9. Le temps de détresse de Jacob

Le troisième ange : étude 9

Par John Thiel (étude en anglais, pdf)

Au début du message du troisième ange, nous avons appris que ce message se réfère à la période de la moisson de la terre. La parabole de Christ au sujet de la moisson représente la fin du monde, et c’est également identifié au message du criblage au sein de l’Église de Dieu. C’est cela l’œuvre du troisième ange au temps de la moisson :

Je vis alors le troisième ange. Mon ange accompagnateur me dit : « Son œuvre est effrayante. Sa mission est terrible. Il est l’ange qui doit sélectionner le blé parmi l’ivraie, et sceller, ou lier, le blé pour le grenier céleste. Ces choses devraient absorber l’esprit tout entier, et toute l’attention. » {Early Writings / Premiers écrits 118.1}

Cela devrait absorber l’esprit tout entier. Nous vivons aux tous derniers moments de cette œuvre du troisième ange, et cela devrait absorber notre attention encore plus maintenant, parce que sa mission est si effrayante qu’elle sépare en réalité les êtres humains. À moins que les gens n’occupent leurs esprits avec cet événement, ils ne reconnaitront et ne comprendront pas ce qui arrive. Et parce qu’ils ne le comprennent pas, ils attaquent les gens qui épousent eux-mêmes ce message, et ces derniers sont séparés et passés au crible en conséquence.

À travers nos études, nous avons observé l’expérience du peuple de Dieu en cette période du troisième ange et de la moisson. Pendant cette période, tandis que les lois du dimanche prennent de l’impact, cela finira par entrainer une séparation finale. La société est préparée à recevoir la marque de la bête. L’activité causative de la bête et de son image est telle que la société se prépare déjà à recevoir la marque de la bête. Toutes les études précédentes nous ont conduites à la compréhension que dans cette période il y a eu la Première Guerre mondiale, puis un petit temps de paix, et ensuite la Seconde Guerre mondiale, et après cela il y avait cette période des cœurs des hommes qui défaillaient de peur, et toutefois il y avait toujours la paix pour donner de la place pour que l’œuvre du troisième ange se termine. Pour le moment, il y a ce petit temps de détresse qui produit l’Église du reste, pendant qu’il y a encore la paix. Mais le grand temps de détresse, le temps de détresse de Jacob, c’est celui que nous étudions maintenant. Avant le temps de détresse de Jacob, il y a un criblage, il y a une expérience de détresse qui produit l’Église du reste, l’Église triomphante.

Ceux qui arrivent à chaque point, qui résistent à chaque épreuve, et vainquent, quel que soit le prix, ont tenu compte du conseil du Témoin Véritable, et ils recevront la pluie de l’arrière-saison, et seront ainsi préparés pour la translation. {Testimonies for the Church Vol. 1 187.1}

La pluie de l’arrière-saison est un achèvement dans la vie individuelle de chaque personne, dans lequel elle a surmonté chaque épreuve et chaque difficulté quel que soit le prix. Ils sont alors prêts à recevoir la pluie de l’arrière-saison qui leur donne la puissance pour proclamer le grand cri du troisième ange. Jésus ne peut pas venir ramener Son peuple chez Lui avant qu’Il n’ait une telle Église triomphante. La déclaration suivante est directement liée à la période de la moisson :

« Quand le fruit est mûr, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est venue. » Christ attend avec un désir ardent la manifestation de Lui-même dans Son Église. Lorsque le caractère de Christ sera parfaitement reproduit dans Son peuple, alors Il viendra les réclamer comme les Siens. {Christ’s Object Lessons 69.1 / Paraboles de Jésus 51.4}

Jésus ne peut pas venir avant que Son peuple reflète parfaitement Son caractère. Cela vient en conséquence du petit temps de détresse qui passe au crible le peuple de Dieu à travers des circonstances de raffinement, jusqu’à ce qu’ils soient finalement dans une position où ils peuvent être identifiés comme l’Église triomphante. Quand ils ont pleinement atteint cette condition en tant que peuple, ils peuvent alors être utilisés par Dieu pour appeler les fidèles de Dieu à sortir des Églises déchues.

Uriah Smith décrit cela admirablement dans l’une des plus puissantes descriptions de ces évènements. Il décrit le rivage, et tandis que celui-ci apparait, l’océan envoie ses immenses vagues. Ceci est la toute dernière vague, et quand le peuple de Dieu a donné le grand cri, alors que la vague est sur le point de se briser, les âmes fidèles sortent de Babylone, et alors elle s’écrase, et c’est la fin.

Le lien inévitable entre leurs erreurs cherries et une destruction irréparable et éternelle, est annoncé jusqu’à ce que la terre retentisse avec le cri. Pendant ce temps, les péchés de la grande Babylone s’élèvent jusqu’aux cieux, et le souvenir de ses iniquités apparait devant Dieu. La tempête de la vengeance augmente. Le grand raz de marée de la colère céleste roule vers l’avant. L’écume plumeuse joue le long de son sommet, indiquant qu’il ne reste qu’un instant avant qu’elle ne s’éclate sur la grande ville de confusion, et que la fière Babylone ne sombre comme une meule coule dans les profondeurs de la mer. Soudainement une autre voix sonne du ciel, « Sortez du milieu d’elle, mon peuple ! » Les enfants de Dieu humbles, sincères, et dévoués, dont il en reste encore, et qui soupirent et pleurent sur les abominations qui sont commises dans le pays, tiennent compte de la voix, lavent leurs mains de leurs péchés, se séparent de sa communion, s’échappent, et sont sauvés, tandis que Babylone devient la victime des justes jugements de Dieu. Il y a des temps sensationnels devant l’Église. Soyons prêts pour la crise. {Uriah Smith, Daniel and the Revelation, édition 1897, p. 717}

