Étude sur la musique (2ème partie) : Une exploration de la bonne et de la mauvaise musique
Étude sur la musique (2ème partie) : Une exploration de la bonne et de la mauvaise musique
Ceci est donc la deuxième partie de notre étude sur la musique. Puisse le Seigneur nous aider à la comprendre et à absorber les choses que nous allons explorer aujourd’hui. Nous reprenons là nous nous étions arrêtés la dernière fois, c’est-à-dire par la question que nous posions :
Comment pouvons-nous faire la distinction entre la musique qui est une bénédiction et celle qui est un outil du diable pour piéger les âmes ?
Cela faisait écho à la déclaration de l’Esprit de prophétie que nous avions lue et qui disait :
« Bien employée, la musique est une bénédiction, mais Satan l’utilise souvent comme l’un de ses outils les plus séduisants pour piéger les âmes. » (Messages à la jeunesse, p. 293.1)
C’est ce que nous voulons comprendre dans des termes plus concrets. Car, en effet, nous avions vu que Satan, après sa chute, a directement employé ses dons pour perdre la race humaine. Parmi ces dons se trouvait celui de la musique, comme nous l’avions vu dans le passage d’Ézéchiel 28:13. Ainsi donc, la musique est devenue, potentiellement, un terrain glissant où nous avons également besoin de veiller afin de pouvoir faire la distinction entre la bonne musique et la mauvaise musique.
Et pour pouvoir parvenir à la conclusion de ce qu’est la bonne musique, compte tenu du monde dans lequel nous vivons, où les références sont plus nombreuses aux choses charnelles qu’aux choses spirituelles, nous allons procéder par élimination. À savoir, nous chercherons d’abord à comprendre ce que la bonne musique n’est pas, ou, autrement dit, ce qui caractérise la mauvaise musique, celle que le diable invente.
Pour cela nous voulons explorer la parole de Dieu, appuyée par certaines clarifications de l’Esprit de prophétie :
1. La musique idolâtre et perturbante (clameurs, tambours, musique et danses)
Nous lisons le passage suivant pour explorer ce premier point :
Exode 32:17 Or Josué entendit la voix du peuple qui poussait des cris, et il dit à Moïse: Il y a un bruit de bataille dans le camp. 18 Et Moïse dit: Ce n’est ni un bruit de cris de victoire, ni un bruit de cris de défaite; j’entends un bruit de chants. 19 Et lorsqu’il fut près du camp, il vit le veau et les danses. Alors la colère de Moïse s’enflamma, et il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne.
On voit donc ici, avant toute autre chose, une musique qui, en figure, annule la loi de Dieu. (Moïse jeta les tables de la loi « et les brisa au pied de la montagne ». C’est, en substance, une musique qui représente la transgression de la loi de Dieu. C’est la musique de « l’iniquité », produite par celui en qui l’iniquité est née.
Nous avions vu ce langage au sujet de Lucifer :
Ezéchiel 28:15 Tu fus intègre dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à ce que l’iniquité ait été trouvée en toi.
On voit donc, par rapport à cet évènement du veau d’or, lié au paganisme, un genre de musique qui, à l’oreille sanctifiée, peut ressembler à « un bruit de bataille », mais qui est en réalité composée de chants, de rythmes et de danses. La présence de rythmes est évidente à travers ce verset, car on ne saurait voir de danses là où il n’y a pas de rythme. Mais le rythme dont il est question ici n’est pas paisible; au contraire, il est saccadé. C’est ce qui permet la danse.
« Un bruit de chants » semblable à « un bruit de bataille » est lié à l’idolâtrie (avec des danses) : c’est une caractéristique de la musique dégradante.
Le Témoignage de Jésus nous aide en cela :
« Il y aura des clameurs, avec tambour, musique et danses. Des êtres raisonnables en auront les sens si confus qu’ils seront incapables de prendre de bonnes décisions. Et c’est cela qu’on attribue à l’action du Saint-Esprit. »
« Le Saint-Esprit ne se manifeste jamais par de telles méthodes, dans un bruit infernal. Il y a là une invention de Satan visant par des moyens ingénieux à neutraliser les vérités pures, authentiques, ennoblissantes et sanctifiantes, destinées à notre temps. […] Un bruit d’asile d’aliénés choque les sens et pervertit ce qui, bien employé, serait de nature bienfaisante. Les pouvoirs sataniques produisent un carnaval de tapage et de bruit, et c’est cela qu’on voudrait appeler l’opération du Saint-Esprit. » (Messages choisis, vol. 2, p. 41.1-2)
Que voit-on ? « Des clameurs, avec tambour, musique et danses », produisant une musique qui « choque les sens et pervertit ce qui, bien employé, serait de nature bienfaisante. »
Nous comprenons par ces quelques mots que : la musique dégradante choque les sens et rend les hommes « incapables de prendre de bonnes décisions ». On parle d’une musique qui envoie le cerveau dans un « état alpha », soit à moitié éveillé et conscient. La musique satanique « produit un carnaval de tapage et de bruit » qui contribue « à neutraliser les vérités pures, authentiques, ennoblissantes, destinée à notre temps ». Une telle musique, par les « moyens ingénieux » de l’ennemi, peut faire en sorte que même « des êtres raisonnables » aient leur sens si confus qu’ils en deviennent « incapables de prendre de bonnes décisions ». Voilà le danger d’une telle musique.
