts à recevoir ses mensonges comme la vérité.  {RH, 18 juin 1901 par. 2}

Nous savons tous que cette triste expérience a abouti lorsque de nombreuses âmes sont sorties de l’Église adventiste en 1914. La déclaration suivante nous décrit le préliminaire aux évènements de 1914 :

On m’a rappelé la providence de Dieu parmi Son peuple et il m’a été montré que chaque épreuve du processus de raffinage et de purification de ceux qui font profession d’être chrétiens fait apparaître certains d’entre eux comme des scories. L’or fin n’apparaît pas toujours. Dans chaque crise religieuse, il y en a certains qui succombent à la tentation. Le criblage de Dieu emporte des multitudes comme des feuilles sèches sous le vent. La prospérité engendre une foule de prétendus chrétiens. L’adversité les élimine de l’Église. En général, leurs esprits ne sont pas fermes avec Dieu. Ils s’éloignent de nous parce qu’ils ne sont pas des nôtres ; car lorsque l’affliction ou la persécution surviennent à cause de la parole, beaucoup se scandalisent.  {4T 89.2}

Que venons-nous ici de lire ? Pendant la période avant 1914, la réalité était que « la prospérité engendre une foule de prétendus chrétiens », mais cette foule de prétendus chrétiens sont les scories ; « l’or fin n’apparaît pas toujours. » Et qu’arrive-t-il à l’or lorsque nous arrivons au temps terrible de 1914 ?

Le temps n’est pas éloigné où l’épreuve viendra à chaque âme. On nous incitera à recevoir la marque de la bête. Ceux qui ont cédé peu à peu aux exigences du monde et qui se sont conformés à ses coutumes n’aurons pas de difficultés à se soumettre aux autorités plutôt que de s’exposer aux moqueries, aux insultes, aux menaces d’emprisonnement et de mort. Le combat se joue entre les commandements de Dieu et les commandements des hommes. En ce temps-là, l’or sera séparé des scories dans l’Église. La vraie piété se distinguera nettement de son apparence et ses paillettes. Bien des étoiles, que nous avions admirées pour leur clarté, s’effaceront alors dans les ténèbres. Des nuages de balle emportés par le vent s’élèveront même d’endroits où nous ne voyions pourtant que des réserves de pur blé. Tous ceux qui portent les ornements du sanctuaire, mais qui ne sont pas revêtus de la justice de Christ, paraitront alors dans la honte de leur nudité.  {5T 81.1}

Donc lorsque la crise est venue — tout comme la crise viendra de nouveau, parce qu’« on nous incitera à recevoir la marque de la bête » —, que s’est-il passé ? L’or a été séparé des scories. Les fidèles sont séparés des scories dans l’Église. Et c’est là, en ce temps-là de 1914, que les paroles d’Amos 5:2-3 prennent tout leur sens :

Amos 5:2 Elle est tombée, elle ne se relèvera plus, la vierge d’Israël ; elle est étendue sur sa terre, et personne ne la relève. 3 Car ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : La ville qui mettait en campagne mille hommes, en aura cent de reste ; et celle qui mettait en campagne cent hommes, en aura dix de reste, dans la maison d’Israël.

Nous avons ici l’Église adventiste, cette vierge d’Israël, qui ne peut plus se relever ; elle est tombée ; et l’or fidèle continue. Donc en 1914, la crise a eu lieu, et l’Église adventiste a perdu sa place.

Mais nous poursuivons maintenant après 1914, et quelle est la prévision ? Qu’est-ce qui est prophétiquement annoncé ?