Quand ce temps est pleinement venu et que les gens sont capables de donner le grand cri, quand le grand cri a été donné et que les gens fidèles qui restent encore sont sortis des Églises, alors sera prononcée la déclaration d’Apocalypse 22:11. À ce moment-là, l’œuvre de Jésus est terminée et Il peut entrer dans la dernière activité qui consiste à prendre Son peuple pour être avec Lui. Quand le peuple de Dieu a terminé son œuvre, Jésus fait cette déclaration :

Apocalypse 22:11 Celui qui est injuste, qu’il soit injuste encore ; et celui qui est souillé, qu’il se souille encore ; et celui qui est juste, qu’il soit juste encore ; et celui qui est saint, qu’il soit saint encore.

La description des circonstances de cette expression est écrite dans Daniel 12. D’après le verset suivant, quand Jésus s’est levé pour faire cette déclaration, que se passe-t-il ?

Daniel 12:1 Et en ce temps-là se lèvera Michael, le grand prince, qui tient [ferme] pour les enfants de ton peuple ; et il y aura un temps de détresse, tel qu’il n’y en a point eu depuis qu’il existe une nation, [même] jusqu’à ce temps-là ; et en ce temps-là ton peuple sera délivré, [savoir] quiconque sera trouvé écrit dans le livre.

C’est cela la scène finale. Le temps de grâce prend fin, Jésus se lève et dit : « Celui qui est saint, qu’il soit saint encore. » Et ensuite vient ce terrible temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu.

Daniel 12:3 Et ceux qui sont sages brilleront comme l’éclat du firmament, et ceux qui en amènent plusieurs à la justice [brilleront] comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.

Voici une déclaration que Jésus a utilisée par rapport aux cinq vierges sages. Celui qui est sage brillera, tandis que les autres abandonnent tous la scène. En ce temps-là, quand Jésus se lève et introduit ce terrible temps de détresse, tandis que les sages brillent, d’autres, les vierges folles, prononceront les paroles écrites dans Jérémie 8:20.

Jérémie 8:20 La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés.

Qu’est-ce qui provoque une telle expression ? Tout ce que nous avons étudié sous le troisième ange a été en rapport à une période dans laquelle nos esprits devraient être entièrement absorbés par l’œuvre de cet ange. Ceux qui n’ont pas été entièrement absorbés dans cette œuvre, ne se sont pas préparés pour ce temps terrible. Quand ce temps frappe, ils verront quelque chose au-dedans d’eux-mêmes qui leur feront dire cela.

…le miroir de détection leur révèle le mal que leurs cœurs ont pratiqué, et leur montre en même temps l’impossibilité d’une réforme. {Upward Look 301.5}

Ils se réveilleront à la réalité que : « Je dois me réformer, mais c’est trop tard. » S’ils avaient eu leur esprit absorbé par les messages des trois anges, ils s’y seraient appliqués pour avoir leurs caractères purifiés. C’est de cela dont il a été question dans toutes nos études : Le message du premier ange, l’expérience de la sanctification, l’apprentissage. Les gens ont reçu leurs opportunités, mais ils ont été indolents. Ils ont été insouciants de la vie spirituelle. Ils pensent : « Oui, on connait le message, nous sommes riches et enrichis de biens », mais ils n’ont pas réformé leur vie. Puis, quand ce temps vient, ils verront : « Oh, je ne peux même pas changer, c’est trop tard. Je ne peux même pas changer. » C’est de cette manière que la déclaration de Jésus sera exercée : « Celui qui est saint, qu’il soit saint encore, celui qui est souillé, qu’il se souille encore. » Ce n’est pas parce que c’est une déclaration arbitraire. C’est parce que les gens en sont arrivés au point dans leur vie où c’est la réalité des choses, et Jésus annonce simplement cela. Ils reconnaitront que la moisson a passée, « l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés. »

Quand la fin du temps de grâce a lieu, quand ils voient cela et que cela se lance dans ce terrible temps de détresse, les fidèles qui brilleront ressentiront tout à fait la même chose.  C’est pour cette raison qu’on appelle cela le temps de détresse de Jacob. Même ceux qui sont passés par les messages des trois anges et qui ont préparé leurs vies, en viendront au point de se dire : « Vais-je subsister ? » Ceux qui disent : « La moisson est passé, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés », ce sont ceux qui ne peuvent plus changer. Mais bien que les gens qui se soient préparés pour ce temps ne changeront pas non plus, ils traverseront un temps de grande perplexité.

Jérémie 30:5 Car ainsi dit le SEIGNEUR : Nous avons entendu une voix de tremblement, de peur, et non pas de paix. 6 Demandez maintenant, et voyez si un homme enfante ? Pourquoi donc vois-je tout homme avec ses mains sur ses reins, comme une femme en travail, et [pourquoi] tous les visages sont-ils devenus pâles ? 7 Hélas ! Car ce jour [est] grand, de sorte qu’il n’y en a pas de semblable ; c’est même le temps de détresse de Jacob ; mais il en sera sauvé.

