La plateforme de la vérité, l’organisation et l’unité pour laquelle Jésus priait

La plateforme de la vérité, l’organisation et l’unité pour laquelle Jésus priait

En ces derniers jours, nous assistons à un délabrement de la foi adventiste parmi ceux qui prétendent croire aux messages des trois anges et qui affirment attendre le retour de leur Seigneur du ciel. Nous avons besoin de directions. Ces directions, nous avons besoin également de les recevoir du ciel, car toute autre origine est vouée à nous tromper.

Qu’est-ce que cela veut dire d’être adventiste ? L’un des éléments principaux qui définissent un adventiste du septième jour, hormis sa croyance dans le retour physique et glorieux de Jésus-Christ, c’est sa croyance ferme dans le don prophétique manifesté dans la vie et le ministère d’Ellen G. White. Un vrai adventiste croit que les écrits d’Ellen White constituent « l’Esprit de prophétie », ou encore, « le Témoignage de Jésus » (Apoc. 19:10). Ceci est conforme à la parole de Dieu dans l’épitre aux Corinthiens :

« Je rends grâces continuellement à mon Dieu pour vous, à cause de la grâce que Dieu vous a donnée en Jésus-Christ, savoir : de ce que vous avez été enrichis en Lui de toute manière, en toute parole et en toute connaissance; selon que le témoignage de Christ a été confirmé en vous; de sorte qu’il ne vous manque aucun don, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irrépréhensibles au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. » 1 Corinthiens 1:4-8

Le Témoignage de Christ est destiné, si nous sommes disposés à le recevoir dans toute sa puissance et véritable influence, à nous affermir jusqu’à la fin, pour que nous soyons irrépréhensibles au jour de notre Seigneur Jésus-Christ à Son second avènement. Telle est l’importance de l’Esprit de prophétie, et c’est aussi pour cette raison qu’il est capital pour nous de recevoir tout ce que Dieu nous y révèle, sans y ajouter ni en ôter quoi que ce soit.

Sœur White, dans l’une de ces nombreuses déclarations de ce que le véritable adventiste considère comme « l’Esprit de prophétie » et le « Témoignage de Jésus », nous dit ceci vis-à-vis de ce qui était important pour le peuple de Dieu de son temps, et de ce qui demeurera important pour tout adventiste jusqu’à la fin du temps :

« Dans l’avenir, des erreurs de toutes sortes se feront jour. Aussi nos pieds ont-ils besoin de reposer sur un terrain solide. Et nous avons besoin de piliers robustes pour l’édifice. Pas une cheville ne doit être enlevée de ce que le Seigneur a construit. L’ennemi introduira de fausses théories, telles la doctrine selon laquelle le sanctuaire n’existe pas. C’est là un des points sur lesquels on s’écartera de la foi. Où serons-nous en sécurité, si ce n’est dans les vérités que le Seigneur nous a fait connaître durant les cinquante dernières années ? » (Évangéliser, p. 206.)

Vous voyez ? Jésus nous prévient ici que « des erreurs de toutes sortes se feront jour » et que donc, nous avons besoin d’un terrain solide sur lequel il nous faudra toujours RESTER, pour ne pas être emportés par le courant des « fausses théories » et de tous les « points sur lesquels on s’écartera de la foi ». Quel est ce TERRAIN SOLIDE, cette SÉCURITÉ ? Ce sont « les vérités que le Seigneur nous a fait connaître durant les cinquante dernières années ». Cette déclaration est parue dans la Review and Herald du 25 mai 1905. Si vous comptez en arrière cela vous amène en 1855, et si vous élargissez un peu, vous pouvez même commencer en 1844, car c’est à cette date qu’a commencé la proclamation du troisième ange d’Apocalypse 14:9.

Voilà l’exhortation de Dieu : « Pas une cheville ne doit être enlevée de ce que le Seigneur a construit. » Ce principe est réitéré dans la déclaration suivante :

« J’ai vu un groupe de gens qui se tenaient fermement sur leur garde et ne prêtaient aucune attention à ceux qui cherchaient à ébranler la foi établie de l’ensemble. Le Seigneur les regardait d’un œil approbateur. Il me fut montré trois marches qui conduisaient à une plateforme et représentaient les trois messages : du premier, du second et du troisième ange. L’ange qui m’accompagnait me dit : “Malheur à celui qui déplacera un seul bloc ou remuera une seule cheville de ces messages. La véritable compréhension de ces messages est d’une importance vitale. La destinée des âmes dépend de la manière dont ils sont reçus.«  » (Premiers écrits, p. 258.)