Après 1914 : La même expérience qu’avec Jésus et Ses disciples

De même que la lumière et la vie des hommes fut rejetée par les autorités ecclésiastiques aux jours de Christ, de même elle a été rejetée au cours de toutes les générations suivantes. Encore et encore l’histoire du retrait de Christ de Judée s’est répétée. Quand les réformateurs prêchaient la parole de Dieu, ils ne songeaient nullement à se séparer de l’Église établie ; mais les chefs religieux ne voulaient pas tolérer la lumière, et ceux qui la portaient furent contraints de chercher une autre classe avide de la vérité. De nos jours, il y en a peu parmi ceux qui font profession de suivre les réformateurs qui sont animés par leur esprit. Rares sont les personnes qui écoutent la voix de Dieu, et qui sont prêtes à accepter la vérité quelle que soit l’apparence sous laquelle elle est présentée. Souvent, ceux qui marchent sur les traces des réformateurs se voient forcés d’abandonner les églises qu’ils aiment afin de pouvoir librement enseigner les claires vérités de la parole de Dieu. Et il arrive souvent que ceux qui cherchent la lumière se voient contraints par ce même enseignement à quitter l’Église de leurs pères pour obéir à leurs nouvelles convictions.  {JC 214.2}

Nous pouvons voir ici l’expérience continue que la prophétie nous annonce. Depuis 1914, cette déclaration-là est pertinente. Tandis que nous considérons l’expérience de ceux qui sont sorti de l’Église adventiste lors de la Première Guerre mondiale, suivez maintenant la suite de ce tableau dans la citation suivante :

Le Seigneur Jésus aura toujours un peuple choisi pour le servir. Quand le peuple juif rejeta Christ, le Prince de vie, Il leur retira le royaume de Dieu et le donna aux Gentils. Dieu continuera de fonctionner sur ce principe avec chaque branche de Son œuvre.  {EDJ 50.4}

Quand une Église se montre infidèle à la parole du Seigneur, quelle que soit leur position, aussi élevée et sacrée que puisse être leur vocation, le Seigneur ne peut plus travailler avec eux. D’autres sont alors choisis pour assumer des responsabilités importantes. Mais si ceux-ci, à leur tour, ne purifient pas leurs vies de chaque mauvaise action, s’ils n’établissent pas des principes purs et saints dans toutes leurs frontières, alors le Seigneur les affligera et les humiliera sérieusement, et à moins qu’ils ne se repentent, Il les retirera de leur place et fera d’eux un objet d’opprobre.  {EDJ 50.5}

Donc d’après cette déclaration, nous voyons que, juste parce que le Mouvement de Réforme avait raison en 1914, cela ne veut pas dire que Dieu ne continuerait pas d’éprouver ces gens-là. Le criblage continuerait. Et s’ils ne resteraient pas eux-mêmes fidèles, Il les rejetterait également. C’est ce que nous lisions ici : « Dieu continuera de fonctionner sur ce principe … » Il continuera de fonctionner sur ce même principe du criblage.

La cause refaçonnée

Pendant la vie des apôtres, l’Église resta relativement pure. Mais « vers la fin du deuxième siècle, la plupart des églises se transformèrent ; la première simplicité disparut, et, insensiblement, à mesure que les anciens disciples se retiraient à leurs tombes, leurs enfants, en compagnie des nouveaux convertis, . . . entrèrent en scène et donnèrent une forme nouvelle à la cause. » – Robert Robinson, Ecclesiastical Researches, ch. 6, par. 17, p. 51.  {TS 415.1}

Suivez ici le principe dans le paragraphe suivant :

Le même processus ne s’est-il pas répété dans presque toutes les Églises soi-disant protestantes ? À mesure que les fondateurs, ceux qui possédaient le véritable esprit de réforme, rendent l’âme, leurs descendants entrent en scène et « donnent une forme nouvelle à la cause ». Tout en s’accrochant aveuglément au crédo de leurs pères et en refusant d’accepter toute vérité nouvelle et plus avancée, les enfants des réformateurs s’éloignent largement de l’exemple d’humilité, d’abnégation et de renoncement au monde qu’ils avaient reçu.   {TS 415.2}

Pouvez-vous donc voir que depuis la Première Guerre mondiale, les vrais réformateurs, ceux qui sont sortis de l’Église adventiste, n’étant plus en vie, ce sont leurs petits enfants qui constituent aujourd’hui la Réforme ? Donc n’est-ce pas ici le même principe que nous étions en train de lire ? Leurs enfants et les nouveaux convertis n’ont-ils pas donné une forme nouvelle à la cause ? Je vous renvoie ici à la déclaration que nous avions lu au début de cette étude, dans Christ Triumphant :