On se souviendra ici des paroles de Jésus, qui prennent davantage de sens au vu de notre sujet à l’étude :
Matthieu 24:24 Car de faux christs et de faux prophètes s’élèveront et feront de grands signes et des prodiges, pour séduire les élus mêmes, s’il était possible.
Qu’est-ce que c’est ? « Les élus mêmes » pourraient être séduits, s’ils n’obtiennent pas le discernement que nous cherchons à recevoir ici. On voit donc le lien étroit entre la musique dont l’ennemi cherche à faire la promotion même auprès des chrétiens, et celle qui encourage l’amour pour la vérité qui sanctifie.
Rappelons-nous, l’Esprit de prophétie nous dit au sujet de telles méthodes musicales qu’il s’agit « là [d’]une invention de Satan visant par des moyens ingénieux à neutraliser les vérités pures, authentiques, ennoblissantes et sanctifiantes, destinées à notre temps ».
Donc nous comprenons dans notre étude du sujet sur la musique, qu’il existe en fait une musique que l’ennemi désire utiliser pour nous donner l’impression que nous sommes toujours des croyants, tout en neutralisant la puissance sanctifiante de la vérité dans nos vies. C’est de cela dont il s’agit ici.
Voici une très courte explication des différents états dans lesquels peut se trouver notre cerveau :
« Lorsqu’il est en veille active, notre cerveau émet surtout des ondes rapides, dites bêta (de 12 à 30 Hz), avec l’apparition d’ondes gamma spécifiques (vers 40 Hz) lors d’une activité intellectuelle et mentale (intense). Alors qu’en relaxation légère ou éveil calme (assis dans son canapé yeux fermés par exemple), ce sont des ondes alpha (de 8 à 12.Hz) qui dominent. »
Il y a certains types de musique (nombreux de nos jours) qui ont cette forte tendance à envoyer notre cerveau dans une condition passive, correspondant aux « ondes alpha » mentionnées dans cette explication. Et c’est dans un tel état mental que le diable cherche à nous mettre pour que nous ne puissions plus prendre « de bonne décisions ».
Mais nous lisons les paroles suivantes de l’Esprit de prophétie vis-à-vis de notre condition mentale durant l’adoration :
« Il faut qu’il y ait relation vivante avec Dieu dans la prière, et une relation vivante avec Dieu dans les cantiques de louange et d’action de grâces. » (Évangéliser, p. 448.1)
Donc l’état dans lequel nous devrions être pour adorer Dieu (par la louange et les actions de grâces), c’est une « relation vivante avec Dieu ». On pourrait même ajouter : une relation vivante et consciente.
Si la musique nous rend inconscients ou entrave notre bon raisonnement, il ne s’agit pas de la musique destinée au culte (et, en y réfléchissant bien, ce ne sera pas non un plus une musique profitable pour les autres moments).
En effet, nous avions lu :
« Il y aura des clameurs, avec tambour, musique et danses. Des êtres raisonnables en auront les sens si confus qu’ils seront incapables de prendre de bonnes décisions. » (Messages choisis, vol. 2, p. 41.1)
Si la musique nous sédate en altérant nos capacités cognitives, nous avons affaire au genre de musique mentionné ci-dessus.
2. La musique du plaisir insouciant
Dans ce deuxième point, nous explorons un autre aspect de cette mauvaise musique.
Amos 6:4 Ils se couchent sur des lits d’ivoire, et s’étendent sur leurs coussins; ils mangent les agneaux du troupeau, et les veaux pris du lieu où on les engraisse; 5 Ils divaguent au son du luth; comme David, ils inventent des instruments de musique; 6 Ils boivent le vin dans de grands vases; ils s’oignent avec la meilleure huile, et ne sont pas dans la douleur pour la ruine de Joseph.