En cette période, ceux qui n’y sont pas préparés diront : « C’est trop tard, je ne peux pas changer », et ils seront frappés de terreur. Mais les autres sont aussi frappés de terreur. Ils passent aussi par un temps terrible. C’est le temps de détresse de Jacob. Quelle est donc leur expérience ? Puisque cela s’appelle la détresse de Jacob, nous pouvons nous tourner vers l’expérience de Jacob et en tirer les leçons.

Jacob était sur le chemin du retour vers sa patrie après avoir passé tout ce temps chez Laban, après avoir marié ses deux filles, et longtemps après son terrible péché contre Ésaü. Maintenant, alors qu’il rentre chez lui, il reçoit des nouvelles de l’armée d’Ésaü qui vient à sa rencontre.

Mais les messagers revinrent avec les nouvelles qu’Ésaü s’approchait avec quatre cent hommes, et aucune réponse n’était envoyée au message amical [que Jacob leur avait envoyé]. Il paraissait certain qu’il venait pour se venger. La terreur se répandit dans tout le camp. « Jacob fut très effrayé et dans une grande angoisse. » Il ne pouvait pas retourner en arrière, et il craignait d’avancer. Sa compagnie, sans armes et sans défense, n’était pas du tout préparée pour une rencontre hostile. {Patriarchs and Prophets 196.1 / Patriarches et prophètes 174.2}

Jacob partage alors sa compagnie en deux, dans l’espoir d’en sauver quelques-uns si même c’est possible. Puis il se tourne vers Dieu, et il dit :

Tu « m’as dit : Retourne en ton pays, et vers ta parenté, et je te ferai du bien ; je ne suis pas digne de la moindre de toutes les grâces, et de toute la vérité, que Tu as montré à Ton serviteur ; car j’ai passé ce Jourdain avec mon bâton, et maintenant je suis devenu deux bandes. Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère, de la main d’Ésaü ; car je le crains, de peur qu’il ne vienne et ne me frappe, et la mère avec les enfants. » {Patriarchs and Prophets 196.1 / Patriarches et prophètes 174.3}

Ils avaient maintenant atteint le fleuve du Jabbok, et quand la nuit tomba, Jacob envoya sa famille de l’autre côté du gué du fleuve, tandis qu’il resta seul derrière. Il avait décidé de passer la nuit en prière, et il désirait être seul avec Dieu. Dieu seul pouvait adoucir le cœur d’Ésaü. C’est en Lui qu’était l’unique espoir du patriarche. {Patriarchs and Prophets 196.2 / Patriarches et prophètes 175.1}

Voilà la détresse de Jacob. La description de la détresse de Jacob, tel qu’on peut le voir dans le passage de Jérémie 30, est appliquée à l’ensemble du peuple de Dieu à la fin. Comment cette expérience se traduit-elle en réalité pour ceux qui vivent maintenant à la fin ?

L’histoire de Jacob est également une assurance que Dieu ne rejettera pas ceux qui ont été trompés, tentés et livrés au péché, mais qui sont revenus vers Lui avec une vraie repentance. {Great Controversy 621.1 / Tragédie des siècles 673.1}

L’expérience de Jacob pendant cette nuit de lutte et d’angoisse représente l’épreuve que le peuple de Dieu doit traverser juste avant la seconde venue de Christ. Le prophète Jérémie, regardant dans une sainte vision jusqu’à ce temps, a dit : « Nous avons entendu une voix de tremblement, de peur, et non pas de paix. . . . Tous les visages sont … devenus pâles … Hélas ! Car ce jour est grand, de sorte qu’il n’y en a pas de semblable ; c’est même le temps de détresse de Jacob ; mais il en sera sauvé. » Jérémie 30:5-7. {Patriarchs and Prophets 201.1 / Patriarches et prophètes 177.2}

Quand Christ cessera Son œuvre en tant que médiateur en faveur de l’homme, alors ce temps de détresse commencera. Alors le cas de chaque âme aura été décidé, et il n’y aura aucun sang expiatoire pour purifier du péché. Lorsque Jésus quitte Sa position en tant qu’intercesseur de l’homme devant Dieu, la déclaration solennelle est faite : « Celui qui est injuste, qu’il soit injuste encore ; et celui qui est souillé, qu’il se souille encore ; celui qui est juste, qu’il soit juste encore ; et celui qui est saint, qu’il soit saint encore. » Apocalypse 22:11. {Patriarchs and Prophets 201.2 / Patriarches et prophètes 177.3}

Alors, l’Esprit restrictif de Dieu est retiré de la terre. De même que Jacob fut menacé de mort par son frère en colère, ainsi le peuple de Dieu sera en péril à cause des méchants qui cherchent à les détruire. Et de même que le patriarche lutta toute la nuit pour être délivré de la main d’Ésaü, ainsi les justes crieront à Dieu jour et nuit pour être délivrés des ennemis qui les entourent. {Patriarchs and Prophets 201.2 / Patriarches et prophètes 177.3}

L’histoire de Jacob est également une assurance que Dieu ne rejettera pas ceux qui ont été trompés, tentés et livrés au péché, mais qui sont revenus vers Lui avec une vraie repentance. {Great Controversy 621.1 / Tragédie des siècles 673.1}

N’était-ce pas comme cela que Jacob a été poussé à commettre son péché ? Il a été trompé et livré au péché par les sophistiques de Satan. Combien d’entre nous peuvent se souvenir des moments où ils sont tombés dans le péché ? Et nous souhaiterions ne pas l’avoir fait, mais nous avons été livrés et trompés pour commettre le péché. Il y a de l’espoir pour nous dans l’histoire de Jacob.