Il y aura un criblage parmi le peuple de Dieu ; […] ce sera le résultat du refus de la vérité présentée.  {CTr 363.5}

Lorsque nous regardons les enfants des réformateurs aujourd’hui, acceptent-ils ces mêmes vérités que leurs pères, les vrais réformateurs, avaient accepté ? Ou ont-ils eux aussi aujourd’hui rejeté des vérités, se rendant ainsi inaptes à être le peuple fidèle ? Parce que nous lisions ici que le criblage aura lieu et que ce sera le résultat du refus de la vérité présentée. Après que les personnes fidèles de la Première Guerre mondiale passent la main à leurs enfants, et que ceux-ci rejettent à nouveau la vérité, qu’est-il écrit dans Ésaïe 1:9 ? Que reste-t-il ?

Ésaïe 1:9 Si l’Éternel des armées ne nous eût laissé quelque petit reste, nous serions comme Sodome, nous ressemblerions à Gomorrhe

Le monde est-il proche de la condition dans laquelle se trouvaient Sodome et Gomorrhe avant leur destruction ? Il ne reste plus qu’un petit reste, n’est-ce pas ? La déclaration d’Amos 5:2-3 est-elle également vraie désormais pour le Mouvement de Réforme ?

Amos 5:2 Elle est tombée, elle ne se relèvera plus, la vierge d’Israël ; elle est étendue sur sa terre, et personne ne la relève. 3 Car ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : La ville qui mettait en campagne mille hommes, en aura cent de reste ; et celle qui mettait en campagne cent hommes, en aura dix de reste, dans la maison d’Israël.

Le Mouvement de Réforme est-il aujourd’hui tout aussi coupable que l’est l’Église adventiste ? Examinons très attentivement cette dernière description vis-à-vis des derniers jours. Examinons attentivement les versets 13 à 17 d’Apocalypse chap. 12 :

De L’Église primitive jusqu’à Laodicée

Apocalypse 12:13 Or, quand le dragon vit qu’il avait été précipité en terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté le fils.

Ici au verset 13, nous voyons que le dragon était en colère et qu’il poursuivit [kjv : persécuta] la femme. C’était ici la description de l’Église primitive que le diable commençait à persécuter.

Apocalypse 12:14 Mais deux ailes du grand aigle furent données à la femme, pour qu’elle s’envolât au désert, en son lieu, où elle fut nourrie un temps, et des temps, et la moitié d’un temps, loin de la présence du serpent.

Au verset 14, nous avons la description du Moyen-Âge [litt. en anglais : l’Âge des ténèbres] que l’Église dût traverser. Nous allons outre cette période pour en arriver aux versets 16 et 17.

Apocalypse 12:16 Mais la terre secourut la femme, et la terre ouvrit son sein et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule. 

Au verset 16, nous voyons comment Dieu prends soin de Ses enfants par le moyen de l’Amérique [note : les États-Unis, ainsi que de nombreux autres pays protestants, servirent de refuge aux enfants de Dieu contre le fleuve de la persécution papale]. Donc vous avez ici l’histoire de l’Église chrétienne jusqu’au temps de la période de Laodicée. Puis vient le verset 17 :

La femme, la postérité et le reste

Apocalypse 12:17 Le dragon s’irrita contre la femme, et s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, qui gardent les commandements de Dieu, et qui ont le témoignage de Jésus-Christ. 

Le groupe de personnes représentée par Laodicée n’était autre que les adventistes du septième jour, contre qui le dragon était en colère. Mais contre qui fait-il la guerre ? Il fait la guerre aux restes de la postérité de la femme.

Après avoir attentivement examiné ces déclarations de Sœur White, nous en sommes arrivés au criblage jusqu’au point de la naissance du Mouvement de Réforme des Adventistes du Septième Jour. Ils sont sortis de l’Église adventiste du septième jour ; ils étaient la postérité de la femme. Donc Satan fait la guerre aux restes de la postérité de la femme. Ce groupe de personnes fidèles a été criblé encore et encore jusqu’au point où, tout ce qu’il reste c’est un tout petit reste qui est issu et sorti du Mouvement de Réforme.