On voit ici une musique qui se veut semblable à celles que les patriarches jouaient (v. 5 : David) mais qui anime ceux qui en jouent ou en jouissent d’un esprit insouciant, orgueilleux (v. 8) et mondain. Dieu dit au verset 8 : « Je déteste l’orgueil de Jacob, et je hais ses palais ».
Dans ce cas de figure, on voit que la musique devient alors un outil non pas d’adoration, mais de divertissement, par lequel nous « divaguons » au son des basses, des beats, des voix entremêlées des tambours, mais où nous ne sommes « pas dans la douleur pour la ruine de Joseph ». C’est-à-dire que ce n’est pas une musique qui encourage un esprit de repentance ; elle ne contribue pas à une introspection ennoblissante. Les émotions sont atteintes, mais le cœur n’est pas blessé, contrit, brisé.
D’ailleurs, nous avions vu cela dans notre école du Sabbat, sur le sujet de la parole de Dieu. C’était ici :
« Si la pratique de la Parole n’est pas introduite dans la vie, c’est que l’épée de l’Esprit n’a pas blessé le cœur naturel. Celui-ci a été protégé par les fantaisies poétiques. Le sentimentalisme l’a tellement enveloppé que le cœur n’a pas suffisamment senti le tranchant de l’épée, perçant et découpant les autels coupables où le moi est adoré. » (Our High Calling, p. 203.2)
Il est une musique qui est comme un autel coupable où nous adorons le moi, parfois sans le discerner entièrement, mais pas moins. Une musique qui atteint nos sentiments, mais qui enveloppe le cœur de telle sorte que nous oublions le tranchant de l’épée de la parole de Dieu qui est censé retrancher les passions charnelles… Cette musique-là, souvent, préserve nos passions intactes. Et c’est à cela que nous discernons qu’elle ne nous est pas si profitable, si ce n’est tout à fait délétère.
Nous poursuivons avec le point numéro 3 :
3. La musique comme outil d’hypnose et de tentation
Concernant tout ce que la mauvaise musique peut être, nous notons en particulier ce qui ressort du passage suivant :
Daniel 3:4 Et le héraut cria à haute voix: On vous fait savoir, peuples, nations et langues, 5 Qu’au moment où vous entendrez le son de la trompette, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments, vous aurez à vous prosterner et à adorer la statue d’or que le roi Nébucadnetsar a élevée. 6 Et quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas, sera au même instant jeté dans la fournaise de feu ardent.
Nous connaissons assez bien cette histoire, et pourtant, dans la plupart des cas, nous ne faisons que très peu allusion à cet élément de musique qui joua un rôle pourtant si important dans cet évènement crucial dans la vie des trois Hébreux, ainsi que dans la vie de Nébuchadnetsar. Qu’est-ce que c’est ?
« Au moment où vous entendrez le son de la trompette, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments, vous aurez à vous prosterner ».
On voit ici une musique très élaborée, le fruit de nombreux talents, destinée à emporter le peuple dans un élan d’adoration ; mais l’adoration est dirigée dans la mauvaise direction. Aussi, la musique que Satan a su inventée est destinée à l’adoration, mais pas à l’adoration de Dieu. Elle a pour objet de nous faire adorer le moi, et par extension, le diable.
Nous nous rappelons de cet entretien de Jésus avec Satan :
Matthieu 4:8 Le diable le mena encore sur une montagne fort haute, et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire; 9 Et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu m’adores.
Dieu cherche l’adoration ; on le voit dans Apocalypse 14 : « Craignez Dieu, et lui donnez gloire » ; en d’autres termes : Adorez-le. Mais Dieu cherche des adorateurs intelligents. On le voit dans l’entretien de Jésus avec la femme samaritaine : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs. » (Jean 4:23).
Dieu ne saurait se contenter d’une adoration forcée et qui est le fruit d’une sorte d’hypnose. Toutefois, le diable n’a pas de tels états d’âme. Il se satisfait bien d’une adoration qu’il nous a soutiré par la force ou par la manipulation de nos sens. C’est là une chose qu’il nous faut réaliser au sujet de la musique et de l’adoration.
La question de la musique est directement et étroitement liée à la question de l’adoration. Ainsi donc, le sujet de la musique occupe une place fondamentale dans le message des trois anges. Adorerons-nous Dieu en esprit « et en vérité » ? Ou bien nous imaginerons-nous adorer Dieu dû à l’engouement de nos sentiments et de nos émotions ? Tout le danger réside bien là.