Cela n’est pas une mince affaire, car, lisons-nous, « la destinée des âmes dépend de la manière dont » ces messages sont reçus. Et si notre compréhension de ces messages n’est pas la bonne, « la véritable », alors les âmes seront perdues, au lieu d’être sauvés, par ces messages, car nous ne les avons pas reçus ou enseignés selon leur véritable signification.

Que dit l’ange ? « Malheur à celui qui déplacera un seul bloc ou remuera une seule cheville de ces messages. » Pourquoi ? Parce que le salut des âmes, de la nôtre et de toutes les autres, en dépend. Et parce que ces blocs et chevilles tels qu’ils furent assemblés par les pionniers adventistes, sous l’inspiration, direction et supervision de Dieu, constituent la plateforme de la vérité. Remarquez la déclaration suivante et voyez comment Dieu a prédit l’activité et la réaction des personnes vis-à-vis de cette plateforme :

« Je fus de nouveau ramenée à considérer ces messages, et je vis à quel prix les enfants de Dieu avaient acquis leur expérience. Ils l’avaient obtenue à travers bien des souffrances et des luttes. Dieu les avait dirigés pas à pas, jusqu’à ce qu’Il les ait placés sur une plateforme solide et inébranlable. Je vis quelques personnes s’approcher de cette plateforme pour en examiner la solidité. Certaines d’entre elles s’empressaient d’y prendre place avec joie, alors que d’autres la critiquaient, et auraient voulu y voir apporter quelques améliorations pour qu’elle s’approche davantage de la perfection et que le peuple soit beaucoup plus heureux. Certains en descendaient pour l’examiner et la déclaraient mal posée. Mais je vis que presque tous se tenaient fermement sur cette plateforme et suppliaient ceux qui en étaient descendus de cesser leurs plaintes ; car Dieu en était le grand Architecte, et c’était Lui qu’ils critiquaient et qu’ils combattaient. Ils leur racontaient comment le Seigneur les avait amenés sur cette ferme plateforme, et, élevant ensemble les yeux au ciel, ils louaient Dieu à haute voix. Quelques-uns de ceux qui s’étaient plaints et avaient quitté la plateforme furent touchés, et ils y reprirent humblement leurs places. » (Premiers écrits, p. 259.)

Certaines personnes furent enthousiasmées en voyant la solidité et sécurité de cette plateforme que Dieu avait établie ; tandis que d’autres « la critiquaient, et auraient voulu y voir apporter quelques améliorations ». Pensez-vous pouvoir améliorer ce que Dieu a fait ? Quel est cet esprit ?

« Satan s’était enhardi dans sa révolte et avait affiché son mépris pour la loi du Créateur. Elle lui était devenue insupportable. Il prétendait que les anges n’avaient pas besoin de loi, mais qu’ils devaient se sentir libres de suivre leur propre volonté, qui les conduirait toujours avec sûreté. La loi mettait un frein à leur liberté et son but principal était de l’abolir. Selon lui, la condition des anges avait besoin d’être améliorée. » (L’histoire de la rédemption, p. 16.)

Quand nous cherchons à améliorer ce que Dieu a déjà fait parfait, nous manifestons l’esprit du grand rebelle. Dans la vision de la plateforme, Sœur White vit que « certains en descendaient pour l’examiner et la déclaraient mal posée. » Beaucoup d’adventistes aujourd’hui estiment que les doctrines qui furent établies pendant ces cinquante années au sein de l’Église adventiste primitive, peuvent être améliorées ; ils jugent la plateforme « mal posée ». Mais conformément à la révélation de cette vision, les enfants sincères de Dieu ne s’endurciront pas aux exhortations solennelles de Dieu à travers l’Esprit de prophétie et feront tel qu’il est écrit ici :

« Mais je vis que presque tous se tenaient fermement sur cette plateforme et suppliaient ceux qui en étaient descendus de cesser leurs plaintes ; car Dieu en était le grand Architecte, et c’était Lui qu’ils critiquaient et qu’ils combattaient. Ils leur racontaient comment le Seigneur les avait amenés sur cette ferme plateforme, et, élevant ensemble les yeux au ciel, ils louaient Dieu à haute voix. Quelques-uns de ceux qui s’étaient plaints et avaient quitté la plateforme furent touchés, et ils y reprirent humblement leurs places. » (Premiers écrits, p. 259.)