Donc vous avez :

  • La femme = l’Église Adventiste du Septième Jour,
  • La postérité = le Mouvement de Réforme,
  • Et les restes = le petit groupe qui en sort.

Ce reste, ce sont les personnes qui obéissent à la vérité et qui se retrouvent criblés et sortis parce qu’ils restent attachés à cette vérité. Vous pouvez donc vous poser la question : Faites-vous partie de ce peuple ?

L’ange de l’Église de Laodicée, le quelqu’un et le vainqueur

Voyons encore une fois cette séquence de la femme, de la postérité et du reste, dans le passage suivant. Jésus s’adresse ici aux dirigeants du peuple adventiste :

Apocalypse 3:14 Écris aussi à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu: 15 Je connais tes œuvres ; je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Oh ! si tu étais froid ou bouillant ! 16  Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

Il s’adresse au Laodicéen et lui dit : Tu es tiède, et Je vais te vomir de ma bouche. À qui parle-t-Il ensuite ?

Apocalypse 3:20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. 

Pouvez-vous voir ? Il y a ici un autre groupe. Ce ne sont plus les dirigeants, mais plutôt les quelques fidèles qui sont la postérité. Et ensuite, qui sont les restes de cette postérité ?

Apocalypse 3:21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône.

Donc vous avez ici le tableau de l’histoire dans la prophétie auquel nous pouvons ajuster notre compréhension. C’est ce que nous avions identifié dans Apocalypse chap. 18. L’ange d’Apocalypse 18 était une prophétie d’un groupe qui serait fidèle et qui sortirait de l’Église Adventiste du Septième Jour — cet autre mouvement. Sœur White dit quelque chose de très intéressant à ce sujet dans la déclaration suivante :

Vous devez vous rappeler que cet ange représente le peuple qui a ce message à donner au monde. Faites-vous partie de ce peuple ?  {RH, 18 août 1885 par. 13}

Elle a adressé ces paroles aux personnes vivant en 1885. Puis nous traversons toute l’histoire de 1888, en passant par 1914 et arrivant jusqu’à notre époque aujourd’hui, et qui sont les personnes qui sont identifiées dans la prophétie comme les restes de sa postérité ? Nous le lisons dans Apocalypse 18:4. Qu’y est-il écrit ?

Le reste : la voix du ciel

Apocalypse 18:4 Puis j’entendis une autre voix du ciel, qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple; de peur que, participant à ses péchés, vous n’ayez aussi part à ses plaies ;

Considérez maintenant attentivement les paroles suivantes d’Uriah Smith, dans son livre Daniel and the Revelation :

La voix venant du ciel indique qu’il s’agit d’un message puissant accompagné de la gloire céleste. […] Cette voix venant du ciel est appelée « une autre » voix, ce qui montre bien que nous avons affaire à un nouvel acteur. Nous avons maintenant cinq messagers célestes explicitement mentionnés comme étant engagés dans cette dernière réforme religieuse.  {1897 UrS, DAR 716.3}

La prophétie doit nous montrer si nous sommes sur le droit chemin. Je me souviens encore aujourd’hui des paroles d’A. C. Sas. Certains d’entre vous le connaissent. Il m’a dit un jour, dans les années 70, que : « Si la prophétie n’identifie pas le Mouvement de Réforme comme un groupe légitime, alors nous ne devrions pas exister. » Les frères du Mouvement de Réforme croyaient uniquement en ce mouvement d’Apocalypse 18, versets 2 à 3. Mais il y a une autre voix du ciel, qui est, selon la prophétie, un accomplissement de la position où nous nous trouvons aujourd’hui.