Ainsi donc, la musique est destinée à l’adoration ; c’est pour cela que Dieu l’a créé. Mais si nous écoutons la musique qu’a inventé le diable, nous ne pouvons pas adorer Dieu. Au contraire, nous adorerons le monde, l’esprit du monde, le prince de ce monde et le moi ; et ce souvent avec le faible réconfort que nous sommes en train d’écouter de la « musique chrétienne ».
Comment l’Esprit de prophétie nous aide mieux à cerner les contours de cette musique-là ?
« Je me sens alarmée alors que je vois partout la frivolité des jeunes hommes et des jeunes femmes qui prétendent croire en la vérité. Dieu ne semble pas être dans leurs pensées. Leurs esprits sont remplis d’absurdités. Leur conversation n’est que des paroles vides et vaines. Ils ont une oreille fine pour la musique, et Satan sait quels organes exciter pour animer, absorber, et charmer l’esprit afin que Christ ne soit pas désiré. Les désirs spirituels de l’âme pour la connaissance divine, pour une croissance dans la grâce, sont manquants. » (Le foyer chrétien, p. 393.3)
Nous voyons donc, en lisant entre les lignes, qu’on peut avoir »une oreille fine pour la musique » tout en ayant un esprit d’où Dieu est absent. Et nous pouvons chanter des louanges à Dieu, tout en étant vides et vains.
On voit donc qu’il s’agit d’une musique qui « excite », qui « charme l’esprit » et qui nous sèvre du désir de Christ. Cette musique que Satan utilise ses dons pour inventer, c’est une musique qui assèche nos aspirations spirituelles.
Il est donc important de noter, à la lumière de ces révélations, que : le discernement pour distinguer la bonne musique de la mauvaise implique que nous nous examinions nous-mêmes dans notre expérience avec la musique et le genre de plaisir que nous en retirons.
Le contraste avec la bonne musique
Quel contraste voyons-nous entre cette musique et celle que le Ciel agréé ?
1 Samuel 16:22 Et Saül envoya dire à Isaï: Je te prie, que David demeure à mon service; car il a trouvé grâce à mes yeux. 23 Quand donc le mauvais esprit, envoyé de Dieu, était sur Saül, David prenait la harpe, et en jouait de sa main; et Saül respirait et était soulagé, et le mauvais esprit se retirait de lui.
Quand David prenait sa harpe et en jouait, le mauvais esprit se retirait de Saül. La musique divine fait fuir les mauvais esprits ; elle nous soulage, nous permet de respirer par le souffle de la prière (silencieuse ou chantée). C’est un point biblique fondamental.
Obtenons-nous réellement un repos paisible par la musique que nous jouons ou écoutons ? Ou bien obtenons-nous un soulagement très éphémère principalement lié à nos émotions ?
Nous avions lu dans Amos chap. 6 : « Ils divaguent au son du luth; comme David, ils inventent des instruments de musique. » Sauf que ces personnes qui semblent faire « comme David », Dieu n’agréé pas leur culte comme Il agréait le culte de David. Ce n’est donc qu’une ressemblance superficielle ; mais ce n’est pas la même musique. Car la leur les fait « divaguer » ; elle ne leur apporte pas le « soulagement » spirituel que Saül reçut. C’est là une distinction essentielle.
Obtenons-nous un soulagement spirituel profond, ou bien divaguons-nous en nous donnant l’impression d’adorer le même Dieu qu’adoraient les enfants de Dieu par le passé ? Tel est le discernement que Dieu nous donne pour nous permettre de l’adorer en esprit et en vérité.
Les instruments
Mais alors, cela veut-il dire que seul le chant est acceptable dans le culte ? Nous lisons :
« Lors des réunions, qu’un certain nombre de personnes soient choisies pour prendre part au programme de chant, et que celui-ci soit accompagné par des musiciens jouant de leur instrument avec compétence. Nous ne devrions pas nous opposer à l’usage d’instruments de musique dans notre œuvre. Mais cette partie du culte devrait être conduite avec soin, car c’est une louange à Dieu par le chant. » (Évangéliser, p. 456.1)
Qu’est-ce donc ? Nous ne sommes pas et ne devrions pas être « opposés à l’usage d’instruments de musique », MAIS « cette partie du culte devrait être conduite avec soin », pour les raisons que nous avons déjà soulevées concernant les grands dons de l’ennemi dans l’usage des instruments et qu’il emploie pour casser notre relation avec notre Créateur.