Donc vous voyez ici que Dieu « les » a conduits, « dirigés pas à pas », « jusqu’à ce qu’Il les ait placés sur une plateforme solide et inébranlable ». Cette plateforme solide et inébranlable est constituée de « blocs » et de « chevilles », c’est-à-dire de doctrines et de vérités particulières vers lesquelles le Seigneur a conduit les pionniers adventistes dans leur étude et recherche de la vérité. Il s’agit là des « piliers robustes » que Dieu a Lui-même posés pour cet « édifice ». Et parmi ces piliers se trouvent le pilier de la doctrine du sanctuaire (Évangéliser, p. 206), de la nature non-immortelle de l’âme, de la loi des Dix Commandements, de la réforme sanitaire, de la réforme vestimentaire, de la position vis-à-vis du service militaire, du scellement des 144 000, ainsi que de nombreuses autres doctrines, et, ce qui nous intéresse ici, de la doctrine de l’ORGANISATION, ce que nous pouvons voir à travers la citation suivante :

« Tandis que s’accroissait le nombre des membres d’Église, il devenait évident que, SANS QUELQUE FORME D’ORGANISATION, NOUS ABOUTIRIONS À UNE GRANDE CONFUSION, et que l’œuvre ne pourrait être accomplie convenablement. Pour pourvoir aux besoins matériels du ministère, pour introduire l’œuvre dans de nouveaux champs, pour protéger de certains membres indignes tant les Églises que le corps pastoral, pour gérer les propriétés de l’Église, pour la publication de la vérité par la presse, et pour quantité d’autres raisons encore, UNE ORGANISATION S’AVÉRAIT INDISPENSABLE…

« L’ESPRIT NOUS A RÉVÉLÉ qu’il devait régner un ordre et une rigoureuse discipline dans l’Église, et donc QUE L’ORGANISATION ÉTAIT ESSENTIELLE. Un système d’organisation et l’ordre marquent toutes les œuvres de Dieu dans l’univers. L’ordre est la loi des cieux, et il doit être également la loi du peuple de Dieu sur la terre. — Testimonies to Ministers and Gospel Workers, 26 (1902). » (Évènements des derniers jours, p. 41.)

Vous voyez bien ici le pilier de l’organisation très clairement mis en lumière à travers ces déclarations de l’Esprit de prophétie. L’organisation était « essentielle » afin de ne pas « aboutir à une grande confusion ». C’est ce que l’Esprit leur « a révélé ». L’organisation était, et donc demeure, essentielle, indispensable. Car c’est l’un des piliers que Dieu a établis, l’un de ces blocs que nous ne sommes pas en droit de remuer. L’ordre, comme il est la loi des cieux, « doit être également la loi du peuple de Dieu sur la terre ». Et il ne peut y avoir d’ordre sans organisation. Le malheur est prononcé contre quiconque voudrait se réclamer de la grâce de Dieu tout en insultant l’Esprit qui a conduit le peuple de Dieu dans cette lumière, comme dans toutes les autres lumières qui constituent cette plateforme d’origine céleste.

Et à la lumière de tout cela, nous pouvons encore mieux comprendre la raison des déclarations suivantes :

« Certaines personnes ont émis l’idée qu’à mesure que nous approcherons de la fin des temps, chaque enfant de Dieu agira indépendamment de toute organisation religieuse. Mais le Seigneur m’a montré que dans son œuvre, il n’est pas possible que chaque homme soit indépendant. Les étoiles sont soumises à des lois et agissent l’une sur l’autre pour accomplir la volonté de Dieu, cédant dans leur commune obéissance à la loi qui les régit. De même, pour que l’œuvre de Dieu progresse sainement et solidement, le peuple du Seigneur doit marcher en bon ordre.

« L’action capricieuse et spasmodique de certains prétendus chrétiens ressemble au comportement de chevaux vigoureux, mais non dressés. Quand l’un tire, l’autre retient ; à la voix du maître, l’un fonce en avant, et l’autre reste solidement planté sur ses quatre pieds. Si les hommes n’agissent pas de concert dans l’œuvre noble et grande que Dieu veut accomplir aujourd’hui, il en résultera de la confusion. Ce n’est pas un bon signe lorsque des hommes refusent de travailler en harmonie avec leurs frères et préfèrent agir seuls. Que les prédicateurs placent donc leur confiance en ceux de leurs frères qui ne craignent pas de sonner l’alarme chaque fois qu’on s’écarte du bon chemin. » (Le ministère évangélique, p. 475.)

Donc vous pouvez mieux cerner le sens de cette parole : « Ce n’est pas un bon signe lorsque des hommes refusent de travailler en harmonie avec leurs frères et préfèrent agir seuls. »

Ce n’est pas un bon signe, parce que, s’ils persistent dans cette voie-là, même après avoir été éclairés sur le pilier doctrinal adventiste de l’ORGANISATION, cela signifie qu’ils sont en train de se ranger parmi les personnes qui, dans la vision de Sœur White, descendait de la plateforme solide sur laquelle Dieu avait conduit Son peuple pendant ces « cinquante dernières années » et qui constitue notre « seule sécurité ». Ces personnes qui font cela se placent donc hors de la sécurité divine et se plongent dans ce qui est définit ici par l’Esprit de prophétie :

« Le Seigneur a déclaré que l’histoire du passé se répétera dans la phase finale de l’œuvre. Chaque vérité qu’Il a donnée pour ces derniers jours doit être proclamée au monde. Chaque pilier qui a été dressé doit être affermi. Nous ne pouvons pas maintenant descendre du fondement que Dieu a posé. Nous ne pouvons pas maintenant entrer dans une quelconque nouvelle organisation, car cela équivaudrait à apostasier de la vérité. » (Messages choisis, vol. 2, p. 449.)