Nous voyons dans la citation suivante que ce criblage nous amène au point où nous sommes aujourd’hui :

Le grand criblage a commencé et continuera, et tous ceux qui refusent de prendre une position courageuse et ferme pour la vérité et de faire des sacrifices pour Dieu seront éliminés par ce crible. L’ange dit : “Croyez-vous que le sacrifice sera obligatoire ? Non, non. Ce doit être une offrande volontaire. L’acquisition du champ exigera tout ce qu’on a.” Je suppliai Dieu d’épargner Son peuple, dont quelques-uns faiblissaient et mouraient. Alors je vis que les jugements du Tout-Puissant s’abattraient promptement sur la terre, et je demandai à l’ange de parler au peuple en son propre langage. Il me répondit : “Tous les éclairs et les tonnerres du mont Sinaï n’arriveraient pas à émouvoir ceux qui ne sont pas touchés par les vérités de la Parole de Dieu. Le message d’un ange ne les réveillerait pas non plus.”  {PE 50.3}

Même la voix prononcée depuis le mont Sinaï ne parviendrait pas à les changer. Nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation où la majorité des chrétiens et des adventistes du septième jour ont l’un comme l’autre rejeté des vérités importantes. Et ceux qui ne rejettent pas ces vérités feront l’expérience du criblage, une expérience où il se retrouvent séparés les uns des autres. D’après la prophétie, il y a une place pour vous et moi aujourd’hui. Après toute cette activité du criblage qui a eu lieu depuis ces années que nous avons contemplées jusqu’à aujourd’hui, nous pouvons, si nous voulons bien être fidèles, être identifiés par la prophétie comme les restes de la postérité de la femme.

En conclusion, j’aimerais que nous lisions les paroles suivantes d’Amos.

Amos 9:8 Voici, les yeux du Seigneur, l’Éternel, sont sur ce royaume pécheur, et je le détruirai de dessus la face de la terre. Cependant je ne détruirai pas entièrement la maison de Jacob, dit l’Éternel. 9 Car voici, je vais donner mes ordres, et je secouerai la maison d’Israël parmi toutes les nations, comme le blé est secoué dans le crible, sans qu’il en tombe un grain à terre.

Donc frères et sœurs, le peuple fidèle de Dieu du véritable message adventiste a traversé l’expérience du criblage depuis déjà 1888. Aujourd’hui, nous vivons à la fin de ce criblage. Ne rejetons aucune partie de la voix du ciel, afin que nous ne soyons pas éliminés par le criblage et que nous ne nous écartions pas de la véritable position du peuple de Dieu. Et si on vous demande : « Pourquoi Sœur White est-elle restée dans l’Église adventiste ? » Vous pouvez leur répondre : Parce que de son temps, la séparation d’avec l’Église n’avait pas encore eu lieu. Mais vous savez maintenant ce qu’elle disait : elle n’allait plus assister à leurs conférences ou à leurs réunions administratives.

Puisse Dieu nous aider à comprendre notre position actuelle, celle d’un tout petit reste, fidèle aux vérités qui ont été données, séparé des autorités ecclésiastiques, tout comme l’étaient Jésus et Ses disciples, et voyant la prophétie s’accomplir dans notre expérience, celle du petit reste de la postérité. Prenez courage, frères et sœurs, cela vaut la peine de faire partie d’un petit groupe.

Amen.


Questions et Réponses

  • 1er échange (Le criblage, le reste et la nature de Christ) :

Sœur A. : Je suis en train de poser les questions et de résumer un peu [pour les autres] l’étude de ce soir sur la femme, la postérité et le reste. Pourquoi ? Parce que l’Église adventiste, [ils] disent que le reste se fait dans l’Église même.

Réponse Frère John : C’est ce qu’ils disent.

Sœur A. : Voilà, mais quand on écoute ce soir tout ce qui s’est passé au temps de Sœur Ellen White à partir de 1844, quand on regarde bien l’histoire, il y a quand même eu beaucoup de problèmes qui se sont passés au niveau de l’Église en leur temps.

Frère John : Amen.

Sœur A. : Donc avec ce criblage, ils disent que ce criblage se fait toujours dans l’Église et le reste est toujours dans l’Église. Ça reste toujours dans l’Église, ça ne sort pas.

Frère John : Ils n’écoutent pas Sœur White.

Sœur A. : Oui, selon les écrits de la prophétie, parce que, selon l’histoire, s’ils parlent comme ça, comment comprendre alors le verset qui a été [lu] d’Apocalypse 12:17 : la femme, la postérité [et le reste de la postérité] ?