Tandis que Satan cherche à détruire cette classe, Dieu enverra Ses anges pour les consoler et les protéger dans le temps de péril. Les assauts de Satan sont féroces et déterminés, ses tromperies sont terribles ; {Ibid.}

Quelle est leur expérience ? Satan veut les effacer de la surface de la terre. Ses assauts sont féroces et déterminés, ses tromperies sont terribles. Si nous avons déjà eu des temps difficiles avec Satan jusque-là, il va lancer des activités surhumaines encore plus grandes sur notre chemin. Ses attaques sont terribles, trompeuses, et déterminées. C’est comme quand vous traversez une phase difficile dans votre expérience, ça ne fait que devenir de plus en plus intense et ça ne veut pas s’arrêter, ça ne fait qu’aller de pire en pire, et vous aimeriez seulement avoir un soulagement. C’est exactement ce qu’il fera pendant ce temps.

… mais l’œil du Seigneur est sur Son peuple, {Ibid.}

Ce sont là des principes importants à comprendre. Tandis que nous passons par ces expériences, l’œil de Dieu est sur Son peuple.

… et Son oreille écoute leurs cris. Leur affliction est grande, les flammes de la fournaise semblent être sur le point de les consumer ; mais le Raffineur les fera sortir comme de l’or éprouvé dans le feu. L’amour de Dieu pour Ses enfants pendant la période de leur épreuve la plus sévère, est aussi fort et tendre que dans les jours de leur prospérité la plus ensoleillée ; mais il est nécessaire pour eux d’être placés dans la fournaise de feu ; {Ibid.}

Pourquoi ? Pourquoi doivent-ils passer par cette fournaise dans le temps de détresse de Jacob ?

… leur côté terrestre doit être consumé, afin que l’image de Christ soit parfaitement reflétée. {Ibid.}

Ils en sont venus au point dans leur expérience sous les messages des trois anges où ils ont développé un caractère parfait de sorte qu’ils ont pu recevoir la pluie de l’arrière-saison et proclamer leur message. Mais il y a encore quelque chose qui reste dans leur vie et qu’ils ne peuvent pas emporter avec eux au ciel. Qu’est-ce que c’est ? Leur côté terrestre. [earthliness, litt. : état terrestre] Quel est le côté terrestre qui est mentionné ici ? Si ce n’est pas le péché, qu’est-ce que c’est ?

La période de détresse et d’angoisse devant nous nécessitera une foi qui peut endurer la fatigue, le délai et la faim – une foi qui ne défaillira pas, bien que sévèrement mise à l’épreuve. {Great Controversy 621.2 / Tragédie des siècles 674.1}

N’est-ce pas terrestre de défaillir sous l’épreuve ? Peut-être cela peut-il nous donner un indice de la signification du côté terrestre : la fatigue, le délai et la faim.

Le temps de grâce est accordé à tous afin de se préparer pour ce temps. Jacob l’emporta parce qu’il était persévérant et déterminé. Sa victoire est une preuve de la puissance de la prière instante. Tous ceux qui se saisiront des promesses de Dieu comme il l’a fait, et qui seront aussi fervents et persévérants qu’il l’a été, réussiront comme il a réussi. Ceux qui ne sont pas disposés à renoncer à eux-mêmes, à agoniser devant Dieu, à prier longuement et avec ferveur pour Sa bénédiction, ne l’obtiendront pas. Lutter avec Dieu, combien peu savent ce que c’est ! Combien peu ont déjà eu leurs âmes tendues vers Dieu avec un désir intense, jusqu’à ce que toute faculté soit sur la ligne. Lorsque des vagues de désespoir qu’aucun langage ne peut exprimer envahissent le suppliant, combien peu s’accrochent avec une foi inébranlable aux promesses de Dieu. {Ibid.}

C’est cela l’expérience de la détresse de Jacob pour notre considération. Nous passerons par une expérience, et si nous n’y sommes pas préparés, nous serons parmi ceux qui disent : « La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés. » Mais pour être ceux qui s’y sont préparés nous avons besoin de savoir ce que cela veut dire de prier et de ne pas abandonner, de persévérer face aux circonstances les plus négatives. Ces gens-là seront identifiés comme ceux que Jésus sauve. L’expérience de Jacob sera transférée à notre expérience.

De la même manière que Satan influença Ésaü à marcher contre Jacob, ainsi, pendant le temps de détresse, il incitera les méchants à détruire le peuple de Dieu, {Great Controversy 618.2 / Tragédie des siècles 670.3}

Ésaü venait avec une armée de quatre cent hommes contre ces gens vulnérables qui n’avaient aucun instrument de guerre pour se défendre. De même, le peuple de Dieu sera très vulnérable, et les gens du monde chercheront à les détruire.

Et de la même manière qu’il accusa Jacob, il pressera ses accusations contre le peuple de Dieu. {Ibid.}

Nous avons ici une double expérience. L’une est l’attaque des méchants, et l’autre est une expérience condamnatoire dans votre esprit. Satan condamnera.