Si nous lisons tel que c’est écrit, sans apporter nos propres opinions ou interprétations, nous voyons que « entrer dans une quelconque nouvelle organisation » voudrait dire déplacer/détruire les piliers qui devraient être « affermis » ; cela voudrait dire rejeter (au lieu de proclamer) la moindre vérité (un bloc ou une cheville) que Dieu a « donnée pour ces derniers jours ».

La doctrine de l’organisation fait partie intégrante de ce « fondement », au même titre que la doctrine de la Divinité, ou bien la doctrine du sanctuaire céleste, ou bien la doctrine des Dix Commandements et leur validité éternelle, ou bien la doctrine de la réforme sanitaire, ou bien de la réforme vestimentaire, ou bien de notre position vis-à-vis de la politique, ou bien vis-à-vis de la guerre et du service militaire, ou bien la doctrine de la nature de Christ qui fut merveilleusement mise en lumière et enseignée à travers le message de 1888, ou bien la doctrine des sept dernières plaies et de la bataille Armageddon comme un affrontement militaire littéral qui aura lieu dans la vallée de Jezréel en Palestine, etc. Si nous rejetons une seule de ces doctrines-là, nous sommes en train de rejeter, non point des hommes, ni des paroles d’hommes, mais Dieu. Car c’est Dieu qui a conduit Ses serviteurs à ces vérités « pour les derniers jours », et c’est par la vérité que nous sommes appelés à être sanctifiés (Jean 17:17) et sauvés. Si nous rejetons la moindre de ces doctrines, en connaissance de cause et après avoir été éclairés sur leur importance et leur origine divine, nous sommes en train d’« apostasier de la vérité ».

La citation suivante nous permet de bien conclure cette pensée :

« Dieu conduit un peuple hors du monde et sur la plate-forme exaltée de la vérité éternelle, des commandements de Dieu et de la foi de Jésus. Il disciplinera et préparera Son peuple. Ils ne seront pas en désaccord, l’un croyant une chose et l’autre ayant une foi et des points de vue totalement opposés, chacun se déplaçant indépendamment du corps. Grâce à la diversité des dons et des capacités de gouvernement qu’Il a placés dans l’Église, tous parviendront à l’unité de la foi. Si un homme forme son point de vue sur la vérité biblique sans tenir compte de l’opinion de ses frères, et s’il justifie sa démarche en alléguant qu’il a droit à son point de vue particulier, et qu’il l’impose ensuite aux autres, comment peut-il exaucer la prière de Christ ? Et si un autre et encore un autre s’élève, chacun affirmant leur droit de croire et de dire ce qu’ils veulent sans se soucier de la foi du corps, où sera l’harmonie qui existait entre Christ et son Père, et que Christ priait pour qu’elle existe entre Ses frères ?

« Bien que nous ayons un travail individuel et une responsabilité individuelle devant Dieu, nous ne devons pas suivre notre propre jugement indépendant, sans tenir compte des opinions et des sentiments de nos frères, car cela conduirait au désordre dans l’Eglise. Les pasteurs ont le devoir de respecter le jugement de leurs frères ; mais leurs relations mutuelles, ainsi que les doctrines qu’ils enseignent, doivent être soumises à la loi et au témoignage ; alors, si les cœurs sont susceptibles d’être enseignés, il n’y aura pas de divisions parmi nous. Certains sont enclins au désordre et s’éloignent des grands jalons de la foi ; mais Dieu appelle Ses pasteurs à être unis dans la doctrine et dans l’esprit. » (Testimonies to Ministers, pp. 29, 30)

Puisse Dieu opérer dans nos cœurs à travers TOUTES CES PAROLES. Nous ne saurions insister suffisamment sur notre besoin présent et profond de prendre au sérieux et de recevoir dans nos cœurs ces révélations ici présentées, afin que nous puissions à notre tour, comme ceux que Dieu a conduits par le passé, travailler intelligemment, concrètement et activement pour l’unité des croyants pour laquelle Jésus a prié et pour laquelle Il a aussi donné Sa vie.

Que Dieu vous bénisse et nous bénisse tous dans tout cela.

Publié le 26/04/2024, dans -Articles, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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