Frère John : Exactement, on ne peut pas. D’ailleurs, ces déclarations que j’ai lues montrent clairement que le criblage est quelque chose qui avait lieu à l’intérieur de l’Église et que cela a fini avec l’or en dehors de l’Église.

Sœur A. : Bien sûr. Donc voilà ce qu’eux prétendent, [que] tout se fait dans l’Église [adventiste]. Maintenant, c’est pareil aussi avec la Réforme. La Réforme [ils] disent que le reste c’est la Réforme, mais [qu’]il y aura encore un autre reste dans la Réforme. Toujours rester dans la Réforme.

Frère John : C’est ce qu’ils disent.

Sœur A. : Oui, mais quand on revient avec tous les écrits de Sœur Ellen White, on parle bien de sortie.

Frère John : Et j’aimerais poser la question aux personnes présentes : Réalisent-ils que le Mouvement de Réforme a également rejeté un message et que c’est pour cela que nous avons été nous-mêmes criblés ?

Sœur A. : Ce que nous connaissons, […] c’est grâce à vos études qu’on a su qu’il y a eu un criblage, [basé] sur le verset d’Hébreux 4:14-15 : « Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. »

Frère John : Oui, c’est cela la question qui nous sépare d’eux, parce qu’ils ne croient pas ce que Waggoner et Jones prêchaient sur la nature de Christ. Ils l’ont dit publiquement. C’était dans leur déclaration de Conférence Générale [de 1987 et 1999] qu’ils ont déclaré qu’ils n’étaient pas d’accord [avec l’enseignement disant] que Jésus avait une chair de péché.

Sœur A. : Dans Romains 8, à partir du verset 1 jusqu’à 3 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit ; parce que la loi de l’Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car ce qui était impossible à la loi, parce qu’elle était affaiblie par la chair, Dieu l’a fait : envoyant son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché ; et pour le péché, il a condamné le péché dans la chair. » C’est clair.

Frère John : Et c’est cela le problème : les dirigeants de la Réforme ne croient pas que « une chair semblable à celle du péché », cela veut dire « la chair de péché ». Ils disent que ce n’est pas exactement la même chose. Et c’est ce problème qui nous a séparé d’eux, parce que nous ne pouvons pas nous embarquer dans cette même idée qu’ils ont [adoptée]. Rappelez-vous de cette déclaration que nous avons lu dans Christ Triumphant : « Il y aura un criblage parmi le peuple de Dieu ; […] ce sera le résultat du refus de la vérité présentée. » Ils ont refusé la vérité sur la nature de Christ, qui est le grand centre autour duquel toutes les autres vérités gravitent. C’est cela qui nous crible et nous fait sortir.

Sœur A. : D’accord. Alors il y a encore un autre verset dans 1 Jean 4 : « Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu ; car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez l’Esprit de Dieu à ceci : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair, n’est point de Dieu. Or, c’est là celui de l’antichrist, dont vous avez entendu dire qu’il vient, et qui est déjà à présent dans le monde. » Voilà.

Frère John : Amen, je suis content qu’on soit d’accord.

  • 2ème échange (Interpretations sur le reste) :

Question Frère A. : Moi j’ai participé aussi à la Réforme, mais celle de l’IMS, pas de la 51, d’après un frère qui s’appelle ——. D’après lui, dans son interprétation à propos du reste, lui il pense comme ça : Du reste sortira le vrai reste. Ce n’est pas de la postérité. Tu vois un peu l’interprétation ?

Réponse Frère John : Je peux comprendre d’où il vient parce que Sœur White dit elle-même que l’Église adventiste est le reste. Donc je peux comprendre ce qu’il veut dire.

Frère A. : Mais lui, il comprend d’une autre manière. Il n’est plus sur la postérité, mais sur le reste. Il ne croit pas que le reste vient de la postérité / est sorti de la postérité.

Frère John : D’accord, oui. Eh bien, il passe à côté d’une distinction biblique très importante.

Frère A. : Tout à fait, exactement. Aujourd’hui je comprends mieux l’interprétation.

Frère John : Loué soit le Seigneur.

Frère A. : Quand on parle de la femme, c’est l’Église adventiste. Après vient sa postérité, qui est la Réforme. Et après vient le reste qui est sorti de la Réforme.