Il compte le monde entier comme ses sujets ; mais la petite compagnie qui garde les commandements de Dieu résiste à sa suprématie. S’il pouvait les effacer de la terre, son triomphe serait total. Il voit que des saints anges les gardent, et il en déduit que leurs péchés ont été pardonnés ; mais il ne sait pas que leurs cas ont été décidés dans le sanctuaire céleste. Il a une connaissance précise des péchés qu’il les a tentés à commettre, {Ibid.}

Il les a surpris et les a trompés dans le péché, et il a une parfaite connaissance de cela.

… et il les présente devant Dieu à la lumière la plus exagérée, représentant ce peuple comme méritant tout autant que lui d’être exclu de la faveur de Dieu. {Ibid.}

Tandis qu’il place cela devant Dieu, il met aussi cela dans notre esprit.

Il déclare que le Seigneur ne peut pas, avec justice, pardonner leurs péchés et toutefois le détruire, lui et ses anges. Il les revendique comme sa proie et il demande qu’ils soient livrés entre ses mains, afin qu’il les détruise. {Ibid.}

C’est l’expérience de ces gens, et c’en est une qui retirera d’eux les dernières lies de leur côté terrestre. Ces gens sont les 144 000 d’Apocalypse 7. Jean voit cette compagnie, et l’un des anciens lui demande : « Qui sont-ils ? »

Apocalypse 7:14 Et je lui dis : Mon seigneur, tu [le] sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui sont sortis d’une grande tribulation, et [qui] ont lavé leurs robes, et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. 15 C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple ; et celui qui est assis sur le trône demeurera au milieu d’eux.

Ils lavent leurs robes. Ces 144 000 sortent d’une grande tribulation, et la détresse de Jacob est la tribulation dont il est question. Ces gens, ces 144 000, ceux-là qui brillent en cette période et qui pourtant traversent cette terrible expérience, sont mentionnés ici comme des gens qui sont nettoyés et purifiés :

Daniel 12:9 Et il dit : Va, Daniel, car ces paroles [sont] closes et scellées jusqu’au temps de la fin. 10 Plusieurs seront purifiés, et blanchis et éprouvés ; mais les méchants agiront méchamment, et aucun des méchants ne comprendra ; mais les sages comprendront.

Ceci est important. Les sages comprendront. Qu’ont fait les vierges sages ? Comme les folles, elles avaient leurs Bibles. Mais les vierges sages avaient l’huile dans leurs vaisseaux de sorte qu’à travers l’huile dans leurs vaisseaux elles pouvaient être en mesure de comprendre. C’est la raison pour laquelle nous avons ces études. C’est pour cela que c’est si important que nous nous appliquions, parce que lorsque nous arrivons à ce terrible temps de la fin, le temps de la fin de la moisson, plusieurs seront purifiés, et blanchis et éprouvés, tandis que les méchants agiront méchamment et ne comprendront pas ce qui se passe. Quand le temps de détresse de Jacob vient, parce qu’ils ne comprennent pas, ils s’effondreront, et alors ils agiront encore plus méchamment.

C’est là le moment du message des trois anges et du temps de la moisson, du temps de détresse de Jacob, où le peuple de Dieu est éprouvé et blanchi. Soyez attentifs lorsque vous lisez, et appliquez cela à votre propre expérience, et voyez à quel point le combat de la purification est vraiment rapproché. Jacob était là, priant à Dieu pendant la nuit, et il allait passer toute la nuit en prière. Mais que s’est-il passé alors qu’il priait avec une grande ferveur ?

C’était dans une région isolée et montagneuse, le repaire de bêtes sauvages et la cachette de voleurs et de meurtriers. Solitaire et sans protection, Jacob se prosterna sur la terre dans une profonde détresse. C’était minuit. Tous ceux qui rendaient sa vie précieuse étaient à l’écart, exposés au danger et à la mort. Le plus amer de tout, c’était la pensée que c’était son propre péché qui avait fait venir ce péril sur les innocents. Avec des pleurs fervents et des larmes, il fit sa prière devant Dieu. Soudainement, une forte main se posa sur lui. Il pensa qu’un ennemi en voulait à sa vie, et il s’efforça de s’échapper de l’étreinte de son assaillant. Dans l’obscurité, les deux luttèrent pour avoir le dessus. Pas un mot ne fut prononcé, mais Jacob mis toute sa force, et ne relâcha pas ses efforts un instant. Alors qu’il se battait ainsi pour sa vie, {Patriarchs and Prophets 196.3 / Patriarches et prophètes 175.2}

Quand vous êtes dans un cas de danger vraiment extrême, qu’est-ce qui apparait dans votre esprit ? Tout votre passé. Cela défile très vite.

Alors qu’il se battait ainsi pour sa vie, le sentiment de sa culpabilité pressa sur son âme ; ses péchés se levèrent devant lui pour le séparer de Dieu. Mais dans cette terrible extrémité il se souvint des promesses de Dieu, et son cœur tout entier s’étendit en supplication pour Sa miséricorde. La lutte continua jusqu’avant l’aube, quand l’étranger plaça son doigt sur la hanche de Jacob, et il fut invalidé sur le champ. {Patriarchs and Prophets 196.3 / Patriarches et prophètes 175.3}

Ceci est une des expériences qui frappent le peuple de Dieu en ce temps. Quelles impressions recevront-ils ? Un ennemi lutte contre eux. C’est comme cela qu’ils le ressentiront, ils ressentiront que c’est un ennemi, comme Jacob l’a ressenti. Les péchés de Jacob sont apparus devant lui. Ce sont les péchés personnels des gens qui sont la véritable source de leur angoisse, comme ça l’était pour Jacob.