Et j’ajouterai que : le même soin avec lequel nous conduisons le culte, ainsi que notre usage des instruments dans le culte, devrait nous animer pour notre choix de musique dans notre marche quotidienne avec Dieu. À savoir, nous avons tout autant besoin de préserver nos cœurs de la mondanité et des pièges de Satan visant notre relation avec Dieu à travers un usage détourné de la musique, que nous avons besoin de préserver le culte de ces mêmes pièges.
Quel autre conseil nous est donné concernant la manière dont nous sommes appelés à conduire le culte pour donner la meilleure expression à notre adoration ?
« La musique forme une partie de l’adoration de Dieu dans les parvis en haut. Nous devrions chercher, dans nos chants de louanges, à nous approcher le plus près possible de l’harmonie des chœurs célestes. » (Ibid., p. 456.4)
Comment nous est définie cette « harmonie des chœurs célestes » ?
« Ils [les anges] prennent plaisir à entendre les simples chants de louange chantés sur un ton naturel. Les chants dans lesquels chaque parole est prononcée clairement, sur un ton musical, sont les chants qu’ils se joignent à nous pour chanter. Ils reprennent le refrain qui est chanté du cœur, avec l’esprit et l’intelligence. » (Ibid., p. 459.2)
Que font les anges ?
- « Ils reprennent le refrain qui est chanté du cœur, avec l’esprit et l’intelligence. »
- Ils prennent plaisir aux « simples chants de louanges chantés sur un ton naturel. »
La raison de notre adoration
Voilà quelques détails importants qui nous permettent de mieux cerner les contours de la musique céleste. Et le plus important dans tout cela, c’est : la raison de notre adoration. C’est-à-dire que nous pouvons nous concentrer sur tout ce qui est bon de faire, tout en restant nous-mêmes froids et asséchés comme jadis les collines de Guilboa. Nous avons donc besoin d’être arrosés par la réalisation du Dieu que nous sommes appelés à adorer.
« Dans les généreuses bénédictions que notre Père céleste nous a accordées, nous pouvons discerner d’innombrables preuves d’un amour infini et d’une tendre compassion qui surpassent la sympathie ardente d’une mère pour son enfant rebelle. Lorsque nous étudions le caractère divin à la lumière de la croix, nous voyons la miséricorde, la tendresse et le pardon mêlés à l’équité et à la justice. Dans le langage de Jean, nous nous exclamons : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. » Nous voyons au milieu du trône Celui qui porte sur ses mains, ses pieds et son côté les marques des souffrances endurées pour réconcilier l’homme avec Dieu, et Dieu avec l’homme. Une miséricorde sans pareille nous révèle un Père infini, demeurant dans une lumière inaccessible, mais qui nous accueille auprès de lui grâce aux mérites de son Fils. Le nuage de vengeance qui ne promettait que misère et désespoir révèle, à la lumière reflétée par la croix, l’écriture de Dieu : « Vis, pécheur, vis ! Ô, âmes repentantes et croyantes, vivez ! J’ai payé la rançon. » »
« Nous devons nous rassembler autour de la croix. Christ et Lui crucifié doivent être le thème de notre contemplation, de nos conversations et de nos émotions les plus joyeuses. Nous devrions avoir ces rendez-vous spéciaux dans le but de garder à l’esprit tout ce que nous recevons de Dieu, d’exprimer notre gratitude pour son grand amour et notre volonté de tout confier à la main qui a été clouée sur la croix pour nous. Nous devrions apprendre ici à parler la langue de Canaan, à chanter les cantiques de Sion. Par le mystère et la gloire de la croix, nous pouvons estimer la valeur de l’homme, et alors nous verrons et ressentirons l’importance de travailler pour nos semblables, afin qu’ils puissent être élevés au trône de Dieu. » (Testimonies for the Church, vol. 4, p. 462.1}
Apprendre à chanter les cantiques de Sion, cela gravite autour de notre compréhension de l’amour profond que Dieu nous a témoigné en nous offrant Jésus-Christ. Le mystère et la gloire de la croix est ce qui inspirera nos cantiques et nos chants ici-bas et également là-haut.
Puissent donc les sons qui nous entourent ne plus résonner en nos âmes, animant le désir intérieur de divaguer aux rythmes et mélodies fabriqués par l’ennemi des âmes. Puissions-nous cultiver un intérêt et un amour grandissant pour la musique pure, les cantiques et les chants ennoblissants. Et puissions-nous apprendre l’esprit qui anime les habitants du ciel, pour comprendre la langue de Canaan, et chanter les cantiques auxquels ils prennent plaisir, en faisant monter à Dieu nos louanges pures et édifiantes, que nous pourrons poursuivre dans les parvis célestes.
Amen.
Publié le 08/01/2026, dans -Articles. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.
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