Frère John : Amen.

Frère A. : C’est ça la vraie interprétation, non ?

Frère John : Amen ! C’est exactement cela.

Frère A. : Voilà, c’est tout ce que je voulais savoir. Merci.

Frère John : Avec plaisir. Loué soit le Seigneur.

  • 3ème échange (Un troisième trône) :

Question Frère B. : Actuellement je voulais éclaircir un peu cette histoire de Trinité. Je reviens là-dessus. [Le frère présente une illustration de plusieurs trônes dans le ciel]. Alors la question se pose : Effectivement, il y a le Père et le Fils ; ils ont chacun un trône, ou alors ils sont sur le trône de Son Père. Je pose la question : Il y a un troisième trône là-haut ? Étant donné que c’est une personne.

Réponse Frère John : Il y a en effet un troisième endroit dans le sanctuaire céleste ; cela s’appelle le chandelier. Et que se trouve dans le chandelier dans le sanctuaire céleste ?

Frère B. : De l’huile.

Frère John : Oui. Et l’huile [est mentionnée] dans Zacharie 4:6 : « Ce n’est point par puissance, ni par force, mais par mon Esprit, a dit l’Éternel des armées. » Et si vous lisez dans le livre de l’Apocalypse, le chandelier est le lieu des « sept esprits de Dieu » (ch. 4, v. 5). Ces sept esprits de Dieu, c’est la même chose que les sept Églises : cela veut dire un seul / une seule.

Frère B. : La question est : Les sept esprits, et effectivement, il y a un Esprit seulement qui est une personne alors ?

Frère John : La raison pour laquelle nous en arrivons à la conclusion que l’Esprit est une personne, c’est parce que l’Esprit de prophétie a déclaré à Son sujet qu’Il est une personne, et aussi parce que Jésus a Lui-même dit qu’Il est un autre Consolateur.

  • 4ème échange (L’adventisme primitif et la compréhension progressive) :

Frère B. : J’ai un livre ici. Est-ce que vous pouvez avoir les fondements de la foi, ou les fondements des doctrines, étant donné que l’Église adventiste en a 28 ? J’ai actuellement un livre, Les fondements de notre foi, par Allen Stump.

Frère John : Oui, je connais Allen Stump.

Question Frère B. : Et qu’est-ce que vous en pensez de ces fondements de notre foi écrits par Allen Stump ?

Réponse Frère John : J’ai étudié le développement des doctrines de l’Église Adventiste du Septième Jour. Allen Stump relève ce que les tous premiers pionniers avaient rejeté dans la doctrine trinitaire. Dans leurs efforts visant à rejeter et à s’opposer à la doctrine trinitaire, ils en étaient arrivés à certaines erreurs de compréhension. Ils croyaient que Jésus n’était que le Fils de Dieu, qu’Il n’était pas Dieu même. C’est même possible de démontrer que le Frère Uriah Smith croyait à l’origine que Jésus avait été créé et était à un certain moment dans le passé. Et Allen Stump attire l’attention sur toutes ces choses-là au sujet desquelles les premiers pionniers adventistes n’avaient pas encore reçu une claire compréhension. Mais Sœur White déclare que cela a pris cinquante années pour que ces vérités se développent et deviennent claires au sein de la foi adventiste. Il a été montré à Sœur White, par l’inspiration, que Jésus était véritablement le Dieu éternel, conjointement avec le Père, et que le Saint-Esprit était bel et bien la troisième Personne de la Divinité. Tout cela a été établi durant cette période aboutissant à 1905. Ce qu’Allen Stump a fait, c’est qu’il est remonté en arrière jusqu’au moment où ils n’étaient pas tous bien au clair sur ce sujet. Donc ce que nous concluons sur Allen Stump, c’est qu’il n’a pas présenté la totalité du spectre de vérité qui a été établi pendant ces cinquante années. C’est pour cela que nous nous appuyons fortement sur les écrits de Sœur White, pas sur des individus qui proclament des choses contraires à ce que Sœur White a dit.

Publié le 10/01/2023, dans Conférence août 2022, Le criblage, et tagué , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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