L’erreur qui avait mené au péché de Jacob d’obtenir le droit d’ainesse par la fraude, était maintenant clairement présentée devant lui. Il n’avait pas fait confiance aux promesses de Dieu, mais il avait cherché par ses propres efforts à provoquer ce que Dieu aurait accompli en Son temps et à Sa façon. {Patriarchs and Prophets 197.2 / Patriarches et prophètes 175.4}

Combien de fois nous regardons en arrière à notre expérience passée et nous voyons combien nous avons vraiment fait n’importe quoi ? Et après nous pouvons voir que si seulement nous avions laissé Dieu faire les choses, cela se serait déroulé différemment. C’est cela l’agonie d’esprit de Jacob. Et il en sera de même pour ceux qui en viennent à ce temps.

Bien que le peuple de Dieu sera entouré d’ennemis qui sont déterminés à les détruire, toutefois, l’angoisse dont ils souffrent n’est pas une crainte de la persécution pour la vérité ; ils craignent ne pas s’être repenti de tout péché, et que, par quelque faute en eux-mêmes, ils ne réussiront pas à réaliser l’accomplissement de la promesse du Sauveur : « Je te garderai … de l’heure de la tentation, qui va venir sur le monde entier. » Apocalypse 3:10. S’ils pouvaient avoir l’assurance du pardon ils ne se déroberaient pas devant la torture ou la mort ; mais s’ils s’avéraient être indignes, et qu’ils perdaient leurs vies à cause de leurs propres défauts de caractère, alors le saint nom de Dieu serait mis en opprobre. {Great Controversy 619.1 / Tragédie des siècles 671.2}

C’est de cela dont le peuple de Dieu est inquiet : que le saint nom de Dieu soit mis en opprobre à cause de leurs péchés. Ils aimeraient seulement que tout péché soit véritablement retiré.

Alors que Satan accuse le peuple de Dieu à cause de leurs péchés, le Seigneur lui permet de les éprouver à l’extrême. Leur confiance en Dieu, leur foi et leur fermeté, seront sévèrement mises à l’épreuve. {Great Controversy 618.3 / Tragédie des siècles 671.1}

Qu’est-ce qui est mis à l’épreuve ? Leur confiance en Dieu, leur foi et leur fermeté en Lui.  Le laisseront-ils partir, sous ce terrible sentiment de condamnation ?

Alors qu’ils passent en revue leur passé, leurs espoirs coulent ; car dans toute leur vie ils ne peuvent voir que peu de bien. Ils sont pleinement conscients de leurs faiblesses et de leur indignité. Satan s’efforce de les terrifier avec la pensée que leurs cas sont sans espoirs, que la tâche de leur souillure ne pourra jamais être lavée. Il espère détruire leur foi d’une telle manière qu’ils céderont à ses tentations et se détourneront de leur allégeance à Dieu. {Ibid.}

N’est-ce pas cela qui vient à vous quand cela devient sévère ? Vous pensez : « Je suis trop mauvais, je vais juste aller profiter de la vie. Je ne vais plus être aussi fidèle. » C’est là où Satan nous veut. C’est la même chose qu’avec la femme de Job, elle a dit : « Maudis Dieu et meurs. Je ne vois pas pourquoi tu endure tout ça. » Job était mis à l’épreuve par Dieu. C’est ce que les fidèles de Dieu traverseront, ils seront sévèrement mis à l’épreuve, pour voir s’ils feront toujours confiance à Dieu alors même que le sentiment de leurs propres péchés est lourdement placé sur leurs épaules. C’est ce que Jésus a traversé. Il était là, à la croix : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Les péchés étaient si accablants qu’Il se sentait abandonné de Dieu, et Il aurait pu se tourner contre Son propre Dieu, mais non, Il a compté sur Lui. Nous devons compter sur Lui dans ces circonstances extrêmes. C’est ce que Satan veut empêcher.

La question est la suivante : Quelle est la garantie que nous en ressortirons ? La réponse est écrite : « Mais il en sera sauvé. » Comment Dieu peut-Il sauver Son peuple de cela, alors qu’ils ont ce terrible sentiment de péché ?

Si Jacob ne s’était pas auparavant repenti de son péché d’avoir acquis le droit d’ainesse par la fraude, Dieu n’aurait pas entendu sa prière et miséricordieusement préservé sa vie. Ainsi, dans le temps de détresse, si des péchés non-confessés apparaissaient devant le peuple de Dieu alors qu’ils sont torturés par la peur et l’angoisse, ils seraient bouleversés ; le désespoir couperait leur foi, et ils n’auraient pas la confiance d’implorer Dieu pour la délivrance. Mais bien qu’ils aient un profond sentiment de leur indignité, ils n’ont aucun mal caché à révéler. Leurs péchés sont allés à l’avance au jugement et ont été effacés, et ils ne peuvent pas s’en rappeler. {Great Controversy 620.1 / Tragédie des siècles 672.3}

C’est une déclaration intéressante. Satan les leur rappelle, et ils se sentent condamnés pour ces péchés. Jacob savait qu’il avait escroqué son frère. Nous saurons toujours ce que nous avons fait, mais nous avons confessé ces péchés et nous ne pouvons pas nous rappeler de quelque péché que nous n’ayons pas confessé. Ils ont été retirés et le sentiment de condamnation pour ces péchés ne peut plus avoir un effet sur notre mémoire.

Nous avons vu l’expérience terrible qui attend les gens qui passent par ce temps de détresse. Nous devons y être préparés en confessant tous nos péchés. Ils ont été commis, les terribles effets des péchés sont déjà là, Ésaü était en colère contre son frère, un grand nombre de nos expériences seront que des gens qui ne suivent pas Jésus se tourneront contre nous à cause de nos péchés passés, et nous devons être préparés pour cela en confessant ces péchés à l’avance. C’est là que toutes nos études du message des trois anges entrent en jeu. La façon d’être préparé, c’est d’être entièrement impliqué dans ces messages des trois anges. Voilà le besoin de préparation pour le temps de détresse de Jacob :

Tous ceux qui désirent la bénédiction de Dieu, comme Jacob, qui se saisiront des promesses comme il l’a fait, et qui seront aussi fervents et persévérants qu’il l’a été, réussiront comme il a réussi. La raison pour laquelle il y a si peu d’exercice de la vraie foi, et si peu du poids de la vérité qui repose sur un grand nombre des prétendus croyants, c’est qu’ils sont indolents dans les choses spirituelles. {Spirit of Prophecy Vol. 1 124.1}

Qu’est-ce que cela veut dire : « indolent » ? Cela veut dire paresseux. Un état d’esprit paresseux c’est de l’indolence. Ils ont un état d’esprit paresseux dans les choses spirituelles.

Ils ne se sont pas prêts à faire des efforts, à renoncer à eux-mêmes, à agoniser devant Dieu, à prier longtemps et avec ferveur pour la bénédiction, et donc ils ne l’obtiennent pas. Cette foi qui survivra au temps de détresse doit maintenant être quotidiennement exercée. {Ibid.}

Si je ne l’exerce pas maintenant, je ne l’exercerai pas à ce moment-là.

Ceux qui ne font pas maintenant des efforts considérables pour exercer la foi persévérante, ne seront pas du tout préparés pour exercer cette foi qui leur permettra de subsister dans le jour de détresse. {Ibid.}

La préparation, aujourd’hui, consiste à développer et à exercer une foi qui peut nous permettre de subsister en ce temps-là, une foi qui peut reconnaître quand la main de Dieu est posée sur nous, et qui peut dire : « Ce n’est pas un ennemi, c’est mon propre Dieu. » Comment nous préparons-nous pour ce temps terrible ?

« Le grand jour du Seigneur est proche, il est proche, et il se hâte fort ; » mais où voyons-nous le véritable esprit adventiste ? Qui sont ceux qui se préparent à subsister dans ce temps de tentation qui est juste devant nous ? {Testimonies for the Church Vol. 5 101.3}

Voilà ce que c’est le véritable esprit adventiste : Se préparer à subsister dans ce temps de tentation.

Les gens auxquels Dieu a confié les vérités sacrées, solennelles, et éprouvantes pour ce temps, dorment à leur poste. {Testimonies for the Church Vol. 5 101.3}

Ils sont indolents. Ils n’exercent pas leur foi. Que disent-ils ?

Ils disent par leurs actions : « Nous avons la vérité ; nous sommes riches, et enrichis de biens, et nous n’avons besoin de rien », tandis que le Témoin véritable déclare : « Tu ne connais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » {Testimonies for the Church Vol. 5 101.3}

Dieu parle au peuple, et Il leur dit : « Vous êtes indolents. Vous n’êtes pas prêts pour le temps de détresse. Préparez-vous, ou vous ne vous en sortirez pas. » C’est de cela dont il est question dans tout le message de Laodicée.

Dieu est à l’œuvre pour aider le peuple adventiste à se préparer pour ce temps. C’est de cela dont il question dans tous les messages des trois anges. Comment Dieu nous prépare-t-Il ? Que fait-il en réalité pour s’assurer que nous pouvons être prêts pour ce temps de détresse de Jacob ?

Dieu m’a montré qu’Il donnait à Son peuple une coupe amère à boire, afin de les purifier et de les laver. C’est une gorgée amère, et ils peuvent la rendre plus amère encore en murmurant, en se plaignant, et en languissant. Mais ceux qui la reçoivent ainsi doivent prendre une autre gorgée, car la première n’a pas eu l’effet désiré sur le cœur. Et si la deuxième n’accompli pas son œuvre, alors ils doivent en prendre une autre, et une autre, jusqu’à ce qu’elle ait l’effet désiré, ou autrement ils seront laissés souillés, et impurs de cœur. J’ai vu que cette coupe amère peut être adoucie par la patience, l’endurance, et la prière, et qu’elle aura son effet désiré sur les cœurs de ceux qui la reçoivent ainsi, et Dieu sera honoré et glorifié. {Early Writings / Premiers écrits 47.1}

C’est de cette manière que Dieu agit. Nous vivons maintenant dans le temps de préparation, et Dieu nous donne maintenant la coupe amère à boire, afin que quand cette coupe amère finale vient, nous y survivions.

Dieu amène Son peuple près de Lui par des épreuves rapprochées et éprouvantes, en leur montrant leur propre faiblesse et leur incapacité, et en leur apprenant à s’appuyer sur Lui comme leur seule aide et sauvegarde. Alors Son objet est accompli. {Testimonies for the Church Vol. 4 86.1}

Il essaie de nous pousser à nous appuyer sur Lui et pas sur nous-mêmes, parce que si nous venons au temps de détresse de Jacob et que nous nous appuyons encore sur nos propres efforts et sur notre propre aide, ce sera bouleversant et impossible. Il essaie maintenant de nous instruire à apprendre ce que cela veut dire de s’appuyer sur Lui en ce temps-là.

L’œuvre de Dieu de raffinement et de purification doit se poursuivre jusqu’à ce que Ses serviteurs soient tellement humiliés, tellement morts à eux-mêmes, que lorsqu’ils seront appelés dans le service actif, leur œil soit entier à Sa gloire. {Ibid.}

C’est ce que nous devons apprendre maintenant afin que nous puissions le faire alors.

Comment survivre à la coupe amère

Cette coupe amère qui doit être donnée, c’est que nous devons survivre et surmonter les négativités. Comment est-ce que nous faisons cela en réalité ? L’expiation est la réponse. Le peuple de Dieu va devoir faire l’expérience de cette coupe amère, et particulièrement les 144 000 dans le temps de détresse de Jacob, un temps tel qu’il n’en a jamais existé auparavant jusqu’à un tel degré. Jésus est déjà passé par cette expérience dans Sa propre vie pour nous aider, et Il est la réponse à notre besoin :

Hébreux 12:2 Regardant à Jésus, l’auteur et le finisseur de [notre] foi ; qui, pour la joie qui était placée devant lui, a enduré la croix, méprisant la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de [la part des] pécheurs contre lui-même, de peur que vous ne soyez las et faibles dans vos esprits. 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

C’est cela la clé. Si nous voulons survivre à la coupe amère, il nous est dit de regarder à Jésus et de voir la coupe amère qu’Il a dû boire. Nous devons nous souvenir qu’Il a résisté jusqu’au sang en luttant contre le péché, qu’en conséquence d’avoir enduré la croix et d’avoir méprisé la honte, Il s’est assis à la droite du trône de Dieu. Jésus veut que nous buvions avec Lui cette coupe amère. Parce qu’Il a bu cette coupe amère, Il a été capable de s’asseoir sur le trône de Son Père, et Il attire notre attention vers ceux dans la période Laodicéenne qui vont passer par le temps de détresse de Jacob :

Apocalypse 3:20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix, et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi.

Jésus avait dit à Ses disciples qu’ils devraient boire Sa coupe, et ils ont dit : « Oui, nous le pouvons. » Puis Il a dit : « Il est vrai que vous boirez ma coupe, mais ce sera difficile pour vous. » C’est cela boire la coupe amère. Il dit : « Si seulement vous me laissez entrer, Je vous préparerai pour le temps de détresse de Jacob. »

Apocalypse 3:21 Celui qui vaincra, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu, et je suis assis avec mon Père sur son trône.

C’est une référence directe à Hébreux 12:2-4. Il a continué de persévérer, et Il s’est assis sur le trône de Son Père. Maintenant Il dit : « Boirez-vous la coupe avec Moi ? Si oui, si vous vainquez comme moi J’ai vaincu, alors vous vous assiérez sur Mon trône, comme Je me suis assis sur le trône de Mon Père. » Qu’est-ce que c’est qu’Il soupe avec nous ?

Hébreux 5:7 Qui durant les jours de sa chair, quand il avait offert des prières et des supplications avec de grands cris et avec larmes, à celui qui pouvait le sauver de la mort, et [qu’il] avait été entendu à cause de sa crainte, 8 Quoiqu’il fût un Fils, toutefois il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, 9 Et ayant été rendu parfait, il est devenu l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent ;

C’est comme cela que nous pouvons apprendre à survivre à la coupe amère. Dans les jours de Sa chair, Il a offert des prières et supplications avec de grands cris et avec larmes à Celui qui pouvait le sauver de la mort. Qui fait ça aujourd’hui ? Très peu de gens. Nous ne devons pas être indolents dans l’esprit. Jésus ne l’était pas. Bien qu’Il fût un Fils, Il a appris l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes ; et ainsi Il a été rendu parfait. C’est comme cela que nous pouvons faire face à la coupe amère.

Le passage suivant est la description de la coupe amère que Jésus a bue. Cette coupe qu’Il a trouvée très difficile à boire, est pour nous l’inspiration par laquelle nous pouvons persévérer avec Lui :

Matthieu 26:39 Et il alla un peu plus loin, et tomba sur son visage, et pria, disant : Ô mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu [veux]. … 42 Il s’en alla encore pour la seconde fois, et pria, disant : Ô mon Père, si cette coupe ne peut passer loin de moi, sans que je la boive, que ta volonté soit faite. … 44 Et il les laissa, et s’en alla encore, et pria pour la troisième fois, disant les mêmes paroles.

Jésus était sur le point de laisser cette coupe, et s’Il l’avait laissée, nous n’aurions pas la capacité de survivre à la coupe amère à la fin. Mais Il a persévéré, Il a enduré jusqu’à la fin, et Il a appris l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes, afin qu’Il puisse s’asseoir sur le trône de Son Père. Maintenant, Il nous dit : « Buvez avec moi. Je l’ai bu avec vous. Buvez-la avec Moi, et alors vous vous assiérez sur Mon trône. » C’est ainsi que nous survivrons à la détresse de Jacob. C’est cela la réalité qui doit absorber notre esprit. Toute notre destinée en dépend. Si nous ne saisissons pas le message du troisième ange, nous ne survivrons pas à ce temps-là.

Puisse Dieu nous aider à apprécier les choses que nous avons étudiées.

Amen.

Publié le 01/12/2013, dans 3e ange, et tagué , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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